14/11/2010

14/11/10: LES SALAIRES DES PAUVRES PATRONS EN TEMPS DE CRISE ...

From: nicolas
Sent: Sunday, November 14, 2010 3:42 PM
To:
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] : Vive la crise
Dimanche 14 novembre 2010 7 14 /11 /2010 12:09

VIVE LA CRISE

ou

 

Les salaires des patrons

IL Y A 6 ANS
Et aujourd'hui, ils ont plus que doublé  



Alors que l'on demande au citoyen ordinaire de travailler plus pour un salaire de misère, dans une précarité généralisée, et sous la menace permanente d'une "restructuration" ou d'une "délocalisation", les entreprises engrangent des bénéfices records.

Le bénéfice net totalisé par les 40 plus grandes entreprises françaises a été de 57 milliards d'euros en 2004. Mais le coût humain de ces profits n'a pas été chiffré.

Pendant que les salariés s'appauvrissent, les dirigeants de ces entreprises s'octroient des augmentations souvent à deux chiffres, alors même que leur salaire est déjà 500 fois supérieur au salaire moyen de leurs employés...

Pour exemple, voici le salaire des patrons des 40 entreprises françaises du CAC 40, le principal indice de la Bourse de Paris. (chiffres 2003) 
 

nom du PDG

entreprise

salaire annuel

variation annuelle

Lindsay Owen-Jones

L'Oréal

6.570.000 euros

+ 4,9 %

Edouard Michelin

Michelin

4.260.000 euros

+ 146 %

Antoine Zacharias

Vinci

3.020.000 euros

 

Daniel Bernard

Carrefour

2.960.000 euros

+ 11 %

Daniel Bouton

Société générale

2.950.000 euros

+ 63 %

Igor Landau

Aventis

2.770.000 euros

+ 38 %

Patrick Le Lay

TF1

2.590.000 euros

+ 66 %

Thierry Desmarest

Total

2.520.000 euros

+ 5 %

Frank Riboud

Danone

2.490.000 euros

+ 3,9 %

Martin Bouygues

Bouygues

2.420.000 euros

+ 25 %

Jean-René Fourtou

Vivendi Universal

2.250.000 euros

 

Jean-François Dehecq

Sanofi-Synthélabo

2.100.000 euros

+ 10,5 %

Henri de Castries

Axa

2.090.000 euros

+ 57 %

Philippe Camus

EADS

2.060.000 euros

+ 13 %

Louis Schweitzer

Renault

1.970.000 euros

+ 19 %

Bernard Arnault

LVMH

1.930.000 euros

+ 35 %

Patrick Ricard

Pernod Ricard

1.880.000 euros

- 20 %

Serge Weinberg

PPR

1.860.000 euros

+ 7,2 %

Bertrand Collomb

Lafarge

1.780.000 euros

+ 26 %

Gérard Mestrallet

Suez

1.770.000 euros

- 22 %

Christian Couvreux

Casino Guichard

1.750.000 euros

+ 4 %

Michel Pébereau

BNP Paribas

1.720.000 euros

- 13 %

Jean-Louis Beffa

Saint-Gobain

1.660.000 euros

+ 3,7 %

Benoît Potier

Air liquide

1.640.000 euros

+ 27 %

Jean-Martin Folz

Peugeot

1.620.000 euros

- 15 %

Henri Proglio

Veolia Environnement

1.610.000 euros

+ 23 %

Jean-Marc Espalioux

Accor

1.530.000 euros

- 5 %

Serge Tchuruk

Alcatel

1.530.000 euros

+ 0,4 %

Arnaud Lagardère

Lagardère

1.430.000 euros

 

Pierre Richard

Dexia

1.410.000 euros

+ 6,4 %

Thierry Breton

France Télécom

1.340.000 euros

 

Henri Lachmann

Schneider Electric

1.320.000 euros

+ 50 %

Paul Hermelin

Cap Gemini

1.210.000 euros

+ 32 %

Denis Ranque

Thales

1.170.000 euros

+ 26 %

Pasquale Pistorio

STMicroelectronics

1.090.000 euros

- 9 %

Charles Dehelly

Thomson

   960.000 euros

 

Jean-Philippe Thierry

AGF

   890.000 euros

- 10 %

Guy Dollé

Arcelor

   780.000 euros

 

Pierre Bellon

Sodexho Alliance

   640.000 euros

+ 17 %

René Carron

Crédit agricole

   250.000 euros

 
 
INFO DONNEE
par
Le Blog de Jacques Tourtaux
 
canempechepasnicolas
 

19:10 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, presse, silence, médias, social, télélvision, syndicat, exploitation, démocratie, france, capitalisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

17/03/2010

15/03/10: Prisons secrètes : le rapport qui dérange...


From: Visiteur
Sent: Monday, March 15, 2010 10:29 PM
Subject: Prisons secrètes : le rapport qui dérange

 

http://fr.alkarama.org/index.php?op…

Une étude menée par des experts indépendants de l'ONU met en lumière les connections entre 66 pays impliqués dans des réseaux de détention secrète. Embarras général au Conseil des droits de l'homme à Genève. La présentation du rapport est reportée à juin.

Malaise au Palais des Nations à Genève. En cause, le rapport choc documentant l'implication de 66 pays dans un réseau mondial de détentions secrètes liées à la lutte antiterroriste. Publié par l'ONU le 27 janvier dernier, le document de près de 200 pages crée l'embarras au sein des gouvernements. Initialement prévue lundi 8 mars, la présentation du rapport est reportée à la session de juin.

Fruit d'enquêtes croisées entre l'expert indépendant sur la lutte contre le terrorisme, Martin Scheinin, et celui sur la torture, Manfred Nowak, ainsi que les groupes de travail sur les disparitions forcées et sur la détention arbitraire, l'étude ne révèle rien qui ne soit déjà du domaine public – y compris le nom des 66 pays qui ont détenu au secret des personnes soupçonnées de terrorisme depuis 2001. En revanche, elle met en lumière l'ampleur des connections et les complicités entre les Etats, tous continents confondus. "Ces informations étaient connues, mais de manière éparpillée, confirme Antoine Madelin, représentant de la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) auprès de l'Union européenne. C'est la première fois qu'un document donne une vue universelle sur la question, avec en plus le tampon officiel de l'ONU."

Dans son rapport sur les vols secrets de la CIA présenté en juin 2007 au Conseil de l'Europe, le parlementaire tessinois Dick Marty avait révélé la connivence de 14 pays européens. "Mais cette fois, la mise en évidence d'un réseau mondial démontre comment les services secrets peuvent élaborer des pratiques en dehors de tout contrôle démocratique, en parallèle, voire à l'insu de leur gouvernement, explique-t-il au téléphone. Et on est encore loin d'avoir fait toute la lumière !"

Manque de transparence des services secrets

Aussi bien pour Dick Marty que pour Antoine Madelin, le rapport pointe du doigt la nécessité impérative d'obtenir plus de transparence des services secrets dans la lutte contre le terrorisme. Un problème auquel la communauté internationale a refusé de répondre jusqu'à aujourd'hui, affirment-ils.

"Le rapport met aussi sur la table un autre problème non résolu en Europe : les responsabilités dans les vols de la CIA. Très peu d'affaires ont été traduites en justice alors que les liens sont avérés", ajoute le représentant de FIDH.

Des raisons qui expliquent le malaise général. Tandis que des pays occidentaux, dont la Grande Bretagne ou les USA, contestent les passages les concernant tout en acceptant le principe de la démarche, nombre de pays africains ou musulmans voudraient que le document passe à la trappe.

Le 31 décembre 2009, le Pakistan envoyait au nom de l'Organisation de la Conférence islamique (OCI) une lettre au président du Conseil, Alex Van Meeuwen, demandant que le rapport ne soit pas reconnue comme document officiel de l'ONU, donc qu'il ne soit pas présenté au Conseil des droits de l'homme. Selon la lettre, les rapporteurs spéciaux auraient outrepassé leur mandat en menant cette enquête de leur propre initiative. Les pays membres de l'OCI reprochent par ailleurs à Martin Scheinin de n'avoir pas rédigé une autre enquête qui lui avait été demandé par le Conseil sur les bonnes pratiques en matière de lutte antiterroriste.

Le 8 janvier, l'ambassadeur du Nigeria, au nom du groupe des pays africains, réitérait la demande au président Van Meeuwen. Lequel répondait le 11 février, après consultation juridique, que les experts n'avaient en rien outrepassé leur mandat et qu'ils avaient agi en total accord avec leur code de conduite.

Selon Peter Splinter, représentant d'Amnesty International auprès de l'ONU à Genève, ces protestations faites au nom des pays de l'OCI et du groupe africain ressemblent à des "tactiques pour étouffer davantage les procédures spéciales à la veille du processus de révision du Conseil prévu plus tard cette année." Ces pays, qui avaient réussi à imposer un code de conduite pour les rapporteurs spéciaux en 2007, aimeraient un contrôle encore plus serré.

Embarrassant pour les pays musulmans

Pour Dick Marty, le rapport est particulièrement embarrassant pour les pays musulmans qui voient apparaître au grand jour leur connivence dans la traque internationale de musulmans au nom de la lutte contre le terrorisme. "La quasi totalité des personnes victimes de ces prisons secrètes sont aujourd'hui des musulmans, explique-t-il. Ce qui est tragique, c'est qu'en employant des méthodes illégales, soit on atteint des innocents, soit on transforme des criminels en martyres, suscitant ainsi la sympathie populaire à leur encontre".

Les retombées positives du rapport sont pourtant palpables. "Il peut servir à renforcer la cohérence de l'ONU dans la lutte contre le terrorisme", suggère Antoine Madelin, faisant référence au comité ad-hoc mis en place par le Conseil de Sécurité juste après le 11 septembre 2001. Ce rapport peut contribuer à établir des lignes directrices pour renforcer les mesures de protection en démontrant notamment que les prisons secrètes ne contribuent en rien à la lutte contre le terrorisme."

De son côté, Dick Marty qui affirme n'avoir que peu de confiance dans le Conseil de sécurité, au sein du quel se noue, du moins sur ce sujet, une "alliance perverse entre Américains, Chinois et Russes où chacun a intérêt à faire passer ses méthodes", propose que les parlements fassent toute la lumière sur ce qui s'est passé et demandent des comptes à leurs gouvernements.

La Suisse limite les abus dans les mesures antiterroristes

La Suisse vient de faire un pas dans la protection des libertés en mettant des bémols aux sanctions décidées par le Conseil de sécurité de l'ONU à l'encontre de personnes suspectées d'être en lien avec al Qaida. Après les attentats du 11 septembre 2001, le Conseil de Sécurité a établi une liste de "présumés terroristes", avec une série de sanctions à leur encontre, telles que le gel de leurs avoirs et l'interdiction pour eux de voyager. Suite à de nombreux amalgames dans les noms listés, des personnes n'ayant rien à voir avec al Qaida se sont retrouvées bloquées des années durant sans pouvoir vraiment se défendre et sans aucun moyen de recours auprès d'une autorité indépendante. A des personnes simplement soupçonnées – souvent complètement à tort – on ne reconnaît ainsi pas les droits essentiels dont bénéficient les pires criminels.

Or jeudi, le Conseil national a adopté une motion de Dick Marty, déjà approuvé à l'unanimité par le Conseil des Etats, stipulant que la Suisse renonce à appliquer la sanction sur un individu figurant sur cette liste noire si cette personne n'a pas pu recourir auprès d'une autorité indépendante , ni n'a été déférée à la justice au bout de 3 ans.

"L'adoption de cette motion est importante car elle marque le refus du parlement de court-circuiter à travers le droit international des libertés fondamentales reconnues au niveau national," souligne Dick Marty.

Carole Vann/InfoSud

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19:40 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, actualite, presse, television, medias, silence, terrorisme, fascisme, imperialisme, colonialisme, dictature, democratie, liberte, droits de l homme, belgique, usa, euro-dictature | |  Facebook | |  Imprimer | | |

11/03/2010

11/03/10: Carrefour :: Bernard Arnault, l’homme qui se cache derrière les licenciements ...

Carrefour :: Bernard Arnault, l’homme qui se cache derrière les licenciements

Il y a deux ans, Bernard Arnault, la deuxième fortune de France, ami intime de Sarkozy, débarque dans l’actionnariat de Carrefour. Pour ce milliardaire, Carrefour doit rapporter plus. Quitte à sabrer dans l’emploi.

Alice Bernard, François Ferrara et Benjamin Pestieau

 

L’actionnaire principal de Carrefour, Bernard Arnault possède 14,5 milliards d’euros. C’est la deuxième fortune de France. Combien d’années doit travailler une caissière pour posséder autant ? Plus de 800 000 années de travail en laissant 1500 euros de côté chaque mois!

Dans la distribution, le rendement est en général faible mais stable. Autrement dit, si l’action rapporte peu, elle rapporte sûrement, car les gens devront toujours faire leurs achats de base (alimentation, vêtements,…). Cela intéresse donc beaucoup de petits actionnaires. Mais on rencontre aussi quelques requins de la finance chez Carrefour. Solidaire (25 février) vous a déjà présenté Robert Halley, 11e fortune de France et Jacques Badin, domicilié en Belgique pour échapper à l’impôt français sur la fortune. Depuis mars 2008, le premier actionnaire est le groupe de Bernard Arnault, qui, à travers les fonds Blue Capital et Colony Capital, détient 11 % des parts. Arnault c’est aussi, pour ceux qui ne le savent pas, le groupe LVMH, leader mondial de l’industrie du luxe (Luis Vuitton, champagne Moet et Chandon, parfums Christian Dior,…). Personnellement, il possède 14,5 milliards d’euros. D’après le magazine Challenges, il est la deuxième fortune de France, juste derrière les Mulliez, propriétaires du groupe Auchan (tiens, aussi la grande distribution). Le Monde diplomatique (août 2008) révèle que son salaire chez Carrefour est de 3 millions d’euros, et qu’il a touché 335 millions d’euros de dividendes en 2007. De plus, il a perçu en tant que dirigeant de LVMH 4 millions d’euros en 2008, ce qui fait de lui le deuxième patron le mieux payé de France.
    Un investisseur comme Arnault espère un rendement beaucoup plus élevé et rapide. Ce qui explique la nouvelle stratégie de Carrefour, axée sur une diminution des coûts, d’une part, et une expansion là où ça rapporte le plus d’autre part. C’est pourquoi ils ont engagé comme PDG Lars Olofsson, ancien dirigeant du groupe agroalimentaire suisse Nestlé, le qualifiant de « professionnel ayant une connaissance intime du marketing, des produits de marques » (La Libre, 25 février).

Deuxième au monde, derrière Wal-Mart

« Malgré une grosse restructuration en 2007, Carrefour continue à perdre de l’argent », affirme la direction pour justifier la fermeture de 21 magasins. Mais le groupe Carrefour est-il si mal en point qu’il le prétend ?
En quarante ans, le groupe Carrefour est en fait devenu un leader de la distribution dans le monde. Il est le deuxième mondial, derrière le groupe nord-américain Wal-Mart, et premier en Europe. Actuellement, près de la moitié du chiffre d’affaire (44%) se fait en France, 37% en Europe (hors France), 12% en Amérique et 7% en Asie.

Il a fait 1,2 milliard d’euros de bénéfice net en 2008 et 327 millions d’euros en 2009. Même s’il diminue, le profit est toujours bien là. Le groupe est bien sûr coté en Bourse. Les comptes d’une multinationale (comme dans l’automobile) sont établis en fonction des objectifs du groupe. Les seuls chiffres qui sont « réels » sont ceux du groupe. Ce sont donc les chiffres de l’ensemble qu’il faut bien examiner pour pouvoir en tirer des conclusions. Car comme on l’a vu avec l’exemple du beurre (voir ci-dessus) il y a bien souvent des transferts de profits des filiales vers le groupe...
    Dans le monde entier, presque 500 000 personnes travaillent pour Carrefour, ce qui fait du groupe le 7e employeur mondial. Dans notre pays, le groupe représente 15 000 emplois ce qui fait de Carrefour le 4e employeur belge, derrière La Poste, la SNCB et Randstad. Les 15 000 travailleurs de Belgique ont réalisé ensemble un chiffre d’affaires commercial de 5,2 milliards d’euros en 2008 et 66 millions de bénéfice. Mais le centre de coordination de Carrefour a fait 391 millions d’euros de profit.

Didier Reynders plus à gauche que la gauche ?

On avait peine à en croire ses oreilles le week-end dernier : Didier Reynders, l’homme qui parle à l’oreille des riches, a proposé que l’Etat refuse de financer les prépensions chez Carrefour, car « le groupe fait des bénéfices » et a donc les moyens de « supporter seul la restructuration ». Au point que Joëlle Milquet aurait dit au cabinet restreint « Je pars trois jours à Kinshasa et quand je reviens, Didier est passé au PTB » (la Libre, 7 mars 2010). Trêve de plaisanterie. Une première chose à retenir, c’est que le ministre des Finances admet publiquement que Carrefour fait des bénéfices. Cela contredit le discours de la direction qui dit que « ça va mal ». Ensuite, déclare Myriam Delmée (Setca-FGTB) « ce que Didier Reynders cherche à obtenir, ce n’est pas que Carrefour paye, c’est que le système des prépensions, qui constitue un élément de la protection sociale, soit démantelé1 ». La CSC de son côté suppose que Reynders « réclamera les impôts que Carrefour n’a pas payés grâce au système des intérêts notionnels défendus par le MR2 ».
1 Le Soir, 6 mars •  2 La Libre, 6 mars

21:10 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, actualite, carrefour, belgique, france, euro-dictature, presse, medias, television, silence, finance, economie, capitalisme, exploitation, gouvernement | |  Facebook | |  Imprimer | | |

06/03/2010

05/03/10: Dominique Strauss-Kahn, l’homme de « Condi » au FMI - Par Thierry Meyssan...

From: nicolas
Sent: Friday, March 05, 2010 11:21 PM
To: Romain
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Fwd: DSK,l'homme de "Condi" au FMI


Dominique Strauss-Kahn, l’homme de « Condi » au FMI - Par Thierry Meyssan

mardi 2 mars 2010, par Comité Valmy


Dominique Strauss-Kahn est un homme aimable et cultivé. Il s’est construit une image positive d’homme de gauche soucieux du bien être des plus démunis. Mais alors, comment est-il devenu directeur général du Fonds monétaire international, l’organisation internationale qui a institutionnalisé le pillage des pays du Sud ? Thierry Meyssan répond en révélant tout ce que la presse mainstream vous a caché depuis des années sur les relations de DSK avec les États-Unis.

 

La nomination triomphale de Dominique Strauss-Kahn à la direction générale du Fonds monétaire international (FMI), le 28 septembre 2007, a donné lieu à deux messages contradictoires. D’un côté la presse occidentale exalte la capacité du bloc atlantiste à imposer son candidat face à celui de la Russie, Josef Tosovsky ; d’autre part, elle affirme que la principale mission de M. Strauss-Kahn sera d’associer plus largement les pays du Sud aux décisions, c’est-à-dire de mettre fin à la domination du bloc atlantiste.

Avec chauvinisme, la presse française se félicite que des Français se trouvent aujourd’hui à la tête de quatre grandes organisations internationales. En effet, outre Dominique Strauss-Kahn au FMI, Pascal Lamy dirige l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), Jean Lemierre préside la Banque européenne de reconstruction et de développement (BERD), et Jean-Claude Trichet la Banque centrale européenne (BCE). Mais doit-on mettre ces quatre institutions sur le même plan ? Et surtout, doit-on se réjouir d’une situation qui, loin de manifester la place de la France dans le monde, illustre l’intégration des élites françaises dans la mondialisation, c’est-à-dire leur acharnement à détruire leur pays, en tant qu’État-nation, un cadre politique qu’ils jugent dépassé ?

Le dernier exploit en date laisse songeur : le FMI est une des organisations internationales la plus critiquée dans le monde. Il a abondamment financé l’installation de dictatures dans les pays du Sud, notamment en Argentine, au Brésil, en Indonésie, au Nigéria, aux Philippines, en Thaïlande etc… En outre, ses exigences soudaines de remboursement immédiat de prêts ont contraints des États à sacrifier leur avenir en dévaluant et en fermant écoles et hôpitaux. Ses adversaires l’accusent donc d’avoir provoqué, par l’oppression et la famine, des centaines de millions de morts en un demi-siècle, c’est-à-dire bien plus que les agressions militaires des États-Unis durant la même période. De son côté, le FMI considère au contraire que ses politiques « d’ajustement structurel » loin d’avoir provoqué ces catastrophes y ont mis fin. Des « Prix Nobel » d’économie aussi divers que le néo-keynésien Joseph Stiglitz ou le libertarien Milton Friedman ont accusé le FMI d’être le grand organisateur des déséquilibres Nord-Sud. En effet, l’action principale du FMI aura été de financiariser l’économie mondiale, permettant ainsi aux spéculateurs du Nord de s’enrichir en exploitant le travail, plus encore que les ressources, des pays du Sud. S’il n’était la vénération que la société de consommation voue à ses banquiers, il y a longtemps que le FMI aurait été déclaré organisation criminelle. Pourtant, c’est bien cette institution que le socialiste Dominique Strauss-Kahn a ambitionné de diriger, et c’est bien M. Strauss-Kahn qui a obtenu le soutien appuyé des grands argentiers de la planète, pressés de toutes parts par les multinationales les moins scrupuleuses.

Si l’on laisse de côté l’intérêt personnel de Dominique Strauss-Kahn, qui devient ainsi le haut-fonctionnaire le mieux payé de Washington avec un salaire annuel de base de 461 510 dollars net d’impôts, l’on doit se poser la question de ses objectifs politiques. Pour y répondre, jettons un coup d’œil sur sa biographie et découvrons-y ce que la presse mainstream cache depuis des années : ses liens avec les principaux dirigeants de l’administration états-unienne.

Issu d’une famille aisée de gauche, « DSK » a été élevé au Maroc, puis à Monaco. Il reçoit une éducation juive —plus séfarade qu’ashkénaze—, à laquelle il accorde plus d’importance au plan culturel que religieux. Il est diplômé de Sciences-Po Paris, ancien élève d’HEC, licencié en droit et agrégé de sciences économiques. Il se destine à être avocat d’affaires.

Il entre en 1976 au Parti socialiste où il milite au Cères, le courant social-étatiste animé par Jean-Pierre Chevènement. Il ne tarde pas à s’en séparer pour se rapprocher de Lionel Jospin et Jean-Christophe Cambadélis, les deux meilleurs élèves français d’Irving Brown, l’agent de liaison de la CIA avec la gauche ouest-européenne [1]. Jospin et Cambadelis sont issus d’un petit parti trotskiste (les « Lambertistes ») traditionnellement lié à la CIA. Avec une centaine de camarades, ils ont infiltré le PS et ont réussi à prendre les renes.

Il entre en 1986 à l’Assemblée nationale à la faveur du scrutin proportionnel alors brièvement mis en place. Il choisit de s’implanter, en 1988, dans une circonscription du Val-d’Oise, à Sarcelles, qui abrite une forte communauté juive. Il s’y fait élire en faisant jouer le réflexe identitaire. Il devient président de la Commission des finances de l’Assemblée, puis, en 1991, ministre délégué à l’Industrie et au Commerce extérieur auprès du ministre de l’Économie Pierre Bérégovoy. Tout oppose les deux hommes : « DSK » est un brillant dilettante vivant au milieu des grandes fortunes comme un poisson dans l’eau, tandis que « Béré » est un pénible tâcheron partagé entre ses idéaux ouvriers et son besoin de reconnaissance personnelle par le monde de la finance. « DSK » s’amuse de se dire socialiste tout en faisant le contraire, tandis que « Béré » a des états d’âme.

Alors qu’il est ministre délégué à l’Industrie, il a connaissance des problèmes rencontrés par son ami Jean Peyrelevade à la tête du Crédit Lyonnais. Il intervient personnellement pour favoriser diverses opérations hasardeuses réalisées en faveur de son ami Franck Ullman-Hamon. Cet homme d’affaires est connu pour avoir par ailleurs réalisé diverses interventions en Amérique latine pour le compte d’Israël et pour être actionnaire-fondateur du magazine Marianne de Jean-François Kahn. Les montages de M. Ullman-Hamon avec les filiales du Crédit lyonnais coûteront plusieurs dizaines de millions de francs au contribuable français.

À la même époque, Dominique Strauss-Kahn épouse à la synagogue —en troisièmes noces— une star d’une rare beauté, Anne Sinclair, la journaliste préférée des Français. Le couple choisit de tenir la presse à l’écart de la cérémonie, mais de donner de l’éclat à la fête au sein de la communauté juive, où ils s’affirment comme des personnalités brillantes. Leurs deux témoins de mariage sont le professeur de philosophie Élisabeth Badinter (héritière du Groupe Publicis et épouse du Garde des Sceaux Robert Badinter) et la journaliste Rachel Assouline (épouse du patron de presse Jean-François Kahn).

En 1987, il se démarque de François Mitterrand, il conduit une délégation du Parti socialiste en Israël et se rend à la mairie de Jérusalem qu’il considère comme capitale de l’État hébreu. En 1991, il participe à un voyage de solidarité en Israël, organisé par le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) en pleine Guerre du Golfe.

En 1994, usant de sa qualité d’ancien ministre de l’Industrie, il créé le Cercle de l’Industrie auquel il parvient à faire adhérer en six mois 48 des 50 plus grands patrons français. La moitié d’entre eux au moins payent une cotisation annuelle de 200 000 F pour que leurs intérêts soient défendus à Bruxelles. Il laisse la présidence de cette association patronale à Raymond Lévy (ex-Pdg de Renault) et en assure la vice-présidence. Incidemment, le même Raymond Lévy sera nommé à la tête du Consortium de réalisation, chargé de liquider les placements pourris du Crédit Lyonnais et, au passage, d’étouffer les affaires Ullman-Hamon. Simultanément, DSK devient consultant auprès des mêmes patrons ou avocat d’affaires et établi son bureau dans les locaux du Cercle. La Cogema, la Sofres et EDF, entre autres, lui versent des émoluments exorbitants pour quelques conseils ou un mot transmis à un grand de ce monde. Cette activité peu contraignante lui assure des revenus de plus de 2 000 000 F par an [2]. Par la suite, il donne des cours à l’université, à Stanford et Casablanca, sans compter des conférences ici et là, toujours royalement payées. Précisément, aux États-Unis Stanford est le bastion des Républicains. C’est là qu’ils ont leur propre centre de recherches, la Hoover Institution [3]. À l’époque, le prévôt de Stanford —c’est-à-dire la personne qui négocie l’engagement de Dominique Strauss-Kahn— n’est autre que Condoleezza Rice [4]. Sur place, Dominique Strauss-Kahn fait la connaissance de George P. Schultz et des universitaires qui formeront le vivier de l’administration Bush.

En 1995, il rédige la partie économique du programme électoral de Lionel Jospin, candidat à la présidence de la République, Propositions pour la France. Il défend alors le principe de la « taxe Tobin » sur les transactions en devises, dont il affirmera plus tard qu’elle est impraticable.

Député de Sarcelles, il en est aussi brièvement le maire, avant d’en confier les clefs à son fidèle François Pupponi. Le temps de « jumeler la plus juive des communes françaises avec la plus française des communes d’Israël », Netanya.

De 1997 à 1999, il est ministre de l’Économie et des Finances. Il pilote le passage à l’euro et la privatisation de France-Télécom. Surtout, il fait entrer la France dans le processus de financiarisation de l’économie en multipliant les mesures démagogiques sectorielles. L’adoption de la semaine de 35 heures diminue considérablement le nombre d’heures travaillées ; tandis que l’exonération de charges sociales sur les stock-options déplace les revenus des cadres du travail vers la finance. Il résulte de cette politique que le début de décroissance de la production française est compensée, au plan statistique, par un développement des profits financiers. Cependant, en fin de compte, le pouvoir d’achat des classes moyennes s’effrite sensiblement.

Dominique Strauss-Kahn fréquente les cercles les plus prestigieux du pouvoir. Dès 1993, on le voit au Forum de Davos. Anne Sinclair l’introduit au Siècle, l’association la plus mondaine de Paris. Puis, Antoine et Simone Veil le font entrer au Club Vauban. En 2000, l’OTAN l’invite au Club de Bilderberg où il retrouve Pascal Lamy et Jean-Claude Trichet qui occupent avec lui aujourd’hui de prestigieux fauteuils dans les institutions internationales.

Dominique Strauss-Kahn est piégé par son perpétuel mélange des genres entre engagement politique et lobbying rémunéré. Il fait l’objet d’une mise en examen dans une affaire concernant la principale mutuelle étudiante, la MNEF, puis dans une autre relative à la caisse noire de la compagnie pétrolière nationale Elf. Les magistrats estimeront en définitive que ses activités étaient licites, à défaut d’être morales. Cependant les instructions pénales et une commission d’enquête parlementaire mettront en évidence ses méthodes peu orthodoxes. Lionel Jospin, lorsqu’il était ministre de l’Éducation, avait modifié par décret le taux des remboursements effectués à la MNEF par la Sécurité sociale, transformant la Mutuelle en véritable pompe à finances pour le compte du PS. Puis, il avait étendu les activités de la MNEF dans les campus toujours pour détourner plus d’argent. Dominique Strauss-Kahn lui-même recevait des émoluments considérables pour des prestations imaginaires. Plus tard, il avait fait prendre en charge le salaire de sa secrétaire au Cercle de l’Industrie (ou à son cabinet, il n’est guère possible de différencier) par le groupe Elf.

Derrière des manières policées, un goût prononcé pour la bonne chère et les belles femmes, Dominique Strauss-Kahn est un tueur : lorsqu’apparaît, à titre posthume, l’enregistrement vidéo du promoteur immobilier Jean-Claude Méry mettant en cause Jacques Chirac, on ne tarde pas à découvrir qu’il est un des organisateurs de ce mauvais coup.

Ses démêlées avec la Justice l’écarteront un temps de la scène politique. Pendant sa traversée du désert, son épouse, Anne Sinclair, fera preuve de sang-froid et de dignité, plaidant auprès du public en sa faveur par sa seule attitude.

Opérant son grand retour, en 2001, après avoir bénéficié de non-lieux, il prend en mains le développement de la Fondation Jean-Jaurès, le partenaire de la National Endowment for Democracy (NED) pour la gauche française [5]. La chose est d’autant plus aisée que, depuis Stanford, il connaît la nouvelle conseillère nationale de sécurité des États-Unis Condoleezza Rice, et que c’est la sœur adoptive [6] de celle-ci, Mardeleine Albright qui dirige le National Democratic Institute (NDI), organisme tampon de la NED chargé d’acheminer les subsides du département d’État US dans les caisses du Parti socialiste français.

En 2003, le German Marshall Fund of the United States, une des principales officines atlantistes, crée un Forum sur le commerce et la pauvreté. DSK devient l’un des six administrateurs, rémunéré comme toujours [7]. Il y écrit, ou tout au moins signe, divers rapports en faveur du libre-échange absolu.

La même année, il contraint un expert du Parti socialiste, Pascal Boniface, à démissionner. Ce spécialiste en relations internationales a eu le toupet de souligner que le soutien aveugle du parti à Israël est idéologiquement incohérent et électoralement contre-productif alors que le PS doit ambitionner de réunir derrière lui les six millions de Français de culture arabe. En outre, Dominique Strauss-Kahn pilote la création du Cercle Léon Blum, au sein du PS, dont l’objectif est de veiller au soutien du parti au mouvement sioniste.

En 2004, il déclare lors d’une interview sur France-Inter : « Je considère que tout juif de la diaspora et de France doit apporter son aide à Israël. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il est important que les juifs prennent des responsabilités politiques. En somme, dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, à travers l’ensemble de mes actions, j’essaie d’apporter ma modeste pierre à la construction d’Israël. » [8]

En 2005, il lance les clubs « À gauche en Europe » (AG2E) en faveur du « oui » au référendum d’approbation du projet de Traité constitutionnel européen. Il travaille alors en lien avec le Policy Network (Grande-Bretagne) et la Fondation Friedrich-Ebert (Allemagne). Mais les Français votent « non ».

En 2007, alors que l’écrivain Claude Ribbe ouvre un débat sur les conséquences sociales actuelles de l’esclavage et de la colonisation, DSK participe activement à la création du Conseil représentatif des noirs de France (CRAN), une organisation qui bénéficie de conseils techniques de spécialistes israéliens et reproduit le modèle du Conseil représentatif des juifs de France (CRIF) [9]. À défaut de trouver un écho parmi les noirs de France, cette initiative sera une réussite médiatique, comme l’avait été quelques années plus tôt la création de SOS Racisme pour stopper la structuration des beurs.

