14/10/2009

14/10/09: Roman Polanski a beaucoup d'amis ...

From: Reprise d'article.
Sent: Wednesday, October 14, 2009 8:32 PM
Subject: Roman Polanski a beaucoup d'amis


 

Par Katha Pollitt,

Alors que le rappel à la loi et la célébration de l'ordre sont les maîtres mots du régime Sarkozy, voilà que les amis se pressent autour d'un cinéaste inculpé pour viol sur mineure : devenu victime d'une « Amérique qui fait peur », selon Frédéric Mitterrand, Roman Polanski se voit magiquement exonéré – au nom de son âge, de son oeuvre, de sa vie – de toute responsabilité vis-à-vis de la justice. Quelques mois plus tôt, rappelons-le, c'est une autre victime de la « censure » que défendait le ministre de la culture français : Orelsan, un chanteur auteur de paroles d'une violence sexiste inouïe, dont la présence à des événements culturels subventionnés par la puissance publique avait suscité quelques remous. Voilà donc quels sont les individus qui, en France, bénéficient des indignations officielles, qui font naître les grandes causes nationales menées au nom de la « liberté » ! La suite française de l'affaire Polanski (le retour sur le livre de Frédéric Mitterrand dans lequel il raconte ses séjours sexuels passés en Thaïlande) illustre ce qui devient un fonctionnement structurel dans la France de Sarkozy : CRS et management pour la France d'en bas, toujours soupçonnée de paresse et de désobéissance, de sexisme et de racisme ; tolérance, compassion et impunité, au nom de leur « talent », pour les puissants, la jet set et les artistes de cour. L'actualité montre que la question des violences sexuelles suscite les doubles standards les plus hallucinants : ainsi, alors que pour les classes populaires on ne jure plus que par la « tolérance zéro », les « peines planchers », voire la « castration chimique des délinquants sexuels », Michèle Alliot-Marie estime, à propos de Frédéric Mitterrand, qu' « il faut permettre à chacun d'avoir fait des fautes, de s'en repentir et d'avoir toujours une deuxième chance » ! Dans ce contexte, il nous a semblé particulièrement utile de publier l'article consacré par l'essayiste étasunienne Katha Pollitt à l'effrayante mobilisation des « ami-e-s » de Polanski. Traduit par Nellie Dupont, il est reproduit ici avec l'autorisation de l'auteure.

Si un violeur échappe à la justice assez longtemps, le monde doit-il lui donner les moyens de ne pas passer par la case prison ? Si vous êtes le célèbre réalisateur Roman Polanski, beaucoup de gens talentueux et très connus vous répondront que oui. En 1977 à Los Angeles, après avoir drogué et violé une jeune fille de 13 ans en la sodomisant, Polanski avait plaidé coupable d'un crime requalifié en « relations sexuelles avec mineur » pour fuir en Europe juste avant que la peine ne soit prononcée.

Aujourd'hui, 32 ans plus tard, il vient d'être arrêté en Suisse alors qu'il se rendait au Festival du film de Zurich, et cela suscite l'indignation d'une communauté de célébrités internationales telles que : Salman Rushdie, Milan Kundera, Martin Scorsese, Pedro Almodovar, Woody Allen (on ne ricane pas au fond), Isabelle Huppert, Diane de Furstenberg, et beaucoup, beaucoup d'autres. Bernard Henri-Lévy, qui a joué un rôle essentiel dans l'organisation de ce comité de soutien, a déclaré que Polanski avait « peut-être commis une erreur de jeunesse » (il avait 43 ans au moment des faits).

Arborant un badge rouge sur lequel on pouvait lire « Libérez Polanski », Debra Winger, présidente du jury du Festival de Zurich, qualifia l'action des autorités suisses de « complot philistin ». Frédéric Mitterand, le ministre français de la Culture et de la Communication, déclara que l'arrestation « montrait le visage d'une Amérique qui nous fait peur » et présenta Polanski comme « jeté en pâture pour une histoire ancienne ». Le ministre des Affaires Etrangères Bernard Kouchner, co-fondateur de Médecins sans Frontières, déclara l'affaire « sinistre ».

Plus près de chez nous, Whoopi Goldberg expliqua dans The View que son crime n'était pas à proprement parlé du « viol-viol » mais, juste, vous savez, un viol. Ah, ça ! L'éditorialiste Anne Applebaum minimisa le crime dans le Washington Post. D'abord, elle ne prend pas en compte les véritables circonstances du crime (les drogues, le non consentement, la sodomie, etc), mais ensuite elle affirme qu' « il n'y aucune preuve que Polanski connaissait vraiment son âge ». Dans le genre argument désespéré… Polanski, qui devait ensuite entretenir une liaison avec Nastassja Kinski alors âgée de 15 ans, a pourtant ouvertement parlé de son penchant pour les très jeunes filles.

Le rédacteur en chef du Nation Katrina vanden Heuvel, qui d'abord admit avec surprise sur Twitter être d'accord avec Applebaum, a revu sa position : « Je renie mon soutien à Applebaum. Je pense que Polanski ne devrait pas bénéficier d'un traitement de faveur. La question qui se pose à présent est de savoir ce qui doit être fait pour que la justice soit rendue au mieux. Doit-il rentrer pour purger sa peine ? Y a-t-il d'autres moyens envisageables ? En même temps, je pense que les erreurs de procédures invoquées par la défense doivent être prises en compte dans cette affaire ».

Dans une contribution au New York Times, l'écrivain de pacotille Robert Harris rendit hommage à son grand ami Polanski, qui vient juste de terminer le tournage d'une adaptation d'un de ses romans : « Son passé ne m'intéresse pas. » Ceci nous en dit long sur ce que pense Harris des crimes sexuels, mais en quoi est-ce un argument dans l'affaire Polanski ?

