29/06/2014

08 août 1956 - 08 août 2014: la catastrophe minière du BOIS DU C ASIER à Marcinelle: 262 victimes ...

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08 août 1956 - 08 août 2014: la catastrophe minière du BOIS DU CASIER  à Marcinelle: 262 victimes ...
 
 
Le 08 août 2014 –pendant les vacances !-, le Pays-Noir va commémorer une fois de plus la date de la terrible catastrophe minière du Bois du Cazier à CHARLEROI-Marcinelle (08/08/1956).
 
La date approche: ce sera la 58e commémoration. Je tiens à rappeler que d’ emblée, le Parti communiste de Belgique fut  parmi les premières organisations du pays à appuyer la solidarité et à réclamer la lumière sur les raisons de cette terrible tragédie.
Document d’ époque: 
 
Pour l’ Histoire, voici le texte qui fut diffusé par le Parti à ce sujet :
 
LE DRAME DE MARCINELLE
est celui de toute la classe ouvrière.
 
Un devoir national:
DES MESURES D’ URGENCE
pour la sécurité des mineurs !
 
La mine a frappé. Et durement.
Des centaines de morts, des centaines de veuves et d’ orphelins. Tel est le bilan de ce 8 août tragique.
Marcinelle, c’ est le drame de la classe ouvrière. Un drame qui soulève l’ émotion dans tous les foyers jusqu’ au delà des frontières.
La douleur traverse villes et villages.
Les collectes sont abondantes. Qu’ elles s’ amplifient ! Qu’ on verse partout généreusement, que les foyers éprouvés sentent la fraternité, la solidarité de tous et de toutes. En des moments pareils toute marque d sympathie va droit aux cœurs meurtris. Mais cela n’ empêche que des question soient sur toutes les lèvres, des questions auxquelles il faut des réponses.
Comment est-il possible qu’ au vingtième siècle la mine ait encore besoin de tant de morts ?
Ne peut-on empêcher qu’ elle soit un trou d’ insécurité permanente pour ceux qui ont le courage d’ y descendre ?
 
Le Many a prouvé que la fatalité n’ est qu’ un mauvais prétexte patronal.
Toute la lumière doit être faite !
 
En octobre 1953 à Seraing Le Many endeuillait lui aussi de nombreuses familles. Les discours officiels, les explications sur la catastrophe laissaient comme toujours une large place à cette fameuse fatalité qui sert si bien les patrons.
Pourtant il y a quelques semaines à peine, la Cour d’ Appel de Liège rendait son arrêt. Les patrons du Many y étaient désignés nettement comme responsables d’ avoir enfreint les règles élémentaires de sécurité et punis de peines de prison.
 
Arrière les propos hâtifs sur la trop fameuse fatalité !
Toute la lumière sur Marcinelle doit être faite !
Elle le sera comme pour Le Many dans la mesure d’ une opinion publique exigeante et tenace.
 
Les Chambres vont se réunir. Des explications doivent être données au pays,
Des mesures en faveur de la sécurité dans les mines
peuvent être prises tout de suite.
 
Les Chambres vont être convoquées.
Les députés communistes l’ ont demandé. Les élus socialistes aussi. D’ autres députés ont fait de même. Tant mieux !
Mais maintenant, qu’ elles se réunissent au plus tôt !
 
Et surtout que cette séance extraordinaire du Parlement soit efficace, positive.
C’est possible.
De l’ avis du Parti communiste, le Parlement peut adopter d’ urgence des dispositions en vue:
1) d’ associer les travailleurs à l’ enquête. Ils en ont le droit. Ce sont leurs camarades qui ont tombés.
2) d’ accroître le nombre de délégués ouvriers à l’ inspection des mies, d’ élargir les prérogatives ouvrières au sein des Comités de Sécurité et d’ Hygiène. Une proposition de loi communiste à ce sujet reste depuis 1952 dans les cartons du Parlement. Elle doit en sortir. Les travailleurs doivent avoir plus de pouvoir sur l’ organisation de la sécurité. On voit, hélas ! où cela a mené de laisser celle-ci aux seules mains des patrons;
3) d’ adapter rapidement le Code de sécurité dans les mines aux exigences des techniques employées;
4) d’ encourager les recherches scientifiques destinées à accroître la sécurité du travail dans les mines.
 