Lorsque s’ouvre la compétition au Parti socialiste pour désigner le candidat à l’élection présidentielle de 2007, Dominique Strauss-Kahn apparaît à la fois comme le candidat le mieux placé face à son rival déclaré, l’ancien Premier ministre Laurent Fabius, et comme le candidat officiel des États-Unis pour la gauche française. Ainsi, il donne un entretien à la revue néo-conservatrice Le Meilleur des mondes, dans lequel il brocarde la politique arabe de la France et plaide pour un rapprochement avec Washington et Tel-Aviv [10].

Tout semble réglé à l’avance. Les cotisations d’adhésion au Parti socialiste ont été réduites à un montant négligeable de sorte que les quelques milliers de membres de parti lambertiste ont pu acquérir des cartes, juste pour participer au vote de désignation interne du candidat. La manœuvre a été organisée par le lieutenant de DSK, Jean-Christophe Cambadelis, lui-même ancien dirigeant de ce parti et que nous avons déjà présenté à propos de ses relations avec la CIA. Pourtant, contre toute attente, c’est un outsider, Ségolène Royal, qui est désigné. C’est qu’à Washington on a un autre projet : placer Nicolas Sarkozy à l’Élysée. Pour cela, il convient d’installer face à lui un concurrent peu crédible. En échange de son retrait silencieux, DSK sera largement récompensé par la direction générale du FMI.

Peu après son accession à la présidence de la République, Nicolas Sarkozy présente la candidature de DSK à Washington, et Condoleezza Rice lui apporte son soutien. Tout en participant à la création de l’European Council on Foreign Relations (E-CFR) [11], il sillonne le monde, officiellement pour convaincre les États du Sud de soutenir également sa candidature. En réalité, leur vote importe peu, puisque les USA et l’Union européenne ont à eux seuls 48 % des voix. La campagne de DSK est payée par la France et organisée par l’agence de relations publiques TD International. Ce que le cabinet de M. Strauss-Kahn minimisera en prétendant ne travailler qu’avec la correspondante française de l’agence. TD International « vendra » à la presse la légende d’un DSK désœuvré, téléphonant au Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker lors d’un colloque à Yalta, lequel lui aurait suggéré d’ambitionner le FMI. En réalité, Dominique Strauss-Kahn et Christine Ockrent participaient au Yalta European Seminar, moyennant un défraiement de 7 000 euros chacun indirectement versés par George Soros. Ce colloque avait pour but de soutenir la « révolution orange » et l’arrimage de l’Ukraine à l’OTAN. Or, TD International est une officine de la CIA, notamment chargée de la construction de l’image publique de la « révolution orange ». Elle est dirigée par William A. Green III, un célèbre agent qui n’était ni plus ni moins que le chef de poste du stay-behind en France et qui fut expulsé en 1995 pour des motifs d’une extrême gravité qui ne furent jamais dévoilés au public.

Hugo Chavez, le président de la République bolivarienne du Vénézuela, quant à lui, n’a pas été convaincu par le show de Dominique Strauss-Kahn. Il a confirmé le retrait de son pays du FMI « avant qu’ils ne nous pillent » et invité tous les États du Sud qui le peuvent à faire de même.

Thierry Meyssan

Analyste politique français, président-fondateur du Réseau Voltaire et de la conférence Axis for Peace. Il publie chaque semaine des chroniques de politique étrangère dans la presse arabe et russe. Dernier ouvrage publié : L’Effroyable imposture 2, éd. JP Bertand (2007).


[1] Selon les propos d’Irving Brown lui-même, rapportés dans Éminences grises, par Roger Faligot et Rémi Kauffer, Fayard 1992. Sur le réseau US, voir « Stay-behind : les réseaux d’ingérence américains », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 20 août 2001.

[2] « Dominique Strauss-Kahn, 1993-1997, profession – conseil », par Laurent Mauduit, Caroline Monnot et Martine Orange, Le Monde, 11 décembre 1999. « Influents dans le monde de l’entreprise », par Bérengère Mathieu de Heaulme, Le Figaro, 22 janvier 2002.

[3] « La Hoover Institution, archives réservées aux Républicains », Réseau Voltaire, 26 octobre 2004.

[4] « La fulgurante intégration de Condoleezza Rice », par Arthur Lepic et Paul Labarique, Réseau Voltaire, 8 février 2005.

[5] « La NED, nébuleuse de l’ingérence démocratique », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 22janvier 2004.

[6] Op. cit.

[7] « Le German Marshall Fund, un reliquat de la Guerre froide ? », Réseau Voltaire, 5 octobre 2004.

[8] Cité in Encyclopédie politique française, Tome 2, Facta éd., 2005.

[9] Les Nègres de la République, par Claude Ribbe, Jean-Paul Bertrand éd., 2007.

[10] « MM. Sarkozy et Strauss-Kahn affichent leurs allégeances », par Cédric Housez, Réseau Voltaire, 7 novembre 2006. Article plagié depuis. La position de Dominique Strauss-Kahn est partagée par le premier secrétaire du PS, François Hollande, voir « France : le Parti socialiste s’engage à éliminer les diplomates pro-arabes », Réseau Voltaire, 9 janvier 2006. Les propos imputés à M ; Hollande dans ce dernier article ont fait l’objet d’un démenti de l’intéressé, mais ont été maintenus sur le site internet du CRIF.

[11] « Création accélérée d’un Conseil européen des relations étrangères », Réseau Voltaire, 3 octobre 2007.

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23:05 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, actualite, presse, medias, television, silence, fmi, capitalisme, usa, france, finance | |  Facebook | |  Imprimer | | |

11/02/2010

25/05/09: Terrorisme-Justice: Excusez-moi de vous déranger...

 


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Excusez-moi de vous déranger...
Eduardo Galeano   

Je voudrais partager quelques questions qui me trottent dans la tête. Elle est juste, la justice? Elle tient debout, cette justice du monde à l'envers? Le zapatista [1] d'Irak, celui qui a lancé les chaussures contre Bush, a été condamné à trois années de prison. Ne méritait-il pas plutôt une décoration?

 


 

Qui est le terroriste? Celui qui a visé, ou celui qui a été visé? N'est-il pas coupable de terrorisme le tueur en série qui, en mentant, a inventé la guerre en Irak, assassiné une multitude, légalisé la torture et ordonné de l'appliquer? Sont-ils coupables les paysans d'Atenco au Mexique, ou les indigènes mapuches du Chili, ou les Kelchies du Guatemala, ou les paysans sans terre du Brésil, tous accusés de terrorisme pour défendre leur droit à la terre? Si la terre est sacrée - même si la loi ne le dit pas - , ceux qui la défendent ne sont-ils pas sacrés aussi?

Selon la revue Foreign Policy, la Somalie est le lieu le plus dangereux de tous. Mais, qui sont les pirates ? Les crève-la-faim qui attaquent des bateaux, ou les spéculateurs de Wall Street qui attaquent le monde depuis des années et reçoivent à présent des récompenses multimillionaires pour leurs efforts ? Pourquoi le monde récompense-t-il ceux qui le dévalisent ?

Pourquoi la justice ne voit-elle que d'un œil ? Wal Mart, l'entreprise la plus puissante de toutes, interdit les syndicats. McDonald's aussi. Pourquoi ces entreprises violent-elles, avec une impunité coupable, la loi internationale ? Serait-ce parce que, dans le monde actuel, le travail vaut moins que rien, et que valent encore moins les droits des travailleurs ? Où sont les justes, et où sont les injustes? Si la justice internationale existe vraiment, pourquoi ne juge-t-elle jamais les puissants ?  Les auteurs des boucheries les plus féroces ne vont pas en prison. Serait-ce parce que ce sont eux qui en détiennent les clés? Pourquoi les cinq puissances qui ont droit de veto aux Nations Unies sont-elles intouchables ? Ce droit est-il d'origine divine ? Veillent-ils à la paix, ceux qui font des affaires avec la guerre ? Est-il juste que la paix mondiale soit à charge des cinq puissances qui sont les principaux producteurs d'armes ? Sans dédaigner les narcotrafiquants, ceci n'est-il pas aussi un cas de "crime organisé" ? Mais les clameurs de ceux qui exigent partout la peine de mort ne demandent pas de punition contre les maîtres du monde. Il ne manquerait plus que ça ! Les clameurs clament contre les assassins qui utilisent des rasoirs, non contre ceux qui utilisent des missiles. 

Et on se demande : si ces justiciers sont aussi follement désireux de tuer, pourquoi n'exigent-ils pas la peine de mort contre l'injustice sociale ? Est-il juste un monde qui affecte chaque minute trois millions de dollars aux dépenses militaires, tandis qu'au même moment quinze enfants meurent de faim ou de maladie guérissable ? Contre qui s'arme jusqu'aux dents la soi-disant communauté internationale ? Contre la pauvreté, ou contre les pauvres ? Pourquoi les fervents de la peine capitale n'exigent-ils pas la peine de mort contre les valeurs de la société de consommation qui portent atteinte, chaque jour, à la sécurité publique ? Ou peut-être ne pousse-t-il pas au crime, le bombardement de la publicité qui étourdit des millions et des millions de jeunes au chômage ou mal payés, leur répétant jour et nuit qu'être est avoir, avoir une automobile, avoir des chaussures de marque, avoir, avoir -et que celui qui n'a rien n'est rien ?  

Et pourquoi n'introduit-on pas la peine de mort contre la mort ? Le monde est organisé au service de la mort. Ou ne fabrique-t-elle pas la mort, l'industrie d'armement, qui dévore la plus grande partie de nos ressources et une bonne partie de nos énergies ? Les maîtres du monde condamnent seulement la violence quand ce sont les autres qui l'exercent. Et ce monopole de la violence se traduit par un fait inexplicable pour des extraterrestres, et aussi insupportable pour nous autres terriens qui voulons, contre toute évidence, survivre : nous les humains sommes les seuls animaux spécialisés dans l'extermination mutuelle, et nous avons développé une technologie de destruction qui est en train d'anéantir, au passage, la planète et tous ses habitants. Cette technologie se nourrit de la peur. C'est la peur qui invente les ennemis, et ceux-ci qui justifient le gaspillage militaire et policier. Et que penseriez-vous, tant qu’à appliquer la peine de mort, d'une condamnation à mort de la peur ? Ne serait-il pas sain de mettre un terme à cette dictature universelle des professionnels de la production d’angoisse ? Les semeurs de panique nous condamnent à la solitude, nous interdisent la solidarité : sauve qui peut, écrasez-vous les uns les autres, faites très attention, ouvrez l'œil, le prochain est toujours un danger qui guette, celui-ci va te voler, celui-là te violer, cette petite voiture d'enfant dissimule une bombe musulmane; et si cette femme, cette voisine d'aspect inoffensif te regarde, c'est sûr qu'elle te transmet la peste porcine.

Dans ce monde à l'envers, même les actes les plus élémentaires de justice et de sens commun font peur. En entamant la refondation de la Bolivie pour que ce pays de majorité indigène cesse d'avoir honte en se regardant dans le miroir, le Président Evo Morales a provoqué la panique. Ce défi était une catastrophe en regard de l'ordre traditionnel raciste, prétendument le seul possible : Evo était et apportait le chaos et la violence et, par sa faute, l'unité nationale allait exploser, se briser en morceaux. Et quand le président équatorien Correa a annoncé qu'il se refusait à payer les dettes illégitimes, la nouvelle sema la terreur dans le monde financier, et l'Équateur fut menacé de punitions terribles pour avoir donné un si mauvais exemple. Si les dictateurs militaires et politiciens véreux ont toujours été dorlotés par la banque internationale, ne nous sommes-nous pas déjà habitués à accepter comme fatalité du destin le paiement par le peuple du gourdin qui le frappe, de la cupidité qui le pille ?  

Serait-ce donc que le sens commun et la justice aient divorcé pour toujours ?  Le sens commun et la justice ne sont-ils pas nés pour marcher ensemble, collés l'un à l'autre ?  Ne relève-t-elle pas du sens commun, mais aussi de la justice, cette devise des féministes qui disent que l'avortement serait libre si nous, les mâles, pouvions tomber enceints [2] ? Pourquoi ne légalise-t-on pas le droit à l'avortement ? Serait-ce parce qu'il cesserait alors d'être le privilège des femmes qui peuvent le payer et des médecins qui peuvent le faire payer ? La même chose se passe avec un autre cas scandaleux de négation de justice et de sens commun : pourquoi ne légalise-t-on pas la drogue ? Peut-être n'est-elle pas, comme l'avortement, un sujet de santé publique ? Et le pays qui contient le plus de toxicomanes, quelle autorité morale a-t-il pour condamner ceux qui approvisionnent leur demande ? Et pourquoi les grands médias, si voués à la guerre contre le fléau de la drogue, ne disent-ils jamais que presque toute l'héroïne consommée dans le monde provient d'Afghanistan ? Qui commande en Afghanistan ? N'est pas un pays militairement occupé par le pays messianique qui s'attribue la mission de nous sauver tous ? Pourquoi ne légalise-t-on pas les drogues une bonne fois pour toutes ? Ne serait-ce pas parce qu'elles fournissent le meilleur prétexte pour les invasions militaires, en plus d'offrir les profits les plus juteux aux grandes banques qui de nuit fonctionnent comme blanchisseries ?

Maintenant le monde est triste parce que moins de voitures se vendent. Une des conséquences de la crise mondiale est la chute de l'industrie prospère de l'automobile. Si nous avions quelque reste de sens commun, et un petit quelque chose de sens de la justice, ne devrions-nous pas fêter cette bonne nouvelle ? Ou peut-être la diminution des automobiles n'est-elle pas une bonne nouvelle pour la nature -qui sera un peu moins empoisonnée-, et pour les piétons -qui mourront un peu moins ?  

La Reine a expliqué à Alice -celle de Lewis Carroll- comment fonctionnait la justice au Pays des  Merveilles :

 -Voilà !- dit la Reine -. Il est en prison, à purger sa peine ; mais le jugement ne commencera pas avant mercredi prochain. Et évidemment, à la fin, le crime sera bien commis.  

Au Salvador, l'Archevêque Oscar Arnulfo Romero a prouvé que la justice, comme le serpent, mordait seulement les va-nu-pieds. Il est mort par balles pour avoir dénoncé que, dans leur pays, les va-nu-pieds naissaient condamnés d'avance, par délit de naissance. Le résultat des élections récentes au Salvador n'est-il pas, d'une certaine manière, un hommage ? Un hommage à l'archevêque Romero et aux milliers comme lui qui sont morts en luttant pour une justice juste dans le royaume de l'injustice ? Parfois les histoires de l'Histoire terminent mal; mais l'Histoire, elle, ne termine pas. Quand elle dit adieu, ce n'est qu'un au revoir.

Traduit par Thierry Pignolet.

Source: Tlaxcala

Notes 

 [1]  NdT : par l'utilisation du terme zapatista, Eduardo Galeano réalise en espagnol un jeu de mots intraduisible en français. Par là, l'auteur adresse un clin d'œil à la filiation en espagnol du mot zapatista avec zapato, en français chaussure -le lancer de chaussures sur Bush-, tout se référant à l'Armée Zapatiste de Libération Nationale -en espagnol Ejército Zapatista de Liberación National ou EZLN-, groupe révolutionnaire symbole de la lutte altermondialiste basé au Chiapas, Etat du Mexique.

[2]  L'adjectif « enceint » semble ne pas exister en français. Serait-ce que la langue française est plus machiste que l'espagnole ?

tiré d'investig'action 

 

 
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16:37 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, capitalisme, exploitation, terrorisme, justice, medias, presse, silence | |  Facebook | |  Imprimer | | |

06/02/2010

11/06/09: Facebook et vie privée ...

 

Facebook et vie privée

Malgré les avantages indéniables qu’offrent les réseaux sociaux comme Facebook, la vie privée des utilisateurs n’est pas vraiment à l’abri. Les autorités, de leur côté, ne semblent pas vouloir intervenir. Au contraire.

Nick Dobbelaere

 

 

Aujourd’hui, difficile de passer à côté, même si vous n’êtes pas un utilisateur assidu. D’abord très tendance auprès d’un public limité, les réseaux sociaux sont devenus en un temps record une valeur sûre de la vie sociale (virtuelle) de plusieurs millions d’internautes. Facebook est de loin le réseau social le plus populaire. Plus de 200 millions de personnes dans le monde, dont deux millions de Belges, ont un profil sur Facebook. Ils « sont » sur Facebook comme on dit dans le jargon.

Sans entrer dans les détails, on peut dire que les gens utilisent Facebook et les autres réseaux de ce genre pour communiquer (avec leurs collègues, d’anciennes connaissances, de parfaits inconnus,…). Il suffit de créer un profil, sur lequel vous racontez ce que vous faites, ce que vous allez faire, ce que vous aimez, les gens dont vous êtes fans,… Vous pouvez également former des groupes autour d’un thème particulier, une conviction politique ou un passe-temps. Un grand nombre de politiciens recourent d’ailleurs à Facebook pour mener leur campagne. On peut également y signer des pétitions. Il y a aussi ce que l’on appelle les causes, c’est-à-dire une bonne cause à laquelle on peut adhérer et ensuite inviter des amis à faire de même. Il existe ainsi des causes pour une réduction de la TVA sur l’énergie à 6 % (qui compte déjà plus de 36 000 membres !), pour la libération des Cinq Cubains ou celle du journaliste qui a lancé ses chaussures à la tête de George Bush. On peut encore participer à des jeux, des quiz,… Bref, les possibilités sont quasi infinies et on peut sans problème dire que Facebook est, à bien des égards, un media positif en tant que moyen de communication entre les gens. Ils sont d’ailleurs nombreux à passer une importante partie de leur temps « sur » Facebook.

Contrôle permanent

Jusque-là tout va bien mais quant est-il de toutes ces communications, ces données privées et ces informations divulguées, livrées « sans réfléchir » au public et avidement consultées par des tiers ? Les responsables du personnel qui enquêtent sur les candidats via Facebook, par exemple, ne sont pas une exception. En effet, si vous créez un profil, il est possible via vos contacts d’apprendre un tas de choses sur votre vie privée. Selon Raf Jespers, avocat chez Progress Lawyers Network, les autorités manquent gravement à leur devoir en matière de protection de la vie privée : « Le problème c’est que les autorités se détournent de l’affaire et laisse le citoyen régler seul la question de la protection de la vie privée. En tant que citoyens, c’est à nous de savoir comment protéger certaines informations. »

Il faut en outre savoir que les autorités ne se privent pas pour consulter ces données personnelles. « Depuis 2006, il existe une directive européenne sur la rétention des données », explique Jespers. « Cette directive, qui n’a pas encore été transposée en loi chez nous, oblige les fournisseurs d’accès Internet à conserver durant plusieurs mois toutes les données relatives au comportement de navigation des internautes. » En Grande-Bretagne, la proposition du gouvernement de recourir à cette directive pour accéder aux réseaux sociaux fait l’objet d’un débat. La raison avancée par le gouvernement est qu’en analysant les profils on pourra dépister les criminels et les terroristes. « Le gros problème c’est que les autorités veulent transgresser le cadre légal », explique Jespers. « Pour elles, il s’agit simplement d’un droit des autorités de rassembler par l’intermédiaire des services de police, services secrets ou services de renseignements des informations, indépendamment d’un délit. Selon une autorité judiciaire, il s’agirait d’un contrôle temporaire. Par contre ce qu’on demande en Grande-Bretagne, et ailleurs également, c’est un contrôle permanent sans nécessiter l’autorisation d’une autorité judiciaire. Ce qui bien sûr prend une toute autre allure. »

« Il faut que les gens prennent conscience de ce que l’on fait de leurs données personnelles », conclut Jespers. « En particulier, les personnes qui sont actives dans le domaine social, sociétal, politique ou encore syndical. Sans tomber dans la paranoïa, il faut savoir que les autorités, et principalement la police et les services secrets, contrôlent ces informations et peuvent s’en servir. »

10:54 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, belgique, presse, silence, medias, democratie, liberte, euro-dictature, facebook, internet, actualite | |  Facebook | |  Imprimer | | |

05/02/2010

04/02/10: les droidelom aux USA ...

From: nicolas
Sent: Thursday, February 04, 2010 9:03 PM
To: Romain
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] les droidelom aux USA

 

 

 
----- Original Message -----
 
Sent: Tuesday, February 02, 2010 10:16 AM
Subject: les droidelom aux USA



La légalisation de l'injustice
Howard Zinn
Il est communément admis aux Etats-Unis que pouvoir politique et richesse sont inégalement répartis entre les citoyens. Par contre, inculquée par
l’éducation dès la prime enfance et entretenue par les mass média, la conviction y est largement répandue que l’égalité devant la loi constitue l’un des
principes fondamentaux du système américain, l’ultime recours.

Une question s’impose alors nécessairement à l’esprit : la richesse et le pouvoir étant inégalement répartis, la justice peut-elle prétendre assurer
l’égalité alors que les autres composantes sociales ne l’assurent pas ?

Les lois sont sujettes aux interprétations des tribunaux. Ces interprétations ont rarement conservé aux droits prévus par la Constitution leur force
littérale, mais bien plutôt contribue à perpétuer les inégalités sociales les plus flagrantes en les répercutant dans le système judiciaire. Les jugements
rendus sont eux-mêmes le reflet des disparités en matière de richesse et de pouvoir politique. Les magistrats qui rendent ces jugements représentent
l’élite absolue de la société américaine. John Schmidhauser, après avoir étudié les cas de quatre-vingt-douze juges de la Cour suprême, constate
dans son ouvrage la Cour suprême que ceux-ci provenaient de « milieux socialement favorisés » et « comprenaient très peu de fils de famille
n’appartenant pas à la haute ou à la très haute bourgeoisie ». En 1976, il en est toujours ainsi.

Le premier amendement de la Constitution, pierre de touche de la Déclaration des droits (Bill of Rights), stipule que le Congrès « ne pourra faire
aucune loi (...) restreignant la liberté de parole ou de presse, ou touchant au droit des citoyens de s’assembler paisiblement ou d’adresser des
pétitions au gouvernement pour le redressement de leurs griefs ». La terminologie employée est sans équivoque. Pourtant, la Cour suprême n’a pas
cessé d’interpréter cet amendement de façon à permettre au Congrès de voter des lois restreignant la liberté d’expression. Les dissidents et les
révolutionnaires ayant toujours été victimes de ces lois, il parait justifié de dire que le premier amendement est appliqué différemment à ceux qui
approuvent et à ceux qui contestent les activités du gouvernement américain.

L’application partiale du premier amendement fut inaugurée dès 1798, lorsque l’administration du président Adams fit voter la loi antisédition, qui
rendait illégale toute critique à l’égard du gouvernement, et fit emprisonner un nombre appréciable de citoyens. Cette tactique fut rééditée en 1917,
lorsque le Congrès vota la loi sur l’espionnage : toute opinion sur la première guerre mondiale susceptible de « décourager le recrutement » des forces
fut jugée criminelle. En 1798, la Cour suprême avait feint d’ignorer la violation de la Constitution ; en 1917, elle reconnaissait à l’unanimité la
constitutionnalité de la loi sur l’espionnage, par laquelle deux mille Américains devaient être poursuivis et cinq cents emprisonnés pour avoir exprimé
leur opposition à la guerre. En 1940, le Congrès adopta la loi Smith, par laquelle les dirigeants du parti communiste furent emprisonnés pour «
incitation coup d’Etat et sa « fomentation »... formule par laquelle on entendait condamner la diffusion des œuvres de Marx, Engels et Lénine. Une fois
encore, la Cour suprême confirma la validité de la loi.

Qui peut s’exprimer ?

Fait beaucoup plus inquiétant, la plupart des problèmes de liberté d’expression ne sont pas réglés par les tribunaux mais dans la rue par la police.
Pendant l’été 1968, un jeune homme qui vendait un journal communiste aux abords de l’université Harvard fut appréhendé par un policier puis jugé
pour avoir « perturbé l’ordre public » et « agressé un représentant de l’ordre ». Le policier déclarait que le jeune homme lui avait craché au visage.
qu’aucun témoin n’ait confirmé ce fait, le jeune homme, fut condamné à verser une amende. La liberté d’expression existe ou non au gré de l’humeur
du policier de faction. Protester contre la décision du tribunal local en faisant appel auprès du tribunal fédéral demanderait plusieurs années et des
dizaines de milliers de dollars, encore qu’à ce niveau même la Cour suprême puisse refuser d’examiner le ou donner raison au policier. Le jeune
militant ne jouit pas d’une liberté d’expression égale à celle du riche éditeur dont les camions parcourent la ville pour ravitailler en journaux les
kiosques et autres points de vente. Mais les cas les plus graves en matière d’application partiale du droit à la liberté d’expression n’atteignent jamais
le niveau du policier ou des tribunaux. Cette situation provient que les moyens de communication de masse sont monopolisés par un petit nombre de
sociétés colossalement riches. Aucun moyen constitutionnel n’est prévu pour corriger l’inégalité de fait entre la compagnie pétrolière Exxon, qui peut
dépenser des millions de dollars pour faire passer ses messages publicitaires télévisés sur l’ensemble du territoire national aux heures de forte écoute
des programmes, et le citoyen moyen qui voudrait l’opinion publique des profits excessifs d’Exxon.

La tendance à la monopolisation dans la presse a été rapide : le pourcentage des villes n’ayant qu’un seul quotidien est passé de 60 % en 1910 à 96 %
en 1974. En 1973, la Cour suprême, arguant du fait qu’elle ne saurait s’ingérer dons le droit à la liberté d’expression d’une station de radio, jugea
que celle-ci était libre de refuser la vente de temps d’antenne pour la diffusion de messages hostiles à la guerre au Vietnam.

Qui juge ?

L’un des mythes les plus tenaces concerne L’égalité de droit des citoyens à un procès équitable. En réalité, toutes les garanties d’un procès équitable –
un juge impartial, un « jury composé des pairs de l’inculpé », un défenseur compétent – se trouvent compromises par les inégalités sociales et par le
système de sélection des juges, des avocats et des jurés.

Les juges sont majoritairement blancs, anglo-saxons, riches et conservateurs. Il paraît peu vraisemblable qu’ils accordent aux Noirs, aux accusés qui
manient mal la langue anglaise, aux pauvres, aux révolutionnaires la même attention qu’à une personne issue d’un milieu « respectable ». Ce fait
n’est généralement pas perçu par le grand public puisqu’il se produit à l’occasion de centaines de milliers d’audiences des tribunaux urbains et de
comté, dont la presse ne parle pas et dont on ne conserve aucune archive. C’est un tribunal de ce type, le tribunal municipal de Boston, qu’a observé
une jeune femme pendant plusieurs mois. Elle devait ensuite écrire : « Où et comment puis-je rapporter tout ce que j’ai vécu au tribunal municipal de
Boston ? Dois-je parler du Noir condamné pour possession de cocaïne tandis que ses deux compagnons blancs étaient innocentés ? Dois-je remettre
en question l’inculpation de vol à l’étalage retenue contre une jeune mère prise en flagrant délit de vol d’une paire de chaussures d’enfant ? Dois-je
pleurer pour le Noir accusé de posséder un véhicule volé, et qui plaidait sa cause devant un juge blanc ? On se lasse de relever le nombre de cas où un
accusé n’a pas été averti de son droit de recourir à un avocat, s’est vu demander de verser une caution injustement élevée, on n’a pas été informé de
son droit de faire appel. On se demande si l’homme portant un nom espagnol comprend seulement ce que dit le juge. »

Il n’est dès lors pas étonnant que le recensement de la population de la prison locale de n’importe quelle grande ville américaine révèle un nombre
disproportionné de Noirs et de pauvres. Même lorsque des membres de la bourgeoisie ou de la très haute bourgeoisie sont arrêtés pour faits
criminels, ils possèdent la somme nécessaire à leur propre libération sous caution (5 000, 10 000 ou 50 000 dollars) que le tribunal conserve en
garantie de leur présence au procès. L’accusé sans ressources ne peut rassembler de telles sommes et doit passer des semaines, des mois, voire des
années en prison, dans l’attente de son procès.

Le droit à l’assistance d’un avocat, prévu par le sixième amendement, ne fut appliqué par les tribunaux des Etats (où sont jugés la plupart des procès
criminels) qu’à partir des années 30, et étendu à l’ensemble des délits graves qu’à partir des années 60. De nos jours, alors que l’assistance d’un
avocat est enfin accordée à l’ensemble des inculpés, l’inégalité subsiste dans la mesure où la qualité du défenseur dépend des honoraires que peut lui
verser son client. Un inculpé sans ressources reçoit un avocat commis d’office, qui n’a souvent que très peu de temps à consacrer à son client et à
l’étude du dossier, et ne dispose d’aucun moyen pour rechercher des témoins ou accumuler les contre-preuves nécessaires. Une récente étude révèle
que les avocats commis par le tribunal local d’une grande ville américaine consacrent en tout et pour tout une moyenne de sept minutes à chaque
client.

Les jurés d’assises sont choisis parmi les citoyens à revenus moyens, professionnellement établis dons la municipalité, d’âge moyen ou avancé, et peu
enclins à la sympathie envers un inculpé pauvre, économiquement instable, politiquement ou sexuellement marginal. De surcroît, les jurés sont traités
avec condescendance par les juges, et ils adoptent un comportement de subordonnés par lequel il leur est difficile d’ignorer les instructions du juge
et de voter selon leur propre conscience.

Ces dernières années, l’inégalité des peines criminelles infligées a fait l’objet de l’attention croissante d’une partie de l’opinion publique, mais rien n’a
été changé en la matière. On se souvient que George Jackson, le révolutionnaire noir assassiné par ses gardiens à la prison de Saint-Quentin, avait
purgé dix ans de détention pour le vol de 70 dollars.

M. Willard Gaylin, un psychiatre, qui analysait le sort réservé aux Américains emprisonnés pour s’être opposés à la conscription pendant la guerre du
Vietnam, constata que ce type d’opposant s’était vu attribuer uniformément, de la part de divers juges, des peines de deux ans. Puis il découvrit le cas
d’un homme condamné à cinq ans. De tous les inculpés qu’il avait rencontrés, c’était le premier Noir.

Une récente étude sur la disparité des peines infligées (rapportée par le New York Times) établit que les voleurs de voitures sont condamnés en
moyenne à trois ans de prison ; mais ceux dont le vol est plus « élaboré » (obus de confiance), et qui proviennent de milieux sociaux aux revenus
supérieurs, se voient infliger en moyenne des peines inférieures à un an. Poursuivis pour vol de voiture, 71 % des inculpés furent soumis à une peine
d’emprisonnement, tandis que seulement 16,3 % des gens « respectables » coupables d’abus de confiance se virent condamnés à cette même peine.

L’inégalité la plus flagrante en la matière n’intervient pas dans les prétoires, mais dans la décision des autorités d’intenter ou non un procès à
quelqu’un. Les enfants de milieu aisé voient souvent leurs délits discrètement éludés par la recommandation d’un traitement psychiatrique,
agrémentée d’une sévère mise en garde. Les enfants de milieu modeste, eux, sont expédiés dans des maisons de redressement, qui sont souvent des
prisons déguisées.


L’immunité du F.B.I. et de la C.I.A.

Mais beaucoup plus importante encore, peut-être, est l’inégalité des mesures prises contre les simples citoyens ou contre les dignitaires et hauts
fonctionnaires susceptibles d’avoir commis un délit. Lorsque M. Spiro Agnew fut convaincu de violation de la loi, il fut prié d’abandonner son poste de
vice-président mais ne fut pas emprisonné. Lorsque M. Richard Nixon fut convaincu de falsification de sa déclaration de revenus, d’ « obstruction à la
justice », etc., il bénéficia du « pardon » de son successeur Gerald Ford.

Récemment, la commission Church au Sénat et la commission Pike à la Chambre des représentants ont produit la preuve de violations profondes de
la loi par des membres de la C.I.A. et du F.B.I. Or aucune poursuite judiciaire n’a suivi ces révélations. D’après la commission sénatoriale, le F.B.I. a
commis au moins deux cent trente-huit cambriolages illégaux contre des personnes et organisations contestataires entre l’administration de Franklin
Roosevelt et celle de Lyndon Johnson. Entre 1958 et 1970, le F.B.I. a violé la loi fédérale sur le secret du courrier de personnes privées, et il se peut
même qu’il pratique encore le même délit à l’heure actuelle. Pourtant, à ce jour, aucune poursuite n’a été intentée contre lui.

Mieux, en décembre 1969, le F.B.I. a été mêlé à l’organisation d’un raid dans l’appartement de Panthères noires à Chicago, au cours duquel la police
assassina Fred Hampton et Mark Clark. Le F.B.I. a procédé à des écoutes téléphoniques et à des falsifications épistolaires, et a provoqué des
déchaînements de violence contre les groupes de gauche. Dans les années 60, pendant la lutte des Noirs pour les droits civiques dans le Sud, le F.B.I.
contemplait sereinement la violation de la loi fédérale que constituait le passage à tabac d’activistes noirs. « L’égalité devant la loi » perd, semble-t-
il, toute signification chaque fois que le F.B.I. est impunément mêlé à une affaire.