Y'a un truc que je ne saisis tout simplement pas. Je comprends que Polanski a connu bien des tragédies au cours de sa vie, qu'il a fait des films magnifiques, qu'il a 76 ans, qu'un documentaire de 2008 a semé le doute quant à l'impartialité du juge (voyez en revanche l'article de Bill Wyman dans Salon, pour une convaincante mise au point sur cette affaire). Je comprends aussi que sa victime, qui a maintenant 44 ans, dit qu'elle a pardonné Polanski et voudrait que l'affaire soit classée parce qu'à chaque fois qu'elle refait surface, elle est à nouveau traînée dans la boue. Et c'est sans doute ce qui est en train de se passer en ce moment.

Dans le Huffington Post, une expatriée, admiratrice de Polanski, Joan Z. Shore (qui se présente comme co-fondatrice d'une organisation féministe belge pour l'égalité) écrit : « C'est la mère de la jeune mannequin de 13 ans "séduite" par Polanski qui avait poussé sa fille dans les bras du réalisateur parce qu'elle voulait qu'elle fasse une carrière dans le cinéma. La fille allait fêter son 14e anniversaire quelques semaines plus tard, elle n'était donc pas très loin de l'âge la majorité sexuelle fixée à 14 ans en Californie. (A présent ça doit même être 13 !) » Sauf qu'en fait, en 1977, en Californie, la majorité sexuelle était fixée à 16 ans. Aujourd'hui, elle est fixée à 18 ans sauf dans le cas où le partenaire n'a pas trois ans de plus. Pourtant, on retrouve l'argument de Shore (selon lequel Polanski fut la victime d'une nymphette et des manœuvres de sa mère) partout sur internet.

Les faits : Ce qui s'est passé n'est pas juste une vague et sordide affaire de cul dans laquelle deux versions s'affrontent. Un homme de 43 ans s'est débrouillé pour se retrouver seul avec une jeune fille de 13 ans, la faire boire, lui a fait prendre des sédatifs puissants, et après avoir vérifié où elle en était avec ses règles, l'a violée en la sodomisant, à deux reprises, alors qu'elle protestait ; elle s'est finalement laissée faire comme elle l'a dit devant un grand jury « parce que j'avais peur. » Ces faits sont avérés, ils ne sont contestés que par Polanski qui a cherché à dédramatiser plusieurs fois. On lui a permis de plaider coupable pour des faits requalifiés en délit, comme c'est le cas pour beaucoup de violeurs, pour éviter à la victime le traumatisme d'un procès et sa médiatisation. Mais cela ne doit pas pour autant nous laisser croire qu'il ne s'agissait que d'une affaire de libertinage. La victime mit des années à s'en remettre.

Les faits : En février 2008, le juge de la Cour supérieure de Los Angeles, Peter Espinosa reconnut à Polanski le droit de contester le jugement. Pour cela il doit tout simplement revenir aux Etats-Unis et se soumettre à la procédure. En quoi est-ce injuste ? S'il n'était pas ce réalisateur connu de part le monde et entouré d'une pléthore d'amis influents, mais un criminel sexuel lambda, penserait-on que c'est trop lui demander que de se soumettre à la procédure comme n'importe qui ?

C'est vraiment rageant de voir des superstars littéraires qui n'arrêtent pas de parler de dignité humaine, de droits humains et même de droits des femmes (surtout quand celles-ci sont Musulmanes) qui, ou bien ne considèrent pas que ce que Polanski a fait soit un viol, ou s'en moquent parce qu'après tout, il s'agit de Polanski : un artiste comme eux. Que des personnes qui le soutiennent soient des femmes est encore plus décevant.

Ne voient-elles pas qu'elles acceptent des arguments qui accusent la victime, minimisent le viol, et même, tirés par les cheveux, servent à exonérer le coupable. Une erreur de jeunesse, une mauvaise appréciation de l'âge de la jeune fille, une petite salope, une mère calculatrice, est-ce à ce genre de choses là qu'on doit penser quand des hommes s'attaquent à des gamines de collège ?

Le large soutien qu'a reçu Polanski nous donne à voir une élite culturelle bien-pensante sous son pire jour : pleine d'auto-suffisance et de bêtise. Ils font peut-être de grands films, écrivent de grands livres, créent de très beaux objets, ont sans doute de grandes idées humanistes et se soucient certainement de toutes les grandes causes justes (comme l'égalité devant la loi). Mais en l'occurrence, ils ne sont que le pendant blanc et cultivé des fans de R. Kelly [1] et Chris Brown [2] et autres supporters sportifs qui soutiennent d'emblée leurs athlètes préférés dès qu'ils sont accusés d'avoir frappé leur femme ou d'avoir violé des employées d'hôtel.

Pas étonnant que l'Américain moyen les déteste.

L'article original a été publié aux Etats-Unis dans The Nation (01/10/2009).

[1] En 2002, une bande vidéo montre le chanteur de R'nB, R. Kelly ayant des rapports sexuels avec une jeune fille de 14 ans. Il plaidera non coupable. Il sera finalement acquitté en 2008. NdlaT.

[2] Chris Brown, chanteur de R'nB et de Hip Hop, s'est excusé publiquement d'avoir battu sa compagne la chanteuse Rihanna. NdlaT.

21:07 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : usa, romain, histoire, propagande, democratie, justice, presse, television, medias, silence, france, courcelles | |  Facebook | |  Imprimer | | |

24/09/2008

24/09/2008: les fabricants de produits alimentaires rivalisent d'imagination...

 


-------- Message original --------
Sujet : les fabricants de produits alimentaires rivalisent d'imagination
Date : Wed, 24 Sep 2008 13:26:30 +0200
De : Marc Lemaire <fa029559@skynet.be>


 
----- Original Message -----
From: Cathy
To: Marc
Sent: Wednesday, September 24, 2008 1:28 PM
Subject: cathy

Diminution du poids du produit, changement d'emballage ou même de recette, les fabricants de produits alimentaires rivalisent d'imagination pour camoufler la hausse de leurs prix.