Il n’ y aura pas de sécurité durable sans limiter l’ exploitation patronale.
Pour assurer la sécurité d’ existence des mineurs, le Parti communiste appelle à l’ union des travailleurs et s’ adresse à la F.G.T.B.
 
Le Parlement peut et doit prendre des mesures d’ urgence. Mais ces mesures ne limitent pas les problèmes posés par la catastrophe du Cazier et le long martyre des travailleurs de la mine.
Le charbon, c’ est l’ or du pays ... Mais on ne trouve plus suffisamment de mineurs en Belgique. Aussi les patrons spéculent-ils sur la misère des pays étrangers pour y recruter de la main-d’ œuvre.
Ils recherchent la production au rabais et s’ acharnent à refuser la satisfaction des revendications ouvrières. Un exemple: un peu plus de 200 francs par jour, comme premier salaire du fond ! N’ est-ce pas un scandale ?
La sécurité d’ existence des mineurs doit être assurée. Les frères belges et étrangers des victimes du Cazier ont droit à un meilleur sort.
C’est pourquoi, s’ inspirant des revendications exprimées par la Centrale Indépendante des Mineurs, le Parti communiste propose que soit réalisé un programme de sécurité d’ existence des travailleurs de la mine, programme comprenant:
 
1) l’ élargissement des pouvoirs des comités de sécurité et d’ hygiène et des délégués ouvriers.
Amélioration d la police des mines. Encouragement d la recherche scientifique. Respect et élargissement des dispositions d’ apprentissage;
2) abolition immédiate des restrictions à l’ application des 45 heures. Vote d’ une loi les garantissant. Acheminant vers les 40 heures;
3) respect de la convention de 1946 garantissant des salaires du fond de 25% supérieurs à ceux en cours dans les autres entreprises des régions industrielles Augmentation immédiate de 10 % de tous les salaires;
4) vote rapide des lois octroyant après 25 ans de fond le taux des pensions aux 3/4 des minima payés aux premières catégories du fond. Relèvement immédiat de la pension des veuves;
5) soins gratuits y compris aux pensionnés;
6) amélioration immédiate des conditions de logement des travailleurs étrangers.
 
Le drame de Marcinelle n’ est pas uniquement le drame des mineurs, la réalisation d ce programme elle aussi est l’ affaire de tous les travailleurs.
C’ est pourquoi le Parti communiste s’ adresse à la F.G.T.B. et lui propose de prendre l’ initiative de rassembler les forces syndicales et politiques de la classe ouvrière en vue de la réalisation rapide de ce programme.
Que pourrait la poignée des financiers qui dominent nos mines devant la puissance des centaines de milliers des travailleurs unis et décidés ?
Et si les patrons s’ obstinent, le mouvement ouvrier peut obtenir du gouvernement qu’ il leur tienne le langage qui s’ impose et les avertisse solennellement que leur refus de satisfaire les revendications ouvrières entraînera la reprise des concessions minières par la nation.
Les forces ouvrières peuvent mettre au pas ces petits groupes financiers. Ces messieurs préfèrent maintenir l’ insécurité dans les mines ou même abandonnent des gisements plutôt que de distraire de leurs milliards de profits les sommes nécessaires à l’ entretien des mines, au salut des mineurs.
Que l’ union des travailleurs réalise la sécurité d’ existence des mineurs !
 
QUE L’ ANNEE 1956, L’ ANNEE DU DRAME DE MARCINELLE, MARQUE LA FIN DU REGIME D’ INSECURITE IMPOSE A 150.000 MINEURS PAR UNE POIGNEE DE FINANCIERS AVIDES DE PROFITS     !
 
                                                                                                                                                            Le Parti Communiste de Belgique
 
 
 
 

21:56 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

27/06/2014

Mascotte du Mondial: fini le blabla, place aux actes !

dc
 
Sent: Friday, June 27, 2014 3:03 PM
 
Subject: Mascotte du Mondial: fini le blabla, place aux actes !
 