Il en est de même pour la C.I.A. qui n’a pas seulement violé la loi en pénétrant par effraction dans des immeubles, en ouvrant du courrier et en
pratiquant des écoutes téléphoniques, mais qui a surtout agi au mépris des statuts fixés par le Congrès et limitant ses activités nationales. En réalité,
la C.I.A. bénéficie d’une immunité particulière contre les poursuites légales.

Le principe de l’« égalité devant la loi », proposé à l’admiration du public américain et de l’opinion mondiale, a bien peu d’existence réelle. Par contre,
ce que l’on observe tout ou long de l’histoire américaine et dans les événements contemporains, c’est l’utilisation de la loi par les riches et les
puissants pour contrôler les pauvres et les révoltés. Un impressionnant corpus de lois, par ailleurs peu connues, opère jour après jour et de façon
puissante pour maintenir intacte l’actuelle répartition des richesses dans la cité : les lois sur les contrats, les propriétés, les héritages, les impositions.
En outre, il y a le règlement des délits, dont la fonction est de punir les individus qui, par des voies personnelles, tentent de perturber cette
répartition des richesses, et ceux qui, par des actions sociales, altèrent l’ordre existant.

L’ensemble des faits qui révèlent le fonctionnement réel de la loi est masqué par un écran, la Déclaration des droits, qui prétend promulguer la liberté
d’expression et l’égalité des droits en matière de justice. Mais cet écran ne saurait dissimuler que l’égalité des citoyens devant la justice reste à
accomplir.

Source: Le monde diplomatique


DOSSIER SPECIAL HOWARD ZINN REUNI PAR INVESTIG'ACTION - MICHELCOLLON.INFO

Agone - Howard Zinn n'est plus

Howard Zinn - Mythes de l’« exceptionnalisme » américain

Howard Zinn - Les Etats-Unis ont besoin d’un esprit révolutionnaire

Howard Zinn - 27 mois d’occupation américaine - Que faisons-nous en Irak ?

Howard Zinn - La légalisation de l'injustice

13:39 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : presse, romain, courcelles, histoire, usa, democratie, liberte, justice, medias, silence, capitalisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

31/12/2009

30/12/09: Annus horribilissimus..

From: Ayman El Kayman
Sent: Wednesday, December 30, 2009 1:41 PM
Subject: Annus horribilissimus

 

 
L’année qui s’achève a été horrible ? Vous n’avez encore rien vu ! 2010 promet d’être encore plus horrible !
Alors que 2009 s’achève, l’Empire, revêtu de ses nouveaux habits, vient de découvrir un nouvel ennemi et d’ouvrir un nouveau front de guerre : le Yémen. Les mères des enfants yéminites déchiquetés par les bombes US pourront se consoler en se disant que c'est un cadeau de fin d'année du Prix Nobel de la Paix.

Dans cet Orient si proche et si lointain, le pharaonicule du Caire n’a rien trouvé de mieux pour commémorer le premier anniversaire de la guerre génocide contre Gaza que d’inviter le Premier sinistre de l’entité innommable. Et de refuser l’accès à Gaza à 1 500 internationaux venus de toute la planète pour apporter leur solidarité aux Gazaouis assiégés et soumis à a mort lente.

Dans l’Occident riche, ça va de plus en plus mal. Ça dégringole de partout. En Italie, 10 000 salariés du groupe ex-Eutelia se battent, dans une indifférence quasi-générale , pour sauver leurs emplois, sacrifiés par des partons-gangsters. Aux USA mêmes, source des maux, le seul secteur en expansion, ce sont les soupes populaires. À Copenhague, les grands pollueurs ont saboté les efforts pour prendre à bras le corps la catastrophe écologique qui nous menace tous.

Je pourrais continuer la liste de tout ce qui ne va pas mais je préfère m’arrêter là.

Il reste des raisons d’espérer : elles se trouvent au sud du Rio Grande, au Venezuela, en Bolivie, en Équateur, au Nicaragua, à Cuba, au Paraguay, dont les peuples et les gouvernements, pour une fois unis, tentent de donner vie au vieux rêve bolivarien de la Patria Grande, et donnent une leçon à toute l’humanité.
Bonne semaine, quand même !
Que la Force de l’esprit soit avec vous !
...et à l’année prochaine !

15:36 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, capitalisme, imperialisme, colonialisme, politique, liberte, usa, palestine, gaza, medias, democratie, israel, actualite, silence, information, presse, television, yemen | |  Facebook | |  Imprimer | | |

21/12/2009

12/12/09: La NSA a participé au développement de Windows 7...

From: nicolas
Sent: Saturday, December 12, 2009 9:56 PM
To: Romain
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] La NSA a participé au développement de Windows 7 [Voltaire]

 

 

La NSA a participé au développement de Windows 7
 
24 novembre 2009




La National Security Agency (NSA) a annoncé avoir participé au développement du logiciel Windows 7 de Microsoft.

Richard Schaeffer, le directeur adjoint de l’Agence chargé de la sécurité des systèmes informatiques, s’exprimait le 17 novembre 2009 devant la sous-commission Terrorisme et Sécurité de la patrie de la Commission des lois du Sénat des États-Unis.

La collaboration de la NSA et de Microsoft est un secret de polichinelle depuis l’accord judiciaire survenu entre le gouvernement des États-Unis et le géant de l’informatique. Cependant, c’est la première fois qu’il est mentionné officiellement.

En matière de sécurité informatique la question n’est pas de savoir si l’on est ou non protégé des intrusions extérieures, mais qui a les clefs. En d’autres termes, le département sécurité des systèmes d’information de la NSA est dans son rôle lorsqu’il veille à ce qu’il détienne seul les clefs de sécurité des logiciels les plus utilisés aux États-Unis. Cependant, Windows 7 est commercialisé mondialement, ouvrant ainsi des perspectives considérables à l’espionnage US.

De son côté, Microsoft a démenti que la NSA ait la possibilité d’entrer dans les logiciels Windows 7, mais la firme n’a aucun moyen de le garantir.

À ce jour, aucun État n’a interdit le logiciel Windows 7 pour protéger ses ressortissants de l’espionnage US.

http://www.voltairenet.org/article163044.html

20:41 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : usa, democratie, liberte, presse, medias, silence, romain, courcelles, histoire, actualite, internet, espionnage | |  Facebook | |  Imprimer | | |

20/12/2009

03/10/09: Le cinéma de Polanski…

 

Revenons sur ce brave POLANSKI

http://www.oulala.net/Portail/spip.php?article4236
 

Le cinéma de Polanski…

… ou la loi du talent !

samedi 3 octobre 2009 par Makhlouq

Roman Polanski, l’acteur-réalisateur célèbre, a été arrêté par la police suisse sur un mandat d’arrêt américain lancé à la suite d’un rapport sexuel qu’il aurait eu avec une fille de treize ans. L’affaire soulève un tollé, non en Amérique mais en France, curieusement, et seulement dans une « certaine » classe laquelle argue du « génie » de l’homme et de son âge, posant ainsi la terrible question au monde : un homme riche, notoirement connu, fut-il exceptionnel, aurait-il le droit d’échapper à la justice malgré un acte répréhensible qu’il aurait reconnu et que l’on aurait prouvé ?

Le roman Polansky s’achève sur une note triste.

L’homme est en prison, aujourd’hui, pour un acte de viol commis il y a plus de trente ans sur une fille mineure à laquelle il avait fait absorbé de l’alcool et une drogue sédative, à l’époque.

L’arrestation a soulevé la réprobation des Bernard Kouchner, Bernard Henry Lévy, Frédéric Mitterrand et consort. Je dis « consort » car, à n’en pas douter, les autres « idéologues » du parti naze ne rateront pas l’occasion pour crier à l’injustice et peut être à l’antisémitisme parce que Polanski serait juif.

Serions-nous alors dans une logique de « gens élus » ?

Il faut le croire mais non parce que la judaïté serait le point commun car en réalité c’est l’idéologie et la solidarité sionistes qui se manifestent plus qu’autre chose.

Quand on sait qu’Adler considère comme traîtres tous les Juifs qui ne sont pas partisans de Herzl sans que cela ne soit reconnu comme de l’antisémitisme, on comprend bien, alors, qu’il se constitue une « communauté sioniste » brassant différentes populations mais se superposant à toutes les autres et se considérant comme élue.
Polanski serait-il un pion essentiel sur l’échiquier sioniste sans que nous le sachions ?

Quels sont les faits reprochés à l’homme ?

L’acteur-réalisateur, tout en le reconnaissant par la suite, aurait eu des rapports sexuels, avec sodomie, sur une fille de treize ans.
Il lui aurait fait absorber, au préalable, de l’alcool et de la méthaquinone, substance sédative reconnue, selon wikipédia, comme « dépressive pour le système nerveux central, anxiolytique, calmante, entraînant des troubles du jugement ».

Analysons les faits !

Une fille de 13 ans, dans toutes les législations du monde, est reconnue comme une mineure, civilement parlant mais aussi sexuellement. En conséquence, son consentement ne peut être pris en compte juridiquement.
L’affirmer constitue un mensonge éhonté. C’est déjà un argument qui discrédite l’envolée théâtrale et piteuse de Bernard Henri Lévy qui ne se soucie guère de la victime nous rappelant l’amnésie qu’il a envers les crimes commis contre les Palestiniens martyrs et sa prise de position pour les bourreaux siono-nazio-fascistes de l’Etat d’Israël.

En outre, la législation européenne estime qu’un rapport sexuel, en l’« absence de consentement éclairé » comme c’est le cas pour un mineur, est un… viol… donc un crime.

Pour les Etats-unis, seul l’âge diffère.

En tout état, l’âge, dans ce cas précis est bien loin de la majorité sexuelle dans tous les cas envisagés.

La juridiction américaine était donc au-dessous de la peine réelle et Polanski en avait déjà profité en plaidant coupable puisque le juge avait transformé le viol, pouvant être puni de mort, en atteinte sexuelle… fait, de beaucoup, moins grave.

Néanmoins, ce que l’on s’efforce de dissimuler c’est que l’acteur s’est enfui des USA alors qu’il était en liberté sous caution… ce qui aggrave son cas et plaide en faveur de sa culpabilité déjà bien établie puisque reconnue par lui-même.

Ainsi, Polanski aurait commis un viol et se serait enfui avant d’être jugé. Il est donc accusé non seulement de l’acte en question, de fuite mais aussi de fourniture d’alcool et de drogue à un mineur.

Que peut-on en dire ?

Ce qui est navrant dans l’histoire des défenseurs de Polanski c’est que, au profit du fugitif, ces derniers accablent la victime par des moyens plus que douteux et éminemment pathétiques.

En outre :

Citer le grand âge de l’accusé reste néanmoins pitoyable d’autant que, les mêmes individus, n’ont jamais reconnu celui de bien d’autres pourtant incarcérés,

Citer son histoire dans le ghetto polonais, la déportation de ses parents, à laquelle nous ne pouvons que compatir, ne peut que rajouter à la volonté d’une distinction dans une France se voulant pourtant égalitaire de par ses textes.

Citer son talent fait comprendre que « les preux » optent pour une hiérarchisation non point sociale mais judiciaire. En conséquence, ils s’engagent dans la voie de « l’inégalité devant la loi », violant toutes les règles des pays civilisés et celles des Droits de l’Homme.

Le parti pris manifeste de deux ministres français, dans cette affaire, s’exprimant en fonction de leurs sentiments non de leur fonction, et de manière bien cavalière, les disqualifie de fait et entraînerait leur démission spontanée pour peu qu’ils aient du respect pour leur poste, du courage, de la dignité et un sens de la responsabilité politique.

La question qu’il faut se poser aujourd’hui est de savoir pourquoi Polanski, qui est citoyen français, n’a jamais été inquiété par la justice française pour les faits qui lui sont reprochés aux Etats Unis.

Même si l’on réfute l’extradition d’un citoyen de notre pays, il n’empêche que l’on doit prendre en compte son acte.

Ne l’a-t-on pas fait pour les prisonniers français arrêtés à Guantanamo et pourtant innocents ?

Pourquoi ne serait-ce pas valable pour l’acteur ?

Ah oui… j’entends déjà les défenseurs me dirent que « ce n’est pas pareil » !

Bien sûr… ce ne peut être pareil, en vérité je vous le dis, puisqu’il y a Français et… Bronzés !

Polanski est seul… les Bronzés sont nombreux et c’est quand ils sont nombreux que Hortefeux voit des problèmes à ces pauvres… Auvergnats.

Les Bernard Henri Lévy, Kouchner et Compagnie n’ont pas fini d’être ridicules et terriblement communautaristes, eux qui s’en défendent !

Mais le ridicule…

19:39 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, romain, courcelles, france, usa, democratie, silence, television, actualite, liberte, justice, presse, medias, cinema | |  Facebook | |  Imprimer | | |

19/12/2009

22/05/09: La politique étrangère américaine continue de correspondre aux vœux des néoconservateurs...

 

Sent: Friday, May 22, 2009 9:59 PM
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Fwd: Fw: La politique étrangère américaine continue de correspondre aux voux des néoconservateurs(Traduction Horizons et débats)

 

 

Sent: Thursday, May 21, 2009 10:32 PM
Subject: La politique étrangère américaine continue de correspondre aux voux des néoconservateurs(Traduction Horizons et débats)

La politique étrangère américaine continue de correspondre aux vœux des néoconservateurs

Interview du député républicain au Congrès Ron Paul sur la faillite imminente du pays et une guerre probable contre l’Iran

par Jihan Hafiz

hd. Il ne semble pas que les milieux économiques et gouvernementaux occidentaux réfléchissent particulièrement à la crise économique actuelle. Un peu plus de morale et de responsabilité individuelle, un peu moins de libéralisation et un peu plus de contrôles certes, mais pas de changement de cap.
La crise n’est pas tombée du ciel. On l’annonçait depuis plusieurs années mais rien n’a été fait. Au lieu de réfléchir, on en fait payer le coût exorbitant aux contribuables des différents pays et les responsables encaissent l’argent, avant l’écroulement total du système.
Aussi longtemps que les liens avec ceux qui tirent les ficelles du désastreux système financier ne seront pas coupés, l’économie des différents peuples continuera de végéter. A moins qu’ils abandonnent ce système centraliste et qu’ils se mettent à développer des alternatives, comme cela commence à se faire ici ou là.
Une des personnes qui ont tiré la sonnette d’alarme assez tôt est le député républicain au Congrès Ron Paul. Il dénonce l’escroquerie sur laquelle repose ce qu’on appelle «système financier mondial» et qui est à l’origine d’injustices flagrantes et de guerres dévastatrices. La dissolution de la Réserve fédérale (Fed) qu’il propose serait une véritable libération et apporterait une ébauche de solution en vue d’un nouvel ordre mondial financier et économique.
Nous publions ci-dessous l’interview que Ron Paul a accordée à la chaîne américaine PressTV. Bien qu’elle date déjà du 28 dé­cembre 2008, elle n’a rien perdu de son actualité. Press TV présente Paul comme «un politicien conservateur qui demande que son pays mette fin à la présence militaire américaine à l’étranger et se retire de l’ONU, de l’OTAN, de l’Alena [Accord de libre-échange américain entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique] et qui s’oppose à l’Internal Revue Service (IRS) (autorité fiscale fédérale). Député du 14e district du Texas à la Chambre des représentants, il estime que la politique étrangère américaine doit être réformée pour éviter des conflits dans le monde entier».

Press TV: Nous sommes heureux que vous nous accordiez une interview. Commençons par la politique étrangère. A votre avis, quelle sera l’attitude du nouveau gouvernement à propos de la guerre en Irak?

Ron Paul: Il poursuivra la politique du gouvernement précédent. Je ne m’attends pas à beaucoup de changements. Bien que Barack Obama ait promis de rapatrier les troupes d’ici à 16 mois, il revient sur cette promesse à cause de l’accord passé avec le gouvernement irakien.
Je ne pense pas qu’il ait jamais sérieusement voulu changer de politique étrangère. Je pense que la politique étrangère de ce pays reste toujours la même, qu’elle soit menée par les républicains ou les démocrates. Quand George Bush est venu au pouvoir en 2000, il était très critique à l’égard de la politique étrangère de Clinton: elle pratiquait trop le «nation building» (reconstruction d’Etat), le maintien de l’ordre dans le monde. Les gens aimaient entendre ce discours. Mais lorsqu’ils sont au pouvoir, ils font tous la même chose.
Ainsi, je ne m’attends pas à de grands changements en Irak. Et Obama ne prétend même pas avoir une autre opinion sur l’Afghanistan. Il ne semble pas qu’il envisage des politiques spécifiques pour les différents pays. D’une manière générale, il est favorable à l’interventionnisme.
C’est juste une question de rythme et de personnes que vous choisissez, mais il a choisi tous ceux que John McCain apprécie. Les néoconservateurs aiment le groupe de spécialistes de politique étrangère qu’il a réuni. Par conséquent, ce n’est plus qu’une question de temps: la base démocrate, qui ne voulait pas qu’il poursuive la politique de Bush et de McCain, sera bientôt contrariée.

Que pensez-vous de la situation en Afghanistan?

Les attentats vont continuer. Cette semaine, il y a eu ces policiers afghans tués par erreur. Et il y a les incursions au Pakistan où des innocents sont tués, mais tout le monde prétend que ce n’est pas une affaire. Or c’est important, cela ne fait que radicaliser les marges.
Je ne crois pas que le gouvernement pa­kistanais soit assez stupide pour dire: faisons la guerre à l’Inde. Mais je crois que peu importe la société ou le pays. Il y a toujours un groupe qui peut être radicalisé s’il est motivé. On tue de plus en plus de monde, des ­innocents, des civils, en prétendant qu’il s’agit de terroristes. Mais comment le sait-on? Les a‑t‑on capturés et jugés?
Je pense que cette évolution est très mauvaise et je la condamne, dans notre propre intérêt. Je pense que c’est mauvais pour l’Amérique. Plus cela continuera, plus ce sera coûteux financièrement et en vies ­sacrifiées et plus nous nous exposerons à une attaque terroriste en Amérique.
Vous savez, là-bas, nous sommes des cibles faciles mais ils sont capables de venir nous attaquer ici. Je ne crois pas que les terroristes n’aient pas de motivations. Nous devrions nous demander davantage quelle est l’origine de leurs motivations.

Pensez-vous qu’il y aura davantage d’at­taques aériennes d’un territoire souverain, au Pakistan?

Je pense qu’Obama continuera. En effet, je crois que la politique étrangère est contrôlée en dehors des partis politiques. Je crois que ces derniers n’ont pas grand-chose à dire à ce sujet. Je crois donc que ces attaques vont se poursuivre.
Et, malheureusement, je crois qu’Obama a été assez inflexible en ce qui concerne l’Iran. Il a certes annoncé qu’il leur parlerait peut-être, mais il n’a pas dit qu’il n’y aurait jamais de blocus de l’Iran: il pense que même s’il n’est que possible qu’ils détiennent l’arme [nucléaire], nous avons l’obligation morale de les stopper.
Avons-nous empêché le Pakistan, l’Inde, Israël d’avoir l’arme nucléaire? Pourquoi la question serait-elle si importante quand il s’agit de l’Iran? Mais Obama s’est montré très ferme lorsqu’il a parlé de politique étrangère aux internationalistes, à ceux qui déterminent la politique étrangère des démocrates et des républicains.

Les mêmes mensonges qu’à propos de l’Irak

Une année s’est écoulée depuis que la National Intelligence Estimate (NIE) [rapport des Services de renseignements américains] a écarté l’idée que l’Iran produisait l’arme nucléaire et pourtant il est beaucoup question de guerre ici, à Washington. Pourquoi?

Je pense qu’il y a un grand nombre de raisons à cela. Le pétrole est une raison importante. Ensuite, je pense qu’il y a l’idée néo-conservatrice selon laquelle nous sommes un peuple bon qui doit imposer sa bonté aux autres peuples. D’autre part, je pense qu’Israël a quelque chose à voir ici.
Et puis certaines personnes sont honnêtement convaincues que les Iraniens sont des méchants qui veulent nous bombarder. Autant de raisons qui s’additionnent. Certaines nous ont amenés à attaquer les Irakiens. La désinformation est très importante et l’on réagit de manière affective. Mais malheureusement, les Américains n’aiment pas les considérations générales. D’une certaine manière, le candidat qui se déclare en faveur de la paix part gagnant. Ainsi, Obama était un candidat de paix. Il voulait moins d’interventionnisme. Mais à vrai dire, c’était sans importance.
Je pense que nos politiques sont verrouillées. Le salut pourrait provenir du fait que la faillite de notre pays nous obligera à quitter l’Afghanistan, comme les Soviétiques ont dû le faire en raison du manque d’argent et de l’échec du système. Notre système pourrait s’écrouler et ce pourrait être une bénédiction déguisée.

Pensez-vous qu’avec le nouveau gouvernement, nous verrons une différence de politique à l’égard du conflit israélo-palestinien? Pensez-vous que la solution passe par le Hamas?

Je ne m’attends pas à des changements importants sur cette question. Je ne pense pas qu’il aura plus de sympathie à l’égard des Palestiniens. Il pourrait manifester un intérêt de pure forme, mais si quelque chose déplaît à Israël, cela ne passera pas.

Abolir la Réserve fédérale

Venons-en à l’économie. Pourquoi avez-vous fait cette proposition de loi destinée à dis­soudre la Réserve fédérale?

Parce que la Réserve fédérale est une banque centrale illégale au regard de notre Constitution et qu’elle ne nous fait que du mal: en effet, elle a le pouvoir de créer de la monnaie comme par magie. Nous avons légalisé la fausse monnaie. La raison pour laquelle une personne comme moi qui aime la liberté individuelle y est si opposée est que la Fed permet aux gouvernements d’échapper à ses responsabilités. Si vous étiez dans une société possédant une monnaie saine, vous devriez lever des impôts et dépenser l’argent en sachant exactement ce que vous faites, mais quand une banque secrète peut créer de la monnaie comme par magie, le gouvernement peut circonvenir le peuple et le Congrès. Il peut faire la guerre sans avoir à rendre de comptes.
Si nous faisions payer aux contribuables tout ce que nous faisons outre-mer, cela prendrait fin au bout de quelques semaines parce que nous n’aurions plus d’argent, mais si vous faites marcher la planche à billets, vous pouvez vous en tirer provisoirement. Les soucis d’argent sont pour plus tard. Nous avons eu la chance de posséder la monnaie de réserve du monde et n’avons pas souffert de l’inflation.
Cela renforce le gouvernement central. En outre, c’est illégal et immoral. On ne permet pas à un individu de faire de la fausse monnaie; pourquoi autorise-t-on une banque secrète à le faire? De nombreuses raisons mi­litent contre l’existence d’une banque centrale qui nous fait tant de mal.
Au début d’un cycle inflationniste, on enregistre certains bénéfices car on a l’impression d’être riche, mais ce n’est que temporaire. Nous voyons maintenant le marché s’effondrer et nous nous rendons compte que ce n’était pas une bonne idée. C’était une bulle.
Et maintenant, les bulles créées par la Réserve fédérale commencent à éclater et la dernière à sauter sera celle du dollar. Nous sommes endettés à hauteur de billions de dollars, ce qui signifie que le dollar ne sera plus capable de résister et le monde finira par rejeter cette monnaie, ce qui entraînera chez nous une hausse des taux d’intérêt et des prix et le pays s’appauvrira considérablement.

Je me conforme à la Constitution

Pourquoi vous qualifie-t-on toujours de véritable «constitutionnaliste»?

Parce que je me conforme à la Constitution. Et c’est une tradition de la respecter à la lettre. Son article premier énumère, au premier alinéa, ce que nous avons le droit de faire et les amendements 9 et 10 stipulent ce que nous ne sommes pas autorisés à faire. Ainsi, tous les gouvernements devraient être locaux. Or pendant les 100 dernières années, nous nous sommes écartés de ce principe. C’était pourtant une assez bonne idée.
Les pères fondateurs voulaient des gouvernements locaux et la séparation des pouvoirs. Seul un petit nombre de questions comme la monnaie et les échanges commerciaux devaient être confiées au gouvernement fédéral. Je pense que c’était une fort bonne idée. C’est le serment que nous avons tous fait, mais presque tous les autres l’ignorent. Je ne pensais pas que beaucoup de gens dans ce pays s’y intéressaient mais à ma grande surprise, la campagne présidentielle a révélé des tas de choses. Des gens disaient que ça avait l’air d’une bonne idée et j’en étais très heureux. J’attendais que quelqu’un dise ça. C’était très encourageant.    •

Source: www.presstv.com/detail.aspx?id=79644&sectionid=3510302
(Traduction Horizons et débats)

Projet de loi portant dissolution du Bureau des gouverneurs de la Réserve fédérale et des banques de la Réserve fédérale déposé par Ron Paul le 3 février 2009 devant la Chambre des représentants

Projet de loi (HR 833 IH) portant notamment dissolution du Bureau des gouverneurs de la Réserve fédérale et des banques de la Réserve fédérale et abrogation de la Loi sur la Réserve fédérale.
Le Sénat et la Chambre des représentants des Etats-Unis d’Amérique réunis en Congrès promulguent la loi suivante:
1ére partie: Dénomination succincte
La présente loi s’intitulera «Loi sur la dissolution du Bureau de la Réserve fédérale».
2e partie: Dissolution du Bureau de la Réserve fédérale
a)    Généralité – La Réserve fédérale et toutes les banques de la Réserve fédérale sont abolies. La loi entre en vigueur au terme d’un délai d’une année à compter de sa promulgation.
b)    Abrogation de la Loi sur la Réserve fédérale – L’abrogation de la Loi sur la Réserve fédérale entre en vigueur une année après la date de la promulgation de la présente loi.
c)    Exécution
1.    Gestion pendant la période de dissolution – Au cours de l’année mentionnée au point a), le président du Bureau des gouverneurs de la Réserve fédérale, remplira les missions suivantes:
A)    aux seules fins de liquider les affaires du Bureau des gouverneurs de la Réserve fédérale et des banques de la Réserve fédérale,
i)    il dirigera les employés du Bureau des gouverneurs et de toutes les banques de la Réserve fédérale et procédera au versement aux employés des dédommagements et des prestations qui leur sont dus avant la suppression de leur emploi,
ii)    il administrera les actifs et les créances du Bureau des gouverneurs et des banques de la Réserve fédérale jusqu’à ce qu’ils soient liquidés ou repris par le ministère des Finances en conformité avec le présent paragraphe,
B)    il pourra prendre toute mesure nécessaire pour liquider, avec l’approbation du ministre des Finances, les affaires du Bureau des gouverneurs et des banques de la Réserve fédérale.
2.    Liquidation des actifs
A)    Généralité – Le directeur du Bureau du management et du budget liquidera tous les actifs du Bureau des gouverneurs et des banques de la Réserve fédérale le plus rapidement possible et de manière ordonnée afin d’optimiser le profit pour le ministère des Finances.
B)    Transfert au ministère des Finances – Après avoir satisfait à toutes les demandes adressées au Bureau des gouverneurs et à toute banque de la Réserve fédérale acceptées par le directeur du Bureau du management et du budget et après avoir racheté les actions des banques de la Réserve fédérale aux actionnaires, le produit net de la liquidation selon le sous-paragraphe A sera transféré au ministère des Finances et versé au fonds général du Trésor.
3.    Reprise des créances – Toutes les créances du Bureau des gouverneurs et des banques de la Réserve fédérale non remboursées au moment de la dissolution de ces institutions, y compris les créances pour les retraites et autres prestations destinées aux anciens cadres et employés du Bureau des gouverneurs et des banques de la Réserve fédérale, conformément aux programmes de retraites et de prestations, deviennent des créances du ministère des Finances et seront payées en puisant dans le fonds général conformément au paragraphe 2), lequel étant dévolu à cette fin jusqu’à ce que ces créances soient satis­faites.
d)    Rapport – A la fin de la période de 18 mois à partir de la date de promulgation de la présente loi, le ministre des Finances et le directeur du Bureau du management et du budget soumettront au Congrès un rapport commun décrivant en détail les mesures prises pour appliquer la présente loi de même que les mesures non encore prises et les questions non encore résolues au moment de la présentation du rapport.

Source: http://thestressblog.com/2009/02/07/ron-pauls-hr-833-federal-reserve-board-abolition-act/
(Traduction Horizons et débats)

Le projet révolutionnaire consistant à faire travailler la société américaine dans l’intérêt de Wall Street

Comment en est-on arrivé à créer la Réserve fédérale?

«L’élite financière avait [en novembre 1910] entrepris un voyage de 800 miles qui la […] conduisit finalement à la petite ville de Brunswick en Géorgie. Une des îles situées au large de cette ville venait d’être achetée par J. P. Morgan et quelques-uns de ses partenaires commerciaux […]. Cette île s’appelait Jekyll Island.» (p. 23, numérotage de la version allemande)
«Les sept hommes qui participaient à la rencontre secrète de l’île Jekyll où fut inventé la Réserve fédérale possédaient environ le quart de la richesse mondiale.» (p. 42) «C’est ici qu’étaient réunis les représentants des plus grands consortiums bancaires du monde: Morgan, Rockefeller, Roth­schild, Warburg et Kuhn-Loeb». (p. 28)
«Ils savaient tous que la solution de ces problèmes [concurrence entre les banques et la réserve monétaire] devait être trouvée dans un mécanisme de cartel qui avait été imaginé en Europe et avait déjà été expérimenté dans des situations semblables. Comme pour tous les cartels, ce projet devait être légalisé et soutenu par le pouvoir gouvernemental sous prétexte de protéger les citoyens. Aussi l’objectif le plus important était-il de savoir comment convaincre le Congrès que le projet [la création d’un cartel des banques] devait servir à protéger la population.» (p. 33)
«Les participants à la rencontre représentaient les institutions financières de Wall Street et indirectement des institutions européennes. La raison du secret était aisée à comprendre: Si l’on avait appris que des éléments rivaux du système bancaire étaient sur le point de se grouper, le public aurait été effrayé par cette restriction apportée à la libre concurrence. […] Ce qui est finalement sorti de cette réunion fut un accord cartellaire visant 5 objectifs: tenir en échec la concurrence de plus en plus vive des nouvelles banques; obtenir l’autorisation d’imprimer, pratiquement à partir de rien, de l’argent pour des prêts; s’assurer le contrôle des ré­serves de la totalité des banques afin que les établissements financiers les plus imprudents échappent au danger des fuites monétaires et des ruées sur les banques; faire payer aux contribuables les pertes inévitables du cartel et, finalement, convaincre le Congrès que tout cela était dans le seul intérêt de la population.» (p. 41)
«Le projet révolutionnaire de Warburg consistant à faire travailler la société américaine pour Wall Street était d’une simplicité enfantine. […] La Réserve fédérale est un monopole privé et légalisé de réserve monétaire au profit d’un petit nombre institué sous le prétexte de favoriser et de protéger l’intérêt général.» (p. 40, cit. d’après Antony Sutton, «Wall Street and F.D.R.», p. 94)

Voici comment fonctionne la Réserve fédérale …

«Seule une petite partie de l’argent [que l’Etat met à disposition pour des projets] provient des impôts. La plus grande partie est générée par la Réserve fédérale. Dès que l’argent nouvellement créé retourne aux banques, il revient rapidement dans l’économie où il se mélange à l’argent en circulation et en diminue la valeur. Il en résulte une augmentation des prix qui ne fait que traduire une diminution de la valeur du dollar.» (p. 51)

… et quelques-uns de ses effets

Depuis sa création, elle [la Réserve fédérale] a assisté aux krachs de 1921 et de 1929 de même qu’aux grandes dépressions de 1929 et de 1939, aux récessions de 1953, de 1957, de 1969, de 1975 et de 1981, au «lundi noir» de la Bourse de 1987 et à une inflation de 1000% qui a détruit 90% du pouvoir d’achat du dollar. […] En 1990, une personne avait besoin d’un revenu de 10 000 dollars pour acheter ce qui, en 1914, n’aurait coûté que 1000 dollars. Cette dévalorisation incroyable a été transférée en catimini au gouvernement fédéral sous forme d’impôts dissimulés et cela a été possible grâce au mécanisme de la Réserve fédérale.» (pp. 37–38)

Source: G. Edward Griffin, Die Kreatur von Jekyll Island. Die US-Notenbank Federal Reserve, das schrecklichste Ungeheuer, das die internationale Hochfinanz je schuf, Jochen Kopp Verlag, 2006 (ISBN 3-938516-28-3)
(Version originale en anglais: The Creature from Jekyll Island. A Second Look at the Federal Reserve, Amer Media, 2002)
(Traduction Horizons et débats)

http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=1588

13:37 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : usa, finance, courcelles, histoire, capitalisme, democratie, liberte, silence, obama, romain, actualite, politique, medias, presse | |  Facebook | |  Imprimer | | |

13/12/2009

12/12/09: CE N'EST PAS LE CLIMAT…C'EST LE SYTEME QU'IL FAUT CHANGER !...

