11/03/2010

11/03/10: Carrefour :: Bernard Arnault, l’homme qui se cache derrière les licenciements ...

Carrefour :: Bernard Arnault, l’homme qui se cache derrière les licenciements

Il y a deux ans, Bernard Arnault, la deuxième fortune de France, ami intime de Sarkozy, débarque dans l’actionnariat de Carrefour. Pour ce milliardaire, Carrefour doit rapporter plus. Quitte à sabrer dans l’emploi.

Alice Bernard, François Ferrara et Benjamin Pestieau

 

L’actionnaire principal de Carrefour, Bernard Arnault possède 14,5 milliards d’euros. C’est la deuxième fortune de France. Combien d’années doit travailler une caissière pour posséder autant ? Plus de 800 000 années de travail en laissant 1500 euros de côté chaque mois!

Dans la distribution, le rendement est en général faible mais stable. Autrement dit, si l’action rapporte peu, elle rapporte sûrement, car les gens devront toujours faire leurs achats de base (alimentation, vêtements,…). Cela intéresse donc beaucoup de petits actionnaires. Mais on rencontre aussi quelques requins de la finance chez Carrefour. Solidaire (25 février) vous a déjà présenté Robert Halley, 11e fortune de France et Jacques Badin, domicilié en Belgique pour échapper à l’impôt français sur la fortune. Depuis mars 2008, le premier actionnaire est le groupe de Bernard Arnault, qui, à travers les fonds Blue Capital et Colony Capital, détient 11 % des parts. Arnault c’est aussi, pour ceux qui ne le savent pas, le groupe LVMH, leader mondial de l’industrie du luxe (Luis Vuitton, champagne Moet et Chandon, parfums Christian Dior,…). Personnellement, il possède 14,5 milliards d’euros. D’après le magazine Challenges, il est la deuxième fortune de France, juste derrière les Mulliez, propriétaires du groupe Auchan (tiens, aussi la grande distribution). Le Monde diplomatique (août 2008) révèle que son salaire chez Carrefour est de 3 millions d’euros, et qu’il a touché 335 millions d’euros de dividendes en 2007. De plus, il a perçu en tant que dirigeant de LVMH 4 millions d’euros en 2008, ce qui fait de lui le deuxième patron le mieux payé de France.
    Un investisseur comme Arnault espère un rendement beaucoup plus élevé et rapide. Ce qui explique la nouvelle stratégie de Carrefour, axée sur une diminution des coûts, d’une part, et une expansion là où ça rapporte le plus d’autre part. C’est pourquoi ils ont engagé comme PDG Lars Olofsson, ancien dirigeant du groupe agroalimentaire suisse Nestlé, le qualifiant de « professionnel ayant une connaissance intime du marketing, des produits de marques » (La Libre, 25 février).

Deuxième au monde, derrière Wal-Mart

« Malgré une grosse restructuration en 2007, Carrefour continue à perdre de l’argent », affirme la direction pour justifier la fermeture de 21 magasins. Mais le groupe Carrefour est-il si mal en point qu’il le prétend ?
En quarante ans, le groupe Carrefour est en fait devenu un leader de la distribution dans le monde. Il est le deuxième mondial, derrière le groupe nord-américain Wal-Mart, et premier en Europe. Actuellement, près de la moitié du chiffre d’affaire (44%) se fait en France, 37% en Europe (hors France), 12% en Amérique et 7% en Asie.

Il a fait 1,2 milliard d’euros de bénéfice net en 2008 et 327 millions d’euros en 2009. Même s’il diminue, le profit est toujours bien là. Le groupe est bien sûr coté en Bourse. Les comptes d’une multinationale (comme dans l’automobile) sont établis en fonction des objectifs du groupe. Les seuls chiffres qui sont « réels » sont ceux du groupe. Ce sont donc les chiffres de l’ensemble qu’il faut bien examiner pour pouvoir en tirer des conclusions. Car comme on l’a vu avec l’exemple du beurre (voir ci-dessus) il y a bien souvent des transferts de profits des filiales vers le groupe...
    Dans le monde entier, presque 500 000 personnes travaillent pour Carrefour, ce qui fait du groupe le 7e employeur mondial. Dans notre pays, le groupe représente 15 000 emplois ce qui fait de Carrefour le 4e employeur belge, derrière La Poste, la SNCB et Randstad. Les 15 000 travailleurs de Belgique ont réalisé ensemble un chiffre d’affaires commercial de 5,2 milliards d’euros en 2008 et 66 millions de bénéfice. Mais le centre de coordination de Carrefour a fait 391 millions d’euros de profit.

Didier Reynders plus à gauche que la gauche ?

On avait peine à en croire ses oreilles le week-end dernier : Didier Reynders, l’homme qui parle à l’oreille des riches, a proposé que l’Etat refuse de financer les prépensions chez Carrefour, car « le groupe fait des bénéfices » et a donc les moyens de « supporter seul la restructuration ». Au point que Joëlle Milquet aurait dit au cabinet restreint « Je pars trois jours à Kinshasa et quand je reviens, Didier est passé au PTB » (la Libre, 7 mars 2010). Trêve de plaisanterie. Une première chose à retenir, c’est que le ministre des Finances admet publiquement que Carrefour fait des bénéfices. Cela contredit le discours de la direction qui dit que « ça va mal ». Ensuite, déclare Myriam Delmée (Setca-FGTB) « ce que Didier Reynders cherche à obtenir, ce n’est pas que Carrefour paye, c’est que le système des prépensions, qui constitue un élément de la protection sociale, soit démantelé1 ». La CSC de son côté suppose que Reynders « réclamera les impôts que Carrefour n’a pas payés grâce au système des intérêts notionnels défendus par le MR2 ».
1 Le Soir, 6 mars •  2 La Libre, 6 mars

21:10 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, actualite, carrefour, belgique, france, euro-dictature, presse, medias, television, silence, finance, economie, capitalisme, exploitation, gouvernement | |  Facebook | |  Imprimer | | |

06/03/2010

05/03/10: Dominique Strauss-Kahn, l’homme de « Condi » au FMI - Par Thierry Meyssan...

From: nicolas
Sent: Friday, March 05, 2010 11:21 PM
To: Romain
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Fwd: DSK,l'homme de "Condi" au FMI


Dominique Strauss-Kahn, l’homme de « Condi » au FMI - Par Thierry Meyssan

mardi 2 mars 2010, par Comité Valmy


Dominique Strauss-Kahn est un homme aimable et cultivé. Il s’est construit une image positive d’homme de gauche soucieux du bien être des plus démunis. Mais alors, comment est-il devenu directeur général du Fonds monétaire international, l’organisation internationale qui a institutionnalisé le pillage des pays du Sud ? Thierry Meyssan répond en révélant tout ce que la presse mainstream vous a caché depuis des années sur les relations de DSK avec les États-Unis.

 

La nomination triomphale de Dominique Strauss-Kahn à la direction générale du Fonds monétaire international (FMI), le 28 septembre 2007, a donné lieu à deux messages contradictoires. D’un côté la presse occidentale exalte la capacité du bloc atlantiste à imposer son candidat face à celui de la Russie, Josef Tosovsky ; d’autre part, elle affirme que la principale mission de M. Strauss-Kahn sera d’associer plus largement les pays du Sud aux décisions, c’est-à-dire de mettre fin à la domination du bloc atlantiste.

Avec chauvinisme, la presse française se félicite que des Français se trouvent aujourd’hui à la tête de quatre grandes organisations internationales. En effet, outre Dominique Strauss-Kahn au FMI, Pascal Lamy dirige l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), Jean Lemierre préside la Banque européenne de reconstruction et de développement (BERD), et Jean-Claude Trichet la Banque centrale européenne (BCE). Mais doit-on mettre ces quatre institutions sur le même plan ? Et surtout, doit-on se réjouir d’une situation qui, loin de manifester la place de la France dans le monde, illustre l’intégration des élites françaises dans la mondialisation, c’est-à-dire leur acharnement à détruire leur pays, en tant qu’État-nation, un cadre politique qu’ils jugent dépassé ?

Le dernier exploit en date laisse songeur : le FMI est une des organisations internationales la plus critiquée dans le monde. Il a abondamment financé l’installation de dictatures dans les pays du Sud, notamment en Argentine, au Brésil, en Indonésie, au Nigéria, aux Philippines, en Thaïlande etc… En outre, ses exigences soudaines de remboursement immédiat de prêts ont contraints des États à sacrifier leur avenir en dévaluant et en fermant écoles et hôpitaux. Ses adversaires l’accusent donc d’avoir provoqué, par l’oppression et la famine, des centaines de millions de morts en un demi-siècle, c’est-à-dire bien plus que les agressions militaires des États-Unis durant la même période. De son côté, le FMI considère au contraire que ses politiques « d’ajustement structurel » loin d’avoir provoqué ces catastrophes y ont mis fin. Des « Prix Nobel » d’économie aussi divers que le néo-keynésien Joseph Stiglitz ou le libertarien Milton Friedman ont accusé le FMI d’être le grand organisateur des déséquilibres Nord-Sud. En effet, l’action principale du FMI aura été de financiariser l’économie mondiale, permettant ainsi aux spéculateurs du Nord de s’enrichir en exploitant le travail, plus encore que les ressources, des pays du Sud. S’il n’était la vénération que la société de consommation voue à ses banquiers, il y a longtemps que le FMI aurait été déclaré organisation criminelle. Pourtant, c’est bien cette institution que le socialiste Dominique Strauss-Kahn a ambitionné de diriger, et c’est bien M. Strauss-Kahn qui a obtenu le soutien appuyé des grands argentiers de la planète, pressés de toutes parts par les multinationales les moins scrupuleuses.