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Mascotte du Mondial: fini le blabla, place aux actes !

Le tatou à trois bandes se met en boule lorsqu’il est en danger - © Fotolia

Chers ami(e)s de la forêt tropicale,

Fuleco, la mascotte de la Coupe du monde de football, a besoin de notre aide. Loin du tumulte des stades où il parade les jours de match, presque rien n’est fait pour la protection du tatou à trois bandes et de son habitat naturel.

Victimes de la chasse et de la déforestation, les tatous-boule ont besoin de la création d’aires protégées et de réserves naturelles pour survivre. Un groupe de scientifiques brésiliens a profité de l’évènement sportif mondial pour rappeler à la ministre de l’environnement Teixeira les engagements restés sans suite du gouvernement du Brésil pour le tatou.

Soutenons la pétition des scientifiques brésilien pour la préservation du tatou et de son habitat naturel :

PÉTITION 

En vous remerciant de votre attention,

Sylvain Harmat 

Sauvons la forêt


 

L’Unesco refuse de sacrifier les forêts de Tasmanie

Le Comité du Patrimoine mondial vient de recaler le gouvernement de l’Australie dans sa volonté de déclasser 74.000 hectares de forêts protégées. L’association Sauvons la forêt salue le rejet par l’Unesco d’un projet aberrant qui a suscité consternation et protestations à l’échelle planétaire :

SUCCÈS 

22:28 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

21/06/2014

BELGIQUE: Les députés fédéraux PTB ont prêté serment

dc
 
From: PTB
Sent: Friday, June 20, 2014 2:41 PM
Subject: Les députés fédéraux PTB ont prêté serment
 
Newsletter du PTB :: 20 mai 2014
Les députés fédéraux PTB ont prêté serment

Ce jeudi 19 juin était une date historique pour le PTB. Pour la première fois depuis trente ans, une gauche conséquente a fait son entrée au Parlement. Raoul Hedebouw et Marco Van Hees, les deux élus à la Chambre du PTB, ont prêté serment dans l’hémicycle.

 
Prestation de serment : « Deux députés PTB pour briser l’unanimité néolibérale dans toutes les langues »

« Pour la première fois en plus de trente ans, une voix conséquente de gauche se fera entendre dans le débat parlementaire. Il y aura une voix qui ira à contre-courant de cette pensée unique étouffante de la fanfare néolibérale. »

 
#TournéeNationale

Rencontrez les députés fédéraux du PTB, Raoul Hedebouw et Marco Van Hees. En juin, ils seront en tournée dans tout le pays avec Peter Mertens, président du PTB.

Pour Liège: attention à l'heure, la soirée débutera bien à 18h et non pas 15h30 comme annoncé précédemment.

 
Les pensions sont parfaitement payables si on répartit équitablement la richesse

Kim De Witte, le spécialiste des pensions du PTB, réagit au rapport de la Commission de réforme des pensions : "Ce rapport part d'un mauvais point de départ. Les pensions sont parfaitement payables si on répartit équitablement la richesse".

 
Belgique, Royaume des millionnaires et … des citoyens de plus en plus pauvres

Le nombre de millionnaires en Belgique augmente. 12 000 de plus entre 2013 et 2014 (+ 14%). Dans le même temps, la pauvreté ne cesse d’augmenter. Il est temps d’inverser cette logique infernale.

 
Interview de Marco Van Hees à Bel RTL

« Ce qui me ferait rêver est d’avoir un match de football avec les travailleurs de Delhaize d’un côté et le patronat de Delhaize de l’autre. Je pense qu’il y aurait un véritable engouement national pour soutenir les travailleurs de Delhaize.»

 
« Nous sommes tous des Delhaiziens »

500 militants et délégués syndicaux de Delhaize sont venus montrer à la direction du groupe qu’ils refusent son plan de restructuration, en marge du Conseil d’entreprise extraordinaire convoqué ce mercredi 18 juin.