From: nicolas
Sent: Saturday, December 12, 2009 9:43 PM
To: Romain
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Ce n'est pas le climat...C'est le système qu'il faut changer!J.Lévy

 

 

 
(...)

CE N'EST PAS LE CLIMAT…C'EST LE SYTEME QU'IL FAUT CHANGER ! - Jean Lévy

vendredi 11 décembre 2009, par Comité Valmy


 

Il ne faut pas se leurrer :

Nous sommes confrontés aux « arguments » assénés, à la télé, à la radio, dans les journaux, par nombre de « spécialistes », « d'experts », voire de véritables hommes de science, comme quoi, dans vingt ou trente ans, « si nous ne prenons pas les mesures qui s'imposent, notre terre ne sera plus vivable ! ».

Films de science-fiction à l'appui, des scènes de désolation, des prairies transformées en déserts, la mer summergeant les îles, menaçant nos villes, les fleuves et les lacs asséchés, tout nous est montré comme au ciné : « Voici l'avenir de vos enfants, si vous n'y prenez garde ! »

Comment ne pas frémir devant un tel désastre ? Et de notre faute, de surcroît …

Mais, reprenant nos esprits, réfléchissons.

Ce futur annoncé a-t-il l'aval réel de l'ensemble du monde scientifique ?

Bien sûr que non.

Ces prédictions divisent les savants. Seulement les médias font leur choix. Délibérément. Ils ne font entendre que ceux qui annoncent le pire. Ils ignorent les autres. Et si, pour rester crédibles, ils entrouvrent la porte à des esprits contrariants, c'est pour faire semblant d'être objectifs. *Ils oublient vite ces vérités dérangeantes et reprennent leurs discours convenus

Il faut donc penser par soi-même.

Pourquoi cette campagne de démoralisation ?

D'abord, pour nous faire peur. Les grandes frayeurs ont toujours joué en faveur de ceux qui les répandent. La crainte conduit à chercher une protection. Le pouvoir n'est-il pas là pour protéger les citoyens ? Et l'attente du cauchemar qui vous attend le surlendemain nous fait oublier nos « petits soucis » d'aujourd'hui.

Ensuite, mais tout est lié, faire dévier le mécontentement populaire vers d'autres horizons, décrits comme l'enfer, n'est-il pas l'objectif d'un président qui s'isole, chaque jour, davantage et qui voit grandir la colère de la population ?

De plus, la campagne médiatique vise aussi à imposer l'idée que pour préserver son lendemain, il faut accepter, dès maintenant, quelques sacrifices, limiter « son train de vie », réduire sa consommation électrique, pour diminuer la masse personnelle de CO2 produit. Rester « humble » dans ses projets, se satisfaire de peu pour sauvegarder l'avenir, en clair « ne pas revendiquer », telle est la « morale » de l'histoire

Ne voit-on pas les Verts prôner la « décroissance », c'est-à-dire la réduction des richesses produites.

Et se contenter du minimum.

Tel est le scénario que ceux qui nous gouvernent, voudraient nous imposer !

Et puis « regarder son doigt et non pas la lune », conduit à ne pas voir les catastrophes actuelles, qui, par le monde, font souffrir mille morts à des peuples entiers. Plus d'un milliard d'êtres humains meurent de faim, chaque année. La famine ruine des continents, l'Afrique, l'Asie du sud, dont l'Inde – la plus grande démocratie du monde, paraît-il – et jusqu'à l'Europe et aux Etats-Unis où la misère grandit.

Toutes ces horreurs ne sont pas le fait « de trop de CO2 », mais du système économique qui règne sur la terre, le capitalisme, puisqu'il faut l'appeler par son nom.

Ne gaspille-t-on pas le CO2 quand on met « à la casse » des centaines de milliers de voitures, pourtant en état de marche, pour en produire de nouvelles ?

« On » ne trouve pas les dizaines de milliards pour endiguer la faim, mais les gouvernements occidentaux, guidés par la loi du marché, en répandent dix fois plus au bénéfice des banques et des industriels. Le FMI interdit au Mali, et à beaucoup d'autres pays, la souveraineté alimentaire, les contraignant à la monoculture, du coton par exemple, dont les récoltes sont monopolisée par des multinationales qui s'enrichissent sur le dos des peuples. Que dire aussi, du pillage systématique des immenses richesses africaines par ces mêmes multinationales, alors que les populations survivent dans le dénuement absolu…

Ce n'est affaire de climat, mais de « gros sous ».

Mais de ces horreurs, qui en parle à la télé, à la radio, dans les journaux ?

Motus et bouche cousue.

Posons-nous la question : pourquoi les médias ont superbement ignoré le récent Forum de Rome, organisé par la FAO, sur « la faim dans le monde », et sur les moyens d'y faire face. Il y avait autant de délégués qu'à Copenhague, autant de pays représentés, mais beaucoup moins de célébrités officielles. Le problème posé était, pourtant, d'actualité, aussi tragiques que les malheurs supposés du fait du réchauffement climatique.

Et pourtant, silence radio : « circulez, y a rien à voir ».

Cela devait nous rendre plus circonspects, vis-à-vis, du déferlement médiatique actuel. N'y aurait-il pas « quelque chose de pourri au royaume du Danemark » ?

* RELIRE SUR « canemechepasnicolas » le texte : « Sur le climat …d'intolérance à France Inter » Jean LEVY

Victimes d'un matraquage quotidien sur le « Sommet de Copenhague », et surtout sur « les dangers que fait courir le climat à notre planète », les Français sont-ils sensibles à cette campagne ?

19:13 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : capitalisme, medias, actualite, politique, romain, courcelles, histoire, climat, presse, television, silence, environnement | |  Facebook | |  Imprimer | | |

10/12/2009

22/05/09: De Guantánamo à ADX, l’Alcatraz des Rocheuses ...

Basta ! يكفي] De Guantánamo à ADX, l’Alcatraz des Rocheuses
De: "Basta!" <azls2006@yahoo.fr>
À: Ginette : grianala@yahoo.fr

Par Fausto Giudice, 22 mai 2009

Ainsi donc, Barack Obama va tenir sa promesse de fermer la prison illégale de Guantánamo, mais il ne va pas pour autant ordonner la libération de tous les détenus de la « guerre contre le terrorisme » déclenchée par son prédécesseur. Si environ 50 prisonniers devraient être libérés, les environ 200 détenus restants devraient être transférés vers le continent usaméricain, vraisemblablement vers la prison de « sécurité maximale » réputée être la plus performante de l’Empire, ADX, à Florence, dans le Colorado. Ces détenus vont-ils être jugés ? Pour le moment, Obama n’a pas répondu clairement à la question.

ADX, qui va succéder à Guantánamo, mérite d’être connue. Située à 145 km au sud de Denver et à 72 km au sud de Colorado Springs, elle fait partie d’un complexe de trois prisons fédérales, de moyenne, haute et très haute sécurité, achevé en 1994 dans une région totalement polluée par une mine d’uranium qui a fermé il y a quelques années et où seule la construction de quelques prisons était susceptible de procurer du travail à la population jeune de la région.

ADX est un véritable cauchemar climatisé et électronique, avec ses 1400 portes d’acier dont »jamais deux ne sont ouvertes en même temps », ses caméras, ses rayons laser, ses barbelés et ses cellules de 2 m sur 3,5, tout en ciment et acier, sans lumière naturelle, où les détenus sont enfermés 23 heures sur 24, ne disposant que de 9 heures par semaine pour être hors de leurs cellules, dans des cours où ils ne peuvent jamais se rencontrer.Dans les cellules, ils disposent , s’ils sont jugés les mériter, de téléviseurs noir et blanc et de radios, sur lesquels ils ne peuvent accéder qu’à des émissions éducatives et de télé-réalité. Les journaux leur arrivent avec 30 jours de retard, après être passés sous les ciseaux de la censure.Sécurité maximale ? Trois prisonniers y ont tout de même trouvé une mort violente en 15 ans.

Fin 2007, 463 des 490 cellules individuelles d’ADX étaient occupées par des détenus. Il faudra donc que l’administration procède à des transferts si elle veut faire de la place pour les détenus de Guantánamo. Ce qui ne sera pas sans poser des problèmes. En effet, les hommes détenus à ADX sont considérés comme les plus dangereux de tout l’archipel du goulag impérial. Parmi eux se trouvent ou se trouvaient :
Barry Byron Mills (Fraternité aryenne), emprisonné pour divers crimes depuis 40 ans.
Charles Harrelson (1928-2007) père de l'acteur Woody Harrelson, emprisonné pour avoir tué le juge John H. Wood, Jr." le 29 mai 1979. En 1982 il a prétendu avoir participé à l'assassinat de John F. Kennedy.
David Lane, meurtrier d'Alan Berg, un animateur juif libéral de talk-show)
Eric Robert Rudolph, poseur de la bombe de l'Olympic Park à Atlanta
Francisco Javier Arellano Félix (Chef mexicain du Cartel de Tijuana).
Howard "Pappy" Mason, trafiquant dedrogue emprisonné pour avoir tué le policier Eddie Byrne).
José Padilla (Abdullah al-Muhajir), condamné comme « terroriste islamiste,» en 2008.
Larry Hoover, leader de la Black Gangster Disciples Nation, de Chicago.
Matthew F. Hale, suprématiste blanc condamné pour avoir ordonné l'assassinat d'un juge fédéral.
Michael Swango, le docteur tueur en série arrêté en 1997 pour avoir tué jusqu'à 60 personnes)
Omar Abdel-Rahman , le Cheikh aveugle impliqué dans l'attentat à la bombe contre le World Trade Center en 1993)
Ramzi Yousef ,neveu de Khaid Cheikh Mohamed, impliqué dans l'attentat à la bombe contre le World Trade Center en 1993
Ahmed Ajaj , lui aussi impliqué dans l'attentat à la bombe contre le World Trade Center en 1993
Richard Reid, l’homme qui avait une bombe dans le talon d’une de ses chaussures, alias "Shoe bomber"
Robert Hanssen, agent du FBI condamné pour espionnage au profit de l'Union soviétique et de la Russie)
Terry Nichols, conspirateur de l'attentat d'Oklahoma City
Theodore Kaczynski, dit "Unabomber"
Timothy McVeigh (1968-2001), responsable de l'attentat d'Oklahoma City, exécuté le 11 juin 2001.
Zacarias Moussaoui, condamné pour conspiration dans les attentats du 11 septembre 2001
Dandenis Muñoz Mosquera, alias Dandenes Munoz-Mosquera, alias Luis Fernandez, alias Hernandez-Hernandez, alias Esteban Restrepo Echavarria, alias La Quinca, alias Luis Fernando, tueur à gages du cartel de Medellín, accusé de plusieurs meurtres et d’un attentat contre un avion de ligne.
Mutulu Shakur, beau-père du rappeur Tupac Shakur, condamné pour un hold-up sanglant contre un transport de la Brink’s, commis en 1981 par un commando conjoint de la Black Liberation Army et du Weather Underground. Sa complice Kathy Boudin, a été libérée sur parole en 2003 et lui-même doit sortir de prison en 2016.

Mais le détenu le plus isolé est Thomas Silverstein, un ancien membre de la Fraternité aryenne (une organisation née en prison parmi les détenus blancs qui éprouvaient le besoin de s’organiser face aux organisations de détenus noirs comme les Black Muslims, qui furent à l’origine de la naissance de gangs politico-ethniques dans les prisons. Sans être particulièrement progressiste, la Fraternité aryenne n’avait rien de nazi et se spécialisa dans le trafic interne de drogue), à laquelle il a adhéré durant son séjour à la prison de Leavenworth.

C’est qu’il a commencé jeune sa carrière de détenu à l’âge de 19 ans, en 1971, échouant à San Quentin pour un vol à main armée. Il a ensuite été condamné pour le meurtre d’un détenu, puis pour celui de 4 gardiens de prison, dont le dernier à Marion en 1983. Silverstein , qui n’a reconnu que 2 de ces meurtres, est à l’isolement total depuis 26 ans, ce qui semble être un record inégalé.

Ce sont les meurtres de gardiens à Marion qui ont été à l’origine du concept de prison « supermax » et de la construction d’ADX. Silverstein est emprisonné depuis 34 ans et a connu l’un des pires traitements qu’un détenu ait connu aux USA, même pire que le fameux Birdman, Richard Stroud, qui fut à l’isolement à Alcatraz pendant 17 ans, et peut-être à égalité avec les trois Panthères Noires du bagne d’Angola en Louisiane, accusés à tort du meurtre d’un gardien et isolés dans des minuscules baraques en bois pendant plus de 20 ans. D’après Paul Wright, rédacteur de Prison Legal News, le sort de Silverstein ne peut être comparé qu’à celui des espions nord-coréens emprisonnés en Corée du Sud.

La prison de Marion a ouvert en 1963, l’année où celle d’Alcatraz, The Rock, a fermé. À la fin des années 1970, elle était devenue la prison la plus violente des USA Entre 1979 et 1983, la prison a vécu 81 attaques de détenus contre d’autres détenus et 44 contre des gardiens. 13 détenus ont é té tués. Les années de Silverstein à Marion sont une longue suite de meurtres et de vengeances entraînant d ‘autres meurtres, entre détenus blancs et noirs, encouragés à s’entretuer par les gardiens.
Le 22 octobre 1983, Silverstein, avec l’aide d’un détenu, parvient à se libérer de ses chaînes au cours d’un transfert à l’intérieur de la prison et, armé d’un couteau bricolé, en assène 40 coups au gardien Merle Clutts, dont il était devenu le souffre-douleur. Quelques heures plus tard, utilisant la même tactique, le détenu Clayton Fountain, un ami de Silverstein, tue le gardien Robert Hoffman. La justice rejettera toute circonstance atténuante pour ces meurtres, justifiés par leurs auteurs par les violences exercées sur eux par ces gardiens.

C’est cette affaire qui sera à l’origine de la construction d’ADX, où Silverstein a été transféré en 2005. Et ce n’est pas à ADX quu’il risque de revivre ce qu’il a vécu au pénitencier fédéral d’Atlanta, où il connut une semaine de liberté au cours d’une révolte des détenus cubains en 1987, jusqu’à ce que ceux-ci lui remettent ses chaînes et le livrent à la direction de la prison, dont c’était une des premières exigences dans les négociations avec les mutins.
Entretemps, Silverstein est devenu doux comme un agneau, se tournant vers le yoga et le bouddhisme pour calmer sa colère. Et du fond de sa cellule insonorisée dans l’unité Z, il continue de réclamer que l’on mette un terme à son isolement. Il a tout son temps : condamné à trois fois la prison à vie + 45 ans, sa date de libération possible la plus proche est en …2095.

Tout comme Jamil Abdullah Al-Amin, qui, lui , croupit, au fond de ce qu’on appelle « le trou » (the hole), l’unité A. Jamil Al-Amin n’est autre que Rap Brown, le révolutionnaire noir célèbre dans les années 70 – il fut président du Student Nonviolent Coordinating Committee puis ministre de la Justice du Parti des Panthères Noires. Sa phrase la plus célèbre de l’époque : « la violence est aussi américaine que la tarte aux cerises ».
Emprisonné à la prison d’Attica de 1971 à 1976 pour vol à main armée, il s’y convertit à ‘l’Islam. Installé dans le West End d’Atlanta, il y gérait une épicerie et animait la National Ummah, prêchant contre le trafic de drogue et les jeux de hasard, les deux plaies de la communauté noire.

Jusqu’à cette soirée de l’an 2000 où un shérif-adjoint venu l’arrêter fut tué par un inconnu. Jamil Abdullah Al-Amin fut condamné à la prison à vie. Malgré les aveux d’un certain Otis Jackson, qui se dit l’auteur du crime, la Cour suprême a confirmé la condamnation en 2004. Le 21 octobre 2007, Jamil a été transféré à ADX où il a été mis au « trou », le bien-nommé « hole ». Si vous voulez en savoir plus sur lui, http://www.imamjamil.com/,
D’autres détenus politiques ont séjourné à ADX, comme Oscar López Rivera, le vétéran du Vietnam et combattant pour l’indépendance de Porto-Rico, condamné à 70 ans de prison, qui a refusé une clémence conditionnelle proposée par le président Clinton, dans la logique de sa position de non-coopération avec les autorités judiciaires, puisqu’il se considère comme un prisonnier de guerre, ce qui l’a aussi amené à refuser de travailler en prison, puisque UNICOR, l’entreprise pénitentiaire qui fait travailler les détenus, est une sous-traitante du département de la Défense.

Ou encore ces autres vétérans du Vietnam, qui se sont politisés en prison, le Farnco-Canadien du Maine Raymond Luc Levasseur et Tom Manning, les deux principaux membres du groupe United Freedom Front, condamnés en 1986 pour une série d’attentats contre le Capitole, le consulat sud-africain de New York ou le siège d’Union Carbide, la multinationale responsable de la catastrophe de Bhopal en Inde. Levasseur est aujourd’hui de nouveau en liberté mais Manning reste en prison. Il a en tout été condamné à …135 ans de prison. C’est qu’en plus des attentats anti-impérialistes commis par son groupe, qui n’ont fait aucune victime, car le groupe envoyait toujours des avertissements, il a été condamné pour avoir tué un membre de la Garde nationale à un barrage routier. Il a plaidé la légitime défense, arguant que le militaire avait voulu le tuer.

Tout ce petit monde se retrouve donc enterré vivant à ADX, où la lumière du jour ne pénètre pas, et dont le directeur, Ron Wiley, nommé en 2005 - il a 25 ans de carrière derrière lui et c’’est son cinquième poste - fait sa tournée hebdomadaire, avec sa matraque (électrique, évidemment) anti-émeutes à la main, pour s’assurer que « tout va bien ».

Étant donné ce qu’on le sait d’ADX, les 200 détenus qui y seront transférés en arriveront à regretter Guantánamo.

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Envoyé par Basta! dans Basta ! يكفي le 5/22/2009 03:18:00 AM

15:12 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, actualite, politique, obama, usa, presse, democratie, liberte, repression, medias, television, silence, imperialisme, guerre | |  Facebook | |  Imprimer | | |

18/11/2009

18/11/2009: Organisons la contre-offensive sociale ... !

Sent: Wednesday, November 18, 2009 12:08 AM
To: cercle
Subject: France Télécom, Thalès, Pôle Emploi ; le capitalisme tue ! Organisons la contre-offensive sociale ! Public, privé, même combat !

Sur le site du Cercle Communiste de Région Parisienne :

***********

 

France Télécom, Thalès, Pôle Emploi ; le capitalisme tue ! Organisons la contre-offensive sociale ! Public, privé, même combat !

 

 

Une "vague de suicides" qui cache un océan de souffrance au travail

Pour donner le change dans un climat social de plus en plus tendu, où voir grimper béatement la courbe trafiquée du chômage n'est plus suffisant, la presse a enfin mis à la Une la "vague de suicides" des derniers mois. Cette vague emporte pourtant de nombreux travailleurs depuis de nombreuses années, aussi bien dans des entreprises privées comme Thalès ou Renault, que dans des services publics menacés comme le Pôle emploi, ou même déjà détruits comme France Télécom. De plus, cette vague n'est que la partie visible d'un océan de souffrance au travail, de stress, de dépressions et d'accidents du travail.

Au cœur du rouleau compresseur capitaliste, dans les entreprises privées, les causes de la souffrance des travailleurs sont plutôt claires :
1) la répression syndicale ou simplement le discrédit du combat syndical, l'évaluation individuelle des performances, la mise en compétition et le flicage mutuel des collègues (avec en particulier les enquêtes "360°" où chacun est invité à dire ce qui va et ce qui ne va pas chez ceux avec lesquels il travaille): tout est fait pour que les mouvements sociaux soient atomisés et que chacun soit isolé et motivé uniquement par son propre intérêt immédiat.
2) la mainmise sur les entreprises du capitalisme financier, fusion du capital industriel et du capital bancaire, rend complètement secondaire le fait que l'on produise des automobiles, des téléphones ou des radiateurs. Alors que l'économie ne croît au mieux que de 2 à 3%, les actionnaires imposent une croissance supérieure à 10%. L'entreprise ne doit donc plus simplement dégager des bénéfices ou vendre de bons produits, elle doit tous les ans tirer un peu plus de plus-value de ses employés, en faisant travailler plus SANS gagner plus, pour pouvoir au final en licencier un maximum ou délocaliser. Le jeu des dirigeants est alors de faire peser sur tous les niveaux, de la hiérarchie jusqu'à la base, la pression d'objectifs de plus en plus difficiles à atteindre.
3) dans cette période de crise, les menaces de licenciement individuel, de plans sociaux ou de délocalisation finissent de convaincre le salarié qu'il doit accepter son sort.
La détresse sociale dans le secteur privé est donc une conséquence logique de cet ensemble de contraintes. Mais ce qui apparaît avec cette vague de suicides, c'est la conséquence d'un long processus de destruction qui touche aussi le secteur public, semi-public, ou ex-public.

Arme fatale du capital: la liquidation des services publics

Au cours du 20ème siècle, sous la pression des luttes sociales et sous l'influence du modèle soviétique, les Français ont conquis de nombreuses et importantes avancées telles que la sécurité sociale, la retraite par répartition, l'éducation pour tous, le droit du travail, mais également des services publics forts et au bénéfice de tous. L'article 9 du préambule de la Constitution de 1946 précisait que "tout bien, toute entreprise, dont l'exploitation a ou acquiert les caractères d'un service public national ou d'un monopole de fait, doit devenir la propriété de la collectivité."

Avec la disparition de l'URSS, le déclin social amorcé quelques années auparavant a subi un coup d'accélérateur brutal et la priorité des classes dirigeantes capitalistes est apparue très clairement : liquider les services publics. Les raisons sont là aussi assez claires :
1) Le service public brasse une énorme quantité d'argent et représente donc un magot gigantesque que les ogres du capital ont bientôt fini d'engloutir. Et c'est bien de l'argent public, notre patrimoine commun, qui a été englouti par quelques gros actionnaires (Entre 1985 et 1995, on peut estimer à environ 200 Milliards de dollars les recettes des privatisations en Europe).
2) Le service public est financé par nos impôts, et c'est donc toute la société qui se cotise pour que la fermière du Poitou ait autant que possible le même accès à la santé, à l'éducation, aux transports, à la culture, aux moyens de communication... que le cadre parisien. En détruisant le service public, en fermant les hôpitaux, les écoles, les bureaux de poste... nous payons toujours les mêmes impôts, mais c'est autant d'argent que les dirigeants peuvent utiliser pour faire de gros cadeaux aux entrepreneurs et aux plus riches. Deux exemples parlants : le bouclier fiscal, qui plafonne l'impôt des grosses fortunes, nous a coûté 688 Millions d'Euros en 2 ans, soient les salaires annuels de 28.500 fonctionnaires, et la suppression de la taxe professionnelle, qui va coûter 11,5 Milliards d'Euros, représente les salaires annuels de 477.600 fonctionnaires !
3) La fonction publique est plus syndiquée que la moyenne, elle a donc une plus grande capacité de mobilisation sur les mouvements sociaux d'envergure. Casser la fonction publique, c'est casser à la foi la mobilisation sociale, et le dernier refuge où l'emploi n'est pas menacé dans le monde du travail (ce qui est d'ailleurs remis en cause par la loi « Mobilité », votée cet été au parlement).
4) En dernier ressort, en privant les classes populaires de services publics, on dérégule les prix, on fait ainsi exploser les tarifs (EDF, GDF, Poste, Santé...) et on rend les maigres salaires encore plus vitaux, et les salariés encore plus dociles.

L'Europe : bras armé de cette liquidation


La casse du service public était inscrite dans les gênes de l'Europe : le traité de Rome qui institue la Communauté Economique Européenne en 1957 précise déjà à l'article 90.2  que "Les entreprises chargées de la gestion de services d'intérêt économique général [...] sont soumises aux règles du présent traité, notamment aux règles de concurrence [...]".
Appuyés par l'Accord Général sur le Commerce des Services (AGCS ou GATS) imposé par l'OMC en 1995, les différents traités qui ont suivi, de Maastricht en 1993, au Traité Constitutionnel en 2005, et enfin au traité de Lisbonne imposé actuellement le revolver sur la tempe aux peuples européens, ont tous permis de légaliser, d'organiser, puis d'imposer cette liquidation.

Depuis la fin des années 80, la mécanique de privatisation des services publics industriels est bien rodée, et France Télécom en est l'exemple le plus typique :
1) on découpe, on démantèle, on divise : Pour répondre à une directive européenne obligeant la mise en concurrence, le gouvernement socialiste vote la loi Quilès en 1990 et divise les PTT en deux : La Poste et France Télécom,
2) on change de statut en jurant la main sur le coeur qu'on ne privatisera pas : Pour préparer l'ouverture à la concurrence le 1er Juillet 1998, Fillon vote une loi en Juillet 1996 transformant France Télécom en Société Anonyme dont l'état est le seul actionnaire,
3) le gouvernement change, on s'assoit sur ses engagements : La Gauche plurielle de Jospin fait entrer FT en bourse et cède 20 à 25% de son capital,
4) le gouvernement rechange, on appuie sur l'accélérateur : Le gouvernement de Raffarin cède une grosse partie du capital, et l'Etat passe en dessous de 50%, FT est une entreprise privée, les requins de la finance et de la commission européenne se frottent les mains !
5) l'Etat finit de revendre ses parts et de déréguler : Les cabines téléphoniques disparaissent, les tarifs augmentent, la qualité des services baisse, on supprime 49.000 emplois, on impose des plans pour écraser les salariés sous la pression du chiffre, et surtout, on rétribue grassement les actionnaires (4 Milliards en 2008, soit 85.000 emplois que l'on aurait pu créer ou 6,5 millions de prises de fibres optiques que l'on aurait pu installer pour moderniser le réseau).
C'est cette même recette qui a été appliquée à toutes les grandes entreprises publiques industrielles ou commerciales : ELF absorbé par Total, EDF et GDF divisés et redivisés entre réseau et distribution, GDF marié à Suez, SNCF amputée de son réseau ferré RFF, La Poste amputée de la banque postale, les sociétés de péages, Air France...

Le premier objectif de goinfrer les actionnaires étant atteint, reste à s'attaquer aux services publics dits "providentiels" (santé, éducation, protection sociale), en taillant brutalement dans les finances et dans le personnel :
- après avoir supprimé des lits d'hôpitaux, on supprime maintenant des hôpitaux entiers à travers toute la France, et à ceux qui restent, on greffe des cliniques pour pomper toutes les opérations rentables et laisser le reste à la charge de la collectivité,
- après avoir supprimé et précarisé tous les postes d'encadrement dans les écoles publiques, on laisse les écoles privées rafler la mise, et on transforme les universités en entreprises commerciales (Loi LRU relative aux libertés et responsabilités des universités),
- on démantèle le CNRS pour transférer tout ce qui est rentable à des laboratoires ou des instituts privés,
- on organise le chaos en fusionnant, en pleine explosion du chômage, Assedic et ANPE, pour que le Pôle Emploi naissant ne puisse plus gérer les dossiers et cède une grosse partie de son activité aux sociétés d'Interim, poussant les chômeurs dans l'étau de la flexibilité
- on baisse les prestations de la Sécurité Sociale pour transférer progressivement cette activité à des mutuelles privées, idem pour les caisses de retraite...

Même les missions dites "régaliennes" de l'Etat (défense, justice, police) ne sont pas épargnées par cette grande liquidation du service public : suppression de 207 tribunaux sur 473, suppression de 83 casernes et 54.000 hommes, fusion DST / Renseignement Généraux...

 

Public, ex-public ou privé, tous unis pour la contre-offensive !


C'est donc aussi sur tous ces fronts qu'il faut lutter pour retrouver une dynamique de progrès social ! 
C'est notre intérêt à tous, en tant que travailleurs :
- de défendre le statut de la Poste et de reprendre la main sur nos entreprises et services publics tels qu'EDF, la SNCF, France Télécom, les hôpitaux, l'éducation nationale, le CNRS...
- d'oublier cette illusion d'une Europe sociale, impossible par nature, et de se mobiliser pour sortir de l'Europe et se dégager de ce rouleau compresseur social,
- de rompre l'isolement en luttant dans un cadre collectif, syndical et  politique,
- de rejeter fermement les divisions public / privé sur lesquelles jouent nos dirigeants, et de s'unir dans un grand mouvement de lutte sociale.

21:03 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, romain, courcelles, histoire, medias, silence, television, presse, europe, euro-dictature, economie, capitalisme, exploitation capitaliste | |  Facebook | |  Imprimer | | |

26/10/2009

22/10/09: «Marx n’a jamais été aussi utile» ...

Sent: Thursday, October 22, 2009 10:18 AM
Subject: «Marx n’a jamais été aussi utile»

 

La crise économique mondiale est une crise du capitalisme. Ce n'est pas la première, bien sûr, mais pour l'économiste Samir Amin, elle pourrait être l'occasion de remettre en cause les fondements-même du capitalisme. Pour sortir, non pas de la crise du capitalisme, mais du capitalisme en crise.


 

LE CAPITALISME, UNE PARENTHÈSE DANS L’HISTOIRE


Le principe de l’accumulation sans fin qui définit le capitalisme est synonyme de croissance exponentielle, et celle-ci, comme le cancer, conduit à la mort. Stuart Mill, qui l’avait compris, imaginait qu’un « état stationnaire » mettrait un terme à ce processus irrationnel. Keynes partageait cet optimisme de la Raison. Mais ni l’un ni l’autre n’était équipé pour comprendre comment le dépassement nécessaire du capitalisme pourrait s’imposer. Marx, en donnant toute sa place à la nouvelle lutte des classes, pouvait par contre imaginer le renversement du pouvoir de la classe capitaliste, concentré aujourd’hui dans les mains de l’oligarchie.


L’accumulation, synonyme également de paupérisation, dessine le cadre objectif des luttes contre le capitalisme. Mais celle-ci s’exprime principalement par le contraste grandissant entre l’opulence des sociétés du centre, bénéficiaires de la rente impérialiste et la misère de celles des périphéries dominées. Ce conflit devient de ce fait l’axe central de l’alternative « socialisme ou barbarie ».


Le capitalisme historique « réellement existant » est associé à des formes successives d’accumulation par dépossession, non pas seulement à l’origine (« l’accumulation primitive ») mais à toutes les étapes de son déploiement. Une fois constitué, ce capitalisme « atlantique » est parti à la conquête du monde et l’a refaçonné sur la base de la permanence de la dépossession des régions conquises, devenant de ce fait les périphéries dominées du système.


Cette mondialisation « victorieuse » a prouvé être incapable de s’imposer d’une manière durable. Un demi siècle à peine après son triomphe, qui pouvait déjà paraître inaugurer la « fin de l’histoire », elle était déjà remise en cause par la révolution de la semi périphérie russe et les luttes (victorieuses) de libération de l’Asie et de l’Afrique qui ont fait l’histoire du XXème siècle – la première vague de luttes pour l’émancipation des travailleurs et des peuples.


L'accumulation par dépossession se poursuit sous nos yeux dans le capitalisme tardif des oligopoles contemporains. Dans les centres la rente de monopole dont bénéficient les ploutocraties oligopolistiques est synonyme de dépossession de l'ensemble de la base productive de la société. Dans les périphéries cette dépossession paupérisante se manifeste par l'expropriation des paysanneries et par le pillage des ressources naturelles des régions concernées. L'une et l'autre de ces pratiques constituent les piliers essentiels des stratégies d'expansion du capitalisme tardif des oligopoles.


Dans cet esprit, je place la « nouvelle question agraire » au cœur du défi pour le XXIème siècle. La dépossession des paysanneries (d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine) constitue la forme majeure contemporaine de la tendance à la paupérisation (au sens que Marx donne à cette « loi ») associée à l’accumulation. Sa mise en œuvre est indissociable des stratégies de captation de la rente impérialiste par les oligopoles, avec ou sans agro-carburants. J'en déduis que le développement des luttes sur ce terrain, les réponses qui seront données à travers elles à l’avenir des sociétés paysannes du Sud (presque la moitié de l’humanité) commanderont largement la capacité ou non des travailleurs et des peuples à produire des avancées sur la route de la construction d'une civilisation authentique, libérée de la domination du capital, pour laquelle je ne vois pas d'autre nom que celui du socialisme.