Si l’on laisse de côté l’intérêt personnel de Dominique Strauss-Kahn, qui devient ainsi le haut-fonctionnaire le mieux payé de Washington avec un salaire annuel de base de 461 510 dollars net d’impôts, l’on doit se poser la question de ses objectifs politiques. Pour y répondre, jettons un coup d’œil sur sa biographie et découvrons-y ce que la presse mainstream cache depuis des années : ses liens avec les principaux dirigeants de l’administration états-unienne.

Issu d’une famille aisée de gauche, « DSK » a été élevé au Maroc, puis à Monaco. Il reçoit une éducation juive —plus séfarade qu’ashkénaze—, à laquelle il accorde plus d’importance au plan culturel que religieux. Il est diplômé de Sciences-Po Paris, ancien élève d’HEC, licencié en droit et agrégé de sciences économiques. Il se destine à être avocat d’affaires.

Il entre en 1976 au Parti socialiste où il milite au Cères, le courant social-étatiste animé par Jean-Pierre Chevènement. Il ne tarde pas à s’en séparer pour se rapprocher de Lionel Jospin et Jean-Christophe Cambadélis, les deux meilleurs élèves français d’Irving Brown, l’agent de liaison de la CIA avec la gauche ouest-européenne [1]. Jospin et Cambadelis sont issus d’un petit parti trotskiste (les « Lambertistes ») traditionnellement lié à la CIA. Avec une centaine de camarades, ils ont infiltré le PS et ont réussi à prendre les renes.

Il entre en 1986 à l’Assemblée nationale à la faveur du scrutin proportionnel alors brièvement mis en place. Il choisit de s’implanter, en 1988, dans une circonscription du Val-d’Oise, à Sarcelles, qui abrite une forte communauté juive. Il s’y fait élire en faisant jouer le réflexe identitaire. Il devient président de la Commission des finances de l’Assemblée, puis, en 1991, ministre délégué à l’Industrie et au Commerce extérieur auprès du ministre de l’Économie Pierre Bérégovoy. Tout oppose les deux hommes : « DSK » est un brillant dilettante vivant au milieu des grandes fortunes comme un poisson dans l’eau, tandis que « Béré » est un pénible tâcheron partagé entre ses idéaux ouvriers et son besoin de reconnaissance personnelle par le monde de la finance. « DSK » s’amuse de se dire socialiste tout en faisant le contraire, tandis que « Béré » a des états d’âme.

Alors qu’il est ministre délégué à l’Industrie, il a connaissance des problèmes rencontrés par son ami Jean Peyrelevade à la tête du Crédit Lyonnais. Il intervient personnellement pour favoriser diverses opérations hasardeuses réalisées en faveur de son ami Franck Ullman-Hamon. Cet homme d’affaires est connu pour avoir par ailleurs réalisé diverses interventions en Amérique latine pour le compte d’Israël et pour être actionnaire-fondateur du magazine Marianne de Jean-François Kahn. Les montages de M. Ullman-Hamon avec les filiales du Crédit lyonnais coûteront plusieurs dizaines de millions de francs au contribuable français.

À la même époque, Dominique Strauss-Kahn épouse à la synagogue —en troisièmes noces— une star d’une rare beauté, Anne Sinclair, la journaliste préférée des Français. Le couple choisit de tenir la presse à l’écart de la cérémonie, mais de donner de l’éclat à la fête au sein de la communauté juive, où ils s’affirment comme des personnalités brillantes. Leurs deux témoins de mariage sont le professeur de philosophie Élisabeth Badinter (héritière du Groupe Publicis et épouse du Garde des Sceaux Robert Badinter) et la journaliste Rachel Assouline (épouse du patron de presse Jean-François Kahn).

En 1987, il se démarque de François Mitterrand, il conduit une délégation du Parti socialiste en Israël et se rend à la mairie de Jérusalem qu’il considère comme capitale de l’État hébreu. En 1991, il participe à un voyage de solidarité en Israël, organisé par le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) en pleine Guerre du Golfe.

En 1994, usant de sa qualité d’ancien ministre de l’Industrie, il créé le Cercle de l’Industrie auquel il parvient à faire adhérer en six mois 48 des 50 plus grands patrons français. La moitié d’entre eux au moins payent une cotisation annuelle de 200 000 F pour que leurs intérêts soient défendus à Bruxelles. Il laisse la présidence de cette association patronale à Raymond Lévy (ex-Pdg de Renault) et en assure la vice-présidence. Incidemment, le même Raymond Lévy sera nommé à la tête du Consortium de réalisation, chargé de liquider les placements pourris du Crédit Lyonnais et, au passage, d’étouffer les affaires Ullman-Hamon. Simultanément, DSK devient consultant auprès des mêmes patrons ou avocat d’affaires et établi son bureau dans les locaux du Cercle. La Cogema, la Sofres et EDF, entre autres, lui versent des émoluments exorbitants pour quelques conseils ou un mot transmis à un grand de ce monde. Cette activité peu contraignante lui assure des revenus de plus de 2 000 000 F par an [2]. Par la suite, il donne des cours à l’université, à Stanford et Casablanca, sans compter des conférences ici et là, toujours royalement payées. Précisément, aux États-Unis Stanford est le bastion des Républicains. C’est là qu’ils ont leur propre centre de recherches, la Hoover Institution [3]. À l’époque, le prévôt de Stanford —c’est-à-dire la personne qui négocie l’engagement de Dominique Strauss-Kahn— n’est autre que Condoleezza Rice [4]. Sur place, Dominique Strauss-Kahn fait la connaissance de George P. Schultz et des universitaires qui formeront le vivier de l’administration Bush.

En 1995, il rédige la partie économique du programme électoral de Lionel Jospin, candidat à la présidence de la République, Propositions pour la France. Il défend alors le principe de la « taxe Tobin » sur les transactions en devises, dont il affirmera plus tard qu’elle est impraticable.

Député de Sarcelles, il en est aussi brièvement le maire, avant d’en confier les clefs à son fidèle François Pupponi. Le temps de « jumeler la plus juive des communes françaises avec la plus française des communes d’Israël », Netanya.

De 1997 à 1999, il est ministre de l’Économie et des Finances. Il pilote le passage à l’euro et la privatisation de France-Télécom. Surtout, il fait entrer la France dans le processus de financiarisation de l’économie en multipliant les mesures démagogiques sectorielles. L’adoption de la semaine de 35 heures diminue considérablement le nombre d’heures travaillées ; tandis que l’exonération de charges sociales sur les stock-options déplace les revenus des cadres du travail vers la finance. Il résulte de cette politique que le début de décroissance de la production française est compensée, au plan statistique, par un développement des profits financiers. Cependant, en fin de compte, le pouvoir d’achat des classes moyennes s’effrite sensiblement.

Dominique Strauss-Kahn fréquente les cercles les plus prestigieux du pouvoir. Dès 1993, on le voit au Forum de Davos. Anne Sinclair l’introduit au Siècle, l’association la plus mondaine de Paris. Puis, Antoine et Simone Veil le font entrer au Club Vauban. En 2000, l’OTAN l’invite au Club de Bilderberg où il retrouve Pascal Lamy et Jean-Claude Trichet qui occupent avec lui aujourd’hui de prestigieux fauteuils dans les institutions internationales.

Dominique Strauss-Kahn est piégé par son perpétuel mélange des genres entre engagement politique et lobbying rémunéré. Il fait l’objet d’une mise en examen dans une affaire concernant la principale mutuelle étudiante, la MNEF, puis dans une autre relative à la caisse noire de la compagnie pétrolière nationale Elf. Les magistrats estimeront en définitive que ses activités étaient licites, à défaut d’être morales. Cependant les instructions pénales et une commission d’enquête parlementaire mettront en évidence ses méthodes peu orthodoxes. Lionel Jospin, lorsqu’il était ministre de l’Éducation, avait modifié par décret le taux des remboursements effectués à la MNEF par la Sécurité sociale, transformant la Mutuelle en véritable pompe à finances pour le compte du PS. Puis, il avait étendu les activités de la MNEF dans les campus toujours pour détourner plus d’argent. Dominique Strauss-Kahn lui-même recevait des émoluments considérables pour des prestations imaginaires. Plus tard, il avait fait prendre en charge le salaire de sa secrétaire au Cercle de l’Industrie (ou à son cabinet, il n’est guère possible de différencier) par le groupe Elf.

Derrière des manières policées, un goût prononcé pour la bonne chère et les belles femmes, Dominique Strauss-Kahn est un tueur : lorsqu’apparaît, à titre posthume, l’enregistrement vidéo du promoteur immobilier Jean-Claude Méry mettant en cause Jacques Chirac, on ne tarde pas à découvrir qu’il est un des organisateurs de ce mauvais coup.

Ses démêlées avec la Justice l’écarteront un temps de la scène politique. Pendant sa traversée du désert, son épouse, Anne Sinclair, fera preuve de sang-froid et de dignité, plaidant auprès du public en sa faveur par sa seule attitude.

Opérant son grand retour, en 2001, après avoir bénéficié de non-lieux, il prend en mains le développement de la Fondation Jean-Jaurès, le partenaire de la National Endowment for Democracy (NED) pour la gauche française [5]. La chose est d’autant plus aisée que, depuis Stanford, il connaît la nouvelle conseillère nationale de sécurité des États-Unis Condoleezza Rice, et que c’est la sœur adoptive [6] de celle-ci, Mardeleine Albright qui dirige le National Democratic Institute (NDI), organisme tampon de la NED chargé d’acheminer les subsides du département d’État US dans les caisses du Parti socialiste français.

En 2003, le German Marshall Fund of the United States, une des principales officines atlantistes, crée un Forum sur le commerce et la pauvreté. DSK devient l’un des six administrateurs, rémunéré comme toujours [7]. Il y écrit, ou tout au moins signe, divers rapports en faveur du libre-échange absolu.

La même année, il contraint un expert du Parti socialiste, Pascal Boniface, à démissionner. Ce spécialiste en relations internationales a eu le toupet de souligner que le soutien aveugle du parti à Israël est idéologiquement incohérent et électoralement contre-productif alors que le PS doit ambitionner de réunir derrière lui les six millions de Français de culture arabe. En outre, Dominique Strauss-Kahn pilote la création du Cercle Léon Blum, au sein du PS, dont l’objectif est de veiller au soutien du parti au mouvement sioniste.