 

Sur www.solidaire.org

 

Parti du Travail

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Solidaire

 

21:48 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

17/06/2014

à des époques barbares tels que le Moyen-âge,les églises étaient un lieu d'asile

dc
 
C’est au Pays des “Droits de l’homme” (sic), au pays de Hollande et de ... Le Pen !
Liberté, Egalité, Fraternité, Humanité, Justice !
RoRo
 
Sent: Tuesday, June 17, 2014 4:36 PM
 
Subject: à des époques barbares tels que le Moyen-âge, les églises étaient un lieu d'asile
 

ça veut bien dire que, malgré nos moyens technologiques fabuleux, l'Humanité est en train de régresser vers l'âge de pierre en ce qui concerne les relations humaines. La France, pays des Droits de l'Homme? "mon c...", dirait Zazie! Que son Dieu bénisse ce prêtre et qu'il éclaire le juge du tribunal.

S'Il pouvait en plus botter le cul de Valls, Hollande et toutes ces mafias de la finance, de la police et autres malfaisants institutionnels qui se planquent derrière leurs privilèges, j'irais sans doute mettre un cierge... un gros...

******************

En justice pour avoir du coeur
 
Le P. Gérard Riffard, accusé d'avoir enfreint un arrêté pris par la municipalité de Saint-Étienne interdisant tout hébergement dans les locaux de l'église Sainte-Claire pour raisons de sécurité, doit comparaître le mercredi 11 juin devant le tribunal de police.

Dans un communiqué publié, mercredi 28 mai, Mgr Dominique Lebrun, évêque de Saint-Étienne, lui apporte son soutien.

Depuis de nombreuses années, des demandeurs d'asile africains arrivent à Saint-Étienne. L'association Anticyclone, créée il y a 13 ans, soutenue par le diocèse de Saint-Étienne et présidée par le P. Gérard Riffard, membre du collectif « Pour que personne ne dorme à la rue », les accueille, les accompagne dans leur dossier de demande d'asile, tout en organisant un certain nombre d'ateliers pour faciliter leur intégration.

En 2007, alors que le délit de solidarité de 2005, abrogé en décembre 2012 était en vigueur, elle a également commencé à accueillir dans les locaux de l'église Sainte-Claire, dans le quartier Montreynaud, d'abord des mineurs isolés dont l'âge était contesté, puis des familles avec des jeunes enfants, parfois envoyés par des travailleurs sociaux démunis devant l'incapacité à proposer une place pour la nuit.

Décret de fermeture des locaux et poursuites pénales

En août 2012, les lieux, propriété de l'association diocésaine de Saint-Étienne, ont été contrôlés par la commission municipale de sécurité. Un avis défavorable a alors été émis pour toute activité d'hébergement. Anticylone a contesté la décision et accepté de prendre des mesures permettant de poursuivre l'accueil, avec l'espoir de parvenir à un accord. En février 2013, l'arrêt de fermeture, confirmé, a été ainsi justifié : « L'accueil pour le sommeil n'est pas une utilisation normale des locaux de l'Église. »

Anticyclone n'a cependant pas renvoyé à la rue les personnes qu'elle hébergeait, et qui sont elles-mêmes membres actifs de l'Association.

En septembre 2013, les membres du conseil d'administration ont été convoqués au commissariat de police, à la demande du procureur de la République. Le 1er avril 2014, la convocation au Tribunal de police a été remise au P. Riffard.

Accueillir au nom de l'Evangile

« Nous comprenons qu'une municipalité fasse son travail quant aux règles de sécurité des locaux recevant du public, explique celui-ci. Nous savons que la Préfecture héberge les demandeurs d'asile en ayant du mal à gérer les flux et en manquant parfois de moyens (...) La Préfecture n'héberge plus, au titre de l'urgence, celles et ceux qui sont déboutés... Or les choses ne sont pas si simples... » « Comment passer de la confrontation à un travail commun entre les autorités responsables et les associations ? » interroge-t-il.

