19/12/2009

22/05/09: La politique étrangère américaine continue de correspondre aux vœux des néoconservateurs...

 

Sent: Friday, May 22, 2009 9:59 PM
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Fwd: Fw: La politique étrangère américaine continue de correspondre aux voux des néoconservateurs(Traduction Horizons et débats)

 

 

Sent: Thursday, May 21, 2009 10:32 PM
Subject: La politique étrangère américaine continue de correspondre aux voux des néoconservateurs(Traduction Horizons et débats)

La politique étrangère américaine continue de correspondre aux vœux des néoconservateurs

Interview du député républicain au Congrès Ron Paul sur la faillite imminente du pays et une guerre probable contre l’Iran

par Jihan Hafiz

hd. Il ne semble pas que les milieux économiques et gouvernementaux occidentaux réfléchissent particulièrement à la crise économique actuelle. Un peu plus de morale et de responsabilité individuelle, un peu moins de libéralisation et un peu plus de contrôles certes, mais pas de changement de cap.
La crise n’est pas tombée du ciel. On l’annonçait depuis plusieurs années mais rien n’a été fait. Au lieu de réfléchir, on en fait payer le coût exorbitant aux contribuables des différents pays et les responsables encaissent l’argent, avant l’écroulement total du système.
Aussi longtemps que les liens avec ceux qui tirent les ficelles du désastreux système financier ne seront pas coupés, l’économie des différents peuples continuera de végéter. A moins qu’ils abandonnent ce système centraliste et qu’ils se mettent à développer des alternatives, comme cela commence à se faire ici ou là.
Une des personnes qui ont tiré la sonnette d’alarme assez tôt est le député républicain au Congrès Ron Paul. Il dénonce l’escroquerie sur laquelle repose ce qu’on appelle «système financier mondial» et qui est à l’origine d’injustices flagrantes et de guerres dévastatrices. La dissolution de la Réserve fédérale (Fed) qu’il propose serait une véritable libération et apporterait une ébauche de solution en vue d’un nouvel ordre mondial financier et économique.
Nous publions ci-dessous l’interview que Ron Paul a accordée à la chaîne américaine PressTV. Bien qu’elle date déjà du 28 dé­cembre 2008, elle n’a rien perdu de son actualité. Press TV présente Paul comme «un politicien conservateur qui demande que son pays mette fin à la présence militaire américaine à l’étranger et se retire de l’ONU, de l’OTAN, de l’Alena [Accord de libre-échange américain entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique] et qui s’oppose à l’Internal Revue Service (IRS) (autorité fiscale fédérale). Député du 14e district du Texas à la Chambre des représentants, il estime que la politique étrangère américaine doit être réformée pour éviter des conflits dans le monde entier».

Press TV: Nous sommes heureux que vous nous accordiez une interview. Commençons par la politique étrangère. A votre avis, quelle sera l’attitude du nouveau gouvernement à propos de la guerre en Irak?

Ron Paul: Il poursuivra la politique du gouvernement précédent. Je ne m’attends pas à beaucoup de changements. Bien que Barack Obama ait promis de rapatrier les troupes d’ici à 16 mois, il revient sur cette promesse à cause de l’accord passé avec le gouvernement irakien.
Je ne pense pas qu’il ait jamais sérieusement voulu changer de politique étrangère. Je pense que la politique étrangère de ce pays reste toujours la même, qu’elle soit menée par les républicains ou les démocrates. Quand George Bush est venu au pouvoir en 2000, il était très critique à l’égard de la politique étrangère de Clinton: elle pratiquait trop le «nation building» (reconstruction d’Etat), le maintien de l’ordre dans le monde. Les gens aimaient entendre ce discours. Mais lorsqu’ils sont au pouvoir, ils font tous la même chose.
Ainsi, je ne m’attends pas à de grands changements en Irak. Et Obama ne prétend même pas avoir une autre opinion sur l’Afghanistan. Il ne semble pas qu’il envisage des politiques spécifiques pour les différents pays. D’une manière générale, il est favorable à l’interventionnisme.
C’est juste une question de rythme et de personnes que vous choisissez, mais il a choisi tous ceux que John McCain apprécie. Les néoconservateurs aiment le groupe de spécialistes de politique étrangère qu’il a réuni. Par conséquent, ce n’est plus qu’une question de temps: la base démocrate, qui ne voulait pas qu’il poursuive la politique de Bush et de McCain, sera bientôt contrariée.