Le magazine «60 millions de consommateurs» à paraître ce jeudi révèle les divers procédés des marques alimentaires pour préserver — voire augmenter — leurs marges. Et comme l'explique le mensuel, il faut «être un consommateur sacrément avisé» pour remarquer ces pratiques. Même les statistiques officielles ont du mal à les détecter.

Hausse du prix des matières premières

Une des astuces les plus utilisées est la cure d'amaigrissement du produit. Outre celle des biscuits «Prince», le magazine a remarqué que le fromage blanc «Jockey» de Danone avait subi le même sort: 850 g contre un kilo ou les petits pots désormais à 90 g contre 100 g auparavant. Pour le même prix, évidemment. Les barres chocolatées Mars avaient eu la même idée quelques mois plus tôt, relève le mensuel.

«Au début de l'année, tout le monde a cogité pour anticiper les hausses des matières premières» comme le blé et le lait, raconte un chef de produit de l'industrie agroalimentaire, cité dans l'enquête.

Une autre stratégie consiste à changer l'emballage, un procédé qui «ouvre la voie à de très jolies augmentations pour le client», souligne le mensuel. Des chewings-gums vendus chez Aldi sous la marque Feel Free sont ainsi passés de 13,75 à 20,73 euros dans leur nouveau conditionnement.

Changer la recette

La troisième méthode, «probablement la plus pernicieuse», est la modification de la recette. Surtout utilisée pour les premiers prix ou le hard discount, elle consiste à remplacer des ingrédients onéreux par des matières premières moins chères.

Interrogé par l'AFP, Jean-René Buisson, président de l'Association nationale des industries alimentaires (Ania), s'est dit «réticent sur la qualité des enquêtes» du magazine. Pour lui, les consommateurs «acceptent de payer plus cher des produits qui ont une vraie valeur ajoutée ou une valeur nutritionnelle supérieure» à celle du produit précédent. La Fédération du commerce et de la distribution (FCD) ne commentait pas lundi cette enquête.

 
 
Accusés par «60 millions de consommateurs» d'augmenter leurs prix en douce, les grands groupes interrogés par Liberation.fr plaident non-coupable. Quand ils répondent...
Par liberation.fr
 