En 2004, il déclare lors d’une interview sur France-Inter : « Je considère que tout juif de la diaspora et de France doit apporter son aide à Israël. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il est important que les juifs prennent des responsabilités politiques. En somme, dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, à travers l’ensemble de mes actions, j’essaie d’apporter ma modeste pierre à la construction d’Israël. » [8]

En 2005, il lance les clubs « À gauche en Europe » (AG2E) en faveur du « oui » au référendum d’approbation du projet de Traité constitutionnel européen. Il travaille alors en lien avec le Policy Network (Grande-Bretagne) et la Fondation Friedrich-Ebert (Allemagne). Mais les Français votent « non ».

En 2007, alors que l’écrivain Claude Ribbe ouvre un débat sur les conséquences sociales actuelles de l’esclavage et de la colonisation, DSK participe activement à la création du Conseil représentatif des noirs de France (CRAN), une organisation qui bénéficie de conseils techniques de spécialistes israéliens et reproduit le modèle du Conseil représentatif des juifs de France (CRIF) [9]. À défaut de trouver un écho parmi les noirs de France, cette initiative sera une réussite médiatique, comme l’avait été quelques années plus tôt la création de SOS Racisme pour stopper la structuration des beurs.

Lorsque s’ouvre la compétition au Parti socialiste pour désigner le candidat à l’élection présidentielle de 2007, Dominique Strauss-Kahn apparaît à la fois comme le candidat le mieux placé face à son rival déclaré, l’ancien Premier ministre Laurent Fabius, et comme le candidat officiel des États-Unis pour la gauche française. Ainsi, il donne un entretien à la revue néo-conservatrice Le Meilleur des mondes, dans lequel il brocarde la politique arabe de la France et plaide pour un rapprochement avec Washington et Tel-Aviv [10].

Tout semble réglé à l’avance. Les cotisations d’adhésion au Parti socialiste ont été réduites à un montant négligeable de sorte que les quelques milliers de membres de parti lambertiste ont pu acquérir des cartes, juste pour participer au vote de désignation interne du candidat. La manœuvre a été organisée par le lieutenant de DSK, Jean-Christophe Cambadelis, lui-même ancien dirigeant de ce parti et que nous avons déjà présenté à propos de ses relations avec la CIA. Pourtant, contre toute attente, c’est un outsider, Ségolène Royal, qui est désigné. C’est qu’à Washington on a un autre projet : placer Nicolas Sarkozy à l’Élysée. Pour cela, il convient d’installer face à lui un concurrent peu crédible. En échange de son retrait silencieux, DSK sera largement récompensé par la direction générale du FMI.

Peu après son accession à la présidence de la République, Nicolas Sarkozy présente la candidature de DSK à Washington, et Condoleezza Rice lui apporte son soutien. Tout en participant à la création de l’European Council on Foreign Relations (E-CFR) [11], il sillonne le monde, officiellement pour convaincre les États du Sud de soutenir également sa candidature. En réalité, leur vote importe peu, puisque les USA et l’Union européenne ont à eux seuls 48 % des voix. La campagne de DSK est payée par la France et organisée par l’agence de relations publiques TD International. Ce que le cabinet de M. Strauss-Kahn minimisera en prétendant ne travailler qu’avec la correspondante française de l’agence. TD International « vendra » à la presse la légende d’un DSK désœuvré, téléphonant au Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker lors d’un colloque à Yalta, lequel lui aurait suggéré d’ambitionner le FMI. En réalité, Dominique Strauss-Kahn et Christine Ockrent participaient au Yalta European Seminar, moyennant un défraiement de 7 000 euros chacun indirectement versés par George Soros. Ce colloque avait pour but de soutenir la « révolution orange » et l’arrimage de l’Ukraine à l’OTAN. Or, TD International est une officine de la CIA, notamment chargée de la construction de l’image publique de la « révolution orange ». Elle est dirigée par William A. Green III, un célèbre agent qui n’était ni plus ni moins que le chef de poste du stay-behind en France et qui fut expulsé en 1995 pour des motifs d’une extrême gravité qui ne furent jamais dévoilés au public.

Hugo Chavez, le président de la République bolivarienne du Vénézuela, quant à lui, n’a pas été convaincu par le show de Dominique Strauss-Kahn. Il a confirmé le retrait de son pays du FMI « avant qu’ils ne nous pillent » et invité tous les États du Sud qui le peuvent à faire de même.

Thierry Meyssan

Analyste politique français, président-fondateur du Réseau Voltaire et de la conférence Axis for Peace. Il publie chaque semaine des chroniques de politique étrangère dans la presse arabe et russe. Dernier ouvrage publié : L’Effroyable imposture 2, éd. JP Bertand (2007).


[1] Selon les propos d’Irving Brown lui-même, rapportés dans Éminences grises, par Roger Faligot et Rémi Kauffer, Fayard 1992. Sur le réseau US, voir « Stay-behind : les réseaux d’ingérence américains », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 20 août 2001.

[2] « Dominique Strauss-Kahn, 1993-1997, profession – conseil », par Laurent Mauduit, Caroline Monnot et Martine Orange, Le Monde, 11 décembre 1999. « Influents dans le monde de l’entreprise », par Bérengère Mathieu de Heaulme, Le Figaro, 22 janvier 2002.

[3] « La Hoover Institution, archives réservées aux Républicains », Réseau Voltaire, 26 octobre 2004.

[4] « La fulgurante intégration de Condoleezza Rice », par Arthur Lepic et Paul Labarique, Réseau Voltaire, 8 février 2005.

[5] « La NED, nébuleuse de l’ingérence démocratique », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 22janvier 2004.

[6] Op. cit.

[7] « Le German Marshall Fund, un reliquat de la Guerre froide ? », Réseau Voltaire, 5 octobre 2004.

[8] Cité in Encyclopédie politique française, Tome 2, Facta éd., 2005.

[9] Les Nègres de la République, par Claude Ribbe, Jean-Paul Bertrand éd., 2007.

[10] « MM. Sarkozy et Strauss-Kahn affichent leurs allégeances », par Cédric Housez, Réseau Voltaire, 7 novembre 2006. Article plagié depuis. La position de Dominique Strauss-Kahn est partagée par le premier secrétaire du PS, François Hollande, voir « France : le Parti socialiste s’engage à éliminer les diplomates pro-arabes », Réseau Voltaire, 9 janvier 2006. Les propos imputés à M ; Hollande dans ce dernier article ont fait l’objet d’un démenti de l’intéressé, mais ont été maintenus sur le site internet du CRIF.

[11] « Création accélérée d’un Conseil européen des relations étrangères », Réseau Voltaire, 3 octobre 2007.

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23:05 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, actualite, presse, medias, television, silence, fmi, capitalisme, usa, france, finance | |  Facebook | |  Imprimer | | |

19/12/2009

22/05/09: La politique étrangère américaine continue de correspondre aux vœux des néoconservateurs...

 

Sent: Friday, May 22, 2009 9:59 PM
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Fwd: Fw: La politique étrangère américaine continue de correspondre aux voux des néoconservateurs(Traduction Horizons et débats)

 

 

Sent: Thursday, May 21, 2009 10:32 PM
Subject: La politique étrangère américaine continue de correspondre aux voux des néoconservateurs(Traduction Horizons et débats)

La politique étrangère américaine continue de correspondre aux vœux des néoconservateurs

Interview du député républicain au Congrès Ron Paul sur la faillite imminente du pays et une guerre probable contre l’Iran

par Jihan Hafiz

hd. Il ne semble pas que les milieux économiques et gouvernementaux occidentaux réfléchissent particulièrement à la crise économique actuelle. Un peu plus de morale et de responsabilité individuelle, un peu moins de libéralisation et un peu plus de contrôles certes, mais pas de changement de cap.
La crise n’est pas tombée du ciel. On l’annonçait depuis plusieurs années mais rien n’a été fait. Au lieu de réfléchir, on en fait payer le coût exorbitant aux contribuables des différents pays et les responsables encaissent l’argent, avant l’écroulement total du système.
Aussi longtemps que les liens avec ceux qui tirent les ficelles du désastreux système financier ne seront pas coupés, l’économie des différents peuples continuera de végéter. A moins qu’ils abandonnent ce système centraliste et qu’ils se mettent à développer des alternatives, comme cela commence à se faire ici ou là.
Une des personnes qui ont tiré la sonnette d’alarme assez tôt est le député républicain au Congrès Ron Paul. Il dénonce l’escroquerie sur laquelle repose ce qu’on appelle «système financier mondial» et qui est à l’origine d’injustices flagrantes et de guerres dévastatrices. La dissolution de la Réserve fédérale (Fed) qu’il propose serait une véritable libération et apporterait une ébauche de solution en vue d’un nouvel ordre mondial financier et économique.
Nous publions ci-dessous l’interview que Ron Paul a accordée à la chaîne américaine PressTV. Bien qu’elle date déjà du 28 dé­cembre 2008, elle n’a rien perdu de son actualité. Press TV présente Paul comme «un politicien conservateur qui demande que son pays mette fin à la présence militaire américaine à l’étranger et se retire de l’ONU, de l’OTAN, de l’Alena [Accord de libre-échange américain entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique] et qui s’oppose à l’Internal Revue Service (IRS) (autorité fiscale fédérale). Député du 14e district du Texas à la Chambre des représentants, il estime que la politique étrangère américaine doit être réformée pour éviter des conflits dans le monde entier».

Press TV: Nous sommes heureux que vous nous accordiez une interview. Commençons par la politique étrangère. A votre avis, quelle sera l’attitude du nouveau gouvernement à propos de la guerre en Irak?