Que pensez-vous de la situation en Afghanistan?

Les attentats vont continuer. Cette semaine, il y a eu ces policiers afghans tués par erreur. Et il y a les incursions au Pakistan où des innocents sont tués, mais tout le monde prétend que ce n’est pas une affaire. Or c’est important, cela ne fait que radicaliser les marges.
Je ne crois pas que le gouvernement pa­kistanais soit assez stupide pour dire: faisons la guerre à l’Inde. Mais je crois que peu importe la société ou le pays. Il y a toujours un groupe qui peut être radicalisé s’il est motivé. On tue de plus en plus de monde, des ­innocents, des civils, en prétendant qu’il s’agit de terroristes. Mais comment le sait-on? Les a‑t‑on capturés et jugés?
Je pense que cette évolution est très mauvaise et je la condamne, dans notre propre intérêt. Je pense que c’est mauvais pour l’Amérique. Plus cela continuera, plus ce sera coûteux financièrement et en vies ­sacrifiées et plus nous nous exposerons à une attaque terroriste en Amérique.
Vous savez, là-bas, nous sommes des cibles faciles mais ils sont capables de venir nous attaquer ici. Je ne crois pas que les terroristes n’aient pas de motivations. Nous devrions nous demander davantage quelle est l’origine de leurs motivations.

Pensez-vous qu’il y aura davantage d’at­taques aériennes d’un territoire souverain, au Pakistan?

Je pense qu’Obama continuera. En effet, je crois que la politique étrangère est contrôlée en dehors des partis politiques. Je crois que ces derniers n’ont pas grand-chose à dire à ce sujet. Je crois donc que ces attaques vont se poursuivre.
Et, malheureusement, je crois qu’Obama a été assez inflexible en ce qui concerne l’Iran. Il a certes annoncé qu’il leur parlerait peut-être, mais il n’a pas dit qu’il n’y aurait jamais de blocus de l’Iran: il pense que même s’il n’est que possible qu’ils détiennent l’arme [nucléaire], nous avons l’obligation morale de les stopper.
Avons-nous empêché le Pakistan, l’Inde, Israël d’avoir l’arme nucléaire? Pourquoi la question serait-elle si importante quand il s’agit de l’Iran? Mais Obama s’est montré très ferme lorsqu’il a parlé de politique étrangère aux internationalistes, à ceux qui déterminent la politique étrangère des démocrates et des républicains.

Les mêmes mensonges qu’à propos de l’Irak

Une année s’est écoulée depuis que la National Intelligence Estimate (NIE) [rapport des Services de renseignements américains] a écarté l’idée que l’Iran produisait l’arme nucléaire et pourtant il est beaucoup question de guerre ici, à Washington. Pourquoi?

Je pense qu’il y a un grand nombre de raisons à cela. Le pétrole est une raison importante. Ensuite, je pense qu’il y a l’idée néo-conservatrice selon laquelle nous sommes un peuple bon qui doit imposer sa bonté aux autres peuples. D’autre part, je pense qu’Israël a quelque chose à voir ici.
Et puis certaines personnes sont honnêtement convaincues que les Iraniens sont des méchants qui veulent nous bombarder. Autant de raisons qui s’additionnent. Certaines nous ont amenés à attaquer les Irakiens. La désinformation est très importante et l’on réagit de manière affective. Mais malheureusement, les Américains n’aiment pas les considérations générales. D’une certaine manière, le candidat qui se déclare en faveur de la paix part gagnant. Ainsi, Obama était un candidat de paix. Il voulait moins d’interventionnisme. Mais à vrai dire, c’était sans importance.
Je pense que nos politiques sont verrouillées. Le salut pourrait provenir du fait que la faillite de notre pays nous obligera à quitter l’Afghanistan, comme les Soviétiques ont dû le faire en raison du manque d’argent et de l’échec du système. Notre système pourrait s’écrouler et ce pourrait être une bénédiction déguisée.

Pensez-vous qu’avec le nouveau gouvernement, nous verrons une différence de politique à l’égard du conflit israélo-palestinien? Pensez-vous que la solution passe par le Hamas?