blaydominique
Vous avez dit trucages???
Sans compter les lessives et les savons de plus en plus liquides, ou les flacons qui ont des orifices plus larges, et donc qui se vident plus vite... dynamo  Mercredi 24 Septembre 2008 - 05:40
casco
les cons....ommateurs
Plutôt que de râler parce que le prix des matières premières augmentent et que le consommateur roi ne peut plus circuler avec son caddie et acheter à vil prix le travail dur des agriculteurs du monde entier, ne peut-il ce petit con..sommateur faire une demande de jardin ouvrier et se pencher sur la terre pour lui faire produire ce qu'il estime payer trop cher dans son supermarché de proximité. Tout le monde a en mémoire ces producteurs qui n'arrivent pas à vivre de leur production et ces pousseurs de caddie qui s'empiffraient pour pas cher autrefois. C'est ainsi de plus en plus le travail paiera et l'absence de travail coûtera cher. Les tenants du zero effort n'auront bientôt plus que leurs yeux pour pleurer Mercredi 24 Septembre 2008 - 04:23
Candide
Des dates limites de consommation
Quelqu'un saurait-il me dire pourquoi une date limite de consommation est indiquée sur un pot de miel ou une canette d'eau minérale, mais jamais sur un paquet de tabac ou une bouteille de vin ? ... Vous pouvez chercher ! ... Là dessus, j'ai eu l'occasion de remarquer, il y a quelques années, que les cigarettes que je fumais avaient changé d'appellation chez tous les buralistes de France et de Navarre, alors qu'elles sont restées disponibles avec l'ancien nom aux free shops des aéroports jusqu'à 12 mois plus tard . ... Faut-il comprendre que c'est là qu'on écoule les vieux stocks ?  Mercredi 24 Septembre 2008 - 01:14
Lem
Beaucoup de vent...
Que les glaces "la laitière" aient frais provision de légèreté et nous vendent depuis quelques temps de l'air comprimé... Ca j'avais vu et je n'en achète plus depuis. Il y a peu, quelqu'un m'a tendu une barre chocolatée "Mars"... De puis la dernière que j'avais consommée, j'ai vu qu'une tornade était passée dans la composition avec un argumentaire sur l'emballage digne du foutage de gueule popur justifier ce vent mauvais insidieusement placé dans le blanc d'oeuf... Quant à nombre de produits type gâteaux secs, crackers apéritifs et autres, l'huile de palme hydrogénée (mais dont la production ravage les forêts primaires d'Indonésie) si peu coûteuse y a envahi discrètement les emballages tout comme le sirop de glucose... Depuis, je n'achète plus ces produits. Un simple conseil : Lisez les compositions et virez ces produits de la liste de vos achats ! Mercredi 24 Septembre 2008 - 00:27
Jean
Bravo Danone
Danone a raison de jouer la franchise : personne ne serait dupe de toute façon, ou bien pas longtemps. C'est clair, c'est marketing, on diminue les quantités pour proposer un prix constant. Il n'y a pas tromperie sur la marchandise, puisque le poids affiché est correct. En revanche, les explications relatives à l'obésité sont vraiment lamentables ! Faut vraiment prendre les gens pour des cons pour oser ça. Ne pas répondre aux journalistes, c'est pas très pro, les responsables du service com ne devront pas s'étonner de faire partie de la prochaine charrette : ils foutent rien ! La palme revient à l'ANIA, qui remet en cause les conclusions de "60 millions". On reconnaît-là l'arrogance habituelle de ce lobby, je pense qu'il serait intéressant que des journalistes aillent un peu "fouiller la merde" chez cette association industrielle. Mercredi 24 Septembre 2008 - 00:21
le ga bonnet
faire attention
un exemple parmi d'autres : le riz,si l'on achète le bel emballage de 500gr on est content avec son bout de carton et un peu de riz... regardons la même marque mais dans un vulgaire emballage de 1 kilo ben c'est sensiblement le même prix . beaucoup de choses comme cela à l'avenant à nous de faire attention il faut s'y habituer faire ses course devient un combat , on a toujours peur de se faire avoir! pénible! Mardi 23 Septembre 2008 - 23:44
Recette
de cuisine
Juste comme ça: 1 salade à 1€ un poivron à 1 € un concombre à 0,7 € de l'huile de noix à 3 € des sardines à 1€ sel et poivre .... Vous pouvez vous faire 4 bonnes salades, donc 2 jours pour en tout 7€. Soit environ 1,8€ le repas (certes léger). Sinon vous pouvez aussi acheter un produit transformé plein de produits chimiques et autres conservateurs cancerigène, le tout réchauffé au micro onde pour 6/7€ le repas. Le raport entre manger frais, bon et se faire la cuisine, et manger les trucs industriels dégeulasse, c'est environ 1/4. Augmentez votre pouvoir d'achat par 4 en allant au marché et en coupant court l'arnarque de la grande distribution... Et après, arretez de vous plaindre. Soit vous êtes intelligent et sachez où bien vous nourrir pour pas cher, soit vous êtes stupides et allez au plus cher et moins bon et dangereux pour la santé -> grandes surfaces. CQFD Mardi 23 Septembre 2008 - 23:33
Bubdule
pas surpris!
Je me souviens qu'au début des années 80,quand Mr Jacques Delors était ministre des finances, la décison a été prise de bloquer les prix pour arrêter l'inflation et la baisse du Franc qui était attaqué de toute part( particulièrement par l'Allemagne). A l'époque je travaillais dans la distribution et déjà à cette époque,nous avions multipliés nos références par 10.Les champions de la création de nouveaux produits était les firmes de lessive et de produit d'entretien. Il se trouve qu'avec le temps ces sociétés ont diversifiés leur produits et sont aussi parmi les numéros un dans l'alimentaire. Ce qu'il font maintenant n'est pas nouveaux cela existe depuis presque 30 ans. je suis seulement déçu que l'on s'en aperçoive seulement maintenant Mardi 23 Septembre 2008 - 23:20
Jean
Aller un peu plus loin
Et si on se posait la vraie question? Pourquoi les producteurs vont toujours plus moins pour essayer de se faire leur marge? Comment faire quand des distributeurs, par la tyrannie des centrales d'achat et l'absence de réglementations, se permettent des marges toujours plus indécentes? Leclerc, Auchan, milliardaires en cinquante ans? Pas de secrets: extorquer au maximum, pousser les producteurs à faire pousser leurs tomates sur de la merde ou les éleveurs à rendre les vaches carnivores, histoire de trouver quelques pourcentages de marge supplémentaires, quelques milliards de plus dans la besace pour faire partie du classement Forbe. L'excitation de toute une vie. Le malheur de milliers de gens. La vie, la vraie. Mardi 23 Septembre 2008 - 23:18
Panchoskywalker
Trucages?
Les gars, faut se reveiller, camoufler une hausse de prix ça ne s'appele pas du trucage mais du MARKETING, et ça existe depuis belle lurette....C'est moralement questionable? Je suis d'ac, mais ça depend de la moral de chacun aussi...c'est surtout 100% legal....et ça le restera...au moins jusqu'a la prochaine revolution....circulons y a rien a voir! Mardi 23 Septembre 2008 - 23:10


 

23:30 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, television, romain, belgique, europe, democratie, euro-dictature, capitalisme, syndicats, social, propagande, silence, societe, publicite, medias, information, prix, banque, exploitation capitaliste, mensonges, prsse | |  Facebook | |  Imprimer | | |

16/04/2008

15/04/2008: Les "Droits de l'homme" à Dubaï, émirat du Monde "libre" capitaliste ...

Les "Droits de l'homme" à Dubaï, émirat du Monde "libre" capitaliste ...
Et si le Monde "libre", Ménard-Rsf, les médias domestiqués, le Parlement européen, Amnesty International,... exigeaient le respect des droits de l'homme les plus essentiels et élementaires à ... Dubaï ,?
Là, des centaines de milliers DE TRAVAILLEURS asiatiques, tels des fourmis, triment comme des forçats de Cayenne, pour construire des sites et des logements de super-luxe, jusque 1.000 m2, au sommet de buildings, pour multi - milliardaires russes, anglais, allemands, ricains,... dans les pires conditions d'esclavage colonialiste et capitaliste. 
Privés de leur passeport par les patrons, ils ne savent même plus rentrer au pays lorsqu'ils en ont assez.
Parqués, logés, traités, moins que des animaux, ils travaillent jusqu'à ce qu'ils en crèvent et/ou se suicident...
Là, 24 heures sur 24, le travail n' arrête jamais. Les équipes de forçats "volontaires" se relayent au pas de course jusqu'à 50° ... à l'ombre, parce qu'ils essaient d' échapper à la misère, à la faim en vendant leur force de travail jusqu'à l'épuisement. Et s'ils ne sont plus d' accord, ou expriment la moindre revendication, la porte ... ! Sans visa de sortie, ils n'ont plus qu'à errer et à crever ... 
Très intéressant et instructif reportage-documentaire, quand même, ce mardi-matin sur la RtbF...
RoRo

11:57 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Romain | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, cia, usa, rsf, droits de l homme, medias, capitalisme, courcelles, democratie, histoire, justice, liberte, politique, presse, propagande, repression, romain, silence, chine, tibet | |  Facebook | |  Imprimer | | |

15/04/2008

13/04/2008: Chine radio international critique Libération...