Dans son communiqué de presse, Mgr Dominique Lebrun s'interroge lui aussi : « Que doit faire un prêtre, un chrétien : laisser des personnes à l'insécurité de la rue ou bien leur ouvrir sa modeste porte ? (...) Notre société dit qu'elle ne peut pas prendre en charge toute la misère du monde. Doit-elle, pour autant, interdire de faire du
bien ? 'Tu aimeras ton prochain comme toi-même...": ce sont deux paroles de JÉSUS qui constituent la loi suprême que nous proposons à la société, et que nous voulons essayer de vivre »

 
***
“Il ne faut pas prendre les gens pour des cons, mais il ne faut pas non plus oublier qu’ils le sont...” (les Inconnus)

....Jusqu’au jour peut-être où un éclair de lucidité les poussera à la révolte.
Mais rassurez-vous, je n’aurai pas l’outrecuidance de me désolidariser de notre bande de cons! (Denis)



21:22 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Je vis au coeur d'un enfer qui n'en a pas l'air

dc
 
17, 2014 7:37 PM
To: xarlo@aol.com
Subject: Je vis au coeur d'un enfer qui n'en a pas l'air
 
Mammon le père du mensonge et le dieu de l'argent en est le maitre
 
 
Tous les matins, lorsque je le peux, je fais le tour de la presse nationale et internationale à travers les principaux sites d’information alternative. Cette information qui ne ressort pas dans nos médias officiels que sont nos journaux, les bulletins de nouvelles nationales et internationales et les documentaires télévisuelles qui les accompagnent. Ces réseaux bien rodés travaillent tous dans une même direction et servent tous un même objectif, celui qui leur a été fixé par les puissants de ce monde. Le mensonge est leur vérité et la corruption leur pain quotidien.
 
Ces puissants se ramènent à quelques grandes familles comme celles des Rockefeller, la Famille Rothschild et le groupe Bildeberg qui regroupe les plus grands et les plus influents et dont les rencontres annuelles font l’objet de beaucoup de curiosité, ces dernières se réalisant dans le plus grand secret. Ils sont ceux et celles qui décident des Présidents, des Premiers ministres, des juges et des politiques économiques, financières, et guerrières. Ils sont ceux qui chapeautent de leur autorité et influence la grande majorité des peuples et des gouvernements qui sont à leur solde. C’est là la vraie démocratie qui nous gouverne et celle que nous cachent nos médias et nos gouvernements. Tous sont serviles à ces puissants qui financent leurs campagnes électorales, qui ont contrôle sur les grandes institutions multilatérales comme les Nations Unies, l’OTAN, la Banque mondiale, le Fonds monétaire international et les Cours de justice nationales et internationales.
 
Leur puissance vient du contrôle qu’ils ont des richesses du monde, de leur capacité d’acheter et de corrompre ceux et celles qui n’attendent que l’occasion de réaliser leurs rêves de l gouvernance et de domination sous les ordres de ces derniers. Ce sont eux qui sont derrières ces guerres par groupes interposés qui se présentent sous formes de mercenaires, de terroristes, d’islamistes etc. Ils font le sal boulot qui alimentera les divisions raciales, les luttes de religion et celles entre frères. Le diviser pour régner à son sommet. Ils ne seront jamais pointés du doigt comme les coupables des tragédies humaines, des massacres d’innocentes victimes. Ils savent utiliser la faiblesse des personnes pour se laisser acheter et la cruauté dont elles sont capables pour alimenter la haine et les divisions.
 
Je vous présente quelques exemples de ces tricheries et des crimes auxquels ils ont conduits.
 
 
 
 
 
Pour qui veut savoir, ces témoignages devraient nous sortir de notre profond sommeil amnésique et nous redonner la parole pour dire haut et fort que nous n’en sommes plus de ces marionnettes qui permettent au père du mensonge et au Mammon de l’argent de nous faire avaler les couleuvres qu’il veut bien. La conscience critique doit retrouver sa liberté et les personnes de bonne foi doivent de nouveau se faire entendre pour ce qu’elles sont et non pour ce qu’on leur demande d’être et de dire.
 
Mieux vaut survivre avec la vérité que mourir avec le mensonge.
 