Je ne m’attends pas à des changements importants sur cette question. Je ne pense pas qu’il aura plus de sympathie à l’égard des Palestiniens. Il pourrait manifester un intérêt de pure forme, mais si quelque chose déplaît à Israël, cela ne passera pas.

Abolir la Réserve fédérale

Venons-en à l’économie. Pourquoi avez-vous fait cette proposition de loi destinée à dis­soudre la Réserve fédérale?

Parce que la Réserve fédérale est une banque centrale illégale au regard de notre Constitution et qu’elle ne nous fait que du mal: en effet, elle a le pouvoir de créer de la monnaie comme par magie. Nous avons légalisé la fausse monnaie. La raison pour laquelle une personne comme moi qui aime la liberté individuelle y est si opposée est que la Fed permet aux gouvernements d’échapper à ses responsabilités. Si vous étiez dans une société possédant une monnaie saine, vous devriez lever des impôts et dépenser l’argent en sachant exactement ce que vous faites, mais quand une banque secrète peut créer de la monnaie comme par magie, le gouvernement peut circonvenir le peuple et le Congrès. Il peut faire la guerre sans avoir à rendre de comptes.
Si nous faisions payer aux contribuables tout ce que nous faisons outre-mer, cela prendrait fin au bout de quelques semaines parce que nous n’aurions plus d’argent, mais si vous faites marcher la planche à billets, vous pouvez vous en tirer provisoirement. Les soucis d’argent sont pour plus tard. Nous avons eu la chance de posséder la monnaie de réserve du monde et n’avons pas souffert de l’inflation.
Cela renforce le gouvernement central. En outre, c’est illégal et immoral. On ne permet pas à un individu de faire de la fausse monnaie; pourquoi autorise-t-on une banque secrète à le faire? De nombreuses raisons mi­litent contre l’existence d’une banque centrale qui nous fait tant de mal.
Au début d’un cycle inflationniste, on enregistre certains bénéfices car on a l’impression d’être riche, mais ce n’est que temporaire. Nous voyons maintenant le marché s’effondrer et nous nous rendons compte que ce n’était pas une bonne idée. C’était une bulle.
Et maintenant, les bulles créées par la Réserve fédérale commencent à éclater et la dernière à sauter sera celle du dollar. Nous sommes endettés à hauteur de billions de dollars, ce qui signifie que le dollar ne sera plus capable de résister et le monde finira par rejeter cette monnaie, ce qui entraînera chez nous une hausse des taux d’intérêt et des prix et le pays s’appauvrira considérablement.

Je me conforme à la Constitution

Pourquoi vous qualifie-t-on toujours de véritable «constitutionnaliste»?

Parce que je me conforme à la Constitution. Et c’est une tradition de la respecter à la lettre. Son article premier énumère, au premier alinéa, ce que nous avons le droit de faire et les amendements 9 et 10 stipulent ce que nous ne sommes pas autorisés à faire. Ainsi, tous les gouvernements devraient être locaux. Or pendant les 100 dernières années, nous nous sommes écartés de ce principe. C’était pourtant une assez bonne idée.
Les pères fondateurs voulaient des gouvernements locaux et la séparation des pouvoirs. Seul un petit nombre de questions comme la monnaie et les échanges commerciaux devaient être confiées au gouvernement fédéral. Je pense que c’était une fort bonne idée. C’est le serment que nous avons tous fait, mais presque tous les autres l’ignorent. Je ne pensais pas que beaucoup de gens dans ce pays s’y intéressaient mais à ma grande surprise, la campagne présidentielle a révélé des tas de choses. Des gens disaient que ça avait l’air d’une bonne idée et j’en étais très heureux. J’attendais que quelqu’un dise ça. C’était très encourageant.    •

Source: www.presstv.com/detail.aspx?id=79644&sectionid=3510302
(Traduction Horizons et débats)

Projet de loi portant dissolution du Bureau des gouverneurs de la Réserve fédérale et des banques de la Réserve fédérale déposé par Ron Paul le 3 février 2009 devant la Chambre des représentants