-------- Message original --------
Sujet: Chine radio international critique Libération
Date: Sun, 13 Apr 2008 22:12:26 +0200
Répondre à :: melusine <melusine@nerim.net>
Pour :: <roger.romain@skynet.be>, "'Drweski Bruno '" <bruno.drweski@wanadoo.fr>



Les réactions venant de l'Europe : La reconnaissance des « faits tronqués » traîne toujours
Le site Internet de  Radio Chine Internationale a reporté ces derniers jours la vérité des émeutes du 14 mars à Lhassa en 39 langues étrangères. Ces reportages ont suscité des répercussions dans le monde entier.
Donnons une claque cinglante à « Libération »
Je ne nie pas que les médias manifestent une tendance idéologique, qu'ils soient chinois ou étrangers. Mais, malgré leur position idéologique, les médias doivent observer leur déontologie essentielle : objectivité et véridicité. En couvrant le passage de la Flamme olympique à Paris, « Libération », journal influent de France, a interverti le vrai et le faux et a tenu à semer la discorde.

19:20 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Romain | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : capitalisme, actualite, belgique, chine, courcelles, cia, dalai-lama, democratie, dictature, droits de l homme, histoire, imperialisme, liberte, mediasnpolitique, presse, propagande, romain, repression, silence, tibet, usa | |  Facebook | |  Imprimer | | |

12/04/2008

08/04/2008: LIBERTÉ pour l' Afghanistan, l' Irak et ... la Palestine !

LIBERTÉ pour l' Afghanistan, l' Irak et ... la Palestine !

La bobine du sieur DELANOE, maire "socialiste" de Paris , venu proclamer son attachement aux "Droits de l'homme", est apparue à la télévision domestiquée ce lundi à l'occasion du passage de la flamme olympique.

Pourtant, le personnage n' a rien à refuser à ses amis sionistes, malgré les massacres et la violation des "droits de l'homme" qu'ils perpètrent depuis plus de 50 ans en Palestine occupée...

Quand donc verra-t-on ce comédien, en compagnie de Ménard, à la tête d'une manif réclamant tout simplement pour les Palestiniens le droit de vivre sur le peu de terres qu'ils leur restent ...

Quelle fourberie, hypocrisie, anti-communiste et anti-chinoise, orchestrée avec l' aide de Rsf, du dalaï-lama ,de la Cia et des médias domestiqués du capitalisme !

RoRo


--
Envoyé par romain dans Dans les pays de l' Euro-dictature capitaliste ... le 4/08/2008 01:02:00 PM

20:58 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Romain | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tibet, dalai-lama, droits de l homme, democratie, liberte, usa, cia, france, medias, belgique, romain, actualite, courcelles, histoire, presse, silence, chine, paris, propagande, ps, sports | |  Facebook | |  Imprimer | | |

28/03/2008

26/03/2008: Si on simplifiait tout ça ? ....

 -------- Message original --------

Sujet: Si on simplifiait tout ça ?
Date: Wed, 26 Mar 2008 12:22:03 +0100
De: Michel Collon <michel.collon@skynet.be>
Répondre à :: michel.collon@skynet.be


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Si on simplifiait tout ça ?
MICHEL COLLON


Quelles sont exactement les règles qui président au droit à la séparation et, plus généralement, à ce qu'on appelle l'autodétermination des peuples ? Certains nous disent s'y perdre un peu. Et en effet, à en croire nos grands médias...

En Asie, les Tibétains y ont droit. Mais pas les Irakiens, ni les Afghans.

Au Moyen-Orient, les Israéliens y ont droit. Mais pas les Palestiniens, ni les Kurdes.

En Afrique, les généraux mafieux de l'Est du Congo y ont droit. Mais pas le Sahara occidental.

En Amérique Latine, les riches provinces (de droite) de Bolivie et du Venezuela y ont droit. Mais pas les Indiens du Chili, du Mexique, etc...

Dans les Balkans, les Albanais du Kosovo y ont droit. Mais pas les Serbes du Kosovo, ni ceux de Bosnie.

En Europe occidentale, les Flamands y auraient droit, mais pas les Irlandais du Nord, ni les Basques.

Compliqué, en effet. Si on simplifiait tout ça ? N'auraient droit à l'autodétermination que ceux qui sont « avec nous ». Pas les autres.

Et tant qu'on y est, remplaçons aussi le mot « démocrate » par « avec nous » et le mot « terroriste par « contre nous ».

Voilà, la politique, c'est simple quand on veut !

26 mars 2008

Tibet, Palestine, Irak, Kosovo, Congo, Amérique Latine...
De nombreux articles sur
www.michelcollon.info
(utiliser le moteur de recherche)

19:05 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Romain | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcelles, romain, histoire, belgique, chine, irak, afghanistan, kosovo, palestine, corse, flandre, bolivie, medias, silence, propagande, collon, tibet, congo, chili, mexique, irlande, kurde, presse | |  Facebook | |  Imprimer | | |

24/03/2008

23/03/2008: L'ex bourreau argentin Mario "Churrasco" Sandoval continue sa carrière avec Sarkozy...

sur le site de Michel Collon: http://www.michelcollon.info

 

L'ex bourreau argentin Mario "Churrasco" Sandoval continue sa carrière avec Sarkozy
Nora Veiras  Envoyer à un(e) ami(e)    Imprimer
 
Son apprentissage, il l'a fait dans la néfaste Coordination Fédérale (note du correo : département de la police fédérale argentine, connue pour ses agissements pendant la dictature) et tout de suite il s'est "internationalisé" comme "un expert". Il s'est fait de bons amis au sein de la droite armée en Colombie, dans les services d'intelligence et parmi les universitaires français.
 