Oscar Fortin
17 juin 2014
 

21:12 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

15/06/2014

info 14 juin 2014: Le cinglé, le démagogue et l’ex-colonel du KGB

cclg
 
 

12 mai 2014

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Le cinglé c’est John Kerry, qui s’est complètement grillé à faire la navette avec empressement entre Washington et Tel-Aviv pour tenter de jeter au moins « les bases » d’un accord israélo-palestinien (susceptible de créditer de quelque progrès ses gesticulations d’honnête courtier), tout en dénonçant avec véhémence le Président du Venezuela, Nicolas Maduro, pour « la campagne de terreur qu’il mène contre son propre peuple », et en dénonçant bien évidemment les Russes pour leur « agression » contre un régime ukrainien issu d’un coup d’État.

 

Sa vibrante déclaration : « On ne peut tout simplement pas au XXIe siècle se comporter comme au XIXe et envahir un pays sur le dernier des faux prétextes », est un archétype d’argument Orwellien, et dans l’improbable hypothèse où son nom apparaîtrait un jour dans les livres d’histoire, il pourrait bien se réduire à cette unique phrase. Ce coup d’éclat a instantanément déclenché une explosion d’hilarité et de sarcasmes en tous genre parmi les médias dissidents. Quant aux autres, ils l’ont plutôt mis en sourdine et se sont bien sûr dispensés d’ironiser ou d’en ridiculiser l’auteur (c'est un peu ce qui s’était passé lorsque Madeleine Albright, interrogée à la télévision sur la mort de 500 000 enfants irakiens victimes des sanctions de destruction massive dont elle-même avait garanti le maintien, avait simplement rétorqué : « Vu l’enjeu, je pense que ça valait la peine ! »).


Evidemment, il est possible que Kerry n’ait sincèrement rien vu d’absurde dans sa déclaration, tout imprégné qu’il est des principes qui découlent de « l’exceptionnalisme » américain qui interdit l’usage de termes tels que « invasion », « agression » ou « droit international » en référence au gendarme du monde. Et là où on verra « un prétexte parfaitement fallacieux » lorsque c’est justement la Russie qui l’avance, on ne verra au plus qu’un regrettable malentendu, d’ailleurs parfaitement excusable, lorsque c’est de nous qu’il s’agit. Après tout même le New York Times, qui s’empressait de parler d’agression dans ses éditoriaux sur la Crimée (« L’agression russe », 2 mars 2014), n’aurait au grand jamais choisi un pareil terme au sujet de l’invasion/occupation de l’Irak. Et on ne trouve les termes « droit international » ou « Charte de l’ONU » dans aucun des éditos du Times entre le 11 septembre 2001 et le 21 mars 2003 (Howard Friel and Richard Falk, The Record of the Paper, chap. 1).


Les propos du Président Obama étaient pour leur part à peine plus subtils mais bien plus calculés, malhonnêtes, hypocrites, démagogiques et assez souvent absurdes, lorsqu’en Belgique il s’est exprimé publiquement pour réfuter les accusations d’hypocrisie que le Président russe, Vladimir Poutine, avait brandies au sujet des dénonciations occidentales rejetant la validité du vote d’indépendance de la Crimée qui avait entrainé la réintégration de celle-ci à la Russie (« Remarques du Président à l’attention des jeunesses européennes », Bruxelles, 23 mars 2014). Il est plutôt amusant de voir à quel point Obama peut déformer l’histoire comme bon lui semble, et en particulier lorsqu’elle le concerne. Selon lui, en effet, nos pères fondateurs auraient inscrit dans « nos documents fondateurs » un magnifique concept selon lequel « tous les hommes – et femmes – ont été créés égaux ». C'est à croire qu'il a tout oublié de l’esclavage des nègres (la règle des trois cinquièmes notamment, inscrite dans la Constitution) (1), et du droit de vote des femmes, qu’elles n’ont finalement obtenu qu’au

 XXe siècle. Il parle de l’idéal d’une « information sans

 

aucune censure » qui « offre aux gens la possibilité de prendre leurs propres décisions », lui justement qui a fait son possible pour qu’aucun flux d’information n’échappe à son contrôle et pour pénaliser davantage toute tentative de percer le bétonnage toujours plus massif du secret d’État, afin d'en dénoncer les crimes.