Projet de loi (HR 833 IH) portant notamment dissolution du Bureau des gouverneurs de la Réserve fédérale et des banques de la Réserve fédérale et abrogation de la Loi sur la Réserve fédérale.
Le Sénat et la Chambre des représentants des Etats-Unis d’Amérique réunis en Congrès promulguent la loi suivante:
1ére partie: Dénomination succincte
La présente loi s’intitulera «Loi sur la dissolution du Bureau de la Réserve fédérale».
2e partie: Dissolution du Bureau de la Réserve fédérale
a)    Généralité – La Réserve fédérale et toutes les banques de la Réserve fédérale sont abolies. La loi entre en vigueur au terme d’un délai d’une année à compter de sa promulgation.
b)    Abrogation de la Loi sur la Réserve fédérale – L’abrogation de la Loi sur la Réserve fédérale entre en vigueur une année après la date de la promulgation de la présente loi.
c)    Exécution
1.    Gestion pendant la période de dissolution – Au cours de l’année mentionnée au point a), le président du Bureau des gouverneurs de la Réserve fédérale, remplira les missions suivantes:
A)    aux seules fins de liquider les affaires du Bureau des gouverneurs de la Réserve fédérale et des banques de la Réserve fédérale,
i)    il dirigera les employés du Bureau des gouverneurs et de toutes les banques de la Réserve fédérale et procédera au versement aux employés des dédommagements et des prestations qui leur sont dus avant la suppression de leur emploi,
ii)    il administrera les actifs et les créances du Bureau des gouverneurs et des banques de la Réserve fédérale jusqu’à ce qu’ils soient liquidés ou repris par le ministère des Finances en conformité avec le présent paragraphe,
B)    il pourra prendre toute mesure nécessaire pour liquider, avec l’approbation du ministre des Finances, les affaires du Bureau des gouverneurs et des banques de la Réserve fédérale.
2.    Liquidation des actifs
A)    Généralité – Le directeur du Bureau du management et du budget liquidera tous les actifs du Bureau des gouverneurs et des banques de la Réserve fédérale le plus rapidement possible et de manière ordonnée afin d’optimiser le profit pour le ministère des Finances.
B)    Transfert au ministère des Finances – Après avoir satisfait à toutes les demandes adressées au Bureau des gouverneurs et à toute banque de la Réserve fédérale acceptées par le directeur du Bureau du management et du budget et après avoir racheté les actions des banques de la Réserve fédérale aux actionnaires, le produit net de la liquidation selon le sous-paragraphe A sera transféré au ministère des Finances et versé au fonds général du Trésor.
3.    Reprise des créances – Toutes les créances du Bureau des gouverneurs et des banques de la Réserve fédérale non remboursées au moment de la dissolution de ces institutions, y compris les créances pour les retraites et autres prestations destinées aux anciens cadres et employés du Bureau des gouverneurs et des banques de la Réserve fédérale, conformément aux programmes de retraites et de prestations, deviennent des créances du ministère des Finances et seront payées en puisant dans le fonds général conformément au paragraphe 2), lequel étant dévolu à cette fin jusqu’à ce que ces créances soient satis­faites.
d)    Rapport – A la fin de la période de 18 mois à partir de la date de promulgation de la présente loi, le ministre des Finances et le directeur du Bureau du management et du budget soumettront au Congrès un rapport commun décrivant en détail les mesures prises pour appliquer la présente loi de même que les mesures non encore prises et les questions non encore résolues au moment de la présentation du rapport.

Source: http://thestressblog.com/2009/02/07/ron-pauls-hr-833-federal-reserve-board-abolition-act/
(Traduction Horizons et débats)

Le projet révolutionnaire consistant à faire travailler la société américaine dans l’intérêt de Wall Street

Comment en est-on arrivé à créer la Réserve fédérale?