Buenos Aires, le 16 mars 2008
Traduction par Estelle et Carlos Debiasi pour El Correo
http://www.elcorreo.eu.org/article.php3?id_article=4019

A presque 55 ans, les raisons qui lui ont fait gagner le surnom de "Churrasco" se sont effacés . "C' était un beau jeune homme, un churro, comme on disait avant", commente un témoin en se référant à Mario Alfredo Sandoval, professeur de sciences politiques résidant à Paris et aujourd'hui membre du "Conseil sur la Défense" du président français Nicolas Sarkozy.

Son curriculum « brillant » a un passé obscur : dans les années soixante-dix, en tant que lauréat de l'École de Police Ramón Falcón, il opère dans la Coordination Fédérale qui est aux mains de répresseurs de la taille d'Evaristo Basteiro, chef du centre clandestin qui fonctionnait dans ce département (de la Police Fédérale).

Il a aussi su rendre des "services" à la Marine. L'homme accumule des parchemins et fait état de ses contacts en Colombie : comme membre de la délégation française, il est arrivé à participer aux négociations pour libérer Ingrid Betancourt. Il est clair qu'il a perdu de sa superbe parce que ses "amis" sont du côté des paramilitaires et ne sont pas la meilleure lettre de présentation pour arriver aux guérilleros des Forces armées Révolutionnaires de la Colombie (FARC).

En 1977, Sandoval avait comme adresse Moreno 1417, septième étage, c'est-à-dire "Coordination Fédérale". Dans le numéro de liasse 1076/1163 de la Commission Nationale sur la Disparition de Personnes (Conadep), il est mentionné dans la séquestration d'un étudiant d'Architecture dans le quartier de Belgrano. La famille Abriata a déclaré que l'officier en charge de l'opérantion s'est présenté comme "Sandoval, de la Coordination Fédérale".

En 1976, Sandoval avait été muté avec le grade de sous-inspecteur à la « Commission des Sujets Politiques ». Le chef était le commissaire inspecteur Evaristo Basteiro- responsable du centre clandestin qui fonctionnait dans la dépendance de la « Surintendance de la Sûreté Fédérale », qui est resté impuni à cause de l'application de la Loi de Point Final.

Recyclé

Même sous la démocratie, Sandoval a eu d'autres affaires mineures avec la Justice pour fraude et violation de correspondance mais il a su se recycler.

À la fin des années quatre-vingt, il reçoit son diplôme de maîtrise en Sûreté de l'Université de la Police Fédérale, il a été parmi ceux qui ont créé une association de diplômés de cette spécialité. En Argentine, on a su peu de chose de lui jusqu'à ce qu'en 2002 il réapparaisse à l'École Supérieure de Guerre. Sous l'" étiquette » d'un délégué de l''Union Européenne pour des conversations de paix en Colombie, il a obtenu une autorisation pour permettre à deux Colombiens à donner un cours à des militaires argentins.

Au milieu de la conférence, l'un d'eux s'est présenté comme un "commandant des Auto-défenses Unies de la Colombie", un homme de Carlos Castaño, le chef des AUC. Les officiers [argentins] ont considéré la rencontre comme terminée et avoir permis ceci a presque coûté sa carrière au responsable, parce que Sandoval ne lui avait pas dit qui seraient les intervenants. A cette époque avait commencé une campagne de déstabilisation pour lier les groupes piqueteros avec les FARC.

Dans un article publié l'année dernière, le quotidien « El Tiempo » de la Colombie a rappelé que :

"Le 23 juillet 2001, sous la présidence d'Andrés Pastrana, a eu lieu dans les plaines du département de Cordoba, en Colombie, une réunion convoquée par les chefs des Auto-défenses Unies de la Colombie, pour refonder la patrie. Derrière cette noble intention on cherchait à étendre le pouvoir militaire des groupes auto-défenses à l'ordre du politique, en plaçant pour cela, et grâce au financement du trafic de stupéfiants, certains hommes clef dans les mairies, les institutions et le Congrès de la République. Le pacte, opéré entre un secteur de la classe politique colombienne et les chefs paramilitaires, a été signé par 11 membres du Congrès et une vingtaine de dirigeants régionaux, selon la revue Semana. Cinq ans après, l'un des hommes politiques impliqués, Miguel de la Espriella, a révélé l'existence de ce pacte secret. À partir de ce moment les investigations du Ministère public et des médias ont amené en prison 23 des participants".

Le quotidien colombien a aussi souligné qu'ont participé à la signature du pacte "quelques professeurs de La Sorbona" avec l'objectif d'exposer le projet politique des Auto-défenses. Des mois après il a été connu que l'un des "professeurs" était Mario Sandoval, le franco-argentin attaché à l'Université de Paris 3 comme expert dans des conflits internes de l'Amérique Latine. Le même policier de la dictature argentine qui a choisi l'étude pour continuer à faire carrière et à contacter "des amis" dans le monde.

Le mensuel français Le Monde Diplomatique a publié en mai de l'année dernière un article de la journaliste Laurence Mazure, qui dénonce que "le scandale sur le lien d'hauts responsables politiques colombiennes avec le paramilitarisme, tous en relation avec le président Alvaro Uribe Vélez, a aussi mis à jour les possibles appuis internationaux dont ont bénéficié les paramilitaires. En incluant la France". Dans l'article, la participation de Sandoval recommence à apparaître à la réunion avec les Auto-défenses et Mazure ajoute d'autres données sur le versatile argentin qui est arrivé à Sarkozy : "Il est aussi lié aux secteurs dits de l'intelligence économique".

À la fin de novembre 2006 le site Web de l'ambassade de la France au Chili indiquait que Sandoval "un universitaire responsable de mission dans la direction d'Intelligence économique de l'ACFCI [l'Assemblée des Chambres de Commerce et de l'Industrie françaises]", a fait partie d'une "délégation importante autour de la personne d'Alain Juillet - neveu de Pierre Juillet, ex-conseiller du président Jacques Chirac-, un proche des moyens de la Défense, directeur de la Direction Générale de la Sûreté Extérieure, DGSE, en 2002, et nommé récemment par Nicolas Sarkozy comme directeur d'Intelligence Économique au cabinet du Premier Ministre".