Ron Paul: Il poursuivra la politique du gouvernement précédent. Je ne m’attends pas à beaucoup de changements. Bien que Barack Obama ait promis de rapatrier les troupes d’ici à 16 mois, il revient sur cette promesse à cause de l’accord passé avec le gouvernement irakien.
Je ne pense pas qu’il ait jamais sérieusement voulu changer de politique étrangère. Je pense que la politique étrangère de ce pays reste toujours la même, qu’elle soit menée par les républicains ou les démocrates. Quand George Bush est venu au pouvoir en 2000, il était très critique à l’égard de la politique étrangère de Clinton: elle pratiquait trop le «nation building» (reconstruction d’Etat), le maintien de l’ordre dans le monde. Les gens aimaient entendre ce discours. Mais lorsqu’ils sont au pouvoir, ils font tous la même chose.
Ainsi, je ne m’attends pas à de grands changements en Irak. Et Obama ne prétend même pas avoir une autre opinion sur l’Afghanistan. Il ne semble pas qu’il envisage des politiques spécifiques pour les différents pays. D’une manière générale, il est favorable à l’interventionnisme.
C’est juste une question de rythme et de personnes que vous choisissez, mais il a choisi tous ceux que John McCain apprécie. Les néoconservateurs aiment le groupe de spécialistes de politique étrangère qu’il a réuni. Par conséquent, ce n’est plus qu’une question de temps: la base démocrate, qui ne voulait pas qu’il poursuive la politique de Bush et de McCain, sera bientôt contrariée.

Que pensez-vous de la situation en Afghanistan?

Les attentats vont continuer. Cette semaine, il y a eu ces policiers afghans tués par erreur. Et il y a les incursions au Pakistan où des innocents sont tués, mais tout le monde prétend que ce n’est pas une affaire. Or c’est important, cela ne fait que radicaliser les marges.
Je ne crois pas que le gouvernement pa­kistanais soit assez stupide pour dire: faisons la guerre à l’Inde. Mais je crois que peu importe la société ou le pays. Il y a toujours un groupe qui peut être radicalisé s’il est motivé. On tue de plus en plus de monde, des ­innocents, des civils, en prétendant qu’il s’agit de terroristes. Mais comment le sait-on? Les a‑t‑on capturés et jugés?
Je pense que cette évolution est très mauvaise et je la condamne, dans notre propre intérêt. Je pense que c’est mauvais pour l’Amérique. Plus cela continuera, plus ce sera coûteux financièrement et en vies ­sacrifiées et plus nous nous exposerons à une attaque terroriste en Amérique.
Vous savez, là-bas, nous sommes des cibles faciles mais ils sont capables de venir nous attaquer ici. Je ne crois pas que les terroristes n’aient pas de motivations. Nous devrions nous demander davantage quelle est l’origine de leurs motivations.

Pensez-vous qu’il y aura davantage d’at­taques aériennes d’un territoire souverain, au Pakistan?

Je pense qu’Obama continuera. En effet, je crois que la politique étrangère est contrôlée en dehors des partis politiques. Je crois que ces derniers n’ont pas grand-chose à dire à ce sujet. Je crois donc que ces attaques vont se poursuivre.
Et, malheureusement, je crois qu’Obama a été assez inflexible en ce qui concerne l’Iran. Il a certes annoncé qu’il leur parlerait peut-être, mais il n’a pas dit qu’il n’y aurait jamais de blocus de l’Iran: il pense que même s’il n’est que possible qu’ils détiennent l’arme [nucléaire], nous avons l’obligation morale de les stopper.
Avons-nous empêché le Pakistan, l’Inde, Israël d’avoir l’arme nucléaire? Pourquoi la question serait-elle si importante quand il s’agit de l’Iran? Mais Obama s’est montré très ferme lorsqu’il a parlé de politique étrangère aux internationalistes, à ceux qui déterminent la politique étrangère des démocrates et des républicains.

Les mêmes mensonges qu’à propos de l’Irak

Une année s’est écoulée depuis que la National Intelligence Estimate (NIE) [rapport des Services de renseignements américains] a écarté l’idée que l’Iran produisait l’arme nucléaire et pourtant il est beaucoup question de guerre ici, à Washington. Pourquoi?

Je pense qu’il y a un grand nombre de raisons à cela. Le pétrole est une raison importante. Ensuite, je pense qu’il y a l’idée néo-conservatrice selon laquelle nous sommes un peuple bon qui doit imposer sa bonté aux autres peuples. D’autre part, je pense qu’Israël a quelque chose à voir ici.
Et puis certaines personnes sont honnêtement convaincues que les Iraniens sont des méchants qui veulent nous bombarder. Autant de raisons qui s’additionnent. Certaines nous ont amenés à attaquer les Irakiens. La désinformation est très importante et l’on réagit de manière affective. Mais malheureusement, les Américains n’aiment pas les considérations générales. D’une certaine manière, le candidat qui se déclare en faveur de la paix part gagnant. Ainsi, Obama était un candidat de paix. Il voulait moins d’interventionnisme. Mais à vrai dire, c’était sans importance.
Je pense que nos politiques sont verrouillées. Le salut pourrait provenir du fait que la faillite de notre pays nous obligera à quitter l’Afghanistan, comme les Soviétiques ont dû le faire en raison du manque d’argent et de l’échec du système. Notre système pourrait s’écrouler et ce pourrait être une bénédiction déguisée.

Pensez-vous qu’avec le nouveau gouvernement, nous verrons une différence de politique à l’égard du conflit israélo-palestinien? Pensez-vous que la solution passe par le Hamas?

Je ne m’attends pas à des changements importants sur cette question. Je ne pense pas qu’il aura plus de sympathie à l’égard des Palestiniens. Il pourrait manifester un intérêt de pure forme, mais si quelque chose déplaît à Israël, cela ne passera pas.

Abolir la Réserve fédérale

Venons-en à l’économie. Pourquoi avez-vous fait cette proposition de loi destinée à dis­soudre la Réserve fédérale?

Parce que la Réserve fédérale est une banque centrale illégale au regard de notre Constitution et qu’elle ne nous fait que du mal: en effet, elle a le pouvoir de créer de la monnaie comme par magie. Nous avons légalisé la fausse monnaie. La raison pour laquelle une personne comme moi qui aime la liberté individuelle y est si opposée est que la Fed permet aux gouvernements d’échapper à ses responsabilités. Si vous étiez dans une société possédant une monnaie saine, vous devriez lever des impôts et dépenser l’argent en sachant exactement ce que vous faites, mais quand une banque secrète peut créer de la monnaie comme par magie, le gouvernement peut circonvenir le peuple et le Congrès. Il peut faire la guerre sans avoir à rendre de comptes.
Si nous faisions payer aux contribuables tout ce que nous faisons outre-mer, cela prendrait fin au bout de quelques semaines parce que nous n’aurions plus d’argent, mais si vous faites marcher la planche à billets, vous pouvez vous en tirer provisoirement. Les soucis d’argent sont pour plus tard. Nous avons eu la chance de posséder la monnaie de réserve du monde et n’avons pas souffert de l’inflation.
Cela renforce le gouvernement central. En outre, c’est illégal et immoral. On ne permet pas à un individu de faire de la fausse monnaie; pourquoi autorise-t-on une banque secrète à le faire? De nombreuses raisons mi­litent contre l’existence d’une banque centrale qui nous fait tant de mal.
Au début d’un cycle inflationniste, on enregistre certains bénéfices car on a l’impression d’être riche, mais ce n’est que temporaire. Nous voyons maintenant le marché s’effondrer et nous nous rendons compte que ce n’était pas une bonne idée. C’était une bulle.
Et maintenant, les bulles créées par la Réserve fédérale commencent à éclater et la dernière à sauter sera celle du dollar. Nous sommes endettés à hauteur de billions de dollars, ce qui signifie que le dollar ne sera plus capable de résister et le monde finira par rejeter cette monnaie, ce qui entraînera chez nous une hausse des taux d’intérêt et des prix et le pays s’appauvrira considérablement.

Je me conforme à la Constitution

Pourquoi vous qualifie-t-on toujours de véritable «constitutionnaliste»?

Parce que je me conforme à la Constitution. Et c’est une tradition de la respecter à la lettre. Son article premier énumère, au premier alinéa, ce que nous avons le droit de faire et les amendements 9 et 10 stipulent ce que nous ne sommes pas autorisés à faire. Ainsi, tous les gouvernements devraient être locaux. Or pendant les 100 dernières années, nous nous sommes écartés de ce principe. C’était pourtant une assez bonne idée.
Les pères fondateurs voulaient des gouvernements locaux et la séparation des pouvoirs. Seul un petit nombre de questions comme la monnaie et les échanges commerciaux devaient être confiées au gouvernement fédéral. Je pense que c’était une fort bonne idée. C’est le serment que nous avons tous fait, mais presque tous les autres l’ignorent. Je ne pensais pas que beaucoup de gens dans ce pays s’y intéressaient mais à ma grande surprise, la campagne présidentielle a révélé des tas de choses. Des gens disaient que ça avait l’air d’une bonne idée et j’en étais très heureux. J’attendais que quelqu’un dise ça. C’était très encourageant.    •

Source: www.presstv.com/detail.aspx?id=79644&sectionid=3510302
(Traduction Horizons et débats)

Projet de loi portant dissolution du Bureau des gouverneurs de la Réserve fédérale et des banques de la Réserve fédérale déposé par Ron Paul le 3 février 2009 devant la Chambre des représentants