Le pillage des ressources naturelles du Sud qu'exige la poursuite du modèle de consommation gaspilleuse au bénéfice exclusif des sociétés opulentes du Nord annihile toute perspective de développement digne de ce nom pour les peuples concernés et constitue de ce fait l'autre face de la paupérisation à l'échelle mondiale. Dans cet esprit la « crise de l’énergie » n’est pas le produit de la raréfaction de certaines des ressources nécessaires à sa production (le pétrole bien entendu), ni davantage le produit des effets destructeurs des formes énergétivores de production et de consommation en vigueur. Cette description – correcte – ne va pas au-delà des évidences banales et immédiates. Cette crise est le produit de la volonté des oligopoles de l’impérialisme collectif de s’assurer le monopole de l’accès aux ressources naturelles de la planète, que celles-ci soient rares ou pas, de manière à s’approprier la rente impérialiste, quand bien même l’utilisation de ces ressources demeurerait ce qu’elle est (gaspilleuse, énergétivore) ou serait soumise à des politiques « écologistes » correctives nouvelles. J'en déduis également que la poursuite de la stratégie d'expansion du capitalisme tardif des oligopoles se heurtera nécessairement à la résistance grandissante des nations du Sud.


D’UNE LONGUE CRISE À L’AUTRE


La crise actuelle n’est donc ni une crise financière, ni la somme de crises systémiques multiples, mais la crise du capitalisme impérialiste des oligopoles, dont le pouvoir exclusif et suprême risque d’être remis en question, cette fois encore, à la fois par les luttes de l'ensemble des classes populaires et par celles des peuples et nations des périphéries dominées, fussent elles en apparence « émergentes ». Elle est simultanément une crise de l'hégémonie des Etats-Unis. Capitalisme des oligopoles, pouvoir politique des oligarchies, mondialisation barbare, financiarisation, hégémonie des Etats-Unis, militarisation de la gestion de la mondialisation au service des oligopoles, déclin de la démocratie, pillage des ressources de la planète, abandon de la perspective du développement du Sud sont indissociables.


Le vrai défi est donc le suivant : ces luttes parviendront-elles à converger pour ouvrir la voie – ou des voies – sur la longue route à la transition au socialisme mondial ? Ou demeureront-elles séparées les unes des autres, voire entreront-elles en conflit les unes contre les autres, et de ce fait, inefficaces, laissant l’initiative au capital des oligopoles ?


Il est bon de revenir sur la première longue crise du capitalisme, qui a façonné le XXème siècle, tant le parallèle entre les étapes du développement de ces deux crises est saisissant.


Le capitalisme industriel triomphant du XIXème siècle entre en crise à partir de 1873. Les taux de profits s’effondrent, pour les raisons mises en évidence par Marx. Le capital réagit par un double mouvement de concentration et d’expansion mondialisée. Les nouveaux monopoles confisquent à leur profit une rente prélevée sur la masse de la plus-value générée par l’exploitation du travail. Ils accélèrent la conquête coloniale de la planète. Ces transformations structurelles permettent un nouvel envol des profits. Elles ouvrent la « belle époque » - de 1890 à 1914 – qui est celle d’une domination mondialisée du capital des monopoles financiarisés. Les discours dominants de l’époque font l’éloge de la colonisation (la « mission civilisatrice »), qualifient la mondialisation de synonyme de paix, et la social-démocratie ouvrière européenne se rallie à ce discours.


Pourtant la « belle époque », annoncée comme la « fin de l’histoire » par les idéologues en vue de l’époque, se termine par la guerre mondiale, comme seul Lénine l’avait vu. Et la période qui suit pour se poursuivre jusqu’aux lendemains de la seconde guerre mondiale sera celle de « guerres et révolutions ». En 1920, la révolution russe (le « maillon faible » du système) ayant été isolée, après la défaite des espoirs de révolution en Europe centrale, le capital des monopoles financiarisés restaure contre vents et marées le système de la « belle époque ». Une restauration, dénoncée par Keynes à l'époque, qui est à l’origine de l’effondrement financier de 1929 et de la dépression qu’elle va entraîner jusqu’à la seconde guerre mondiale.


Le « long XXème siècle » - 1873/1990 – est donc à la fois celui du déploiement de la première crise systémique profonde du capitalisme vieillissant ( au point que Lénine pense que ce capitalisme des monopoles constitue la « phase suprême du capitalisme »), et celui d’une première vague triomphante de révolutions anti-capitalistes (Russie, Chine) et de mouvements anti-impérialistes des peuples d’Asie et d’Afrique.


La seconde crise systémique du capitalisme s’ouvre en 1971, avec l’abandon de la convertibilité or du dollar, presqu’exactement un siècle après le début de la première. Les taux de profit, d’investissement, et de croissance s’effondrent (ils ne retrouveront jamais depuis les niveaux qui avaient été les leurs de 1945 à 1975). Le capital répond au défi comme dans la crise précédente par un double mouvement de concentration et de mondialisation. Il met ainsi en place des structures qui définiront la seconde « belle époque » (1990/2008) de mondialisation financiarisée permettant aux groupes oligopolistiques de prélever leur rente de monopole. Mêmes discours d’accompagnement : le « marché » garantit la prospérité, la démocratie et la paix ; c’est la « fin de l’histoire ». Mêmes ralliements des socialistes européens au nouveau libéralisme. Et pourtant cette nouvelle « belle époque » s’est accompagnée dès le début par la guerre, celle du Nord contre le Sud, amorcée dés 1990. Et tout comme la première mondialisation financiarisée avait donné 1929, la seconde a produit 2008. Nous sommes parvenus aujourd’hui à ce moment crucial qui annonce la probabilité d’une nouvelle vague de « guerres et révolutions ». D’autant que les pouvoirs en place n’envisagent rien d’autre que la restauration du système tel qu’il était avant son effondrement financier.


L’analogie entre les développements de ces deux crises systémiques longues du capitalisme vieillissant est frappante. Il y a néanmoins des différences dont la portée politique est importante.


SORTIR DE LA CRISE DU CAPITALISME OU SORTIR DU CAPITALISME EN CRISE?


Derrière la crise financière, la crise systémique du capitalisme des oligopoles.


Le capitalisme contemporain est d’abord et avant tout un capitalisme d’oligopoles au sens plein du terme (ce qu’il n’était qu’en partie jusqu’ici). J’entends par là que les oligopoles commandent seuls la reproduction du système productif dans son ensemble. Ils sont « financiarisés » dans le sens qu’eux seuls ont accès au marché des capitaux. Cette financiarisation donne au marché monétaire et financier – leur marché, celui sur lequel ils se concurrencent entre eux – le statut de marché dominant, qui façonne et commande à son tour les marchés du travail et d’échange de produits.


Cette financiarisation mondialisée s’exprime par une transformation de la classe bourgeoise dirigeante, devenue ploutocratie rentière. Les oligarques ne sont pas russes seulement, comme on le dit trop souvent, mais bien davantage étatsuniens, européens et japonais. Le déclin de la démocratie est le produit inévitable de cette concentration du pouvoir au bénéfice exclusif des oligopoles.


La forme nouvelle de la mondialisation capitaliste, qui correspond à cette transformation, par opposition à celle qui caractérisait la première « belle époque », est elle également importante à préciser. Je l’ai exprimé dans une phrase : le passage de l’impérialisme conjugué au pluriel (celui des puissances impérialistes en conflit permanent entre elles) à l’impérialisme collectif de la triade (Etats-Unis, Europe, Japon).


Les monopoles qui émergent en réponse à la première crise du taux de profit se sont constitués sur des bases qui ont renforcé la violence de la concurrence entre les puissances impérialistes majeures de l’époque, et conduit au grand conflit armé amorcé en 1914 et poursuivi à travers la paix de Versailles puis la seconde guerre jusqu’en 1945. Ce que Arrighi, Frank, Wallerstein et moi même avons qualifié dés les années 1970 de « guerre de trente ans », terme repris depuis par d’autres.


Par contre la seconde vague de concentration oligopolistique, amorcée dans les années 1970, s’est constituée sur de toutes autres bases, dans le cadre d’un système que j’ai qualifié « d’impérialisme collectif » de la triade ( Etats-Unis, Europe et Japon). Dans cette nouvelle mondialisation impérialiste, la domination des centres ne s’exerce plus par le monopole de la production industrielle (comme c’était le cas jusqu’ici), mais par d’autres moyens (le contrôle des technologies, des marchés financiers, de l’accès aux ressources naturelles de la planète, de l’information et des communications, des armements de destruction massive). Ce système que j’ai qualifié « d’apartheid à l’échelle mondiale » implique la guerre permanente contre les Etats et les peuples des périphéries récalcitrantes, guerre amorcée dès 1990 par le déploiement du contrôle militaire de la planète par le Etats-Unis et leurs alliés subalternes de l’OTAN.


La financiarisation de ce système est indissociable, dans mon analyse, de son caractère oligopolistique affirmé. Il s’agit là d’une relation organique fondamentale. Ce point de vue n’est pas celui qui domine, non seulement dans la littérature volumineuse des économistes conventionnels, mais encore dans la plupart des écrits critiques concernant la crise en cours.

 

C’est ce système dans son ensemble qui est désormais en difficulté.


Les faits sont déjà là : l’effondrement financier est déjà en passe de produire non pas une « récession » mais une véritable dépression profonde. Mais au-delà, d’autres dimensions de la crise du système ont émergé à la conscience publique avant même l’effondrement financier. On en connait les grands titres – crise énergétique, crise alimentaire, crise écologique, changements climatiques – et de nombreuses analyses de ces aspects des défis contemporains sont produites quotidiennement, dont quelques unes de la plus grande qualité..


Je reste néanmoins critique à l’endroit de ce mode de traitement de la crise systémique du capitalisme, qui isole trop les différentes dimensions du défi. Je redéfinis donc les « crises » diverses comme les facettes du même défi, celui du système de la mondialisation capitaliste contemporaine (libérale ou pas) fondé sur la ponction que la rente impérialiste opère à l’échelle mondiale, au profit de la ploutocratie des oligopoles de l'impérialisme collectif de la triade.


La vraie bataille se livre sur ce terrain décisif entre les oligopoles qui cherchent à produire et reproduire les conditions qui leur permettent de s’approprier la rente impérialiste et toutes leurs victimes – travailleurs de tous les pays du Nord et du Sud, peuples des périphéries dominées condamnées à renoncer à toute perspective de développement digne de ce nom.


Je proposais donc une conceptualisation des formes nouvelles de domination des centres impérialistes fondée sur l’affirmation de modes nouveaux de contrôle se substituant au monopole ancien de l’exclusive industrielle, ce que la montée des pays qualifiés depuis « d’émergents » a confirmé. Je qualifiais la nouvelle mondialisation en construction « d’aparheid à l’échelle mondiale », appelant la gestion militarisée de la planète, perpétuant dans des conditions nouvelles la polarisation indissociable de l’expansion du « capitalisme réellement existant ».


LA SECONDE VAGUE D’ÉMANCIPATION DES PEUPLES: UN «REMAKE» DU XXÈME SIÈCLE OU MIEUX?


Le monde contemporain est gouverné par des oligarchies. Oligarchies financières aux Etats-Unis, en Europe et au Japon, qui dominent non seulement la vie économique, mais tout autant la politique et la vie quotidienne. Oligarchies russes à leur image que l’Etat russe tente de contrôler. Statocratie en Chine. Autocraties (parfois cachées derrière quelques apparences d’une démocratie électorale « de basse intensité ») inscrites dans ce système mondial ailleurs dans le reste de la planète.


La gestion de la mondialisation contemporaine par ces oligarchies est en crise.


Les oligarchies du Nord comptent bien rester au pouvoir, le temps de la crise passé. Elles ne se sentent pas menacées. Par contre la fragilité des pouvoirs des autocraties du Sud est, elle, bien visible. La mondialisation en place est, de ce fait, fragile. Sera-t-elle remise en question par la révolte du Sud, comme ce fut le cas au siècle passé ? Probable. Mais triste. Car l’humanité ne s’engagera sur la voie du socialisme, seule alternative humaine au chaos, que lorsque les pouvoirs des oligarchies, de leurs alliés et de leurs serviteurs seront mis en déroute à la fois dans les pays du Nord et dans ceux du Sud.


Le capitalisme est « libéral » par nature, si l’on entend par « libéralisme » non pas ce joli qualificatif que le terme inspire, mais l’exercice plein et entier de la domination du capital non pas seulement sur le travail et l’économie, mais sur tous les aspects de la vie sociale. Il n’y a pas « d’économie de marché » (expression vulgaire pour dire capitalisme) sans « société de marché ». Le capital poursuit obstinément cet objectif unique. L’Argent. L’accumulation pour elle-même. Marx, mais après lui d’autres penseurs critiques comme Keynes, l’ont parfaitement compris. Pas nos économistes conventionnels, ceux de gauche inclus.


Ce modèle de domination exclusive et totale du capital avait été imposé avec obstination par les classes dirigeantes tout au long de la longue crise précédente jusqu’en 1945. Seule la triple victoire de la démocratie, du socialisme et de la libération nationale des peuples avait permis, de 1945 à 1980, la substitution à ce modèle permanent de l’idéal capitaliste, de la coexistence conflictuelle des trois modèles sociaux régulés qu’ont été le Welfare State de la social-démocratie à l’Ouest, les socialismes réellement existants à l’Est et les nationalismes populaires au Sud. L’essoufflement puis l’effondrement de ces trois modèles a par la suite rendu possible un retour à la domination exclusive du capital, qualifiée de néo-libérale.


Les désastres sociaux que le déploiement du libéralisme – « l’utopie permanente du capital » ai-je écrit – n’allait pas manquer de provoquer ont inspiré bien des nostalgies du passé récent ou lointain. Mais ces nostalgies ne permettent pas de répondre au défi. Car elles sont le produit d’un appauvrissement de la pensée critique théorique qui s’était progressivement interdit de comprendre les contradictions internes et les limites des systèmes de l’après seconde guerre mondiale, dont les érosions, les dérives et les effondrements sont apparus comme des cataclysmes imprévus.


Néanmoins, dans le vide créé par ces reculs de la pensée théorique critique, une prise de conscience de dimensions nouvelles de la crise systémique de civilisation a trouvé le moyen de se frayer la voie. Je fais référence ici aux écologistes. Mais les Verts, qui ont prétendu se distinguer radicalement et tout également des Bleus (les conservateurs et les libéraux) et des Rouges (les Socialistes) se sont enfermés dans l’impasse, faute d’intégrer la dimension écologique du défi dans une critique radicale du capitalisme.


Tout était en place donc pour assurer le triomphe – passager en fait, mais qui s’est vécu comme « définitif » - de l’alternative dite de la « démocratie libérale ». Une pensée misérable – une véritable non pensée – qui ignore ce que pourtant Marx avait dit de décisif concernant cette démocratie bourgeoise qui ignore que ceux qui décident ne sont pas ceux qui sont concernés par ces décisions. Ceux qui décident, jouissent de la liberté renforcée par le contrôle de la propriété, sont aujourd’hui les ploutocrates du capitalisme des oligopoles et les Etats qui sont leurs débiteurs. Par la force des choses les travailleurs et les peuples concernés ne sont guère que leurs victimes. Mais de telles billevesées pouvaient paraître crédibles, un court moment, du fait des dérives des systèmes de l’après-guerre, dont la misère des dogmatiques ne parvenait plus à comprendre les origines. La démocratie libérale pouvait alors paraître le « meilleur des systèmes possibles ».


Aujourd’hui les pouvoirs en place, qui eux n’avaient rien prévu, s’emploient à restaurer ce même système. Leur succès éventuel, comme celui des conservateurs des années 1920 – que Keynes dénonçait sans trouver d’écho à l’époque – ne pourra qu’aggraver l’ampleur des contradictions qui sont à l’origine de l’effondrement financier de 2008.


La récente réunion du G20 (Londres, avril 2009) n’amorce en rien une « reconstruction du monde ». Et ce n’est peut être pas un hasard si elle a été suivie dans la foulée par celle de l’OTAN, le bras armé de l’impérialisme contemporain, et par le renforcement de son engagement militaire en Afghanistan. La guerre permanente du « Nord » contre le « Sud » doit continuer.


On savait déjà que les gouvernements de la triade – Etats-Unis, Europe et Japon – poursuivent l’objectif exclusif d’une restauration du système tel qu’il était avant septembre 2008. Plus intéressant est le fait que les leaders des « pays émergents » invités ont gardé le silence. Une seule phrase intelligente a été prononcée au cours de cette journée de grand cirque, par le Président chinois Hu Jintao, qui a fait observer « en passant », sans insister et avec le sourire (narquois ?), qu’il faudra bien finir par envisager la mise en place d’un système financier mondial qui ne soit pas fondé sur le dollar. Quelques rares commentateurs ont immédiatement fait le rapprochement - correct – avec les propositions de Keynes en 1945.


Cette « remarque » nous rappelle à la réalité : que la crise du système du capitalisme des oligopoles est indissociable de celle de l’hégémonie des Etats-Unis, à bout de souffle. Mais qui prendra la relève ? Certainement pas « l’Europe » qui n’existe pas en dehors de l’atlantisme et ne nourrit aucune ambition d’indépendance, comme l’assemblée de l’OTAN l’a démontré une fois de plus. La Chine ? Cette « menace », que les médias invoquent à satiété (un nouveau « péril jaune ») sans doute pour légitimer l’alignement atlantiste, est sans fondement. Les dirigeants chinois savent que leur pays n’en a pas les moyens, et ils n’en ont pas la volonté. La stratégie de la Chine se contente d’oeuvrer pour la promotion d’une nouvelle mondialisation, sans hégémonie. Ce que ni les Etats-Unis, ni l’Europe ne pensent acceptable.


Les chances donc d’un développement possible allant dans ce sens reposent encore intégralement sur les pays du Sud. Et ce n’est pas un hasard si la Cnuced est la seule institution de la famille des Nations Unies qui ait pris des initiatives fort différentes de celles de la commission Stiglitz. Ce n’est pas un hasard si son directeur, le Thaïlandais Supachai Panitchpakdi, considéré jusqu’à ce jour comme un parfait libéral, ose proposer dans le rapport de l’organisation intitulé « The Global Economic Crisis », daté de mars 2009, des avancées réalistes s’inscrivant dans la perspective d’un second moment de « l’éveil du Sud ».


La Chine de son côté a amorcé la construction – progressive et maîtrisée - de systèmes financiers régionaux alternatifs débarrassés du dollar. Des initiatives qui complètent, au plan économique, la promotion des alliances politiques du « groupe de Shanghai », l’obstacle majeur au bellicisme de l’OTAN.


L’assemblée de l’OTAN, réunie dans la même foulée en avril 2009, a entériné la décision de Washington, non pas d’amorcer son désengagement militaire, mais au contraire d’en accentuer l’ampleur.


UN NOUVEL INTERNATIONALISME DES TRAVAILLEURS ET DES PEUPLES EST NÉCESSAIRE ET POSSIBLE


Le capitalisme historique est tout ce qu’on veut sauf durable. Il n’est qu’une parenthèse brève dans l’histoire. Sa remise en cause fondamentale - que nos penseurs contemporains, dans leur grande majorité, n’imaginent ni « possible » ni même « souhaitable » – est pourtant la condition incontournable de l’émancipation des travailleurs et des peuples dominés (ceux des périphéries, 80 % de l’humanité). Et les deux dimensions du défi sont indissociables. Il n’y aura pas de sortie du capitalisme par le moyen de la seule lutte des peuples du Nord, ou par la seule lutte des peuples dominés du Sud. Il n’y aura de sortie du capitalisme que lorsque, et dans la mesure où, ces deux dimensions du même défi s’articuleront l’une avec l’autre. Il n’est pas « certain » que cela arrive, auquel cas le capitalisme sera « dépassé » par la destruction de la civilisation (au-delà du malaise dans la civilisation pour employer les termes de Freud), et peut être de la vie sur la planète. Le scénario d’un « remake » possible du XXème siècle restera donc en deçà des exigences d’un engagement de l’humanité sur la longue route de la transition au socialisme mondial. Le désastre libéral impose un renouveau de la critique radicale du capitalisme. Le défi est celui auquel est confrontée la construction/reconstruction permanente de l’internationalisme des travailleurs et des peuples, face au cosmopolitisme du capital oligarchique.


La construction de cet internationalisme ne peut être envisagée que par le succès d'avancées révolutionnaires nouvelles (comme celles amorcées en Amérique latine et au Népal) ouvrant la perspective d'un dépassement du capitalisme.


Dans les pays du Sud le combat des Etats et des nations pour une mondialisation négociée sans hégémonies – forme contemporaine de la déconnexion – soutenu par l'organisation des revendications des classes populaires peut circonscrire et limiter les pouvoirs des oligopoles de la triade impérialiste. Les forces démocratiques dans les pays du Nord doivent soutenir ce combat. Le discours « démocratique » proposé, et accepté par la majorité des gauches telles qu’elles sont, les interventions « humanitaires » conduites en son nom comme les pratiques misérables de « l'aide » écartent de leurs considérations la confrontation réelle avec ce défi.


Dans les pays du Nord les oligopoles sont déjà visiblement des « biens communs » dont la gestion ne peut être confiée aux seuls intérêts particuliers (dont la crise a démontré les résultats catastrophiques). Une gauche authentique doit avoir l'audace d'en envisager la nationalisation, étape première incontournable dans la perspective de leur socialisation par l'approfondissement de la pratique démocratique. La crise en cours permet de concevoir la cristallisation possible d'un front des forces sociales et politiques rassemblant toutes les victimes du pouvoir exclusif des oligarchies en place.


La première vague de luttes pour le socialisme, celle du XXème siècle, a démontré les limites des social-démocraties européennes, des communismes de la troisième internationale et des nationalismes populaires de l'ère de Bandoung, l'essoufflement puis l'effondrement de leurs ambitions socialistes. La seconde vague, celle du XXIème siècle, doit en tirer les leçons. En particulier associer la socialisation de la gestion économique et l'approfondissement de la démocratisation de la société. Il n'y aura pas de socialisme sans démocratie, mais également aucune avancée démocratique hors de la perspective socialiste.


Ces objectifs stratégiques invitent à penser la construction de « convergences dans la diversité » (pour reprendre l'expression retenue par le Forum Mondial des Alternatives) des formes d'organisation et de luttes des classes dominées et exploitées. Et il n'est pas dans mon intention de condamner par avance celles de ces formes qui, à leur manière, renoueraient avec les traditions des social-démocraties, des communismes et des nationalismes populaires, ou s'en écarteraient.


Dans cette perspective il me paraît nécessaire de penser le renouveau d'un marxisme créateur. Marx n’a jamais été aussi utile, nécessaire, pour comprendre et transformer le monde, aujourd’hui autant et même plus encore qu’hier. Etre marxiste dans cet esprit c'est partir de Marx et non s'arrêter à lui, ou à Lenine, ou à Mao, comme l'ont conçu et pratiqué les marxismes historiques du siècle dernier. C'est rendre à Marx ce qui lui revient : l'intelligence d'avoir amorcé une pensée critique moderne, critique de la réalité capitaliste et critique de ses représentations politiques, idéologiques et culturelles. Le marxisme créateur doit poursuivre l'objectif d'enrichir sans hésitation cette pensée critique par excellence. Il ne doit pas craindre d'y intégrer tous les apports de la réflexion, dans tous les domaines, y compris ceux de ces apports qui ont été considérés, à tort, comme « étrangers » par les dogmatiques des marxismes historiques du passé.

 


Note

 

Les thèses présentées dans cet article ont été développées par l'auteur dans son ouvrage sur la crise, Sortir de la crise du capitalisme ou sortir du capitalisme en crise (ed Le Temps des Cerises, Paris 2009).


Samir Amin Samir Amin dirige le Forum Tiers Monde : http://www.forumtiersmonde.net/fren/index.php

 

Source : Marianne

 

__._,_.___

11:04 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, actualite, marx, politique, crise, capitalisme, imperialisme, colonialisme, europe, usa, silence | |  Facebook | |  Imprimer | | |

14/10/2009

14/10/09: Roman Polanski a beaucoup d'amis ...

From: Reprise d'article.
Sent: Wednesday, October 14, 2009 8:32 PM
Subject: Roman Polanski a beaucoup d'amis


 

Par Katha Pollitt,

Alors que le rappel à la loi et la célébration de l'ordre sont les maîtres mots du régime Sarkozy, voilà que les amis se pressent autour d'un cinéaste inculpé pour viol sur mineure : devenu victime d'une « Amérique qui fait peur », selon Frédéric Mitterrand, Roman Polanski se voit magiquement exonéré – au nom de son âge, de son oeuvre, de sa vie – de toute responsabilité vis-à-vis de la justice. Quelques mois plus tôt, rappelons-le, c'est une autre victime de la « censure » que défendait le ministre de la culture français : Orelsan, un chanteur auteur de paroles d'une violence sexiste inouïe, dont la présence à des événements culturels subventionnés par la puissance publique avait suscité quelques remous. Voilà donc quels sont les individus qui, en France, bénéficient des indignations officielles, qui font naître les grandes causes nationales menées au nom de la « liberté » ! La suite française de l'affaire Polanski (le retour sur le livre de Frédéric Mitterrand dans lequel il raconte ses séjours sexuels passés en Thaïlande) illustre ce qui devient un fonctionnement structurel dans la France de Sarkozy : CRS et management pour la France d'en bas, toujours soupçonnée de paresse et de désobéissance, de sexisme et de racisme ; tolérance, compassion et impunité, au nom de leur « talent », pour les puissants, la jet set et les artistes de cour. L'actualité montre que la question des violences sexuelles suscite les doubles standards les plus hallucinants : ainsi, alors que pour les classes populaires on ne jure plus que par la « tolérance zéro », les « peines planchers », voire la « castration chimique des délinquants sexuels », Michèle Alliot-Marie estime, à propos de Frédéric Mitterrand, qu' « il faut permettre à chacun d'avoir fait des fautes, de s'en repentir et d'avoir toujours une deuxième chance » ! Dans ce contexte, il nous a semblé particulièrement utile de publier l'article consacré par l'essayiste étasunienne Katha Pollitt à l'effrayante mobilisation des « ami-e-s » de Polanski. Traduit par Nellie Dupont, il est reproduit ici avec l'autorisation de l'auteure.

Si un violeur échappe à la justice assez longtemps, le monde doit-il lui donner les moyens de ne pas passer par la case prison ? Si vous êtes le célèbre réalisateur Roman Polanski, beaucoup de gens talentueux et très connus vous répondront que oui. En 1977 à Los Angeles, après avoir drogué et violé une jeune fille de 13 ans en la sodomisant, Polanski avait plaidé coupable d'un crime requalifié en « relations sexuelles avec mineur » pour fuir en Europe juste avant que la peine ne soit prononcée.

Aujourd'hui, 32 ans plus tard, il vient d'être arrêté en Suisse alors qu'il se rendait au Festival du film de Zurich, et cela suscite l'indignation d'une communauté de célébrités internationales telles que : Salman Rushdie, Milan Kundera, Martin Scorsese, Pedro Almodovar, Woody Allen (on ne ricane pas au fond), Isabelle Huppert, Diane de Furstenberg, et beaucoup, beaucoup d'autres. Bernard Henri-Lévy, qui a joué un rôle essentiel dans l'organisation de ce comité de soutien, a déclaré que Polanski avait « peut-être commis une erreur de jeunesse » (il avait 43 ans au moment des faits).

Arborant un badge rouge sur lequel on pouvait lire « Libérez Polanski », Debra Winger, présidente du jury du Festival de Zurich, qualifia l'action des autorités suisses de « complot philistin ». Frédéric Mitterand, le ministre français de la Culture et de la Communication, déclara que l'arrestation « montrait le visage d'une Amérique qui nous fait peur » et présenta Polanski comme « jeté en pâture pour une histoire ancienne ». Le ministre des Affaires Etrangères Bernard Kouchner, co-fondateur de Médecins sans Frontières, déclara l'affaire « sinistre ».

Plus près de chez nous, Whoopi Goldberg expliqua dans The View que son crime n'était pas à proprement parlé du « viol-viol » mais, juste, vous savez, un viol. Ah, ça ! L'éditorialiste Anne Applebaum minimisa le crime dans le Washington Post. D'abord, elle ne prend pas en compte les véritables circonstances du crime (les drogues, le non consentement, la sodomie, etc), mais ensuite elle affirme qu' « il n'y aucune preuve que Polanski connaissait vraiment son âge ». Dans le genre argument désespéré… Polanski, qui devait ensuite entretenir une liaison avec Nastassja Kinski alors âgée de 15 ans, a pourtant ouvertement parlé de son penchant pour les très jeunes filles.

Le rédacteur en chef du Nation Katrina vanden Heuvel, qui d'abord admit avec surprise sur Twitter être d'accord avec Applebaum, a revu sa position : « Je renie mon soutien à Applebaum. Je pense que Polanski ne devrait pas bénéficier d'un traitement de faveur. La question qui se pose à présent est de savoir ce qui doit être fait pour que la justice soit rendue au mieux. Doit-il rentrer pour purger sa peine ? Y a-t-il d'autres moyens envisageables ? En même temps, je pense que les erreurs de procédures invoquées par la défense doivent être prises en compte dans cette affaire ».

Dans une contribution au New York Times, l'écrivain de pacotille Robert Harris rendit hommage à son grand ami Polanski, qui vient juste de terminer le tournage d'une adaptation d'un de ses romans : « Son passé ne m'intéresse pas. » Ceci nous en dit long sur ce que pense Harris des crimes sexuels, mais en quoi est-ce un argument dans l'affaire Polanski ?

Y'a un truc que je ne saisis tout simplement pas. Je comprends que Polanski a connu bien des tragédies au cours de sa vie, qu'il a fait des films magnifiques, qu'il a 76 ans, qu'un documentaire de 2008 a semé le doute quant à l'impartialité du juge (voyez en revanche l'article de Bill Wyman dans Salon, pour une convaincante mise au point sur cette affaire). Je comprends aussi que sa victime, qui a maintenant 44 ans, dit qu'elle a pardonné Polanski et voudrait que l'affaire soit classée parce qu'à chaque fois qu'elle refait surface, elle est à nouveau traînée dans la boue. Et c'est sans doute ce qui est en train de se passer en ce moment.

Dans le Huffington Post, une expatriée, admiratrice de Polanski, Joan Z. Shore (qui se présente comme co-fondatrice d'une organisation féministe belge pour l'égalité) écrit : « C'est la mère de la jeune mannequin de 13 ans "séduite" par Polanski qui avait poussé sa fille dans les bras du réalisateur parce qu'elle voulait qu'elle fasse une carrière dans le cinéma. La fille allait fêter son 14e anniversaire quelques semaines plus tard, elle n'était donc pas très loin de l'âge la majorité sexuelle fixée à 14 ans en Californie. (A présent ça doit même être 13 !) » Sauf qu'en fait, en 1977, en Californie, la majorité sexuelle était fixée à 16 ans. Aujourd'hui, elle est fixée à 18 ans sauf dans le cas où le partenaire n'a pas trois ans de plus. Pourtant, on retrouve l'argument de Shore (selon lequel Polanski fut la victime d'une nymphette et des manœuvres de sa mère) partout sur internet.

Les faits : Ce qui s'est passé n'est pas juste une vague et sordide affaire de cul dans laquelle deux versions s'affrontent. Un homme de 43 ans s'est débrouillé pour se retrouver seul avec une jeune fille de 13 ans, la faire boire, lui a fait prendre des sédatifs puissants, et après avoir vérifié où elle en était avec ses règles, l'a violée en la sodomisant, à deux reprises, alors qu'elle protestait ; elle s'est finalement laissée faire comme elle l'a dit devant un grand jury « parce que j'avais peur. » Ces faits sont avérés, ils ne sont contestés que par Polanski qui a cherché à dédramatiser plusieurs fois. On lui a permis de plaider coupable pour des faits requalifiés en délit, comme c'est le cas pour beaucoup de violeurs, pour éviter à la victime le traumatisme d'un procès et sa médiatisation. Mais cela ne doit pas pour autant nous laisser croire qu'il ne s'agissait que d'une affaire de libertinage. La victime mit des années à s'en remettre.

Les faits : En février 2008, le juge de la Cour supérieure de Los Angeles, Peter Espinosa reconnut à Polanski le droit de contester le jugement. Pour cela il doit tout simplement revenir aux Etats-Unis et se soumettre à la procédure. En quoi est-ce injuste ? S'il n'était pas ce réalisateur connu de part le monde et entouré d'une pléthore d'amis influents, mais un criminel sexuel lambda, penserait-on que c'est trop lui demander que de se soumettre à la procédure comme n'importe qui ?

C'est vraiment rageant de voir des superstars littéraires qui n'arrêtent pas de parler de dignité humaine, de droits humains et même de droits des femmes (surtout quand celles-ci sont Musulmanes) qui, ou bien ne considèrent pas que ce que Polanski a fait soit un viol, ou s'en moquent parce qu'après tout, il s'agit de Polanski : un artiste comme eux. Que des personnes qui le soutiennent soient des femmes est encore plus décevant.