«L’élite financière avait [en novembre 1910] entrepris un voyage de 800 miles qui la […] conduisit finalement à la petite ville de Brunswick en Géorgie. Une des îles situées au large de cette ville venait d’être achetée par J. P. Morgan et quelques-uns de ses partenaires commerciaux […]. Cette île s’appelait Jekyll Island.» (p. 23, numérotage de la version allemande)
«Les sept hommes qui participaient à la rencontre secrète de l’île Jekyll où fut inventé la Réserve fédérale possédaient environ le quart de la richesse mondiale.» (p. 42) «C’est ici qu’étaient réunis les représentants des plus grands consortiums bancaires du monde: Morgan, Rockefeller, Roth­schild, Warburg et Kuhn-Loeb». (p. 28)
«Ils savaient tous que la solution de ces problèmes [concurrence entre les banques et la réserve monétaire] devait être trouvée dans un mécanisme de cartel qui avait été imaginé en Europe et avait déjà été expérimenté dans des situations semblables. Comme pour tous les cartels, ce projet devait être légalisé et soutenu par le pouvoir gouvernemental sous prétexte de protéger les citoyens. Aussi l’objectif le plus important était-il de savoir comment convaincre le Congrès que le projet [la création d’un cartel des banques] devait servir à protéger la population.» (p. 33)
«Les participants à la rencontre représentaient les institutions financières de Wall Street et indirectement des institutions européennes. La raison du secret était aisée à comprendre: Si l’on avait appris que des éléments rivaux du système bancaire étaient sur le point de se grouper, le public aurait été effrayé par cette restriction apportée à la libre concurrence. […] Ce qui est finalement sorti de cette réunion fut un accord cartellaire visant 5 objectifs: tenir en échec la concurrence de plus en plus vive des nouvelles banques; obtenir l’autorisation d’imprimer, pratiquement à partir de rien, de l’argent pour des prêts; s’assurer le contrôle des ré­serves de la totalité des banques afin que les établissements financiers les plus imprudents échappent au danger des fuites monétaires et des ruées sur les banques; faire payer aux contribuables les pertes inévitables du cartel et, finalement, convaincre le Congrès que tout cela était dans le seul intérêt de la population.» (p. 41)
«Le projet révolutionnaire de Warburg consistant à faire travailler la société américaine pour Wall Street était d’une simplicité enfantine. […] La Réserve fédérale est un monopole privé et légalisé de réserve monétaire au profit d’un petit nombre institué sous le prétexte de favoriser et de protéger l’intérêt général.» (p. 40, cit. d’après Antony Sutton, «Wall Street and F.D.R.», p. 94)

Voici comment fonctionne la Réserve fédérale …

«Seule une petite partie de l’argent [que l’Etat met à disposition pour des projets] provient des impôts. La plus grande partie est générée par la Réserve fédérale. Dès que l’argent nouvellement créé retourne aux banques, il revient rapidement dans l’économie où il se mélange à l’argent en circulation et en diminue la valeur. Il en résulte une augmentation des prix qui ne fait que traduire une diminution de la valeur du dollar.» (p. 51)

… et quelques-uns de ses effets

Depuis sa création, elle [la Réserve fédérale] a assisté aux krachs de 1921 et de 1929 de même qu’aux grandes dépressions de 1929 et de 1939, aux récessions de 1953, de 1957, de 1969, de 1975 et de 1981, au «lundi noir» de la Bourse de 1987 et à une inflation de 1000% qui a détruit 90% du pouvoir d’achat du dollar. […] En 1990, une personne avait besoin d’un revenu de 10 000 dollars pour acheter ce qui, en 1914, n’aurait coûté que 1000 dollars. Cette dévalorisation incroyable a été transférée en catimini au gouvernement fédéral sous forme d’impôts dissimulés et cela a été possible grâce au mécanisme de la Réserve fédérale.» (pp. 37–38)

Source: G. Edward Griffin, Die Kreatur von Jekyll Island. Die US-Notenbank Federal Reserve, das schrecklichste Ungeheuer, das die internationale Hochfinanz je schuf, Jochen Kopp Verlag, 2006 (ISBN 3-938516-28-3)
(Version originale en anglais: The Creature from Jekyll Island. A Second Look at the Federal Reserve, Amer Media, 2002)
(Traduction Horizons et débats)

http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=1588

13:37 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : usa, finance, courcelles, histoire, capitalisme, democratie, liberte, silence, obama, romain, actualite, politique, medias, presse | |  Facebook | |  Imprimer | | |

10/12/2009

22/05/09: De Guantánamo à ADX, l’Alcatraz des Rocheuses ...