Projet de loi (HR 833 IH) portant notamment dissolution du Bureau des gouverneurs de la Réserve fédérale et des banques de la Réserve fédérale et abrogation de la Loi sur la Réserve fédérale.
Le Sénat et la Chambre des représentants des Etats-Unis d’Amérique réunis en Congrès promulguent la loi suivante:
1ére partie: Dénomination succincte
La présente loi s’intitulera «Loi sur la dissolution du Bureau de la Réserve fédérale».
2e partie: Dissolution du Bureau de la Réserve fédérale
a)    Généralité – La Réserve fédérale et toutes les banques de la Réserve fédérale sont abolies. La loi entre en vigueur au terme d’un délai d’une année à compter de sa promulgation.
b)    Abrogation de la Loi sur la Réserve fédérale – L’abrogation de la Loi sur la Réserve fédérale entre en vigueur une année après la date de la promulgation de la présente loi.
c)    Exécution
1.    Gestion pendant la période de dissolution – Au cours de l’année mentionnée au point a), le président du Bureau des gouverneurs de la Réserve fédérale, remplira les missions suivantes:
A)    aux seules fins de liquider les affaires du Bureau des gouverneurs de la Réserve fédérale et des banques de la Réserve fédérale,
i)    il dirigera les employés du Bureau des gouverneurs et de toutes les banques de la Réserve fédérale et procédera au versement aux employés des dédommagements et des prestations qui leur sont dus avant la suppression de leur emploi,
ii)    il administrera les actifs et les créances du Bureau des gouverneurs et des banques de la Réserve fédérale jusqu’à ce qu’ils soient liquidés ou repris par le ministère des Finances en conformité avec le présent paragraphe,
B)    il pourra prendre toute mesure nécessaire pour liquider, avec l’approbation du ministre des Finances, les affaires du Bureau des gouverneurs et des banques de la Réserve fédérale.
2.    Liquidation des actifs
A)    Généralité – Le directeur du Bureau du management et du budget liquidera tous les actifs du Bureau des gouverneurs et des banques de la Réserve fédérale le plus rapidement possible et de manière ordonnée afin d’optimiser le profit pour le ministère des Finances.
B)    Transfert au ministère des Finances – Après avoir satisfait à toutes les demandes adressées au Bureau des gouverneurs et à toute banque de la Réserve fédérale acceptées par le directeur du Bureau du management et du budget et après avoir racheté les actions des banques de la Réserve fédérale aux actionnaires, le produit net de la liquidation selon le sous-paragraphe A sera transféré au ministère des Finances et versé au fonds général du Trésor.
3.    Reprise des créances – Toutes les créances du Bureau des gouverneurs et des banques de la Réserve fédérale non remboursées au moment de la dissolution de ces institutions, y compris les créances pour les retraites et autres prestations destinées aux anciens cadres et employés du Bureau des gouverneurs et des banques de la Réserve fédérale, conformément aux programmes de retraites et de prestations, deviennent des créances du ministère des Finances et seront payées en puisant dans le fonds général conformément au paragraphe 2), lequel étant dévolu à cette fin jusqu’à ce que ces créances soient satis­faites.
d)    Rapport – A la fin de la période de 18 mois à partir de la date de promulgation de la présente loi, le ministre des Finances et le directeur du Bureau du management et du budget soumettront au Congrès un rapport commun décrivant en détail les mesures prises pour appliquer la présente loi de même que les mesures non encore prises et les questions non encore résolues au moment de la présentation du rapport.

Source: http://thestressblog.com/2009/02/07/ron-pauls-hr-833-federal-reserve-board-abolition-act/
(Traduction Horizons et débats)

Le projet révolutionnaire consistant à faire travailler la société américaine dans l’intérêt de Wall Street

Comment en est-on arrivé à créer la Réserve fédérale?

«L’élite financière avait [en novembre 1910] entrepris un voyage de 800 miles qui la […] conduisit finalement à la petite ville de Brunswick en Géorgie. Une des îles situées au large de cette ville venait d’être achetée par J. P. Morgan et quelques-uns de ses partenaires commerciaux […]. Cette île s’appelait Jekyll Island.» (p. 23, numérotage de la version allemande)
«Les sept hommes qui participaient à la rencontre secrète de l’île Jekyll où fut inventé la Réserve fédérale possédaient environ le quart de la richesse mondiale.» (p. 42) «C’est ici qu’étaient réunis les représentants des plus grands consortiums bancaires du monde: Morgan, Rockefeller, Roth­schild, Warburg et Kuhn-Loeb». (p. 28)
«Ils savaient tous que la solution de ces problèmes [concurrence entre les banques et la réserve monétaire] devait être trouvée dans un mécanisme de cartel qui avait été imaginé en Europe et avait déjà été expérimenté dans des situations semblables. Comme pour tous les cartels, ce projet devait être légalisé et soutenu par le pouvoir gouvernemental sous prétexte de protéger les citoyens. Aussi l’objectif le plus important était-il de savoir comment convaincre le Congrès que le projet [la création d’un cartel des banques] devait servir à protéger la population.» (p. 33)
«Les participants à la rencontre représentaient les institutions financières de Wall Street et indirectement des institutions européennes. La raison du secret était aisée à comprendre: Si l’on avait appris que des éléments rivaux du système bancaire étaient sur le point de se grouper, le public aurait été effrayé par cette restriction apportée à la libre concurrence. […] Ce qui est finalement sorti de cette réunion fut un accord cartellaire visant 5 objectifs: tenir en échec la concurrence de plus en plus vive des nouvelles banques; obtenir l’autorisation d’imprimer, pratiquement à partir de rien, de l’argent pour des prêts; s’assurer le contrôle des ré­serves de la totalité des banques afin que les établissements financiers les plus imprudents échappent au danger des fuites monétaires et des ruées sur les banques; faire payer aux contribuables les pertes inévitables du cartel et, finalement, convaincre le Congrès que tout cela était dans le seul intérêt de la population.» (p. 41)
«Le projet révolutionnaire de Warburg consistant à faire travailler la société américaine pour Wall Street était d’une simplicité enfantine. […] La Réserve fédérale est un monopole privé et légalisé de réserve monétaire au profit d’un petit nombre institué sous le prétexte de favoriser et de protéger l’intérêt général.» (p. 40, cit. d’après Antony Sutton, «Wall Street and F.D.R.», p. 94)

Voici comment fonctionne la Réserve fédérale …

«Seule une petite partie de l’argent [que l’Etat met à disposition pour des projets] provient des impôts. La plus grande partie est générée par la Réserve fédérale. Dès que l’argent nouvellement créé retourne aux banques, il revient rapidement dans l’économie où il se mélange à l’argent en circulation et en diminue la valeur. Il en résulte une augmentation des prix qui ne fait que traduire une diminution de la valeur du dollar.» (p. 51)

… et quelques-uns de ses effets

Depuis sa création, elle [la Réserve fédérale] a assisté aux krachs de 1921 et de 1929 de même qu’aux grandes dépressions de 1929 et de 1939, aux récessions de 1953, de 1957, de 1969, de 1975 et de 1981, au «lundi noir» de la Bourse de 1987 et à une inflation de 1000% qui a détruit 90% du pouvoir d’achat du dollar. […] En 1990, une personne avait besoin d’un revenu de 10 000 dollars pour acheter ce qui, en 1914, n’aurait coûté que 1000 dollars. Cette dévalorisation incroyable a été transférée en catimini au gouvernement fédéral sous forme d’impôts dissimulés et cela a été possible grâce au mécanisme de la Réserve fédérale.» (pp. 37–38)

Source: G. Edward Griffin, Die Kreatur von Jekyll Island. Die US-Notenbank Federal Reserve, das schrecklichste Ungeheuer, das die internationale Hochfinanz je schuf, Jochen Kopp Verlag, 2006 (ISBN 3-938516-28-3)
(Version originale en anglais: The Creature from Jekyll Island. A Second Look at the Federal Reserve, Amer Media, 2002)
(Traduction Horizons et débats)

http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=1588

13:37 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : usa, finance, courcelles, histoire, capitalisme, democratie, liberte, silence, obama, romain, actualite, politique, medias, presse | |  Facebook | |  Imprimer | | |

28/09/2009

15/08/09: Le roi des Belges dans une belle galère ...

From: Yoyotte Lucien
Sent: Monday, August 17, 2009 9:07 PM
To: romain@yahoogroupes.fr
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Le roi des Belges dans une belle galère
  
15/08/2009 à 06h51
 
Le roi des Belges dans une belle galère

Le nouveau yacht du roi des Belges déclenche un véritable tollé dans son royaume. 4,6 millions d’euros : c’est le prix de ce beau bateau blanc, baptisé Alpa - «Al» pour le roi Albert, «Pa» pour son épouse, Paola. Les Belges ont découvert ce navire de luxe dans la presse people, qui a publié des photos du souverain en pleine manœuvre à l’entrée du port sicilien de Lipari. Selon l’hebdomadaire belge le Soir magazine, la famille royale a acheté ce yacht à moteur de 27 mètres de long, qui peut atteindre une vitesse de 30 nœuds, en 2008. En 2007, le roi avait déjà acheté un bateau, moins grand mais plus rapide, le Quatuor, estimé à 1,5 million d’euros.
«La personne qui possède deux bateaux de luxe d’une valeur de 6 millions d’euros nous dit qu’il y a trop de matérialisme dans notre société !» s’est insurgé le député Ben Weyts, membre du parti conservateur N-VA (Nouvelle Alliance flamande). Il faisait allusion au dernier discours du souverain à la nation, le 21 juillet, à l’occasion de la fête nationale, où il était question de la crise que traverse le pays. Albert II avait invité les Belges à s’interroger sur «le caractère de plus en plus matérialiste de nos sociétés et sur la nécessité d’accorder plus de place aux valeurs familiales, à celles de la convivialité, de la solidarité et du respect de l’autre».
La question, posée par la presse, est aussi de savoir avec quel argent le roi a payé l’Alpa. Chaque année, il reçoit 10 millions d’euros, selon la loi du 16 novembre 1993 établissant la liste civile. Cette dernière doit officiellement permettre au monarque «d’exercer ses tâches constitutionnelles». Cette somme a-t-elle aussi servi à renouveler sa flotte de yachts ? Le parti N-VA plaide pour réformer le système actuel et fixer un salaire au roi, comme tout autre haut fonctionnaire belge. Afin d’assurer la transparence, le parti propose que chaque nouvelle acquisition ne soit remboursée que sur présentation de la facture.
http://www.liberation.fr/monde/0101585399-le-roi-des-belges-dans-une-belle-galere 

22:12 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : capitalisme, romain, courcelles, belgique, euro-dictature, histoire, actualite, democratie, silence, monarchie, finance | |  Facebook | |  Imprimer | | |

28/09/09: Autant savoir qui ils sont: Nicolas et ses bons amis: leurs portraits ...