Ne voient-elles pas qu'elles acceptent des arguments qui accusent la victime, minimisent le viol, et même, tirés par les cheveux, servent à exonérer le coupable. Une erreur de jeunesse, une mauvaise appréciation de l'âge de la jeune fille, une petite salope, une mère calculatrice, est-ce à ce genre de choses là qu'on doit penser quand des hommes s'attaquent à des gamines de collège ?

Le large soutien qu'a reçu Polanski nous donne à voir une élite culturelle bien-pensante sous son pire jour : pleine d'auto-suffisance et de bêtise. Ils font peut-être de grands films, écrivent de grands livres, créent de très beaux objets, ont sans doute de grandes idées humanistes et se soucient certainement de toutes les grandes causes justes (comme l'égalité devant la loi). Mais en l'occurrence, ils ne sont que le pendant blanc et cultivé des fans de R. Kelly [1] et Chris Brown [2] et autres supporters sportifs qui soutiennent d'emblée leurs athlètes préférés dès qu'ils sont accusés d'avoir frappé leur femme ou d'avoir violé des employées d'hôtel.

Pas étonnant que l'Américain moyen les déteste.

L'article original a été publié aux Etats-Unis dans The Nation (01/10/2009).

[1] En 2002, une bande vidéo montre le chanteur de R'nB, R. Kelly ayant des rapports sexuels avec une jeune fille de 14 ans. Il plaidera non coupable. Il sera finalement acquitté en 2008. NdlaT.

[2] Chris Brown, chanteur de R'nB et de Hip Hop, s'est excusé publiquement d'avoir battu sa compagne la chanteuse Rihanna. NdlaT.

21:07 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : usa, romain, histoire, propagande, democratie, justice, presse, television, medias, silence, france, courcelles | |  Facebook | |  Imprimer | | |

28/09/2009

15/08/09: Le roi des Belges dans une belle galère ...

From: Yoyotte Lucien
Sent: Monday, August 17, 2009 9:07 PM
To: romain@yahoogroupes.fr
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Le roi des Belges dans une belle galère
  
15/08/2009 à 06h51
 
Le roi des Belges dans une belle galère

Le nouveau yacht du roi des Belges déclenche un véritable tollé dans son royaume. 4,6 millions d’euros : c’est le prix de ce beau bateau blanc, baptisé Alpa - «Al» pour le roi Albert, «Pa» pour son épouse, Paola. Les Belges ont découvert ce navire de luxe dans la presse people, qui a publié des photos du souverain en pleine manœuvre à l’entrée du port sicilien de Lipari. Selon l’hebdomadaire belge le Soir magazine, la famille royale a acheté ce yacht à moteur de 27 mètres de long, qui peut atteindre une vitesse de 30 nœuds, en 2008. En 2007, le roi avait déjà acheté un bateau, moins grand mais plus rapide, le Quatuor, estimé à 1,5 million d’euros.
«La personne qui possède deux bateaux de luxe d’une valeur de 6 millions d’euros nous dit qu’il y a trop de matérialisme dans notre société !» s’est insurgé le député Ben Weyts, membre du parti conservateur N-VA (Nouvelle Alliance flamande). Il faisait allusion au dernier discours du souverain à la nation, le 21 juillet, à l’occasion de la fête nationale, où il était question de la crise que traverse le pays. Albert II avait invité les Belges à s’interroger sur «le caractère de plus en plus matérialiste de nos sociétés et sur la nécessité d’accorder plus de place aux valeurs familiales, à celles de la convivialité, de la solidarité et du respect de l’autre».
La question, posée par la presse, est aussi de savoir avec quel argent le roi a payé l’Alpa. Chaque année, il reçoit 10 millions d’euros, selon la loi du 16 novembre 1993 établissant la liste civile. Cette dernière doit officiellement permettre au monarque «d’exercer ses tâches constitutionnelles». Cette somme a-t-elle aussi servi à renouveler sa flotte de yachts ? Le parti N-VA plaide pour réformer le système actuel et fixer un salaire au roi, comme tout autre haut fonctionnaire belge. Afin d’assurer la transparence, le parti propose que chaque nouvelle acquisition ne soit remboursée que sur présentation de la facture.
http://www.liberation.fr/monde/0101585399-le-roi-des-belges-dans-une-belle-galere 

22:12 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : capitalisme, romain, courcelles, belgique, euro-dictature, histoire, actualite, democratie, silence, monarchie, finance | |  Facebook | |  Imprimer | | |

28/09/09: Autant savoir qui ils sont: Nicolas et ses bons amis: leurs portraits ...

Autant savoir qui ils sont: Nicolas et ses bons amis: leurs portraits ...
RoRo
 
 

From: <Xarlo@aol.com>
Sent: Monday, September 28, 2009 4:15 PM
To: <Xarlo@aol.com>
Subject: Vous allez le haïr... j'en serais désolé... ouais, bon !!


L'homme de la CIA à l'Elysée; j'ai l'impression que la personne est aussi 
méprisable que le politicien...
 
***************
 
La fabrication de Nicolas Sarkozy
Ce décor étant planté, revenons-en à  notre personnage principal, Nicolas
Sarkozy. Né en 1955, il est le fils d’un  noble catholique hongrois, Pal
Sarkösy de Nagy-Bocsa, réfugié en France après  avoir fuit l’Armée rouge, et d’
Andrée Mallah, une roturière juive originaire de  Thessalonique. Après avoir
eu trois enfants (Guillaume, Nicolas et François), le  couple divorce. Pal
Sarkosy de Nagy-Bocsa se remarie avec une aristocrate,  Christine de Ganay,
dont il aura deux enfants (Pierre-Olivier et Caroline).  Nicolas ne sera pas
élevé par ses seuls parents, mais balloté dans cette famille  recomposée.
Sa mère est devenue la secrétaire d’Achille Peretti. Après avoir  co-fondé
le SAC, le garde du corps de De Gaulle avait poursuivi une brillante 
carrière politique. Il avait été élu député et maire de Neuilly-sur-Seine, la 
plus riche banlieue résidentielle de la capitale, puis président de l’Assemblée
 nationale.
Malheureusement, en 1972, Achille Peretti est gravement mis en  cause. Aux
États-Unis, le magazine Time révèle l’existence d’une organisation 
criminelle secrète « l’Union corse » qui contrôlerait une grande partie du  trafic
de stupéfiants entre l’Europe et l’Amérique, la fameuse « French  connexion
» qu’Hollywwod devait porter à l’écran. S’appuyant sur des auditions 
parlementaires et sur ses propres investigations, Time cite le nom d’un chef 
mafieux, Jean Venturi, arrêté quelques années plus tôt au Canada, et qui n’est
 autre que le délégué commercial de Charles Pasqua pour la société d’alcool
 Ricard. On évoque le nom de plusieurs familles qui dirigeraient « l’Union
corse  », dont les Peretti. Achille nie, mais doit renoncer à la présidence
de  l’Assemblée nationale et échappe même à un « suicide ».
En 1977, Pal Sarkozy  se sépare de sa seconde épouse, Christine de Ganay,
laquelle se lie alors avec  le n°2 de l’administration centrale du
département d’État des États-Unis. Elle  l’épouse et s’installe avec lui en Amérique.
Le monde étant petit, c’est bien  connu, son mari n’est autre que Frank
Wisner Jr., fils du précédent. Les  fonctions de Junior à la CIA ne sont pas
connues, mais il clair qu’il y joue un  rôle important. Nicolas, qui reste
proche de sa belle-mère, de son demi-frère et  de sa demi-sœur, commence à se
tourner vers les États-Unis où il « bénéficie »  des programmes de formation
du département d’État.
À la même période, Nicolas  Sarkozy adhère au parti gaulliste. Il y
fréquente d’autant plus rapidement  Charles Pasqua que celui-ci n’est pas
seulement un leader national, mais aussi  le responsable de la section
départementale des Hauts-de-Seine.
En 1982,  Nicolas Sarkozy, ayant terminé ses études de droit et s’étant
inscrit au  barreau, épouse la nièce d’Achille Peretti. Son témoin de mariage
est Charles  Pasqua. En tant qu’avocat, Me Sarkozy défend les intérêts des
amis corses de ses  mentors. Il acquiert une propriété sur l’île de beauté, à
Vico, et imagine de  corsiser son nom en remplaçant le « y » par un « i » :
Sarkozi.
L’année  suivante, il est élu maire de Neuilly-sur-Seine en remplacement de
son  bel-oncle, Achille Peretti, terrassé par une crise cardiaque.
Cependant,  Nicolas ne tarde pas à trahir sa femme et, dès 1984, il
poursuit une liaison  cachée avec Cécilia, l’épouse du plus célèbre animateur de
télévision français  de l’époque, Jacques Martin, dont il a fait la
connaissance en célébrant leur  mariage en qualité de maire de Neuilly. Cette double
vie dure cinq ans, avant  que les amants ne quittent leurs conjoints
respectifs pour construire un nouveau  foyer.
Nicolas est le témoin de mariage, en 1992, de la fille de Jacques  Chirac,
Claude, avec un éditorialiste du Figaro. Il ne peut s’empêcher de  séduire
Claude et de mener une brève relation avec elle, tandis qu’il vit 
officiellement avec Cécilia. Le mari trompé se suicide en absorbant des drogues.  La
rupture est brutale et sans retour entre les Chirac et Nicolas Sarkozy.
En  1993, la gauche perd les élections législatives. Le président François 
Mitterrand refuse de démissionner et entre en cohabitation avec un Premier 
ministre de droite. Jacques Chirac, qui ambitionne la présidence et pense
alors  former avec Edouard Balladur un tandem comparable à celui de De Gaulle
et  Pompidou, refuse d’être à nouveau Premier ministre et laisse la place à
son «  ami de trente ans », Edouard Balladur. Malgré son passé sulfureux,
Charles  Pasqua devient ministre de l’Intérieur. S’il conserve la haute main
sur la  marijuana marocaine, il profite de sa situation pour légaliser ses
autres  activités en prenant le contrôle des casinos, jeux et courses en
Afrique  francophone. Il tisse aussi des liens en Arabie saoudite et en Israël
et devient  officier d’honneur du Mossad. Nicolas Sarkozy, quant à lui, est
ministre du  Budget et porte-parole du gouvernement.
À Washington, Frank Wisner Jr. a pris  la succession de Paul Wolfowitz
comme responsable de la planification politique  au département de la Défense.
Personne ne remarque les liens qui l’unissent au  porte-parole du
gouvernement français.
C’est alors que reprend au sein du  parti gaulliste la tension que l’on
avait connu trente ans plus tôt entre les  gaullistes historiques et la droite
financière, incarnée par Balladur. La  nouveauté, c’est que Charles Pasqua
et avec lui le jeune Nicolas Sarkozy  trahissent Jacques Chirac pour se
rapprocher du courant Rothschild. Tout dérape.  Le conflit atteindra son apogée
en 1995 lorsque Édouard Balladur se présentera  contre son ex-ami Jacques
Chirac à l’élection présidentielle, et sera battu.  Surtout, suivant les
instructions de Londres et de Washington, le gouvernement  Balladur ouvre les
négociations d’adhésion à l’Union européenne et à l’OTAN des  États d’Europe
centrale et orientale, affranchis de la tutelle  soviétique.
Rien ne va plus dans le parti gaulliste où les amis d’hier sont  près de s’
entre-tuer. Pour financer sa campagne électorale, Edouard Balladur  tente
de faire main basse sur la caisse noire du parti gaulliste, cachée dans la 
double comptabilité du pétrolier Elf. À peine le vieux Étienne Léandri mort,
les  juges perquisitionnent la société et ses dirigeants sont incarcérés.
Mais  Balladur, Pasqua et Sarkozy ne parviendront jamais à récupérer le magot.
La  traversée du désert
Tout au long de son premier mandat, Jacques Chirac tient  Nicolas Sarkozy à
distance. L’homme se fait discret durant cette longue  traversée du désert.
Discrètement, il continue à nouer des relations dans les  cercles
financiers.
En 1996, Nicolas Sarkozy ayant enfin réussi à clore une  procédure de
divorce qui n’en finissait pas se marie avec Cécilia. Ils ont pour  témoins les
deux milliardaires Martin Bouygues et Bernard Arnaud (l’homme le  plus riche
du pays).
Dernier acte
Bien avant la crise irakienne, Frank  Wisner Jr. et ses collègues de la CIA
planifient la destruction du courant  gaulliste et la montée en puissance
de Nicolas Sarkozy. Ils agissent en trois  temps : d’abord l’élimination de
la direction du parti gaulliste et la prise de  contrôle de cet appareil,
puis l’élimination du principal rival de droite et  l’investiture du parti
gaulliste à l’élection présidentielle, enfin  l’élimination de tout
challenger sérieux à gauche de manière à être certain  d’emporter l’élection
présidentielle.
Pendant des années, les médias sont  tenus en haleine par les révélations
posthumes d’un promoteur immobilier. Avant  de décéder d’une grave maladie,
il a enregistré pour une raison jamais élucidée  une confession en vidéo.
Pour une raison encore plus obscure, la « cassette »  échoue dans les mains d’
un hiérarque du Parti socialiste, Dominique  Strauss-Khan, qui la fait
parvenir indirectement à la presse.
Si les aveux du  promoteur ne débouchent sur aucune sanction judiciaire,
ils ouvrent une boîte de  Pandore. La principale victime des affaires
successives sera le Premier ministre  Alain Juppé. Pour protéger Chirac, il assume
seul toutes les infractions  pénales. La mise à l’écart de Juppé laisse la
voie libre à Nicolas Sarkozy pour  prendre la direction du parti gaulliste.
Sarkozy exploite alors sa position  pour contraindre Jacques Chirac à le
reprendre au gouvernement, malgré leur  haine réciproque. Il sera en
définitive, ministre de l’Intérieur. Erreur ! À ce  poste, il contrôle les préfets et
de le renseignement intérieur qu’il utilise  pour noyauter les grandes
administrations.
Il s’occupe aussi des affaires  corses. Le préfet Claude Érignac a été
assassiné. Bien qu’il n’ait pas été  revendiqué, le meurtre a immédiatement été
interprété comme un défi lancé par  les indépendantistes à la République.
Après une longue traque, la police  parvient à arrêter un suspect en fuite,
Yvan Colonna, fils d’un député  socialiste. Faisant fi de la présomption d’
innocence, Nicolas Sarkozy annonce  cette interpellation en accusant le
suspect d’être l’assassin. C’est que la  nouvelle est trop belle à deux jours du
référendum que le ministre de  l’Intérieur organise en Corse pour modifier
le statut de l’île. Quoi qu’il en  soit, les électeurs rejettent le projet
Sarkozy qui, selon certains, favorise  les intérêts mafieux.
Bien qu’Yvan Colonna ait ultérieurement été reconnu  coupable, il a
toujours clamé son innocence et aucune preuve matérielle n’a été  trouvée contre
lui. Étrangement, l’homme s’est muré dans le silence, préférant  être
condamné que de révéler ce qu’il sait.
Nous révélons ici que le préfet  Érignac n’a pas été tué par des
nationalistes, mais abattu par un tueur à gage,  immédiatement exfiltré vers l’Angola
où il a été engagé à la sécurité du groupe  Elf. Le mobile du crime était
précisément lié aux fonctions antérieures  d’Érignac, responsable des réseaux
africains de Charles Pasqua au ministère de  la Coopération. Quand à Yvan
Colonna, c’est un ami personnel de Nicolas Sarkozy  depuis des décennies et
leurs enfants se sont fréquentés.
Une nouvelle  affaire éclate : de faux listings circulent qui accusent
mensongèrement  plusieurs personnalités de cacher des comptes bancaires au
Luxembourg, chez  Clearstream. Parmi les personnalités diffamées : Nicolas
Sarkozy. Il porte  plainte et sous-entend que son rival de droite à l’élection
présidentielle, le  Premier ministre Dominique de Villepin, a organisé cette
machination. Il ne  cache pas son intention de le faire jeter en prison.
En réalité, les faux  listings ont été mis en circulation par des membres
de la Fondation  franco-américaine [5], dont John Negroponte était président
et dont Frank Wisner  Jr. est administrateur. Ce que les juges ignorent et
que nous révélons ici,  c’est que les listings ont été fabriqués à Londres
par une officine commune de  la CIA et du MI6, Hakluyt & Co, dont Frank Wisner
Jr. est également  administrateur.
Villepin se défend de ce dont on l’accuse, mais il est mis  en examen,
assigné à résidence et, de facto, écarté provisoirement de la vie  politique. La
voie est libre à droite pour Nicolas Sarkozy.
Reste à  neutraliser les candidatures d’opposition. Les cotisations d’
adhésion au parti  socialistes sont réduites à un niveau symbolique pour attirer
de nouveaux  militants. Soudainement des milliers de jeunes prennent leur
carte. Parmi eux,  au moins dix mille nouveaux adhérents sont en réalité des
militants du Parti  trotskiste « lambertiste » (du nom de son fondateur
Pierre Lambert). Cette  petite formation d’extrême gauche s’est historiquement
mise au service de la CIA  contre les communistes staliniens durant la
Guerre froide (Elle est l’équivalent  du SD/USA de Max Shatchman, qui a formé les
néoconservateurs aux USA [6]). Ce  n’est pas la première fois que les «
lambertistes » infiltrent le Parti  socialiste. Ils y ont notamment placé deux
célèbres agents de la CIA : Lionel  Jospin (qui est devenu Premier ministre)
et Jean-Christophe Cambadélis, le  principal conseiller de Dominique
Strauss-Kahn [7].
Des primaires sont  organisées au sein du Parti socialiste pour désigner
son candidat à l’élection  présidentielle. Deux personnalités sont en
concurrence : Laurent Fabius et  Ségolène Royal. Seul le premier représente un
danger pour Sarkozy. Dominique  Strauss-Kahn entre dans la course avec pour
mission d’éliminer Fabius au dernier  moment. Ce qu’il sera en mesure de faire
grâce aux votes des militants «  lambertistes » infiltrés, qui portent leur
suffrages non pas sur son nom, mais  sur celui de Royal.
L’opération est possible parce que Strauss-Kahn est  depuis longtemps sur
le payroll des États-Unis. Les Français ignorent qu’il  donne des cours à
Stanford, où il a été embauché par le prévot de l’université,  Condoleezza Rice
[8].
Dès sa prise de fonction, Nicolas Sarkozy et  Condoleezza Rice remercieront
Strauss-Kahn en le faisant élire à la direction du  Fonds monétaire
international.
Premiers jours à l’Élysée
Le soir du second  tour de l’élection présidentielle, lorsque les instituts
de sondages annoncent  sa victoire probable, Nicolas Sarkozy prononce un
bref discours à la nation  depuis son QG de campagne. Puis, contrairement à
tous les usages, il ne va pas  faire la fête avec les militants de son parti,
mais il se rend au Fouquet’s. La  célèbre brasserie des Champs-Élysées, qui
était jadis le rendez-vous de «  l’Union corse » est aujourd’hui la
propriété du casinotier Dominique Desseigne.  Il a été mis à disposition du
président élu pour y recevoir ses amis et les  principaux donateurs de sa campagne.
Une centaine d’invités s’y bousculent, les  hommes les plus riches de
France y côtoient les patrons de casinos.
Puis le  président élu s’offre quelques jours de repos bien mérités.
Conduit en  Falcon-900 privé à Malte, il s’y repose sur le Paloma, le yacht de 65
mètres de  son ami Vincent Bolloré, un milliardaire formé à la Banque
Rothschild.
Enfin,  Nicolas Sarkozy est investi président de la République française.
Le premier  décret qu’il signe n’est pas pour proclamer une amnistie, mais
pour autoriser  les casinos de ses amis Desseigne et Partouche à multiplier
les machines à  sous.
Il forme son équipe de travail et son gouvernement. Sans surprise, on y 
retrouve un bien trouble propriétaire de casinos (le ministre de la Jeunesse
et  des Sports) et le lobbyiste des casinos de l’ami Desseigne (qui devient 
porte-parole du parti « gaulliste »).
Nicolas Sarkozy s’appuie avant tout sur  quatre hommes :
Claude Guéant, secrétaire général du palais de  l’Élysée. C’est l’ancien
bras droit de Charles Pasqua.
François Pérol,  secrétaire général adjoint de l’Élysée. C’est un
associé-gérant de la Banque  Rothschild.
Jean-David Lévitte, conseiller diplomatique. Fils de  l’ancien directeur de
l’Agence juive. Ambassadeur de France à l’ONU, il fut  relevé de ses
fonctions par Chirac qui le jugeait trop proche de George Bush. 
Alain Bauer, l’homme de l’ombre. Son nom n’apparaît pas dans les 
annuaires. Il est chargé des services de renseignement. Ancien Grand-Maître du 
Grand Orient de France (la principale obédience maçonnique française) et ancien 
n°2 de la National Security Agency états-unienne en Europe [9].
Frank Wisner  Jr., qui a été nommé entre temps envoyé spécial du président
Bush pour  l’indépendance du Kosovo, insiste pour que Bernard Kouchner soit
nommé ministre  des Affaires étrangères avec une double mission prioritaire
: l’indépendance du  Kosovo et la liquidation de la politique arabe de la
France.
Kouchner a  débuté sa carrière en participant à la création d’une ONG
humanitaire. Grâce aux  financements de la National Endowment for Democracy, il a
participé aux  opérations de Zbigniew Brzezinski en Afghanistan, aux côtés d
’Oussama Ben Laden  et des frères Karzaï contre les Soviétiques. On le
retrouve dans les années 90  auprès d’Alija Izetbegoviç en Bosnie-Herzégovine.
De 1999 à 2001, il a été Haut  représentant de l’ONU au Kosovo.
Sous le contrôle de Wali, le frère cadet du  président Hamid Karzaï, l’
Afghanistan est devenu le premier producteur mondial  de pavot. Le suc est
transformé sur place en héroïne et transporté par l’US Air  Force à Camp
Bondsteed (Kosovo). Là, la drogue est prise en charge par les  hommes d’Haçim Thaçi
qui l’écoulent principalement en Europe et accessoirement  aux États-Unis
[10]. Les bénéfices sont utilisés pour financer les opérations  illégales de
la CIA.
Karzaï et Thaçi sont des amis personnels de longue date  de Bernard
Kouchner, qui certainement ignore leurs activités criminelles malgré  les rapports
internationaux qui y ont été consacrés.
Pour complèter son  gouvernement, Nicolas Sarkozy nomme Christine Lagarde,
ministre de l’Économie et  des Finances. Elle a fait toute sa carrière aux
États-Unis où elle a dirigé le  prestigieux cabinet de juristes Baker &
McKenzie. Au sein du Center for  International & Strategic Studies de Dick
Cheney, elle a co-présidé avec  Zbigniew Brzezinski un groupe de travail qui a
supervisé les privatisations en  Pologne. Elle a organisé un intense lobbying
pour le compte de Lockheed Martin  contre les l’avionneur français Dassault
[11].
Nouvelle escapade durant  l’été. Nicolas, Cécilia, leur maîtresse commune
et leurs enfants se font offrir  des vacances états-uniennes à Wolfenboroo,
non loin de la propriété du président  Bush. La facture, cette fois, est
payée par Robert F. Agostinelli, un banquier  d’affaires italo-new-yorkais,
sioniste et néo-conservateur pur sucre qui  s’exprime dans Commentary, la revue
de l’American Jewish Committee.
La  réussite de Nicolas rejaillit sur son demi-frère Pierre-Olivier. Sous
le nom  américanisé « d’Oliver », il est nommé par Frank Carlucci (qui fut le
n°2 de la  CIA après avoir été recruté par Frank Wisner Sr.) [12] directeur
d’un nouveau  fonds de placement du Carlyle Group (la société commune de
gestion de  portefeuille des Bush et des Ben Laden) [13]. Sans qualité
personnelle  particulière, il est devenu le 5e noueur de deals dans le monde et
gère les  principaux avoirs des fonds souverains du Koweit et de Singapour.
La cote de  popularité du président est en chute libre dans les sondages. L’
un de ses  conseillers en communication, Jacques Séguéla, préconise de
détourner  l’attention du public avec de nouvelles « people stories ». L’
annonce du divorce  avec Cécilia est publiée par Libération, le journal de son ami
Edouard de  Rothschild, pour couvrir les slogans des manifestants un jour
de grève générale.  Plus fort encore, le communiquant organise une rencontre
avec l’artiste et  ex-mannequin, Carla Bruni. Quelques jours plus tard, sa
liaison avec le  président est officialisée et le battage médiatique couvre à
nouveau les  critiques politiques. Quelques semaines encore et c’est le
troisième mariage de  Nicolas. Cette fois, il choisit comme témoins Mathilde
Agostinelli (l’épouse de  Robert) et Nicolas Bazire, ancien directeur de
cabinet d’Edouard Balladur devenu  associé-gérant chez Rothschild.
Quand les Français auront-ils des yeux pour  voir à qui ils ont affaire ?
 
Thierry Meyssan
[1] « Quand le stay-behind portait De Gaulle au pouvoir  », par Thierry
Meyssan, Réseau Voltaire, 27 août 2001
[2] « Quand le  stay-behind voulait remplacer De Gaulle », par Thierry
Meyssan, Réseau Voltaire,  10 septembre 2001
[3] L’Énigme Pasqua, par Thierry Meyssan, Golias ed,  2000.
[4] Les requins. Un réseau au cœur des affaires, par Julien Caumer, 
Flammarion, 1999.
[5] « Un relais des États-Unis en France : la French  American Foundation
», par Pierre Hillard, Réseau Voltaire, 19 avril  2007.
[6] « Les New York Intellectuals et l’invention du néo-conservatisme », 
par Denis Boneau, Réseau Voltaire, 26 novembre 2004.
[7] Le responsable US du  renseignement, Irving Brown en personne, a
revendiqué avoir lui-même recruté et  formé MM. Jospin et Cambadélis pour lutter
contre les staliniens alors qu’ils  militaient chez les lambertistes pour,
cf. Éminences grises, Roger Faligot et  Rémi Kauffer, Fayard, 1992 ; « The
Origin of CIA Financing of AFL Programs » in  Covert Action Quaterly, n° 76,
1999. Il importe d’éviter une interprétation  anachronique : leur engagement
au service des USA est celui d’atlantistes durant  la Guerre froide. Au-delà,
il les conduira, par exemple, en 1999, à jouer un  rôle central dans l’
engagement de Paris au sein de l’OTAN pour bombarder  Belgrade, pourtant allié
traditionnel de la France. De même, il importe d’éviter  les fausses
équivalences : la collaboration de Nicolas Sarkozy avec les USA ne  s’est pas
développée sur une base idéologique, mais relationnelle et carriériste  (note
modifiée le 27 juillet 2008 en réponse à des lecteurs).
[8] « Dominique  Strauss-Kahn, l’homme de « Condi » au FMI », par Thierry
Meyssan, Réseau  Voltaire, 5 octobre 2007.
[9] « Alain Bauer, de la SAIC au GOdF », Note  d’information du Réseau
Voltaire, 1er octobre 2000.
[10] « Le gouvernement  kosovar et le crime organisé », par Jürgen Roth,
Horizons et débats, 8 avril  2008.
[11] « Avec Christine Lagarde, l’industrie US entre au gouvernement 
français », Réseau Voltaire, 22 juin 2005.
[12] « L’honorable Frank Carlucci  », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire,
11 février 2004.
[13] « Les liens  financiers occultes des Bush et des Ben Laden » et « Le
Carlyle Group, une  affaire d’initiés », Réseau Voltaire, 16 octobre 2001 et
9 février 2004.Thierry  Meyssan

20:28 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, paris, usa, presse, finance, capitalisme, romain, courcelles, histoire, euro-dictature, democratie, cia, television, medias | |  Facebook | |  Imprimer | | |

18/09/2009

16/09/2009: Berlusconi et les médias, ou la démocratie à l'agonie, par Fabrizio Tonello ...

http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/09/12/berlusconi-et-les-medias-ou-la-democratie-a-l-agonie-par-fabrizio-tonello_1239572_0.html

http://www.fischer02003.over-blog.com/article-36154282.html

Berlusconi et les médias, ou la démocratie à l'agonie, par Fabrizio Tonello

LE MONDE | 12.09.09 | 14h25 • Mis à jour le 12.09.09 | 14h25

Pour bien saisir la situation italienne, il faut se figurer un homme politique français qui soit à la fois propriétaire de TF1, de France 2 et de M6, capable de nommer ses fidèles à la tête de Radio France et du reste du service public. A cela il faudrait ajouter quelques bricoles comme Hachette, Le Point, Le Figaro et une fortune personnelle évaluée par Forbes à 6,5 milliards de dollars. Impensable ? A Paris, peut-être, mais pas à Rome.

Les lecteurs m'excuseront si je leur demande encore un effort d'imagination : il faut accepter l'idée qu'un milliardaire comme celui que je viens de décrire soit élu président de la République et que, depuis le palais de l'Elysée, il lance une rafale d'actions en justice contre les journaux de l'opposition, fasse disparaître de l'audiovisuel toute voix critique (même celles des comédiens) et, pour faire bonne mesure, déclenche une campagne de calomnies contre le directeur du quotidien des évêques dans le but de l'obliger à démissionner.

Si cela ressemble à un médiocre scénario, refusé par n'importe quel producteur de cinéma pour son manque de crédibilité, c'est parce que la réalité italienne défie l'imagination : quarante-huit heures n'étaient pas passées depuis la parution de l'article du directeur de La Repubblica, Ezio Mauro, dans ces colonnes (Le Monde du 3 septembre) que M. Berlusconi remportait un nouveau succès dans sa guerre personnelle contre la presse libre.

Le 3 septembre, Dino Boffo, le directeur d'Avvenire, le journal de la Conférence épiscopale italienne, démissionnait après une attaque par Il Giornale, titre appartenant à la famille Berlusconi. Cette attaque a été qualifiée de "dégoûtante" par le cardinal Bagnasco. Hélas, le cri d'alarme de M. Mauro - "L'homme le plus riche et le plus puissant d'Italie a décidé de déclencher l'offensive finale contre des journaux qui critiquent son exercice du pouvoir" - apparaît aujourd'hui parfaitement justifié.

A l'évidence, il y a un glissement du régime de M. Berlusconi vers une forme de démocratie "à la Poutine", où des élections sont organisées régulièrement, mais où le résultat est faussé d'avance par l'emprise de l'argent et par le contrôle strict des médias. Le fait que les deux seuls leaders dans le monde que M. Berlusconi compte comme ses amis personnels, après la fin du mandat de M. Bush, soient MM. Poutine et Khadafi n'a rien de fortuit.

Il éprouve une sympathie instinctive pour les leaders qui ne s'embarrassent pas de "formalités" et ne souffrent pas de "lenteurs" dans leurs décisions. Le premier ministre (et ancien président) russe et sa famille sont régulièrement invités dans les nombreuses villas du président du conseil italien.

Le côté bouffon de M. Berlusconi dans les rencontres internationales masque une réalité qui n'a rien d'amusant : depuis ses débuts en politique, en 1994, il a oeuvré pour consolider son emprise sur l'ensemble de la presse, de l'édition et de la télévision. On oublie trop facilement qu'en 1991 M. Berlusconi était devenu propriétaire de la plus grande maison d'édition italienne, Mondadori, en achetant un juge par le biais de son avocat Me Previti, lui-même condamné pour corruption dans cette affaire (jugement confirmé par la Cour de cassation en 2007).

M. Berlusconi a débuté en politique en tant que propriétaire de la totalité des chaînes nationales de télévision privée, une position qu'en France on ne lui aurait jamais permis d'acquérir. Ses trois chaînes ne se bornent pas à proposer des variétés, des promotions commerciales et des vieux films américains. Cela va bien au-delà : les journaux de Canale 5, Italia 1 et Rete 4 sont le fer de lance de la propagande de son parti, Forza Italia, maintenant rebaptisé Popolo della libertà. Les quotidiens Il Giornale, Il Foglio, Libero, comme l'hebdomadaire Panorama, attaquent sans relâche non seulement les leaders de l'opposition, mais également toute voix critique : les intellectuels, l'Eglise, la Commission européenne.

Après chaque victoire électorale, il a obligé la RAI, la chaîne publique, à changer les directeurs des chaînes et des journaux télévisés, qui sont désormais à sa botte. Seuls la troisième chaîne et son journal ont pu jusqu'ici garder une sensibilité "de gauche", mais sont également entrés, au mois d'août, dans le collimateur.

Ses avocats, qu'il a fait élire au Parlement et a parfois nommés ministres, ferraillent dans tous les tribunaux italiens depuis quinze ans : avant, pour le protéger des conséquences judiciaires de ses actions ; maintenant, pour réduire au silence tout opposant.

Ils ont donc assigné en justice L'Unita, le quotidien fondé par Antonio Gramsci en 1924, et La Repubblica, le journal indépendant de centre gauche qui, depuis le 14 mai, lui pose quotidiennement dix questions concernant les comportements qui ont attiré l'attention de la presse internationale (ce n'est pas tous les jours qu'un président du conseil en exercice est enregistré dans sa maison par une call-girl au moment où il lui dit : "Attends-moi dans le grand lit de Poutine.")