Sandoval est devenu un homme de monde. Dès 1975 il a commencé à parcourir différents pays d'Amérique et d'Europe. En 1985, il s'est rendu en Colombie, où il a su tisser des liens solides. Grâce à ses relations il est aussi signalé comme l'un des organisateurs des voyages de Vladimiro Montesinos en Argentine. Dans les périples du moine noir du destitué président du Pérou Alberto Fujimori, aurait compté la collaboration de l'un des agents du Secrétariat d'Intelligence de l'État (Side) lié à la Marine.

"L'Argentin à Paris" a parcouru un long chemin jusqu'à atterrir dans l'entourage de l'homme de droite Sarkozy. La présidente argentine, Cristina Fernández de Kirchner, se trouvera le 7 avril prochain avec alter ego français. La situation des otages des FARC en Colombie, spécialement après l'assassinat de Raúl Reyes, sera l'un des sujets de leur agenda. Cristina Kirchner s'est personnellement engagée auprès de la mère d'Ingrid Betancourt, l'ex-candidate à la présidente qui est plus de six ans en captivité, pour faire tout son possible pour obtenir sa libération. Sarkozy a agi dans le même sens en tenant en compte la nationalité française de Betancourt.

On ignore ce que Sandoval fera ce jour.
 

10:47 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Romain | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : capitalisme, courcelles, democratie, histoire, liberte, medias, presse, propagande, romain, colombie, argentine, sarkozy, actualiute | |  Facebook | |  Imprimer | | |

23/03/2008

19/03/2008: Quand le dalaï-lama exerçait la ... "culture tibétaine" ...

Quand le dalaï-lama exerçait la ... "culture tibétaine" ...
RoRo

-------- Message original --------

Sujet: Enfin, un grand défenseur de la démocratie ! Chauve Marcel !!!
Date: Wed, 19 Mar 2008 23:38:37 +0100
De: Jean-Marie Flémal <jm.flemal@brutele.be>
Pour :: <roger.romain@skynet.be>

La « démocratie », la parure trompeuse du dalaï-lama
par Zang Yanping
14 nov 2007
 