Autant savoir qui ils sont: Nicolas et ses bons amis: leurs portraits ...
RoRo
 
 

From: <Xarlo@aol.com>
Sent: Monday, September 28, 2009 4:15 PM
To: <Xarlo@aol.com>
Subject: Vous allez le haïr... j'en serais désolé... ouais, bon !!


L'homme de la CIA à l'Elysée; j'ai l'impression que la personne est aussi 
méprisable que le politicien...
 
***************
 
La fabrication de Nicolas Sarkozy
Ce décor étant planté, revenons-en à  notre personnage principal, Nicolas
Sarkozy. Né en 1955, il est le fils d’un  noble catholique hongrois, Pal
Sarkösy de Nagy-Bocsa, réfugié en France après  avoir fuit l’Armée rouge, et d’
Andrée Mallah, une roturière juive originaire de  Thessalonique. Après avoir
eu trois enfants (Guillaume, Nicolas et François), le  couple divorce. Pal
Sarkosy de Nagy-Bocsa se remarie avec une aristocrate,  Christine de Ganay,
dont il aura deux enfants (Pierre-Olivier et Caroline).  Nicolas ne sera pas
élevé par ses seuls parents, mais balloté dans cette famille  recomposée.
Sa mère est devenue la secrétaire d’Achille Peretti. Après avoir  co-fondé
le SAC, le garde du corps de De Gaulle avait poursuivi une brillante 
carrière politique. Il avait été élu député et maire de Neuilly-sur-Seine, la 
plus riche banlieue résidentielle de la capitale, puis président de l’Assemblée
 nationale.
Malheureusement, en 1972, Achille Peretti est gravement mis en  cause. Aux
États-Unis, le magazine Time révèle l’existence d’une organisation 
criminelle secrète « l’Union corse » qui contrôlerait une grande partie du  trafic
de stupéfiants entre l’Europe et l’Amérique, la fameuse « French  connexion
» qu’Hollywwod devait porter à l’écran. S’appuyant sur des auditions 
parlementaires et sur ses propres investigations, Time cite le nom d’un chef 
mafieux, Jean Venturi, arrêté quelques années plus tôt au Canada, et qui n’est
 autre que le délégué commercial de Charles Pasqua pour la société d’alcool
 Ricard. On évoque le nom de plusieurs familles qui dirigeraient « l’Union
corse  », dont les Peretti. Achille nie, mais doit renoncer à la présidence
de  l’Assemblée nationale et échappe même à un « suicide ».
En 1977, Pal Sarkozy  se sépare de sa seconde épouse, Christine de Ganay,
laquelle se lie alors avec  le n°2 de l’administration centrale du
département d’État des États-Unis. Elle  l’épouse et s’installe avec lui en Amérique.
Le monde étant petit, c’est bien  connu, son mari n’est autre que Frank
Wisner Jr., fils du précédent. Les  fonctions de Junior à la CIA ne sont pas
connues, mais il clair qu’il y joue un  rôle important. Nicolas, qui reste
proche de sa belle-mère, de son demi-frère et  de sa demi-sœur, commence à se
tourner vers les États-Unis où il « bénéficie »  des programmes de formation
du département d’État.
À la même période, Nicolas  Sarkozy adhère au parti gaulliste. Il y
fréquente d’autant plus rapidement  Charles Pasqua que celui-ci n’est pas
seulement un leader national, mais aussi  le responsable de la section
départementale des Hauts-de-Seine.
En 1982,  Nicolas Sarkozy, ayant terminé ses études de droit et s’étant
inscrit au  barreau, épouse la nièce d’Achille Peretti. Son témoin de mariage
est Charles  Pasqua. En tant qu’avocat, Me Sarkozy défend les intérêts des
amis corses de ses  mentors. Il acquiert une propriété sur l’île de beauté, à
Vico, et imagine de  corsiser son nom en remplaçant le « y » par un « i » :
Sarkozi.
L’année  suivante, il est élu maire de Neuilly-sur-Seine en remplacement de
son  bel-oncle, Achille Peretti, terrassé par une crise cardiaque.
Cependant,  Nicolas ne tarde pas à trahir sa femme et, dès 1984, il
poursuit une liaison  cachée avec Cécilia, l’épouse du plus célèbre animateur de
télévision français  de l’époque, Jacques Martin, dont il a fait la
connaissance en célébrant leur  mariage en qualité de maire de Neuilly. Cette double
vie dure cinq ans, avant  que les amants ne quittent leurs conjoints
respectifs pour construire un nouveau  foyer.
Nicolas est le témoin de mariage, en 1992, de la fille de Jacques  Chirac,
Claude, avec un éditorialiste du Figaro. Il ne peut s’empêcher de  séduire
Claude et de mener une brève relation avec elle, tandis qu’il vit 
officiellement avec Cécilia. Le mari trompé se suicide en absorbant des drogues.  La
rupture est brutale et sans retour entre les Chirac et Nicolas Sarkozy.
En  1993, la gauche perd les élections législatives. Le président François 
Mitterrand refuse de démissionner et entre en cohabitation avec un Premier 
ministre de droite. Jacques Chirac, qui ambitionne la présidence et pense
alors  former avec Edouard Balladur un tandem comparable à celui de De Gaulle
et  Pompidou, refuse d’être à nouveau Premier ministre et laisse la place à
son «  ami de trente ans », Edouard Balladur. Malgré son passé sulfureux,
Charles  Pasqua devient ministre de l’Intérieur. S’il conserve la haute main
sur la  marijuana marocaine, il profite de sa situation pour légaliser ses
autres  activités en prenant le contrôle des casinos, jeux et courses en
Afrique  francophone. Il tisse aussi des liens en Arabie saoudite et en Israël
et devient  officier d’honneur du Mossad. Nicolas Sarkozy, quant à lui, est
ministre du  Budget et porte-parole du gouvernement.
À Washington, Frank Wisner Jr. a pris  la succession de Paul Wolfowitz
comme responsable de la planification politique  au département de la Défense.
Personne ne remarque les liens qui l’unissent au  porte-parole du
gouvernement français.
C’est alors que reprend au sein du  parti gaulliste la tension que l’on
avait connu trente ans plus tôt entre les  gaullistes historiques et la droite
financière, incarnée par Balladur. La  nouveauté, c’est que Charles Pasqua
et avec lui le jeune Nicolas Sarkozy  trahissent Jacques Chirac pour se
rapprocher du courant Rothschild. Tout dérape.  Le conflit atteindra son apogée
en 1995 lorsque Édouard Balladur se présentera  contre son ex-ami Jacques
Chirac à l’élection présidentielle, et sera battu.  Surtout, suivant les
instructions de Londres et de Washington, le gouvernement  Balladur ouvre les
négociations d’adhésion à l’Union européenne et à l’OTAN des  États d’Europe
centrale et orientale, affranchis de la tutelle  soviétique.
Rien ne va plus dans le parti gaulliste où les amis d’hier sont  près de s’
entre-tuer. Pour financer sa campagne électorale, Edouard Balladur  tente
de faire main basse sur la caisse noire du parti gaulliste, cachée dans la 
double comptabilité du pétrolier Elf. À peine le vieux Étienne Léandri mort,
les  juges perquisitionnent la société et ses dirigeants sont incarcérés.
Mais  Balladur, Pasqua et Sarkozy ne parviendront jamais à récupérer le magot.
La  traversée du désert
Tout au long de son premier mandat, Jacques Chirac tient  Nicolas Sarkozy à
distance. L’homme se fait discret durant cette longue  traversée du désert.
Discrètement, il continue à nouer des relations dans les  cercles
financiers.
En 1996, Nicolas Sarkozy ayant enfin réussi à clore une  procédure de
divorce qui n’en finissait pas se marie avec Cécilia. Ils ont pour  témoins les
deux milliardaires Martin Bouygues et Bernard Arnaud (l’homme le  plus riche
du pays).
Dernier acte
Bien avant la crise irakienne, Frank  Wisner Jr. et ses collègues de la CIA
planifient la destruction du courant  gaulliste et la montée en puissance
de Nicolas Sarkozy. Ils agissent en trois  temps : d’abord l’élimination de
la direction du parti gaulliste et la prise de  contrôle de cet appareil,
puis l’élimination du principal rival de droite et  l’investiture du parti
gaulliste à l’élection présidentielle, enfin  l’élimination de tout
challenger sérieux à gauche de manière à être certain  d’emporter l’élection
présidentielle.
Pendant des années, les médias sont  tenus en haleine par les révélations
posthumes d’un promoteur immobilier. Avant  de décéder d’une grave maladie,
il a enregistré pour une raison jamais élucidée  une confession en vidéo.
Pour une raison encore plus obscure, la « cassette »  échoue dans les mains d’
un hiérarque du Parti socialiste, Dominique  Strauss-Khan, qui la fait
parvenir indirectement à la presse.
Si les aveux du  promoteur ne débouchent sur aucune sanction judiciaire,
ils ouvrent une boîte de  Pandore. La principale victime des affaires
successives sera le Premier ministre  Alain Juppé. Pour protéger Chirac, il assume
seul toutes les infractions  pénales. La mise à l’écart de Juppé laisse la
voie libre à Nicolas Sarkozy pour  prendre la direction du parti gaulliste.
Sarkozy exploite alors sa position  pour contraindre Jacques Chirac à le
reprendre au gouvernement, malgré leur  haine réciproque. Il sera en
définitive, ministre de l’Intérieur. Erreur ! À ce  poste, il contrôle les préfets et
de le renseignement intérieur qu’il utilise  pour noyauter les grandes
administrations.
Il s’occupe aussi des affaires  corses. Le préfet Claude Érignac a été
assassiné. Bien qu’il n’ait pas été  revendiqué, le meurtre a immédiatement été
interprété comme un défi lancé par  les indépendantistes à la République.
Après une longue traque, la police  parvient à arrêter un suspect en fuite,
Yvan Colonna, fils d’un député  socialiste. Faisant fi de la présomption d’
innocence, Nicolas Sarkozy annonce  cette interpellation en accusant le
suspect d’être l’assassin. C’est que la  nouvelle est trop belle à deux jours du
référendum que le ministre de  l’Intérieur organise en Corse pour modifier
le statut de l’île. Quoi qu’il en  soit, les électeurs rejettent le projet
Sarkozy qui, selon certains, favorise  les intérêts mafieux.
Bien qu’Yvan Colonna ait ultérieurement été reconnu  coupable, il a