Basta ! يكفي] De Guantánamo à ADX, l’Alcatraz des Rocheuses
De: "Basta!" <azls2006@yahoo.fr>
À: Ginette : grianala@yahoo.fr

Par Fausto Giudice, 22 mai 2009

Ainsi donc, Barack Obama va tenir sa promesse de fermer la prison illégale de Guantánamo, mais il ne va pas pour autant ordonner la libération de tous les détenus de la « guerre contre le terrorisme » déclenchée par son prédécesseur. Si environ 50 prisonniers devraient être libérés, les environ 200 détenus restants devraient être transférés vers le continent usaméricain, vraisemblablement vers la prison de « sécurité maximale » réputée être la plus performante de l’Empire, ADX, à Florence, dans le Colorado. Ces détenus vont-ils être jugés ? Pour le moment, Obama n’a pas répondu clairement à la question.

ADX, qui va succéder à Guantánamo, mérite d’être connue. Située à 145 km au sud de Denver et à 72 km au sud de Colorado Springs, elle fait partie d’un complexe de trois prisons fédérales, de moyenne, haute et très haute sécurité, achevé en 1994 dans une région totalement polluée par une mine d’uranium qui a fermé il y a quelques années et où seule la construction de quelques prisons était susceptible de procurer du travail à la population jeune de la région.

ADX est un véritable cauchemar climatisé et électronique, avec ses 1400 portes d’acier dont »jamais deux ne sont ouvertes en même temps », ses caméras, ses rayons laser, ses barbelés et ses cellules de 2 m sur 3,5, tout en ciment et acier, sans lumière naturelle, où les détenus sont enfermés 23 heures sur 24, ne disposant que de 9 heures par semaine pour être hors de leurs cellules, dans des cours où ils ne peuvent jamais se rencontrer.Dans les cellules, ils disposent , s’ils sont jugés les mériter, de téléviseurs noir et blanc et de radios, sur lesquels ils ne peuvent accéder qu’à des émissions éducatives et de télé-réalité. Les journaux leur arrivent avec 30 jours de retard, après être passés sous les ciseaux de la censure.Sécurité maximale ? Trois prisonniers y ont tout de même trouvé une mort violente en 15 ans.

Fin 2007, 463 des 490 cellules individuelles d’ADX étaient occupées par des détenus. Il faudra donc que l’administration procède à des transferts si elle veut faire de la place pour les détenus de Guantánamo. Ce qui ne sera pas sans poser des problèmes. En effet, les hommes détenus à ADX sont considérés comme les plus dangereux de tout l’archipel du goulag impérial. Parmi eux se trouvent ou se trouvaient :
Barry Byron Mills (Fraternité aryenne), emprisonné pour divers crimes depuis 40 ans.
Charles Harrelson (1928-2007) père de l'acteur Woody Harrelson, emprisonné pour avoir tué le juge John H. Wood, Jr." le 29 mai 1979. En 1982 il a prétendu avoir participé à l'assassinat de John F. Kennedy.
David Lane, meurtrier d'Alan Berg, un animateur juif libéral de talk-show)
Eric Robert Rudolph, poseur de la bombe de l'Olympic Park à Atlanta
Francisco Javier Arellano Félix (Chef mexicain du Cartel de Tijuana).
Howard "Pappy" Mason, trafiquant dedrogue emprisonné pour avoir tué le policier Eddie Byrne).
José Padilla (Abdullah al-Muhajir), condamné comme « terroriste islamiste,» en 2008.
Larry Hoover, leader de la Black Gangster Disciples Nation, de Chicago.
Matthew F. Hale, suprématiste blanc condamné pour avoir ordonné l'assassinat d'un juge fédéral.
Michael Swango, le docteur tueur en série arrêté en 1997 pour avoir tué jusqu'à 60 personnes)
Omar Abdel-Rahman , le Cheikh aveugle impliqué dans l'attentat à la bombe contre le World Trade Center en 1993)
Ramzi Yousef ,neveu de Khaid Cheikh Mohamed, impliqué dans l'attentat à la bombe contre le World Trade Center en 1993
Ahmed Ajaj , lui aussi impliqué dans l'attentat à la bombe contre le World Trade Center en 1993
Richard Reid, l’homme qui avait une bombe dans le talon d’une de ses chaussures, alias "Shoe bomber"
Robert Hanssen, agent du FBI condamné pour espionnage au profit de l'Union soviétique et de la Russie)
Terry Nichols, conspirateur de l'attentat d'Oklahoma City
Theodore Kaczynski, dit "Unabomber"
Timothy McVeigh (1968-2001), responsable de l'attentat d'Oklahoma City, exécuté le 11 juin 2001.
Zacarias Moussaoui, condamné pour conspiration dans les attentats du 11 septembre 2001
Dandenis Muñoz Mosquera, alias Dandenes Munoz-Mosquera, alias Luis Fernandez, alias Hernandez-Hernandez, alias Esteban Restrepo Echavarria, alias La Quinca, alias Luis Fernando, tueur à gages du cartel de Medellín, accusé de plusieurs meurtres et d’un attentat contre un avion de ligne.
Mutulu Shakur, beau-père du rappeur Tupac Shakur, condamné pour un hold-up sanglant contre un transport de la Brink’s, commis en 1981 par un commando conjoint de la Black Liberation Army et du Weather Underground. Sa complice Kathy Boudin, a été libérée sur parole en 2003 et lui-même doit sortir de prison en 2016.