Le manque de solidarité envers L'Unita et La Repubblica de la part des autres grands journaux italiens démontre que la stratégie fonctionne : le reste de la presse traite l'affaire du bout des doigts.

On prête à M. Berlusconi l'intention de poursuivre en justice la presse étrangère qui a fait état de ses extravagances. La première cible est l'hebdomadaire français Le Nouvel Observateur, suivi d'El Pais en Espagne et de plusieurs quotidiens anglais.

Il y a une très large dose de mégalomanie dans tout cela : on voit difficilement un juge français ou anglais condamner des journalistes pour avoir posé des questions à un homme politique. Et à Paris, que l'on sache, le crime de lèse-majesté a été supprimé en 1832. Mais le côté folklorique du personnage et les bouffonneries dont il se rend responsable à chaque rencontre internationale masquent une emprise farouche sur le pouvoir.

Les attaques contre la presse n'ont pas vraiment pour but d'obtenir les dédommagements dont il est question dans les dossiers judiciaires : la stratégie vise à intimider les autres journaux indépendants avec la menace de batailles judiciaires qui vont durer des années et des années, comme ce fut le cas lors de la confrontation entre William Westmoreland et CBS au sujet de la guerre du Vietnam. L'affaire commença par un documentaire à l'écran en 1982 et ne prit fin qu'en 2001 avec la marche arrière du général : les procès civils en Italie avancent à une vitesse comparable.

De plus, au printemps, M. Berlusconi a demandé aux entrepreneurs italiens réunis en congrès de ne plus passer d'encarts publicitaires dans les pages de La Repubblica, au prétexte que le quotidien ose le critiquer. Là aussi, malheureusement, c'est la première fois en Occident qu'un homme politique tente de manipuler le marché pour étrangler un journal qui lui déplaît. Bien sûr, ce n'est pas encore le système Poutine employé pour se débarrasser des reporters gênants...

Thomas Jefferson, l'auteur de la Déclaration d'indépendance des Etats-Unis, aimait dire que "chaque homme a deux patries : la sienne et la France". Il serait donc temps d'ouvrir un débat dans la presse française, pour répondre à une question très simple : l'Europe de Jean Monnet, de Robert Schuman et d'Altiero Spinelli peut-elle tolérer que la démocratie agonise dans un des pays qui l'a créée, l'Italie ?

Fabrizio Tonello est professeur de science politique à l'université de Padoue, auteur de Il nazionalismo américano

21:01 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : euro-dictature, television, silence, romain, courcelles, histoire, italie, berlusconi, medias, presse, democratie, liberte | |  Facebook | |  Imprimer | | |

16/09/2009: La CIA de nouveau mise en accusation ...

From: "Agence Cubaine D´Information" <frenchnews@ain.cu>
Sent: Wednesday, September 16, 2009 10:02 PM
To: "Frances List Member" <roger.romain@skynet.be>
Subject: ACN La CIA de nouveau mise en accusation

La CIA de nouveau mise en accusation
(Néstor Núñez)

L´Agence Centrale d´Intelligence des États-Unis (CIA) pèse lourd sur les épaules de ceux qui tentent de modifier son apparence et de faire oublier le visage interventionniste et agressif qu´on lui connait trop bien, même si, dans la pratique, les tendances principales des politiques des administrations successives se maintiennent.
Par exemple on vient d´être informés de l´existence d´un plan de création de commandos et de groupes spéciaux qui recevraient la mission de tuer des chefs terroristes en différents points de notre planète.
Le nouveau chef de la CIA, Léon Panetta n´était pas au courant,  pas plus que les congressistes qui, d´habitude, sont informés des questions d´intelligence. L´ex-vice-président Dick Cheney avait donné l´ordre d´enterrer toutes les données relatives à ce projet, afin que les connaissent seulement quelques personnes.
Bien entendu, les protestations de certaines des personnalités politiques qui en ont eu vent ne portaient pas sur la nature de ce projet de création d´un groupe spécialisé dans l´assassinat, mais seulement sur le fait que tout ait été cuisiné à leur insu, sans qu´ils aient été consultés.
Rappelons que, depuis plusieurs dizaines d´années, la CIA a fait de la chasse aux opposants une de ses spécialités.
Il existe un autre thème délicat, celui de l´application de tortures aux « combattants ennemis », c´est à dire aux prisonniers faits durant la croisade anti-terroriste entreprise par George W. Bush.
On dit que la CIA contrôlait une bonne partie des
interrogatoires et qu´elle avait encouragé  les membres de son personnel à appliquer des méthodes violentes pour parvenir à obtenir des informations sensibles. Un manuel d´instructions sur le sujet avait été distribué.
On fait référence à des instructions détaillées sur la manière de procéder pour mener les prisonnier au bord de l´asphyxie, pour les blesser avec certains instruments, pour les menacer de vengeance contre
des membres de leurs familles ou encore pour les affoler par la production de bruits difficiles à identifier ou l´impossibilité de se rendre compte de l´alternances des jours et des nuits, tout cela sous la surveillance d´un soi-disant médecin capable d´indiquer les limites à ne
pas dépasser pour éviter le décès du prisonnier.
Là encore, le rôle de Cheney est encore cité. En fin de compte, c´est bien lui qui a donné le feu vert à un bon nombre de ces pratiques brutales. C´est également lui qui a prononcé la célèbre petite phrase selon laquelle c´est ce genre de méthode « qui a permis de sauver de
nombreuses vies de citoyens nord-américains après le 11 septembre 2001 ».
Jusqu´où Washington est-il disposé à soulever le couvercle du chaudron dans lequel tout cela a été cuisiné et à permettre ainsi que le fumet du ragout se répande dans le monde entier?
 

Título en español
 De nuevo la CIA en el banquillo..
.

20:54 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, usa, democratie, cia, capitalisme, liberte, presse, medias, television, silence, imperialisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

29/08/2009

29/08/2009: Quarante trois chambres et 42 000 euros par jour pour les vacances de Paul Biya...

From: FISCHER BERNARD
Sent: Saturday, August 29, 2009 6:44 PM
To: fischer02003@yahoo.fr
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] LES RESPONSABLES DE LA MISERE DE L AFRIQUE


  Quarante trois chambres et 42 000 euros par jour pour les vacances de Paul Biya

Le président camerounais aime la thalasso à La Baule. Facture estimée pour trois semaines de détente : près d'un million d'euros.

Après les biens mal acquis [1], voici les vacances à tout prix ! France Inter [2] et Radio Fidélité Nantes [3] ont révélé vendredi matin que le président du Cameroun se repose dans un palace de La Baule. Paul Biya et sa suite : soit 43 chambres occupées pour un montant journalier de 42 000 euros. Mieux que les vacances de Sarkozy, Bush et Obama réunis.

La chic clientèle des habitués de La Baule connaît bien les deux palaces. L'Hermitage, un cinq étoiles [4] en bord de mer avec ses colombages normands et le Royal, juste quatre étoiles [5], mais une thalassothérapie à vous déstresser n'importe quel chef d'Etat surmené. En fait, Paul Biya a découvert La Baule grâce à une amie qui y possède un appartement et il y revient pour la qualité des soins thalassos...

Comme en 2006, Paul Biya et sa suite ont donc pris le chemin de la station balnéaire, le 15 août, pour prendre leur quartier dans ces deux hôtels du groupe Lucien Barrière, dont le PDG, Dominique Desseigne, est un ami de Nicolas Sarkozy.

Honoré par la médaille de la ville

Paul Biya n'est pas venu seul : d'après France Inter, sa suite occupe 43 chambres dans les deux établissements, pour un montant global estimé à 42 000 euros par jour. Soit une facture totale qui devrait approcher le million d'euros, puisque la délégation présidentielle reste trois semaines sur place.

A 13h, le président Biya, son épouse Chantal et quinze personnes de la délégation ont fait leur apparition à l'hôtel de ville. Discours, échange de cadeaux (une statue africaine contre un livre illustré sur le partrimoine architectural et arboré de la ville). Devant quelques journalistes de la presse locale, Paul Biya a assuré :

« Votre ville est très confortable. Je reviendrais sans doute. »

Pourquoi Paul Biya aurait-il hésité ? Il a reçu le meilleur accueil des autorités locales. A commencer par le maire UMP de La Baule, Yves Metaireau, qui ce vendredi a décoré en personne son présidentiel touriste de la médaille d'honneur de la ville en tant que « nouveau résident secondaire ».

Le maire, comme tous les commerçants du coin, apprécient ces généreux touristes qui ne lésinent pas à la dépense. Pas négligeable en temps de crise.

Evidemment, pas question à la Baule de rapprocher cette information de la crise sociale et économique qui ravage le Cameroun ces dernières années. Inutile de rappeler que les émeutes de Douala, en février 2008 [6], avait démarré suite à la baisse jugée trop faible (un centime d'euro) du litre d'essence...

D'autres présidents africains ont senti le vent tourner

Paul Biya serait-il devenu une exception parmi les dictateurs africains ? Ces deux dernières années, le défunt président gabonais Omar Bongo comme le président congolais Denis Sassou N'guesso et l'équato-guinéen Téodoro Obiang boycottent la France.

Tout trois ont pour point commun d'avoir été la cible de l'enquête sur les biens mal acquis, réalisée par les limiers de l'Office central de lutte contre la grande délinquance financière. Hôtels particuliers, châteaux, appartements et belles voitures : tout le patrimoine de ces chefs d'Etat et de leurs proches a été répertorié.

Résultat : ils s'arrêtent désormais au Maroc, où le soleil est plus chaud et les palaces tout aussi confortables.

http://www.rue89.com/2009/08/28/43-chambres-et-42-000-par...

http://www.fischer02003.over-blog.com/article-35417977.html

21:09 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, belgique, capitalisme, afrique | |  Facebook | |  Imprimer | | |

15/07/2009

15/07/2009: sur Actu24.be: Elle n'en peut plus d'être harcelée par Luminux ...

Ce sont toutes les joies de la libéralisation capitaliste, voulue par l'Euro-dictature et imposée par nos gouvernants nationaux, y compris "socialistes, les doigts surf la couture du pantalon ...

N'en concluons surtout pas qu' Electrrabel et les autres, c' est mieux: tous la course aux super-profits ...

RoRo

Elle n'en peut plus d'être harcelée

Depuis deux ans, Maryse Fontinoy est assaillie d'appels provenant de la société Luminus. Elle a tout essayé pour que cela cesse. Sans succès.

François-Xavier GIOT

Lisez aussi sur le même sujet Rubrique société

Tout a commencé il y a un peu plus de deux ans, quand le marché de l'électricité a été libéralisé en Belgique. Maryse Fontinoy, esthéticienne à Ottignies, reçoit à cette époque un appel de la société Luminus qui tente de la convaincre de changer de fournisseur d'électricité. Sans succès. Mme Fontinoy décline poliment l'offre.

Débutent alors ses soucis. Régulièrement, Luminus revient à la charge, « 4 à 5 fois par mois » explique la quinquagénaire. Lassée de ces appels répétés, Mme Fontinoy décide d'entrer en contact avec Luminus pour leur demander d'arrêter de l'appeler. Le contact se fait par e-mail car Mme Fontinoy « n'a pas envie de téléphoner au numéro 078 » puisque celui-ci est surtaxé.

Au total, ce ne sont pas moins de 75 courriers électroniques qui sont envoyés. Avec pour seul résultat, à chaque fois, un accusé de réception automatique pour la prévenir qu'une suite sera donnée à sa requête. Suite qui n'arrivera jamais.

Lassée, elle dépose plainte

Pire, le 12 juin dernier, Mme Fontinoy est véritablement victime d'acharnement téléphonique. Entre 13 h 30 et 16 h 45, elle est submergée d'appels. « Une dame s'est adressée à moi de manière très agressive et moqueuse », témoigne l'esthéticienne. « Elle m'a dit que je n'aurais jamais la paix. Cette dame se comportait de manière grossière. »

Pour mettre un terme à ce harcèlement, Mme Fontinoy décide de débrancher son téléphone. Peine perdue. Les appels se succèdent alors sur son GSM. L'opératrice n'hésite d'ailleurs pas à prendre de faux rendez-vous en se faisant passer pour une cliente.

Remontée contre le fournisseur d'électricité, Mme Fontinoy décide de porter plainte auprès de la police locale d'Ottignies. Ce qu'elle fera le lundi suivant. Sans grand résultat, raison pour laquelle Mme Fontinoy a décidé de s'adresser à la presse pour que cesse cet acharnement.

Une enquête et des excuses

Contactée, la société Luminus reconnaît d'emblée « qu'une erreur s'est produite ». Manifestement embêté, Paul Maertens, le porte parole du groupe « présente ses plus sincères excuses à Mme Fontinoy ».

Avant d'expliquer : « Quelque chose s'est mal passé. Luminus contacte régulièrement des clients potentiels pour fixer des rendez-vous en vue de leur soumettre des offres individuelles. Pour une raison ou une autre, Mme Fontinoy a systématiquement été recontactée . »

M. Maertens reconnaît enfin qu'il n'est pas dans l'intérêt de sa société d'essayer de convaincre avec un tel acharnement les clients potentiels. Et de conclure qu'une « enquête pour établir les responsabilités est en cours » afin d'éviter que pareille mésaventure se reproduise à l'avenir.

Des propos qui laissent de marbre Mme Fontinoy. « Ils pourraient au moins m'envoyer un courrier pour me présenter leurs excuses . » Car elle n'en démord pas. À ses yeux, il ne s'agit pas d'une erreur mais de « harcèlement volontaire » dans le but de faire céder la personne. « Imaginez si j'avais 80 ans. J'aurais peut-être fini par céder » conclut l'esthéticienne.

Avez-vous déjà rencontré ce genre de problèmes? N'hésitez pas à témoigner dans notre forum...

21:28 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : euro-dictature, belgique, europe, capitalisme, democratie, romain, courcelles, histoire | |  Facebook | |  Imprimer | | |

12/06/2009

12/06/2009: Interdiction de porter le foulard... syndical ?



From: roger romain
Sent: Friday, June 12, 2009 9:49 PM
To: Undisclosed-Recipient:;
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Interdiction de porter le foulard... syndical ?





La BELGIQUE est une "démocratie" de la matraque, une "démocratie" policière où les flics agissent contre la Constitution, la légalité, les liberté, les droits du citoyen d' exprimer ses opinions et de manifester ... Bref avec une police politique !
RoRo
 
 
 
 


From: Myriam De Ly
Sent: Friday, June 12, 2009 6:54 PM
To:
Subject: Interdiction de porter le foulard... syndical ?


 
Je suis allée à la manif des sans-papiers avec une trentaine de syndicalistes et sans-papiers de Charleroi. Il y a eu un incident après la manif. Une camarade de Charleroi nous avait déjà averti qu'il y avait un barrage de la police et qu'ils obligeant à enlever les insignes syndicaux et autres. Une femme policière se défendait : "C'est pour qu'il n'y ait pas de diversion de la manif." Mon camarade Pasquale Colicchio dit à Anne Demelenne, en rigolant, qu'elle devra retirer sa veste. Elle lui répond : "Et quoi encore ?"
Mais nous avons eu la même expérience en passant un autre barrage. On était quatre syndicalistes et deux sans-papiers. J'avais un foulard de la FGTB et mon camarade Jacques portait une casquette FGTB. Ils disent à Jacques d'enlever sa casquette, ce qu'il fait, mais il la remet aussi tôt. Et leur dit : "Et ça (son T-shirt Guevara), je dois l'enlever aussi ?" Un flic s'avance sur moi et dit que je dois enlever mon foulard. Je lui demande pourquoi : "C'est une signe d'appartenance à une organisation". Je lui dis "et alors, pourquoi je ne pourrai pas le montrer". Lui : "c'est un ordre". "Si vous ne l'enlevez pas, vous restez ici." Je lui ai dit que je ne l'enlève pas et que je veux passer. Il s'avance sur moi, assez menaçant et fait un geste de vouloir prendre le foulard à mon cou. Entretemps Pasquale avait interpellé son chef qui fait signe à l'autre de nous laisser passer. Je trouve cela quand même un truc assez inquiétant.  Où est-ce qu'on va ? Avec ce raisonnement, on ne pourrait même pas porter un pins indiquant une appartenance à un groupe ou un parti. Bien sûr, ils n'oseraient pas faire cela lors d'une manif syndicale avec des ouvriers, mais quand il y a des sans-papiers, on peut tout se permettre.

21:55 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : democratie, syndicat, belgique, romain, courcelles, histoire, europe, euro-dictature, liberte, repression, bruxelles, presse, silence | |  Facebook | |  Imprimer | | |

10/05/2009

02/05/2009: "Démocratie": lettre de Michel Collon au Bourgmestre et aux élus de Bruxelles ...

Lettre envoyée par Michel Collon aux bourgmestre, échevins et conseillers de
la Ville de Bruxelles, restée sans réponse. Que craint Monsieur Thielemans ?


Monsieur le bourgmestre de Bruxelles, pourquoi protégez-vous ces policiers ?

Bruxelles, 10 mars 2009,

Je vous écris pour demander que la Ville de Bruxelles applique le jugement de
la Cour d'Appel de Bruxelles, prononcé en septembre 2005. Il y a plus de quatre
ans déjà, la Cour a condamné deux policiers brutaux de la Ville de Bruxelles
qui m'avaient arrêté arbitrairement et tabassé (quatre côtes fracturées)
lors d'une manifestation pour la paix en 1999.

Mais, quatre ans après ce jugement, la Ville de Bruxelles refuse toujours de
payer ce à quoi elle a été condamnée, en tant qu'employeuse des dits
policiers. Et elle n'a toujours pas expliqué pourquoi.

Rappel des faits : En mars 99, le précédent bourgmestre, Monsieur de Donnéa,
avait pris un arrêté interdisant une manifestation dont j'étais un des
organisateurs, manifestation protestant contre les bombardements de l'Otan en
Yougoslavie. Nous l'avions fait citer au Conseil d'Etat qui avait condamné de
Donnéa, mais celui-ci avait séance tenante repris le même arrêté et mis en
place une répression très violente contre les personnes présentes.

Le jour même, les policiers Frank Van Impe et Bernard Jongen m'ont arrêté
arbitrairement et agressé à l'abri des regards. Des coups de poing et de pied
d´une extrême violence ont été assénés sans arrêt pendant tout le
transport en camionnette après mon arrestation. Bilan : 4 côtes fracturées,
diverses blessures, des semaines d´immobilisation. Tout cela, sans aucun motif
valable, mais en hurlant : " Ici il n´y a pas de caméras, tu vas voir ce que
c´est de manifester ! "

Persistant à mentir pendant des années malgré les preuves évidentes, ils ont
néanmoins été condamnés en première instance d'abord, puis en appel. Quatre
mois de prison avec sursis, 495 Euros d´amende, 2.560 Euros de dommages pour
la victime. Et aussi - c'est une première devant un tribunal pénal belge - ils
ont été également condamnés à rembourser mes frais d´avocat comme nous
l´avions demandé. Logique, puisque ce procès n´a eu lieu et n´a duré
aussi longtemps qu´à cause de leur mauvaise foi.

La Ville de Bruxelles a-t-elle appliqué le jugement ? Pas du tout. D'abord,
elle s'est pourvue en cassation. En sachant qu'elle n'avait manifestement aucun
argument. Mais elle s'est tout simplement abstenue de payer. Fin 2006, lors
d'une réunion électorale qu'il tenait dans mon immeuble, j'ai interpellé
Monsieur Philippe Close, membre du cabinet du bourgmestre. Devant la
réprobation des assistants, il s'est engagé à s'informer du dossier. Après
plusieurs rappels, la Ville a effectué le paiement de trois dixièmes de sa
dette (correspondant aux dommages). Parce qu'on était en période électorale ?
Par contre, j'attends toujours le paiement du solde. Et je n'ai pas reçu la
moindre explication, Monsieur Close refuse de répondre à mes appels.

Je ne comprends pas pourquoi le bourgmestre refuse d'appliquer une décision de
Justice et se rend ainsi complice de policiers brutaux. Je ne l'accepte pas et
suis décidé à mobiliser l'opinion publique sur Internet et en alertant la
presse.

J'ai eu la chance d'avoir autour de moi des caméras et des dizaines de
témoins, avant et après le tabassage. Vous savez comme moi que je ne suis pas
la première victime hélas de tels agissements (un de ces policiers a été
poursuivi plusieurs fois en Justice). J'ai écrit plusieurs fois au bourgmestre.
Jamais, il ne m'a répondu. Jamais, il n'a présenté des excuses ou des regrets
pour ce qui avait été commis par ses subordonnés.

Quelle image Monsieur Thielemans veut-il donner de la Ville de Bruxelles ?
Pourquoi protège-t-il des policiers brutaux ? Il a vraiment encouragé des
délinquants. En effet, lors des audiences, une vingtaine de collègues sont
venus "soutenir" les agents poursuivis. Ils narguaient le public de façon
arrogante et lorsque l'on a montré des images des blessures, ils ont ricané à
haute voix. Aussi bien en première instance qu'en appel, le tribunal a dû les
réprimander et les rappeler à l'ordre. Se sentaient-ils encouragés par leur
hiérarchie ?

Pire : après une manifestation contre la guerre en Irak, quelques années plus
tard, des policiers de Bruxelles-Ville avaient arrêté un jeune, l'avaient
plaqué au sol et le maltraitaient. Plusieurs personnes dont des avocats et
moi-même s'étaient approchés et avaient demandé de la modération aux
policiers. A ce moment, un officier qui me connaissait m'a menacé : " Une
manifestation, ça vous a pas suffi ? " Cette déclaration a été enregistrée.
Cet officier se sentait-il encouragé par son bourgmestre ? De tels faits
montrent que l'attitude du bourgmestre viole des décisions de Justice et
encourage de nouvelles brutalités policières.

Puisque le bourgmestre refuse de me répondre, j'ai décidé, dans un premier
temps, d'interpeller l'ensemble du conseil communal : Etes-vous au courant de
cette attitude qui engage la Ville ? Que pouvez-vous faire pour que Justice me
soit rendue ? Je tiens à votre disposition les jugements des tribunaux ainsi
que le courrier que j'ai envoyé au bourgmestre.

Je tiens à votre disposition tous les documents du procès. J'espère que vous
pourrez m'aider à résoudre cette affaire rapidement. Mais de toute façon,
j'irai jusqu'au bout.

Avec mes sentiments distingués

Michel Collon

19:52 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, presse, bruxelles, romain, belgique, democratie, silence, collon, medias, repression | |  Facebook | |  Imprimer | | |

03/04/2009

01/04/2009: sur le site de Micherl Collon:

Mercredi 01 Avril 2009  
         
Les États-Unis se préparent pour des troubles civils 
Michel Chossudovsky     
 

La débâcle financière a déclenché l’émergence d’une crise sociale latente à travers les États-Unis.  La confiscation frauduleuse d’épargnes de toute une vie et de fonds de pension, ainsi que l’appropriation des recettes fiscales pour financer les « sauvetages bancaires » de billions de dollars sont en jeu, et servent ultimement à remplir les poches des plus riches des États-Unis.

 


La crise économique et socialeCette crise économique est en grande partie le résultat de manipulation financière et de fraude délibérée au détriment de populations entières, ce qui mène à une nouvelle vague de faillites corporatives, de chômage et de pauvreté généralisés.  La criminalisation du système financier mondial, caractérisé par un « réseau bancaire fantôme », a entraîné la centralisation du pouvoir bancaire et une concentration sans précédent de richesses personnelles.  Le stimulus économique et la proposition budgétaire du président Obama favorisent ce processus de concentration et de centralisation du pouvoir bancaire, dont les effets cumulés provoqueront tôt ou tard des faillites d’entreprises à grande échelle, une nouvelle vague de saisies, sans parler de l’effondrement des finances publiques et de la ruine des programmes sociaux. (Pour plus de détails voir Michel Chossudovsky, La débâcle fiscale des États-Unis, 2 mars 2009).

Le déclin progressif de l’activité économique réelle a des répercussions sur l’emploi et les salaires, ce qui entraîne la dégringolade du pouvoir d’achat. Pour sa part, la « solution » proposée par l’administration Obama contribue à exacerber les inégalités et la concentration de la richesse plutôt qu’à les réduire.

Le mouvement de protestation Lorsque les Étasuniens, dont les vies ont été démolies, réaliseront ce qu’est vraiment le système mondial de « libre marché », la légitimité de Wall Street, de la Réserve fédérale et du gouvernement des États-Unis seront contestées.  Un mouvement de contestation latent visant le siège du pouvoir économique et politique se met en branle.

Il est cependant difficile de prédire comment ce processus va se dérouler. Tous les secteurs de la société étasunienne sont potentiellement touchés : les salariés, les petites, moyennes et même les grandes entreprises, les fermiers, les professionnels, les employés fédéraux, municipaux ainsi que ceux des États. À ce stade-ci, il n’existe toutefois pas de mouvement de résistance national organisé dirigé contre l’agenda économique et financier du gouvernement.  La rhétorique populiste de Barack Obama dissimule la vraie nature de la politique macroéconomique. Combiné à des mesures d’austérité, le plan économique, qui agit au nom de Wall Street et inclut près d’un billion de dollars d’« aide » pour l’industrie des services financiers, favorise l’enlisement des États-Unis dans une crise sans fin.  La « solution orwellienne » à la Grande Dépression ? Réprimer les troubles civils.  À l’heure actuelle, il n’existe aucun programme de relance économique en vue. Le consensus Washington-Wall Street prévaut et le système économique et politique ne propose aucune politique ni aucune alternative.  Quelle est l’issue ? Comment le gouvernement des États-Unis va-t-il affronter une catastrophe sociale imminente ?  La solution consiste à réprimer l’agitation sociale. La méthode choisie, héritée de l’administration Bush sortante, comprend le renforcement de l’appareil de sécurité intérieure (Homeland Security) et la militarisation des institutions civiles. L’administration sortante en a jeté les bases. Diverse législations « antiterroristes » (dont le Patriot Act) ainsi que des directives présidentielles ont été mises en place depuis 2001, en invoquant la plupart du temps le prétexte de la « guerre mondiale au terrorisme ». 

Les camps d’internement du Homeland Security Relativement à la question des troubles civils, on envisage également un système cohésif de camps de détention sous la juridiction du Pentagone et du Homeland Security.  Un projet de loi intitulée National Emergency Centers Establishment Act (HR 645) (Acte de constitution de centres nationaux de secours d’urgence) a été présenté au Congrès en janvier. Celui-ci exige la mise en place de six centres d’urgence nationale dans des installations militaires existantes dans des régions importantes du pays. Le but officiel des « centres d’urgence nationale » est de fournir « de l’assistance médicale et humanitaire ainsi qu’un hébergement temporaire aux individus et aux familles délocalisés en raison d’une urgence ou d’un désastre important ». HR 645 stipule que les camps peuvent être utilisés pour « satisfaire d’autres besoins appropriés, selon ce qu’en juge le secrétaire du Homeland Security ».  Il n’y a pratiquement pas eu de couverture médiatique du HR 645.  Ces « installations civiles » sur des bases militaires étasuniennes seraient établies en coopération avec l’Armée étatsunienne. Nous assistons en fait à la militarisation des installations d’internement de FEMA, ayant Guantanamo comme modèle.  En vertu de l’urgence nationale, toute personne arrêtée et internée dans un camp FEMA situé sur une base militaire serait, selon toute probabilité, de facto sous juridiction militaire : la justice civile et la loi, y compris l’habeas corpus, ne s’appliqueraient plus.  HR 645 est directement lié à la crise économique et à d’éventuelles manifestations d’envergure à travers le pays. Ce projet de loi constitue un pas de plus vers la militarisation du maintien de l’ordre et l’abrogation du Posse Comitatus Act. 

Selon les termes du député Ron Paul : 

" […] les centres de fusion, la militarisation policière, les caméras de surveillance et le commandement militaire national ne suffisent pas […]. Même si nous savons que les installations de détention sont déjà en place, ils veulent maintenant légaliser la construction de camps FEMA sur des bases militaires en invoquant l’éternelle excuse populaire voulant que ces installations puissent servir en cas d’urgence nationale. La fausse économie fondée sur la dette se détériorant jour après jour, l’éventualité de troubles civils menace de plus en plus l’establishment. L’on a qu’à penser à l’Islande, à la Grèce et à d’autres pays pour savoir ce qui pourrait se produire aux États-Unis. (Daily Paul , septembre 2008, souligné par l’auteur)"

Les camps d’internement proposés devraient être vus comme étant liés au processus élargi de militarisation des institutions civiles. La construction de ces camps a précédé la présentation de HR 645 (Constitution de centres de secours d’urgence) en janvier 2009. Selon divers reportages (non confirmés), il existe quelque 800 camps de prisonniers FEMA dans différentes régions des États-Unis. De plus, depuis les années 1980, l’Armée étasunienne a développé des « tactiques, des techniques et des procédures » pour réprimer la dissidence civile, lesquels seraient utilisés advenant des protestations massives (le manuel de campagne de l’Armée étasunienne 19-15 sous Operation Garden Plot, intitulé « Civil Disturbances » ou « Troubles publics », a été émis en 1985)

Au début de 2006, des recettes fiscales étaient allouées à la construction de camps  d’internement modernes. En janvier 2006, Kellogg Brown and Roots, une filiale de Halliburton à l’époque, a décroché un contrat de 385 millions de dollars du Département de l’immigration et des douanes (ICE) du Homeland Security :

" Le contrat, effectif immédiatement [janvier 2006], prévoit l’établissement d’installations de détention et de traitement temporaires afin d’augmenter le nombre d’installations servant aux opérations de mise sous garde et de renvoi de l’ICE (Detention and Removal Operations (DRO)), advenant l’arrivée massive d’immigrants aux États-Unis en cas d’urgence ou de soutenir le développement rapide de nouveaux programmes.  Le contrat prévoit également le soutien à la détention d’immigrants dédié à d’autres organisations gouvernementales en cas d’immigration d’urgence, ainsi que la conception d’un plan en réponse à une urgence nationale, comme un désastre naturel. (KBR, 24 janvier 2006 souligné par l’auteur)"

Les objectifs officiels de l’Immigration et de la douane des États-Unis (U.S. Immigration and Customs Enforcement  (ICE)) sont :

" […] protéger la sécurité nationale et maintenir la sécurité publique en ciblant des réseaux criminels et des organisations terroristes cherchant à exploiter les faiblesses de notre système d’immigration, de nos réseaux financiers, de nos frontières, de nos installations gouvernementales et autres afin de nuire aux États-Unis. Les États-Unis seront alors davantage en sécurité. (Page d’accueil de l’ICE)."

Les médias étasuniens restent muets sur le sujet des camps d’internement en sol américain. Alors qu’ils reconnaissent simplement le contrat de plusieurs millions de dollars à la filiale de Halliburton, les reportages se sont concentrés sur le possible « dépassement des coûts » (semblables à ceux de KBR en Iraq). Quels sont l’intention politique et le but de ces camps? L’utilisation potentielle de ces camps d’internement pour la détention de citoyens étasuniens advenant la déclaration de la loi martiale ne font pas l’objet de débat ou de discussion dans les médias. 

Des unités de combat assignées au paysDurant les derniers mois de l’administration Bush, avant les élections présidentielles de novembre 2008, le Département de la Défense a ordonné le rappel de l’Irak de la 3rd Infantry’s 1st Brigade Combat Team (BCT). La relocalisation d’une unité de combat d’un théâtre de guerre à l’ensemble du pays fait partie intégrante de l’agenda du Homeland Security. Le BCT a été assigné au soutien des activités de maintien de l’ordre aux États-Unis. L’unité de combat BCT était attachée au US Army North, la composante de l’Armée du US Northern Command (USNORTHCOM). La 1st BCT et d’autres unités de combat pourraient être appelées à exercer des fonctions militaires spécifiques en cas de troubles civils. Les soldats de la 1st BCT apprendront à utiliser « les premières mesures inoffensives développées par l’Armée », affirmait le commandant de la 1st BTC, le colonel Roger Cloutier, en faisant référence à l’équipement de contrôle des foules et de la circulation et aux armes inoffensives conçues pour maîtriser des individus désobéissants ou dangereux sans les tuer. (Voir Gina Cavallaro, Brigade homeland tours start Oct. 1, Army Times, 8 septembre 2008). On peut s’attendre à ce que d’autres unités de combat soient rapatriées du théâtre de guerre et réassignées aux États-Unis en vertu du retrait des forces étasuniennes d’Irak proposé par l’administration Obama. L’évolution du scénario de la sécurité nationale se caractérise par le croisement des instituions civiles et militaires. 

- des unités de combat de l’Armée travaillant de concert avec les autorités chargées de l’application de loi et ayant pour mission de réprimer « les troubles civils ». 