toujours clamé son innocence et aucune preuve matérielle n’a été  trouvée contre
lui. Étrangement, l’homme s’est muré dans le silence, préférant  être
condamné que de révéler ce qu’il sait.
Nous révélons ici que le préfet  Érignac n’a pas été tué par des
nationalistes, mais abattu par un tueur à gage,  immédiatement exfiltré vers l’Angola
où il a été engagé à la sécurité du groupe  Elf. Le mobile du crime était
précisément lié aux fonctions antérieures  d’Érignac, responsable des réseaux
africains de Charles Pasqua au ministère de  la Coopération. Quand à Yvan
Colonna, c’est un ami personnel de Nicolas Sarkozy  depuis des décennies et
leurs enfants se sont fréquentés.
Une nouvelle  affaire éclate : de faux listings circulent qui accusent
mensongèrement  plusieurs personnalités de cacher des comptes bancaires au
Luxembourg, chez  Clearstream. Parmi les personnalités diffamées : Nicolas
Sarkozy. Il porte  plainte et sous-entend que son rival de droite à l’élection
présidentielle, le  Premier ministre Dominique de Villepin, a organisé cette
machination. Il ne  cache pas son intention de le faire jeter en prison.
En réalité, les faux  listings ont été mis en circulation par des membres
de la Fondation  franco-américaine [5], dont John Negroponte était président
et dont Frank Wisner  Jr. est administrateur. Ce que les juges ignorent et
que nous révélons ici,  c’est que les listings ont été fabriqués à Londres
par une officine commune de  la CIA et du MI6, Hakluyt & Co, dont Frank Wisner
Jr. est également  administrateur.
Villepin se défend de ce dont on l’accuse, mais il est mis  en examen,
assigné à résidence et, de facto, écarté provisoirement de la vie  politique. La
voie est libre à droite pour Nicolas Sarkozy.
Reste à  neutraliser les candidatures d’opposition. Les cotisations d’
adhésion au parti  socialistes sont réduites à un niveau symbolique pour attirer
de nouveaux  militants. Soudainement des milliers de jeunes prennent leur
carte. Parmi eux,  au moins dix mille nouveaux adhérents sont en réalité des
militants du Parti  trotskiste « lambertiste » (du nom de son fondateur
Pierre Lambert). Cette  petite formation d’extrême gauche s’est historiquement
mise au service de la CIA  contre les communistes staliniens durant la
Guerre froide (Elle est l’équivalent  du SD/USA de Max Shatchman, qui a formé les
néoconservateurs aux USA [6]). Ce  n’est pas la première fois que les «
lambertistes » infiltrent le Parti  socialiste. Ils y ont notamment placé deux
célèbres agents de la CIA : Lionel  Jospin (qui est devenu Premier ministre)
et Jean-Christophe Cambadélis, le  principal conseiller de Dominique
Strauss-Kahn [7].
Des primaires sont  organisées au sein du Parti socialiste pour désigner
son candidat à l’élection  présidentielle. Deux personnalités sont en
concurrence : Laurent Fabius et  Ségolène Royal. Seul le premier représente un
danger pour Sarkozy. Dominique  Strauss-Kahn entre dans la course avec pour
mission d’éliminer Fabius au dernier  moment. Ce qu’il sera en mesure de faire
grâce aux votes des militants «  lambertistes » infiltrés, qui portent leur
suffrages non pas sur son nom, mais  sur celui de Royal.
L’opération est possible parce que Strauss-Kahn est  depuis longtemps sur
le payroll des États-Unis. Les Français ignorent qu’il  donne des cours à
Stanford, où il a été embauché par le prévot de l’université,  Condoleezza Rice
[8].
Dès sa prise de fonction, Nicolas Sarkozy et  Condoleezza Rice remercieront
Strauss-Kahn en le faisant élire à la direction du  Fonds monétaire
international.
Premiers jours à l’Élysée
Le soir du second  tour de l’élection présidentielle, lorsque les instituts
de sondages annoncent  sa victoire probable, Nicolas Sarkozy prononce un
bref discours à la nation  depuis son QG de campagne. Puis, contrairement à
tous les usages, il ne va pas  faire la fête avec les militants de son parti,
mais il se rend au Fouquet’s. La  célèbre brasserie des Champs-Élysées, qui
était jadis le rendez-vous de «  l’Union corse » est aujourd’hui la
propriété du casinotier Dominique Desseigne.  Il a été mis à disposition du
président élu pour y recevoir ses amis et les  principaux donateurs de sa campagne.
Une centaine d’invités s’y bousculent, les  hommes les plus riches de
France y côtoient les patrons de casinos.
Puis le  président élu s’offre quelques jours de repos bien mérités.
Conduit en  Falcon-900 privé à Malte, il s’y repose sur le Paloma, le yacht de 65
mètres de  son ami Vincent Bolloré, un milliardaire formé à la Banque
Rothschild.
Enfin,  Nicolas Sarkozy est investi président de la République française.
Le premier  décret qu’il signe n’est pas pour proclamer une amnistie, mais
pour autoriser  les casinos de ses amis Desseigne et Partouche à multiplier
les machines à  sous.
Il forme son équipe de travail et son gouvernement. Sans surprise, on y 
retrouve un bien trouble propriétaire de casinos (le ministre de la Jeunesse
et  des Sports) et le lobbyiste des casinos de l’ami Desseigne (qui devient 
porte-parole du parti « gaulliste »).
Nicolas Sarkozy s’appuie avant tout sur  quatre hommes :
Claude Guéant, secrétaire général du palais de  l’Élysée. C’est l’ancien
bras droit de Charles Pasqua.
François Pérol,  secrétaire général adjoint de l’Élysée. C’est un
associé-gérant de la Banque  Rothschild.
Jean-David Lévitte, conseiller diplomatique. Fils de  l’ancien directeur de
l’Agence juive. Ambassadeur de France à l’ONU, il fut  relevé de ses
fonctions par Chirac qui le jugeait trop proche de George Bush. 
Alain Bauer, l’homme de l’ombre. Son nom n’apparaît pas dans les 
annuaires. Il est chargé des services de renseignement. Ancien Grand-Maître du 
Grand Orient de France (la principale obédience maçonnique française) et ancien 
n°2 de la National Security Agency états-unienne en Europe [9].
Frank Wisner  Jr., qui a été nommé entre temps envoyé spécial du président
Bush pour  l’indépendance du Kosovo, insiste pour que Bernard Kouchner soit
nommé ministre  des Affaires étrangères avec une double mission prioritaire
: l’indépendance du  Kosovo et la liquidation de la politique arabe de la
France.
Kouchner a  débuté sa carrière en participant à la création d’une ONG
humanitaire. Grâce aux  financements de la National Endowment for Democracy, il a
participé aux  opérations de Zbigniew Brzezinski en Afghanistan, aux côtés d
’Oussama Ben Laden  et des frères Karzaï contre les Soviétiques. On le
retrouve dans les années 90  auprès d’Alija Izetbegoviç en Bosnie-Herzégovine.
De 1999 à 2001, il a été Haut  représentant de l’ONU au Kosovo.
Sous le contrôle de Wali, le frère cadet du  président Hamid Karzaï, l’
Afghanistan est devenu le premier producteur mondial  de pavot. Le suc est
transformé sur place en héroïne et transporté par l’US Air  Force à Camp
Bondsteed (Kosovo). Là, la drogue est prise en charge par les  hommes d’Haçim Thaçi
qui l’écoulent principalement en Europe et accessoirement  aux États-Unis
[10]. Les bénéfices sont utilisés pour financer les opérations  illégales de
la CIA.
Karzaï et Thaçi sont des amis personnels de longue date  de Bernard
Kouchner, qui certainement ignore leurs activités criminelles malgré  les rapports
internationaux qui y ont été consacrés.
Pour complèter son  gouvernement, Nicolas Sarkozy nomme Christine Lagarde,
ministre de l’Économie et  des Finances. Elle a fait toute sa carrière aux
États-Unis où elle a dirigé le  prestigieux cabinet de juristes Baker &
McKenzie. Au sein du Center for  International & Strategic Studies de Dick
Cheney, elle a co-présidé avec  Zbigniew Brzezinski un groupe de travail qui a
supervisé les privatisations en  Pologne. Elle a organisé un intense lobbying
pour le compte de Lockheed Martin  contre les l’avionneur français Dassault
[11].
Nouvelle escapade durant  l’été. Nicolas, Cécilia, leur maîtresse commune
et leurs enfants se font offrir  des vacances états-uniennes à Wolfenboroo,
non loin de la propriété du président  Bush. La facture, cette fois, est
payée par Robert F. Agostinelli, un banquier  d’affaires italo-new-yorkais,
sioniste et néo-conservateur pur sucre qui  s’exprime dans Commentary, la revue
de l’American Jewish Committee.
La  réussite de Nicolas rejaillit sur son demi-frère Pierre-Olivier. Sous
le nom  américanisé « d’Oliver », il est nommé par Frank Carlucci (qui fut le
n°2 de la  CIA après avoir été recruté par Frank Wisner Sr.) [12] directeur
d’un nouveau  fonds de placement du Carlyle Group (la société commune de
gestion de  portefeuille des Bush et des Ben Laden) [13]. Sans qualité
personnelle  particulière, il est devenu le 5e noueur de deals dans le monde et
gère les  principaux avoirs des fonds souverains du Koweit et de Singapour.
La cote de  popularité du président est en chute libre dans les sondages. L’
un de ses  conseillers en communication, Jacques Séguéla, préconise de
détourner  l’attention du public avec de nouvelles « people stories ». L’
annonce du divorce  avec Cécilia est publiée par Libération, le journal de son ami
Edouard de  Rothschild, pour couvrir les slogans des manifestants un jour
de grève générale.  Plus fort encore, le communiquant organise une rencontre
avec l’artiste et  ex-mannequin, Carla Bruni. Quelques jours plus tard, sa
liaison avec le  président est officialisée et le battage médiatique couvre à
nouveau les  critiques politiques. Quelques semaines encore et c’est le
troisième mariage de  Nicolas. Cette fois, il choisit comme témoins Mathilde
Agostinelli (l’épouse de  Robert) et Nicolas Bazire, ancien directeur de
cabinet d’Edouard Balladur devenu  associé-gérant chez Rothschild.
Quand les Français auront-ils des yeux pour  voir à qui ils ont affaire ?
 