Mais le détenu le plus isolé est Thomas Silverstein, un ancien membre de la Fraternité aryenne (une organisation née en prison parmi les détenus blancs qui éprouvaient le besoin de s’organiser face aux organisations de détenus noirs comme les Black Muslims, qui furent à l’origine de la naissance de gangs politico-ethniques dans les prisons. Sans être particulièrement progressiste, la Fraternité aryenne n’avait rien de nazi et se spécialisa dans le trafic interne de drogue), à laquelle il a adhéré durant son séjour à la prison de Leavenworth.

C’est qu’il a commencé jeune sa carrière de détenu à l’âge de 19 ans, en 1971, échouant à San Quentin pour un vol à main armée. Il a ensuite été condamné pour le meurtre d’un détenu, puis pour celui de 4 gardiens de prison, dont le dernier à Marion en 1983. Silverstein , qui n’a reconnu que 2 de ces meurtres, est à l’isolement total depuis 26 ans, ce qui semble être un record inégalé.

Ce sont les meurtres de gardiens à Marion qui ont été à l’origine du concept de prison « supermax » et de la construction d’ADX. Silverstein est emprisonné depuis 34 ans et a connu l’un des pires traitements qu’un détenu ait connu aux USA, même pire que le fameux Birdman, Richard Stroud, qui fut à l’isolement à Alcatraz pendant 17 ans, et peut-être à égalité avec les trois Panthères Noires du bagne d’Angola en Louisiane, accusés à tort du meurtre d’un gardien et isolés dans des minuscules baraques en bois pendant plus de 20 ans. D’après Paul Wright, rédacteur de Prison Legal News, le sort de Silverstein ne peut être comparé qu’à celui des espions nord-coréens emprisonnés en Corée du Sud.

La prison de Marion a ouvert en 1963, l’année où celle d’Alcatraz, The Rock, a fermé. À la fin des années 1970, elle était devenue la prison la plus violente des USA Entre 1979 et 1983, la prison a vécu 81 attaques de détenus contre d’autres détenus et 44 contre des gardiens. 13 détenus ont é té tués. Les années de Silverstein à Marion sont une longue suite de meurtres et de vengeances entraînant d ‘autres meurtres, entre détenus blancs et noirs, encouragés à s’entretuer par les gardiens.
Le 22 octobre 1983, Silverstein, avec l’aide d’un détenu, parvient à se libérer de ses chaînes au cours d’un transfert à l’intérieur de la prison et, armé d’un couteau bricolé, en assène 40 coups au gardien Merle Clutts, dont il était devenu le souffre-douleur. Quelques heures plus tard, utilisant la même tactique, le détenu Clayton Fountain, un ami de Silverstein, tue le gardien Robert Hoffman. La justice rejettera toute circonstance atténuante pour ces meurtres, justifiés par leurs auteurs par les violences exercées sur eux par ces gardiens.