- la constitution de nouveaux camps d’internement sous juridiction civile situés dans des installations militaires étasuniennes.

Les camps d’internement FEMA font partie du plan Continuity of Government (Continuité du gouvernement, COG), lequel serait mis en place si l’on déclarait la loi martiale. Ces camps sont conçus pour « protéger le gouvernement » contre les citoyens, en enfermant les manifestants ainsi que les activistes qui pourraient contester la légitimité de l’agenda économique, militaire ou de sécurité nationale du gouvernement. 

Espionner les Étasuniens : la banque de données de Big BrotherRelativement à la question de l’internement et de protestations massives, on peut se demander comment se fera la collecte d’informations sur les citoyens étasuniens.  Comment les individus à travers les États-Unis seront-ils catégorisés ?  Quels sont les critères du Departement of Homeland Security ?  Dans un rapport de 2004 du Homeland Security Council intitulé Planning Scenarios , pertaining to the defense of the Homeland (Planification de scénarios relatifs à la défense du pays), on identifiait les catégories suivantes de « conspirateurs » potentiels : 

« les terroristes [islamiques] étrangers »;

« les groupes nationaux radicaux » [groupes antiguerres et des droits de la personne];

« les adversaires soutenus par des États » [« les États voyous » et les « pays instables »];

 « les individus mécontents » [les travailleurs activistes et les syndicats].

En juin l’an dernier, l’administration Bush a émis une Directive présidentielle de Sécurité nationale (NSPD 59- HSPD 24) intitulée Biometrics for Identification and Screening to Enhance National Security  (La biométrie pour l’identification et la surveillance afin d’améliorer la Sécurité nationale). (Pour plus de détails voir Michel Chossudovsky, "Big Brother" Presidential Directive: "Biometrics for Identification and Screening to Enhance National Security" , Mondialisation.ca, juin 2008) Les procédures correspondant à cette directive, adoptée sans débat public ni l’approbation du Congrès, ont une portée considérable. Elles sont liées à la question des troubles civils et font également partie de la logique derrière l’établissement des camps d’internement FEMA sous HR 645.  NSPD 59 (Biometrics for Identification and Screening to Enhance National Security) va bien au-delà de la question précise de l’identification biométrique. Elle recommande la collecte et le stockage d’informations « liées à la biométrie », c’est-à-dire, d’informations sur la vie privée des citoyens étasuniens, dans les détails, le tout étant effectué « selon la loi ».

 « Les données contextuelles complétant les données biométriques incluent des informations sur le lieu et la date de naissance, la citoyenneté, l’adresse actuelle et les précédentes, l’emploi actuel et les antécédents de travail, le numéro de téléphone actuel et les précédents, l’utilisation des services gouvernementaux et les rapports d’impôts. D’autres données contextuelles peuvent comprendre les historiques bancaires et de cartes de crédit, et les casiers judiciaires aux niveaux local, fédéral et des États, ainsi que des décisions judiciaires et autres dossiers publics faisant état de conflits juridiques, des dossiers relatifs à la garde d’enfant, au mariage ou au divorce. » (Voir Jerome Corsi , juin 2008)

Cette directive utilise le 11 septembre et la « guerre mondiale au terrorisme » comme justification totale pour mener une chasse aux sorcières contre les citoyens dissidents, créant simultanément un climat de peur et d’intimidation à travers le pays. Elle réclame également l’intégration de diverses banques de données, ainsi qu’une coopération entre les agences concernant le partage d’informations, dans le but de centraliser tôt ou tard les informations sur les citoyens étasuniens.  En des termes prudents, NSDP 59 « établit un cadre » afin de permettre au gouvernement fédéral et ses différents services de police et de renseignement ce qui suit :

« l’utilisation de méthodes et de procédures mutuelles compatibles dans la collecte, le stockage, l’utilisation, l’analyse et le partage d’informations biométriques et d’informations biographiques et contextuelles correspondantes de manière appropriée et légales, en respectant la confidentialité des renseignements des individus et leurs garanties juridiques selon la loi des États-Unis »

La directive NSPD 59 recommande « des actions et un calendrier afférent dans le but d’améliorer le processus actuel d’identification et de surveillance axé sur les terroristes en élargissant l’utilisation de la biométrie ».  Les procédures incluses dans la NSDP 59 correspondent à une décision prise en juin 2005, laquelle consistait à créer un « service d’espionnage national », sous les auspices du FBI. (Pour plus de détails voir Michel Chossudovsky, Bush Administration creates "Secret State Police, 30 juin 2005) En travaillant main dans la main avec le Homeland Security (DHS), le projet de « Département de renseignement national » combinerait le contre-terrorisme et les opérations d’espionnage et de renseignement du FBI dans un seul service.  Sous les auspices du FBI, le nouveau département aurait l’autorité de « saisir les biens de personnes suspectées d’aider à la prolifération des armes de destruction massives ». Il pourrait « espionner aux États-Unis les terroristes présumés ou les personnes possédant des renseignements cruciaux, même si l’on ne soupçonne pas qu’elles pourraient commettre un crime ». (NBC Tonight, 29 juin 2005). 

Lire l’annexe «National Emergency Centers Establishment Act » dans l’article en anglais.


Source: Mondialisation

Traduction : Julie Lévesque pour Mondialisation.ca 

20:15 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, usa, presse, romain, democratie, capitalisme, silence, repression | |  Facebook | |  Imprimer | | |

13/03/2009

13/03/2009: Usa: au "paradis" capitaliste ...

 

Sent: Friday, March 13, 2009 8:56 PM
To: Subject:

Usa: au "paradis" capitaliste ...


Leur crise en chiffres :

- plus de 4 millions: c'est le nombre de pertes d' emplois depuis 2007

- 3 millions: c' est le nombre de familles qui ont vu leur maison saisie par les banques en 2008

- 1.750 milliards de dollars: le déficit des Usa

- 787 milliards de dollars: le montant du plan de relance économique d' Obama

- 46 millions: c' est le nombre de Ricains sans assurance-santé

- 23,2 millions: c' est le nombre d' Etats-uniens sans emploi ou avec emploi précaire

 

RoRo

22:07 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, usa, presse, romain, democratie, capitalisme, silence, crise | |  Facebook | |  Imprimer | | |

10/03/2009

10/03/2009: Belgique: Centre fermé pavé de bonnes intentions ...

C' est en Belgique, en Euro-dictature capitaliste ...
RoRo
 
 
----- Original Message -----
From: Crer
Sent: Tuesday, March 10, 2009 8:54 AM
Subject: (Crer-News-2) Centre fermé pavé de bonnes intentions

Centre fermé pavé de bonnes intentions

Julie Gillet

Mis en ligne le 06/03/2009

 
Déjà dix ans que le centre fermé de Vottem a ouvert ses portes. A l’occasion de cet anniversaire, des journalistes ont été conviés à une visite.
 

Manifestations, suicides, évasions, "confessions" d’anciens membres du personnel, voici déjà dix ans que le centre fermé pour étrangers illégaux de Vottem (CIV) fait parler de lui. Ce dernier, qui est le seul de Wallonie, accueille uniquement les hommes de plus de dix-huit ans, et ce pour une période allant de quelques jours à quelques mois ("deux mois tout au plus ! ", nous assure-t-on du côté de la direction, bien que les faits démentent ce chiffre). Depuis sa création en 1999, plus de 10 000 personnes y ont séjourné. Avec une capacité de 160 lits, le centre est le plus moderne de Belgique.

 

Pour son dixième anniversaire, le centre a souhaité s’ouvrir aux journalistes afin, comme l’explique Mohammed Khmiri, directeur adjoint du centre, de "montrer la volonté et les efforts fournis pour humaniser le centre". Locaux entièrement remis à neuf, jeunes éducateurs souriants, absence de détenus dans les ailes visitées, tout est en effet mis en œuvre lors de cette visite pour faire oublier grillages et portes blindées. "Liberté !", crie pourtant un détenu derrière sa fenêtre entrouverte. Mais pas question de s’éloigner lors de cette visite plus que guidée.

 

Lors de la conférence de presse, le directeur du centre fermé, Jean-François Jacob, insiste sur les améliorations apportées ces dernières années, notamment concernant l’encadrement des détenus : seize éducateurs, deux professeurs, un psychologue, sept assistants sociaux, cinq infirmiers sont venus au fil des années renforcer les équipes médicales et de sécurité déjà fortes de plus d’une centaine d’agents. Aujourd’hui, 157 personnes travaillent sur le site, qui voit transiter plus de mille résidents chaque année.

 

"Ils font le maximum"

 

Lors de la conférence, l’accent est mis sur l’importance de l’équipe éducative, qui a vu ses effectifs doubler en deux ans. Des éducateurs dont le rôle n’est pas toujours simple, mais qui jugent, comme Marie Carpeaux, " qu’ils font le maximum pour que le séjour des résidents se passe au mieux, avec les contraintes que les règles de sécurité imposent". Des éducateurs qui compatissent et écoutent les histoires des détenus, mais qui ne veulent pas leur donner de faux espoirs et se sentent parfois démunis face à la détresse de certains.

 

Selon Jean-François Jacob, le centre fermé doit avant tout être un espace d’attente, et non de répression. Cours de français et d’informatique, services médicaux et juridiques gratuits, animations sportives, créatives ou ludiques, la volonté est d’améliorer les conditions de vie. S’ils le souhaitent, explique le directeur, les détenus ont l’occasion "de se refaire une santé" avant d’être rapatriés dans leur pays d’origine.

 

Le directeur général de l’Office des étrangers, Freddy Roosemont, rappelle que "les centres fermés ne sont pas une punition. Ce ne sont pas des prisons, les détenus sont ici parce qu’ils ne veulent pas partir du territoire, et non parce qu’ils ont commis des crimes". Pourtant, ils ne sont pas rares, les résidents étant passés par la case prison avant d’être transférés en centre fermé.

 

Comment alors gérer cette cohabitation entre simples illégaux en attente de régularisation et criminels ? En durcissant les règles de sécurité, et cela pour tous ? La question reste en suspens

La priorité, martèle Freddy Roosemont, est "de rendre ces centres fermés les plus humains possible et de réduire au maximum le temps de détention".

 

 


 
CRER / Tel : 0474 08 85 35
Travailleurs sans papiers :  http://1maimanif.canalblog.com/
Soutien au N° Triodos  :  523 - 0801898 - 74

14:22 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, presse, romain, belgique, europe, democratie, euro-dictature, capitalisme, silence, liberte, oppression capitaliste, repression | |  Facebook | |  Imprimer | | |

28/02/2009

26/02/2009: NOUS SOMMES DES PEUPLES SOUVERAINS !

NOUS SOMMES DES PEUPLES SOUVERAINS ! par Michel Peyret
 

 

 
----- Original Message -----
Sent: Thursday, February 26, 2009 3:50 PM


2004. Elections européennes : moyenne des abstentions 55,80% Objectif à battre !

NOUS SOMMES DES PEUPLES SOUVERAINS ! Par Michel Peyret

L’"Union" Européenne n’est pas réformable ( Comité Valmy )

jeudi 19 février 2009, par Comité Valmy

NOUS SOMMES DES PEUPLES SOUVERAINS !

Le 26 avril 2005 , je faisais savoir que j’émettrais un double NON au référendum qui allait suivre :

 Un NON au projet de Traité constitutionnel qui était soumis à référendum,

 Un NON à tout autre projet de constitution qui viserait à consacrer une construction étatique européenne .

Je montrais que ce double NON s’inscrivait dans la suite et la logique des votes précédents du peuple français et des peuples européens notamment à l’occasion des élections au Parlement européen du 13 juin 2004 . Ce jour-là , en donnant une majorité absolue à l’abstention , les peuples européens votant « avec les pieds » avaient récusé tout projet de poursuite de construction d’un Etat européen .

De fait , en mai 2005 , le peuple français , pour sa part , confirmait par un NON majoritaire son taux d’abstention de 2004 et son refus de toute construction européenne . En effet , le traité récusé se revendiquait de l’ensemble des traités intervenus depuis le Traité de Rome inclus qui , dès lors , étaient également refusés !

Quelques rares observateurs soulignèrent bien que telle était effectivement la signification du choix souverain du peuple français .

Mais dès lors , la quasi-totalité des forces politiques françaises s’efforcèrent de convoquer tous les artifices institutionnels pour remettre en cause ce choix pourtant irrévocable !

D’autres osèrent même proposer un autre référendum qui aurait pu permettre aux Français de se déjuger . Mais c’est à Versailles que la majorité des sénateurs et députés exécutèrent le viol !

Et , à nouveau , en se préparant à procéder à l’élection du Parlement européen , pièce maîtresse de l’Etat européen qui n’existe plus pour la majorité des Français , on se veut perpétuer le viol !

C’est pourquoi je reproduis ci-dessous mon article du 26 avril 2005 .


ELECTIONS EUROPEENNES DU 13 JUIN 2004

Pays et taux d’abstention

Allemagne........................................... 56,97 %

Autriche...............................................58,19%

Belgique..............................................9,19 % vote obligatoire

Chypre................................................28,81%

Danemark............................................52,15%

Espagne...............................................54,06%

Estonie................................................. 73,30 %

Finlande............................................... 58,90 %

France.................................................57,21%

Grèce................................................... 36,84 %

Hongrie................................................61,53%

Irlande.................................................39,00%

Italie....................................................26,90%

Lettonie...............................................Non donné

Lituanie................................................Environ 60 %

Luxembourg........................................ 10,00%

Malte...................................................18,00%

Pays-Bas.............................................Plus de 60 %

Pologne...............................................80,00%

Portugal...............................................61,26%

Royaume Uni...................................... 62,00 %

Slovaquie............................................ 84,04 %

Slovénie...............................................71,66%

République tchèque............................71,68%

Moyenne UE (à 25).......................... 55,80 %

NOUS SOMMES LES PEUPLES D’EUROPE !

« Nous sommes le peuple ». Cette affirmation des citoyens de l’ex-RDA, qui consacrait la disparition du mur, est-elle si lointaine qu’elle appartiendrait à une époque révolue ?

De nouveau, les peuples devraient s’effacer, gommer la diversité de leurs cultures et de leurs histoires, laisser leur souveraineté à des pouvoirs étatiques supra-nationaux, et marcher au même pas qui, pour n’être pas celui de l’oie, aurait quand-même quelque chose d’uniformisant et de banalisant !

Décidément, les élites dirigeantes de tous les pays sont bien aveugles et sourdes pour n’avoir pas perçu le message que les peuples d’Europe leur ont délivré à l’occasion des élections au Parlement européen en juin dernier. Le caractère massif et généralisé de l’abstention ne pouvait pourtant échapper à quiconque portait intérêt à l’expression des peuples et cherchait à en pénétrer la signification.

Il ne pouvait leur échapper que, très majoritairement, voire très massivement, les peuples avaient, ce jour-là, émis un jugement sans appel, un immense rejet de la construction européenne telle qu’elle s’était constituée jusqu’alors.

Las, plutôt que tirer enseignement du message et remettre l’ouvrage sur le métier, elles décidèrent, non point de l’ignorer, mais d’essayer au contraire de prendre les peuples de vitesse, de leur passer la camisole constitutionnelle imposant les fondements d’un Etat européen, confédéral pour les uns, fédéral pour les autres, mais dans tous les cas, super-État, encore plus coercitif, plus éloigné des citoyens et des peuples, pour mieux leur imposer ses dominations, ses pouvoirs, ses hégémonies, celles du système capitaliste, que d’aucuns, je ne sais pourquoi, préfèrent qualifier de libéral.

Pauvre Marx qui, lui, avait conçu le processus de construction du communisme comme étant celui du dépérissement de l’État ! Avec deux États, les peuples s’en rapprochaient singulièrement !

Les choses se compliquèrent toutefois quand le NON au projet constitutionnel s’annonça majoritaire dans les sondages et bientôt s’y confirma.

Réfléchir à une alternative devint indispensable car le questionnement à ce sujet s’affirma dominant.

Pour certains les choses étaient simples, sinon simplistes : le projet constitutionnel n’était pas acceptable, il fallait le modifier pour qu’il le devienne, remplacer les logiques libérales-capitalistes qui en sont le fondement par des logiques progressistes... Bref, élaborer un nouveau projet constitutionnel... et ainsi poursuivre la construction d’un super-État européen, lequel, bien évidemment, serait bien plus démocratique...

Mais était-ce bien le message de l’abstention majoritaire des élections de juin 2004 ? Quelles étaient les motivations principales du rejet qui s’y est exprimé ?

L’examen de l’abstention met en évidence l’existence de deux groupes de pays :

 L’un où l’abstention est située entre 50 et + de 60 %, comme : France : 57,21% ; Allemagne : 56,97 % ; Autriche : 58,19% ; Espagne : 54,06% ; Pays-Bas : plus de 60 % ; Portugal : 61,26% ; Royaume-Uni : 62% ...

 L’autre où l’abstention est supérieure à 70 % et peut dépasser les 80% : Estonie : 73,3 % ; Pologne : 80% ; Slovaquie : 84,04% ; Slovénie : 71,66 % ; République tchèque :

71,68%....

Cette différence, dans le rejet commun, entre un groupe de pays de l’Est et un groupe de pays de l’Ouest, ne peut être sans signification. Peut-être est-ce l’expression des espérances frustrées à l’Est, comme le pense Catherine Samary dans Le Monde Diplomatique de ce mois ?

Ou bien, comme le dit élégamment Alain Duhamel dans un récent article, les nouveaux Etats-membres, à peine émancipés de "l’empire soviétique", renâclaient-ils à pousser le partage de souveraineté ?

Toujours est-il que s’expriment de fortes inquiétudes quant à des pertes d’identité qui résulteraient de la poursuite du processus de construction européenne.

Ainsi, pour sa part, le cabinet d’études Wei (voir La Croix du 12-04-05), spécialisé dans l’étude des grands mouvements d’opinion, qui a ausculté les ressorts du NON, montre qu’ils répondent à des inquiétudes très profondes qui se cristallisent à un moment présenté comme décisif.

L’étude a mis en évidence deux ordres de déterminants du vote négatif.

Le premier est lié à la spécificité de l’identité française. « Les Français, dit l’étude, ont un rapport particulier à la notion d’État perçu comme un protecteur, centralisé, aux frontières intangibles. Or l’Europe représente tout le contraire : une hétérogénéité extrême, des frontières provisoires... Il y a là une contradiction fondamentale, accentuée par l’élargissement à l’Est et la question de l’adhésion turque... »

Le second déterminant relève du malaise social, pas un simple mécontentement vis-à-vis du gouvernement, plutôt un vote sanction contre une Europe jugée trop libérale, responsable des délocalisations, du dumping social, de la perte du contrôle social... Une réaction contre le sentiment d’ impuissance...

Alain Duhamel, dans l’article déjà cité, pousse puissamment l’analyse de la crise d’identité : « La France, cette vieille nation orgueilleuse et inquiète, habituée à apostropher le monde, anxieuse de préserver son influence, de peser sur les affaires du globe, de cultiver passionnément sa différence, entretenant sa spécificité avec des soins de jardinier japonnais, la France redoute de n’être plus elle-même. Elle ne craint pas seulement le déclin face aux États-continents, l’effacement sous l’emprise de la mondialisation, la dissolution au sein de l’Union européenne. Elle a peur de perdre son identité et elle accuse le partage de souveraineté. Elle voit bien que, pan après pan, il lui faut concéder des fragments de sa puissance, renoncer à des symboles et parfois à des piliers de son indépendance. Il lui faut se plier aux lois d’airain du marché, aux règles de fer du commerce international, aux traités impérieux qui se multiplient. Il lui faut surtout s’intégrer sans cesse davantage dans le creuset de l’Europe qui se construit .La France redoute d’être obligée de se défaire pour que naisse l’Europe... »

On le voit bien, les idées ici exprimées sont suffisamment fortes et justifiées que fols seraient ceux qui, à la hussarde, seraient tentés par le passage en force.

Le peuple de France, les peuples d’Europe, ont de longues patiences. Ils peuvent aussi avoir de brusques colères. Des constructions contraintes, des organisations forcées, n’ont tenu que le temps compté de peu de décennies. Certaines se sont terminées par des tragédies, dans l’expression violente, exacerbée, des nationalismes fascisants. Les peuples n’aiment pas être violés. Aucun n’a renoncé longtemps à être souverain, voire à partager ou à déléguer des parts de souveraineté.

La crise actuelle de l’Europe n’est-elle pas celle décrite ci-dessus ? Alors, faut-il pousser les feux ?

Car, si les peuples d’Europe ont tout à redouter d’une intégration étatique supra-nationale, ils ont a contrario des expériences positives de coopérations en tous domaines.

Dans ces coopérations multiples et à la carte peut résider l’avenir d’une Europe des peuples, d’une Union des peuples d’Europe, s’intégrant d’ailleurs dans de vastes coopérations mondiales.

C’est sur les formes que pourront prendre ces coopérations multiples qu’il convient maintenant d’engager le débat avec tous et chacun d’entre-eux.

Pour ma part, et pour préserver toutes ces possibilités, j’émets un double NON, un NON à ce projet de Constitution et un NON à tout autre projet de constitution ou traité qui viserait à consacrer une construction étatique européenne.

Michel Peyret, 26 avril 2005.

19:02 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, romain, europe, democratie, euro-dictature | |  Facebook | |  Imprimer | | |

21/02/2009

20/02/2009: VIDEO - Saint-Valentin pour les amours séparés du 127bis ...

BELGIQUE "démocratique": des gens, y compris des enfants, enfermés, pendant des semaines, des mois, sans aucun procès, sans aucun jugement, sans aucune condamnation, comme à Guantanamo, le camp de concentration ricain...
Où sont donc passés tous nos fervents défenseurs de la "Liberté", de la "Démocratie", des "Droits de l'homme", de la "Justice" ???
Nos fameux journalistes "neutres", "libres" et "indépendants" sont-ils tous partis en reportage au ... Tibet ???
RoRo
 

From: Crer
Sent: Friday, February 20, 2009 8:45 PM
Subject: (Crer-News-2) VIDEO - Saint-Valentin pour les amours séparés du 127bis

Nossegem-- Alors que l'Etat belge ne prévoit pour l'heure toujours aucun solution à la question des sans-papiers, la coordination pour la régularisation et la libre-circulation, à l'occasion de la Saint_valentin avait organisé une parade des coeurs séparés pour montrer son soutien et sa solidarité aux couples qui font l'expérience de cette séparation ainsi qu'à toutes les personnes retenues dans le centre de rétention 127 bis. (Note de RoRo: détention, plutôt que rétention).
 
 
(Crer)


 
CRER / Tel : 0474 08 85 35
Travailleurs sans papiers :  http://1maimanif.canalblog.com/
Soutien au N° Triodos  :  523 - 0801898 - 74

11:03 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, presse, bruxelles, television, romain, belgique, colonialisme, europe, democratie, euro-dictature, capitalisme, silence, liberte, cdh, medias, oppression capitaliste, information, droits de l homme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

24/09/2008

24/09/2008: les fabricants de produits alimentaires rivalisent d'imagination...

 


-------- Message original --------
Sujet : les fabricants de produits alimentaires rivalisent d'imagination
Date : Wed, 24 Sep 2008 13:26:30 +0200
De : Marc Lemaire <fa029559@skynet.be>


 
----- Original Message -----
From: Cathy
To: Marc
Sent: Wednesday, September 24, 2008 1:28 PM
Subject: cathy

Diminution du poids du produit, changement d'emballage ou même de recette, les fabricants de produits alimentaires rivalisent d'imagination pour camoufler la hausse de leurs prix.

Le magazine «60 millions de consommateurs» à paraître ce jeudi révèle les divers procédés des marques alimentaires pour préserver — voire augmenter — leurs marges. Et comme l'explique le mensuel, il faut «être un consommateur sacrément avisé» pour remarquer ces pratiques. Même les statistiques officielles ont du mal à les détecter.

Hausse du prix des matières premières

Une des astuces les plus utilisées est la cure d'amaigrissement du produit. Outre celle des biscuits «Prince», le magazine a remarqué que le fromage blanc «Jockey» de Danone avait subi le même sort: 850 g contre un kilo ou les petits pots désormais à 90 g contre 100 g auparavant. Pour le même prix, évidemment. Les barres chocolatées Mars avaient eu la même idée quelques mois plus tôt, relève le mensuel.

«Au début de l'année, tout le monde a cogité pour anticiper les hausses des matières premières» comme le blé et le lait, raconte un chef de produit de l'industrie agroalimentaire, cité dans l'enquête.

Une autre stratégie consiste à changer l'emballage, un procédé qui «ouvre la voie à de très jolies augmentations pour le client», souligne le mensuel. Des chewings-gums vendus chez Aldi sous la marque Feel Free sont ainsi passés de 13,75 à 20,73 euros dans leur nouveau conditionnement.

Changer la recette

La troisième méthode, «probablement la plus pernicieuse», est la modification de la recette. Surtout utilisée pour les premiers prix ou le hard discount, elle consiste à remplacer des ingrédients onéreux par des matières premières moins chères.

Interrogé par l'AFP, Jean-René Buisson, président de l'Association nationale des industries alimentaires (Ania), s'est dit «réticent sur la qualité des enquêtes» du magazine. Pour lui, les consommateurs «acceptent de payer plus cher des produits qui ont une vraie valeur ajoutée ou une valeur nutritionnelle supérieure» à celle du produit précédent. La Fédération du commerce et de la distribution (FCD) ne commentait pas lundi cette enquête.

 
 
Accusés par «60 millions de consommateurs» d'augmenter leurs prix en douce, les grands groupes interrogés par Liberation.fr plaident non-coupable. Quand ils répondent...
Par liberation.fr
 
blaydominique
Vous avez dit trucages???
Sans compter les lessives et les savons de plus en plus liquides, ou les flacons qui ont des orifices plus larges, et donc qui se vident plus vite... dynamo  Mercredi 24 Septembre 2008 - 05:40
casco
les cons....ommateurs
Plutôt que de râler parce que le prix des matières premières augmentent et que le consommateur roi ne peut plus circuler avec son caddie et acheter à vil prix le travail dur des agriculteurs du monde entier, ne peut-il ce petit con..sommateur faire une demande de jardin ouvrier et se pencher sur la terre pour lui faire produire ce qu'il estime payer trop cher dans son supermarché de proximité. Tout le monde a en mémoire ces producteurs qui n'arrivent pas à vivre de leur production et ces pousseurs de caddie qui s'empiffraient pour pas cher autrefois. C'est ainsi de plus en plus le travail paiera et l'absence de travail coûtera cher. Les tenants du zero effort n'auront bientôt plus que leurs yeux pour pleurer Mercredi 24 Septembre 2008 - 04:23
Candide
Des dates limites de consommation
Quelqu'un saurait-il me dire pourquoi une date limite de consommation est indiquée sur un pot de miel ou une canette d'eau minérale, mais jamais sur un paquet de tabac ou une bouteille de vin ? ... Vous pouvez chercher ! ... Là dessus, j'ai eu l'occasion de remarquer, il y a quelques années, que les cigarettes que je fumais avaient changé d'appellation chez tous les buralistes de France et de Navarre, alors qu'elles sont restées disponibles avec l'ancien nom aux free shops des aéroports jusqu'à 12 mois plus tard . ... Faut-il comprendre que c'est là qu'on écoule les vieux stocks ?  Mercredi 24 Septembre 2008 - 01:14
Lem
Beaucoup de vent...
Que les glaces "la laitière" aient frais provision de légèreté et nous vendent depuis quelques temps de l'air comprimé... Ca j'avais vu et je n'en achète plus depuis. Il y a peu, quelqu'un m'a tendu une barre chocolatée "Mars"... De puis la dernière que j'avais consommée, j'ai vu qu'une tornade était passée dans la composition avec un argumentaire sur l'emballage digne du foutage de gueule popur justifier ce vent mauvais insidieusement placé dans le blanc d'oeuf... Quant à nombre de produits type gâteaux secs, crackers apéritifs et autres, l'huile de palme hydrogénée (mais dont la production ravage les forêts primaires d'Indonésie) si peu coûteuse y a envahi discrètement les emballages tout comme le sirop de glucose... Depuis, je n'achète plus ces produits. Un simple conseil : Lisez les compositions et virez ces produits de la liste de vos achats ! Mercredi 24 Septembre 2008 - 00:27
Jean
Bravo Danone
Danone a raison de jouer la franchise : personne ne serait dupe de toute façon, ou bien pas longtemps. C'est clair, c'est marketing, on diminue les quantités pour proposer un prix constant. Il n'y a pas tromperie sur la marchandise, puisque le poids affiché est correct. En revanche, les explications relatives à l'obésité sont vraiment lamentables ! Faut vraiment prendre les gens pour des cons pour oser ça. Ne pas répondre aux journalistes, c'est pas très pro, les responsables du service com ne devront pas s'étonner de faire partie de la prochaine charrette : ils foutent rien ! La palme revient à l'ANIA, qui remet en cause les conclusions de "60 millions". On reconnaît-là l'arrogance habituelle de ce lobby, je pense qu'il serait intéressant que des journalistes aillent un peu "fouiller la merde" chez cette association industrielle. Mercredi 24 Septembre 2008 - 00:21
le ga bonnet
faire attention
un exemple parmi d'autres : le riz,si l'on achète le bel emballage de 500gr on est content avec son bout de carton et un peu de riz... regardons la même marque mais dans un vulgaire emballage de 1 kilo ben c'est sensiblement le même prix . beaucoup de choses comme cela à l'avenant à nous de faire attention il faut s'y habituer faire ses course devient un combat , on a toujours peur de se faire avoir! pénible! Mardi 23 Septembre 2008 - 23:44
Recette
de cuisine
Juste comme ça: 1 salade à 1€ un poivron à 1 € un concombre à 0,7 € de l'huile de noix à 3 € des sardines à 1€ sel et poivre .... Vous pouvez vous faire 4 bonnes salades, donc 2 jours pour en tout 7€. Soit environ 1,8€ le repas (certes léger). Sinon vous pouvez aussi acheter un produit transformé plein de produits chimiques et autres conservateurs cancerigène, le tout réchauffé au micro onde pour 6/7€ le repas. Le raport entre manger frais, bon et se faire la cuisine, et manger les trucs industriels dégeulasse, c'est environ 1/4. Augmentez votre pouvoir d'achat par 4 en allant au marché et en coupant court l'arnarque de la grande distribution... Et après, arretez de vous plaindre. Soit vous êtes intelligent et sachez où bien vous nourrir pour pas cher, soit vous êtes stupides et allez au plus cher et moins bon et dangereux pour la santé -> grandes surfaces. CQFD Mardi 23 Septembre 2008 - 23:33
Bubdule
pas surpris!
Je me souviens qu'au début des années 80,quand Mr Jacques Delors était ministre des finances, la décison a été prise de bloquer les prix pour arrêter l'inflation et la baisse du Franc qui était attaqué de toute part( particulièrement par l'Allemagne). A l'époque je travaillais dans la distribution et déjà à cette époque,nous avions multipliés nos références par 10.Les champions de la création de nouveaux produits était les firmes de lessive et de produit d'entretien. Il se trouve qu'avec le temps ces sociétés ont diversifiés leur produits et sont aussi parmi les numéros un dans l'alimentaire. Ce qu'il font maintenant n'est pas nouveaux cela existe depuis presque 30 ans. je suis seulement déçu que l'on s'en aperçoive seulement maintenant Mardi 23 Septembre 2008 - 23:20
Jean
Aller un peu plus loin
Et si on se posait la vraie question? Pourquoi les producteurs vont toujours plus moins pour essayer de se faire leur marge? Comment faire quand des distributeurs, par la tyrannie des centrales d'achat et l'absence de réglementations, se permettent des marges toujours plus indécentes? Leclerc, Auchan, milliardaires en cinquante ans? Pas de secrets: extorquer au maximum, pousser les producteurs à faire pousser leurs tomates sur de la merde ou les éleveurs à rendre les vaches carnivores, histoire de trouver quelques pourcentages de marge supplémentaires, quelques milliards de plus dans la besace pour faire partie du classement Forbe. L'excitation de toute une vie. Le malheur de milliers de gens. La vie, la vraie. Mardi 23 Septembre 2008 - 23:18
Panchoskywalker
Trucages?
Les gars, faut se reveiller, camoufler une hausse de prix ça ne s'appele pas du trucage mais du MARKETING, et ça existe depuis belle lurette....C'est moralement questionable? Je suis d'ac, mais ça depend de la moral de chacun aussi...c'est surtout 100% legal....et ça le restera...au moins jusqu'a la prochaine revolution....circulons y a rien a voir! Mardi 23 Septembre 2008 - 23:10


 

23:30 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, courcelles, television, romain, belgique, europe, democratie, euro-dictature, capitalisme, syndicats, social, propagande, silence, societe, publicite, medias, information, prix, banque, exploitation capitaliste, mensonges, prsse | |  Facebook | |  Imprimer | | |