Traduction : Jean-Marie Flémal

Afin de conférer au 14e dalaï-lama une apparence de respectabilité, sa clique le présente, lui, l’ancienne figure de proue principale du servage féodal à structure sociopolitique théocratique, comme un « représentant de la démocratie » et elle prétend que « la démocratie a de tous temps été son idéal » et qu’il « fait la promotion de la démocratie parmi les Tibétains en exil ».
            Tout le monde sait que la société humaine passe par trois stades d’évolution : la théocratie, la monarchie et les droits civiques. Il est tout simplement ridicule, sinon bizarre, de décrire le dalaï-lama, ce symbole vivant de la théocratie, sous les traits d’un « combattant pour la démocratie ».
            Que s’est-il réellement passé au Tibet, avant 1959, lorsqu’il était dirigé par ce dalaï-lama qui prétend que la démocratie est son idéal ? Avant 1959, les terres et les habitants du Tibet n’étaient autres que les fiefs des institutions des gouvernements, monastères et nobles tibétains locaux, c’est-à-dire les trois principales catégories de propriétaires qui soutenaient le servage féodal tibétain. Constituant moins de 5 pour cent de la population totale du Tibet, ces trois principales catégories de propriétaires possédaient la quasi-totalité des terres arables, des prairies, des forêts, des montagnes, des cours d’eau et du bétail. Elles étaient non seulement habilitées à exploiter les serfs de façon vampirique, mais elles exerçaient également un pouvoir dominateur sur leurs personnes. Les serfs et les esclaves, qui représentaient 95 pour cent de la population du Tibet, ne disposaient d’aucun droit fondamental de l’homme et n’avaient aucune liberté. Dès la naissance, les serfs appartenaient à un propriétaire. Leur existence, leur mort et leur mariage étaient à l’entière disposition de leur propriétaire. Traités comme du bétail, les serfs pouvaient être vendus, achetés, transférés, proposés en guise de dot, offerts à titre gracieux à d’autres propriétaires de serfs, utilisés pour apurer des dettes ou échangés contre d’autres serfs.
            Afin de protéger leurs propres intérêts, les propriétaires féodaux de serfs maintenaient en place un système social hiérarchisé et strict en même temps qu’ils exerçaient un pouvoir cruel. Les Treizième et Seizième Codes, qui ont été utilisés jusqu’à la fin des années 1950, stipulaient clairement le prix de la vie des diverses catégories sociales, allant de personnes aussi bon marché qu’un vulgaire cordage de paille à d’autres, plus chères que l’or. Les gouvernements locaux étaient dotés de cours de justice et de prisons et les grands monastères, de même que les nobles, avaient leurs propres prisons aussi. Les serfs qui osaient se révolter étaient persécutés selon le bon plaisir des seigneurs, sous cette dictature cruelle.
            Ils étaient fréquemment insultés et battus ou devaient même affronter des châtiments d’une rare violence : par exemple, on leur arrachait les yeux, on leur coupait la langue ou les oreilles, les mains ou les pieds, on leur arrachait les tendons, à moins qu’on ne les noyât ou qu’on ne les projetât dans le vide depuis le sommet d’une falaise.
            Les trois principaux ordres de propriétaires forçaient les serfs à assurer toutes sortes de corvées et à payer un loyer, ils les exploitaient en pratiquant l’usure. Les serfs devaient non seulement assurer des corvées pour les diverses institutions des gouvernements locaux, les fonctionnaires et l’armée, mais ils devaient également travailler sans le moindre salaire à l’entretien des récoltes et du bétail au profit des seigneurs, tout en payant diverses taxes. Certains d’entre eux devaient également s’acquitter de taxes et de corvées au profit des monastères.
            Des statistiques ont montré que les taxes collectées par les gouvernements locaux du Tibet étaient répertoriées en plus de deux cents catégories et que les corvées assumées par les serfs au service des trois principaux ordres de propriétaires représentaient plus de 50 pour cent de leur travail, voire entre 70 et 80 pour cent en certains endroits. Avant la réforme démocratique, le montant total de l’usure au Tibet était deux fois plus élevé que celui de la production totale des serfs.
            Les trois principaux ordres de propriétaires qui dirigeaient le Tibet ancien vivaient principalement dans des agglomérations ou des villes comme Lhassa. Ils étaient étroitement liés par des intérêts communs. Leurs membres – les fonctionnaires, les nobles et les moines supérieurs des monastères – changeaient parfois de rôle pour constituer des cliques dirigeantes puissantes ou pour arranger des mariages entre clans du même rang social dans le but de consolider leurs alliances.
            Ils observaient également une règle stricte stipulant que les personnes de rang élevé et de basse extraction devaient être traitées différemment, ce qui, tant que le plan éthique que dans la réalité, consolidait les privilèges et intérêts des propriétaires de serfs. Les descendants des nobles restaient des nobles à jamais mais les serfs, qui constituaient la majeure partie de la population tibétaine, ne pouvaient jamais s’extraire de leur misérable condition politique, économique et sociale.
            Le degré élevé de concentration du pouvoir et le gel du passage d’une classe sociale à l’autre allaient mener tout droit à la corruption et à la dégénérescence de la classe dirigeante ainsi qu’à la stagnation et à la décadence de l’ensemble du système social.
            « L’intégration de la politique et de la religion » constituait le fondement du servage féodal au Tibet. Sous un tel système, la religion était non seulement une croyance spirituelle, mais également une entité politique et économique. L’oppression et l’exploitation existaient dans les monastères, qui jouissaient eux aussi des privilèges féodaux. Le despotisme culturel régnant sous cette structure sociopolitique théocratique ne pouvait fournir au peuple l’occasion de choisir sa propre croyance religieuse, pas plus qu’elle ne pouvait lui permettre de bénéficier d’une véritable liberté religieuse.
            Les serfs n’avaient aucun droit de l’homme, même le plus élémentaire, et ils vivaient dans une indigence extrême. Un dixième des jeunes hommes du Tibet entraient dans un monastère et se faisaient moines. De la sorte, ils n’étaient pas tenus à la production matérielle ni à la reproduction humaine, et cela aboutit à une dépression économique ainsi qu’à un déclin de la population du Tibet. Avec cet asservissement spirituel et la promesse de la béatitude dans une vie ultérieure, le groupe privilégié des moines et des nobles privaient les serfs non seulement de leur liberté physique, mais encore de leur liberté spirituelle.
            Le dalaï-lama, à l’époque principal représentant du servage féodal tibétain et chef du gouvernement local tibétain, ne s’est jamais embarrassé de « démocratie » ou de « droits de l’homme ». En fait, c’est par crainte de la réforme démocratique que le 14e dalaï-lama et la clique au pouvoir déclenchèrent une rébellion armée en 1959 et gagnèrent l’exil après son échec.
            Après s’être enfuie à l’étranger, la clique du dalaï-lama maintint toujours le cadre politique de base de l’intégration de la politique et de la religion. Selon ce qu’il appelle la « constitution » tibétaine, la dalaï-lama, en tant que figure de proue religieuse, exerce non seulement la fonction de « chef de l’État », mais il bénéficie également du pouvoir décisionnel final dans toutes les questions majeures auxquelles est confronté son « gouvernement en exil ».
            Un phénomène intéressant, ici, c’est que les frères et sœurs du 14e dalaï-lama ont successivement occupé des postes clés, dans ce « gouvernement en exil » dirigé leur frère, prenant ainsi en charge des départements importants. Cinq membres de la famille du dalaï-lama ont été « bkha’ blon supérieurs » ou « bkha’ blon » (très hauts fonctionnaires des gouvernements locaux tibétains de l’ancien régime). La famille du dalaï-lama et plusieurs autres familles contrôlent le pouvoir politique, économique, éducationnel et militaire du « gouvernement en exil » ainsi que ses principaux circuits financiers. Il semble que, ces dernières années, ils se soient mis à suivre les exemples occidentaux en organisant des « élections démocratiques » et en adoptant la « séparation des pouvoirs » mais, en fait, le dalaï-lama est toujours nanti de l’ultime pouvoir décisionnel, son « gouvernement en exil » est toujours étroitement lié à la religion et la fonction de « bkha’ blon supérieur » ne peut toujours être exercée que par des moines. Peu importe donc la façon dont la clique du dalaï-lama se pare d’ornements démocratiques puisque, en fait, elle constitue toujours une structure politique théocratique et une coalition de moines de rangs supérieurs et de nobles. La « démocratie » est-elle vraiment possible sous le pouvoir d’une structure politique théocratique et d’une alliance de moines et de nobles ? Le Tibet et d’autres éléments de la communauté tibétaine en Chine ont réalisé voici longtemps la séparation entre la politique et la religion, ils ont accompli des réformes démocratiques et mis en place des gouvernements régionaux autonomes et sont aujourd’hui engagés dans la construction politique et démocratique du socialisme.
            Contrastant avec une telle réalité, le discours creux sur la démocratie que nous servent le dalaï-lama et ses partisans internationaux n’est qu’une parure à bon marché qu’ils exhibent pour abuser le public.
            
Xinhua News Agency
(China Daily, 14 novembre 2007, p. 10)

20:20 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Romain | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, democratie, histoire, romain, capitalisme, courcelles, medias, propagande, presse, liberte | |  Facebook | |  Imprimer | | |