C’est cette affaire qui sera à l’origine de la construction d’ADX, où Silverstein a été transféré en 2005. Et ce n’est pas à ADX quu’il risque de revivre ce qu’il a vécu au pénitencier fédéral d’Atlanta, où il connut une semaine de liberté au cours d’une révolte des détenus cubains en 1987, jusqu’à ce que ceux-ci lui remettent ses chaînes et le livrent à la direction de la prison, dont c’était une des premières exigences dans les négociations avec les mutins.
Entretemps, Silverstein est devenu doux comme un agneau, se tournant vers le yoga et le bouddhisme pour calmer sa colère. Et du fond de sa cellule insonorisée dans l’unité Z, il continue de réclamer que l’on mette un terme à son isolement. Il a tout son temps : condamné à trois fois la prison à vie + 45 ans, sa date de libération possible la plus proche est en …2095.

Tout comme Jamil Abdullah Al-Amin, qui, lui , croupit, au fond de ce qu’on appelle « le trou » (the hole), l’unité A. Jamil Al-Amin n’est autre que Rap Brown, le révolutionnaire noir célèbre dans les années 70 – il fut président du Student Nonviolent Coordinating Committee puis ministre de la Justice du Parti des Panthères Noires. Sa phrase la plus célèbre de l’époque : « la violence est aussi américaine que la tarte aux cerises ».
Emprisonné à la prison d’Attica de 1971 à 1976 pour vol à main armée, il s’y convertit à ‘l’Islam. Installé dans le West End d’Atlanta, il y gérait une épicerie et animait la National Ummah, prêchant contre le trafic de drogue et les jeux de hasard, les deux plaies de la communauté noire.

Jusqu’à cette soirée de l’an 2000 où un shérif-adjoint venu l’arrêter fut tué par un inconnu. Jamil Abdullah Al-Amin fut condamné à la prison à vie. Malgré les aveux d’un certain Otis Jackson, qui se dit l’auteur du crime, la Cour suprême a confirmé la condamnation en 2004. Le 21 octobre 2007, Jamil a été transféré à ADX où il a été mis au « trou », le bien-nommé « hole ». Si vous voulez en savoir plus sur lui, http://www.imamjamil.com/,
D’autres détenus politiques ont séjourné à ADX, comme Oscar López Rivera, le vétéran du Vietnam et combattant pour l’indépendance de Porto-Rico, condamné à 70 ans de prison, qui a refusé une clémence conditionnelle proposée par le président Clinton, dans la logique de sa position de non-coopération avec les autorités judiciaires, puisqu’il se considère comme un prisonnier de guerre, ce qui l’a aussi amené à refuser de travailler en prison, puisque UNICOR, l’entreprise pénitentiaire qui fait travailler les détenus, est une sous-traitante du département de la Défense.

Ou encore ces autres vétérans du Vietnam, qui se sont politisés en prison, le Farnco-Canadien du Maine Raymond Luc Levasseur et Tom Manning, les deux principaux membres du groupe United Freedom Front, condamnés en 1986 pour une série d’attentats contre le Capitole, le consulat sud-africain de New York ou le siège d’Union Carbide, la multinationale responsable de la catastrophe de Bhopal en Inde. Levasseur est aujourd’hui de nouveau en liberté mais Manning reste en prison. Il a en tout été condamné à …135 ans de prison. C’est qu’en plus des attentats anti-impérialistes commis par son groupe, qui n’ont fait aucune victime, car le groupe envoyait toujours des avertissements, il a été condamné pour avoir tué un membre de la Garde nationale à un barrage routier. Il a plaidé la légitime défense, arguant que le militaire avait voulu le tuer.

Tout ce petit monde se retrouve donc enterré vivant à ADX, où la lumière du jour ne pénètre pas, et dont le directeur, Ron Wiley, nommé en 2005 - il a 25 ans de carrière derrière lui et c’’est son cinquième poste - fait sa tournée hebdomadaire, avec sa matraque (électrique, évidemment) anti-émeutes à la main, pour s’assurer que « tout va bien ».

Étant donné ce qu’on le sait d’ADX, les 200 détenus qui y seront transférés en arriveront à regretter Guantánamo.

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Envoyé par Basta! dans Basta ! يكفي le 5/22/2009 03:18:00 AM

15:12 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, actualite, politique, obama, usa, presse, democratie, liberte, repression, medias, television, silence, imperialisme, guerre | |  Facebook | |  Imprimer | | |