Thierry Meyssan
[1] « Quand le stay-behind portait De Gaulle au pouvoir  », par Thierry
Meyssan, Réseau Voltaire, 27 août 2001
[2] « Quand le  stay-behind voulait remplacer De Gaulle », par Thierry
Meyssan, Réseau Voltaire,  10 septembre 2001
[3] L’Énigme Pasqua, par Thierry Meyssan, Golias ed,  2000.
[4] Les requins. Un réseau au cœur des affaires, par Julien Caumer, 
Flammarion, 1999.
[5] « Un relais des États-Unis en France : la French  American Foundation
», par Pierre Hillard, Réseau Voltaire, 19 avril  2007.
[6] « Les New York Intellectuals et l’invention du néo-conservatisme », 
par Denis Boneau, Réseau Voltaire, 26 novembre 2004.
[7] Le responsable US du  renseignement, Irving Brown en personne, a
revendiqué avoir lui-même recruté et  formé MM. Jospin et Cambadélis pour lutter
contre les staliniens alors qu’ils  militaient chez les lambertistes pour,
cf. Éminences grises, Roger Faligot et  Rémi Kauffer, Fayard, 1992 ; « The
Origin of CIA Financing of AFL Programs » in  Covert Action Quaterly, n° 76,
1999. Il importe d’éviter une interprétation  anachronique : leur engagement
au service des USA est celui d’atlantistes durant  la Guerre froide. Au-delà,
il les conduira, par exemple, en 1999, à jouer un  rôle central dans l’
engagement de Paris au sein de l’OTAN pour bombarder  Belgrade, pourtant allié
traditionnel de la France. De même, il importe d’éviter  les fausses
équivalences : la collaboration de Nicolas Sarkozy avec les USA ne  s’est pas
développée sur une base idéologique, mais relationnelle et carriériste  (note
modifiée le 27 juillet 2008 en réponse à des lecteurs).
[8] « Dominique  Strauss-Kahn, l’homme de « Condi » au FMI », par Thierry
Meyssan, Réseau  Voltaire, 5 octobre 2007.
[9] « Alain Bauer, de la SAIC au GOdF », Note  d’information du Réseau
Voltaire, 1er octobre 2000.
[10] « Le gouvernement  kosovar et le crime organisé », par Jürgen Roth,
Horizons et débats, 8 avril  2008.
[11] « Avec Christine Lagarde, l’industrie US entre au gouvernement 
français », Réseau Voltaire, 22 juin 2005.
[12] « L’honorable Frank Carlucci  », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire,
11 février 2004.
[13] « Les liens  financiers occultes des Bush et des Ben Laden » et « Le
Carlyle Group, une  affaire d’initiés », Réseau Voltaire, 16 octobre 2001 et
9 février 2004.Thierry  Meyssan

20:28 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, paris, usa, presse, finance, capitalisme, romain, courcelles, histoire, euro-dictature, democratie, cia, television, medias | |  Facebook | |  Imprimer | | |

14/04/2008

13/04/2008: ITALIE: tous dans le même sac ...

ITALIE: tous dans le même sac ...
Les Italiens votent de nouveau. Une fois de plus, ils espèrent la stabilité et ... le changement.
En réalité, ils n'ont pas grand choix entre la vraie droite (la droite extrême du crypto-facho Berlusconi) et la fausse "gauche" domestiquée.
La vie politique italienne tend de plus en plus au bipartisme.
Droite et "gauche" essaient d'éliminer les plus petites formations et de convaincre le maximum d'indécis écoeurés, voire même de ne pas effaroucher les riches...
Principelement la fausse "gauche". Cette semaine, on a entendu à la télé Veltroni (maire de Rome et ex-"communiste" reconverti) déclarer "notre combat est contre la pauvreté, pas contre les riches).
Les "riches", c' est quoi ? Comment peut-on aider les pauvres (de plus en plus nombreux et de plus en plus pauvres), sans s' attaquer aux riches, du moins aux super-rriches et aux scandaleux profits des multinationales capitalistes ?
Aujourd'hui, de plus en plus d' Italiens dénoncent la vie de plus en plus chère aussi chez eux, le passage à l' euro. Bientôt, ils vont comprendre toujours plus nombreux que l' Euro-dictature des multinationales est là derrière.
L' actuelle gouvernement de la fausse gauche (sous la direction de son lîder, l' européiste inconditionnel Prodi) a tellement bien combattu la pauvreté et la misères grandissantes que les sondages prédisent déjà le retour, pour la troième fois, du sinistre milliardaire Berlusconi, allié naturel de la Ligue du Nord, des néo-fascistes, de l'impérialisme ricain et de l' Otan....
Attendre et voir ! Une chose est d'ores et déjà certaine: après comme avant les élections, avec la droite et/ou la fausse "gauche", le règne des multinationales capitalistes va se poursuivre. En "démocratie", n'est-ce pas l' essentiel ??? La nomenklatura du régime capitaliste survivra elle aussi !
RoRo

23:23 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Romain | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : euro-dictature, europe, actualite, belgique, courcelles, democratie, capitalisme, gauche, medias, politique, romain, finance, droite, histoire, presse, silence | |  Facebook | |  Imprimer | | |

29/03/2008

Albert Frère et Nicolas Sarkozy, deux intimes qui privatisent ...

Albert Frère et Nicolas Sarkozy, deux intimes qui privatisent
Energie :: Les dessous de la fusion GDF-Suez

Les relations entre le capitaliste carolo et le président français ont joué pour créer le mastodonte énergétique dont ils sont devenus les principaux actionnaires.

Marco Van Hees
19-09-2007

- Cliquez sur le dessin pour l'agrandir -


La fusion Suez-Gaz de France est-elle une nationalisation de Suez ou une privatisation de GDF ? Vu que le privé a généralement une voix prépondérante, la seconde appellation semble plus proche de la réalité. En tout cas, le premier actionnaire de Suez, le Carolo Albert Frère, était un chaud partisan de cette fusion. Même si avec 5,3 % des actions du nouveau groupe, il passe second, derrière l’Etat français (35 % du capital).

Le magazine Trends-Tendances vient de détailler les liens intimes qui unissent Frère à Sarkozy. Ils remontent à une vingtaine d’années, lorsque le président français était seulement le maire de Neuilly. Celui-ci a déjeuné à plusieurs reprises à Gerpinnes, à côté de Charleroi, où Frère a son domicile et le siège de son holding CNP. Pas étonnant lorsque l’on connaît la manie de l’un de s’entourer de grands patrons, comme celle de l’autre de soigner ses relations avec les hommes politiques. « Nicolas Sarkozy recueille régulièrement les avis d’Albert Frère », relatait déjà Le Monde en 2001.

Plus récemment, le quotidien voyait dans le capitaliste carolo l’homme le plus puissant de la Bourse de Paris. À ce titre, Frère entretient des relations étroites avec quelques grands noms du monde des affaires – Bernard Arnault, Alain Minc, Paul Desmarais... – qui sont autant de proches de Sarko. Arnault a d’ailleurs été le témoin de mariage de ce dernier.

En mai, lors des présidentielles, Frère quitte Saint-Tropez pour rejoindre Nicolas Sarkozy à son QG de campagne. Il fait partie du happy few présent à ses côtés lors du décompte des voix. Début juillet, les deux hommes déjeunent au fort de Brégançon, résidence d’été du président. Lors de ces rencontres, ils évoquent évidemment le dossier Suez-GDF.

Pour se démarquer de l’ancien Premier ministre de Villepin, Sarkozy rêvait d’une OPA de GDF sur Suez, plutôt que l’inverse. Mais il s’est plié au refus de son ami belge. De plus, le nouveau pensionnaire de l’Elysée voulait que Suez se débarrasse de son pôle environnement, pour ne garder que l’énergie. Frère a concédé symboliquement que ce pôle soit un peu moins directement contrôlé par Suez, mais sans s’en débarrasser complètement. Et il a imposé à Gérard Mestrallet, le « boss » (mais pas le vrai patron actionnaire) de Suez qu’il s’incline face à ce scénario dont il ne voulait pourtant pas entendre parler.

Bref, Frère donne à nouveau une illustration éclatante des liens qui unissent la petite politique au grand capital.


11:27 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Romain | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : silence, finance, democratie, courcelles, belgique, romain, histoire, sarkozy, actualite, economie, capitalisme, presse, medias | |  Facebook | |  Imprimer | | |