Obama s’indigne que certains puissent penser que les plus grandes nations peuvent imposer aux plus petites leur propre façon de voir – cette fameuse loi du plus fort, que nous rejetons totalement ». D’ailleurs, si les États-Unis ont un budget militaire astronomique et plus de 800 bases militaires dans le monde entier, ce n’est bien sûr nullement pour imposer leurs vues mais uniquement pour une question de sécurité nationale ! Et Obama de se dire « impressionné de voir la Russie remettre en cause des vérités qui, il y a à peine quelques semaines semblaient si évidentes… [notamment] l’importance du droit international ». Cette « petite phrase » là ne manque pas de culot, vu que certains représentants des États-Unis (Dean Acheson, Madeleine Albright, entre autres) ont déjà fait valoir très explicitement que, de leur point de vue, le droit international ne primait nullement sur les intérêts américains ; que le prédécesseur d’Obama, George W. Bush, en faisait fi comme d’une plaisanterie – « Le droit international ? Je ferais mieux d’appeler mon avocat, il ne m’a jamais parlé de ça ! » – ; et que ce qu’on constate en définitive c’est que les États-Unis violent continuellement et même de plus en plus systématiquement le droit international, et notamment depuis Obama. En réalité, les violations du droit international sont incontestablement, avec l’apple pie [traditionnel gâteau aux pommes], la plus typique des spécialités américaines.


Poutine, évidemment, faisait clairement allusion à l’Irak, mais la réponse d’Obama est la suivante : « En fait, il est exact que la Guerre d’Irak a suscité d’intenses polémiques, pas seulement dans le monde entier mais aussi aux États-Unis. J’ai moi-même pris part à ce débat et je me suis opposé à notre intervention militaire dans ce pays. Mais même en Irak, l’Amérique s’est efforcée de rester dans les limites du droit international. Nous n’avons ni conquis ni annexé aucun territoire irakien. Nous ne nous sommes pas accaparés leurs ressources. Au lieu de cela nous avons nous-mêmes mis fin à notre campagne et avons laissé l’Irak à ses habitants, entre les mains d’un État irakien pleinement souverain et réellement capable de décider de son propre avenir ».


On notera au passage l’argument ô combien risible qui lui permet d’éluder la question du droit international, si crucial s’agissant de l’attitude des Russes mais qu’il escamote ostensiblement s’agissant des États-Unis. Quant aux « intenses polémiques » soulevées par la Guerre du Golfe, non seulement on ne voit pas trop ce que cela change en matière de violations du droit international mais en plus c’est vraiment des salades, vu qu’il a été clairement démontré que Bush et sa petite clique de conseillers avaient prémédité leur agression de l’Irak bien avant que le sujet ne s’inscrive dans le débat public, et qu’ils n’avaient choisi les « armes de destruction massive » comme excuse que parce qu’on pouvait en faire un cas de force majeure. C’était donc bien une agression, fondée sur un mensonge d’État et véritablement le pire des « faux prétextes ». Pour ce qui est de « rester dans les limites du droit international », la Charte des Nations Unies est le fondement même du droit international, sans quoi il n’a aucun sens. Or l’invasion de l’Irak en était une violation patente. Obama claironne que nous ne nous sommes pas accaparés les ressources du pays et que nous avons finalement retiré nos troupes, il oublie de rappeler que nous ne sommes partis qu’après des années de massacre et de destructions qui avaient elles-mêmes contribué à créer une résistance qui nous a bel et bien foutus dehors. Il ne précise pas non plus que notre violation majeure du droit international en Irak a notamment causé la mort de plus d’un million de personnes, jeté quatre millions de réfugiés sur les routes et laissé le pays à l’état de ruines. En comparaison, l’épouvantable annexion de la Crimée par les Russes n’a même pas fait une demi-douzaine de morts.


Obama se dispense aussi de rappeler que l’Irak n’est pas frontalier des États-Unis, loin de là, et que leur agression était une « guerre de choix », reconnue comme telle et qui n’avait strictement rien à voir avec notre Sécurité nationale. Inversement, la Crimée est aux portes de la Russie [rattachée à la Russie dès le XVIIIe siècle, elle n’est attribuée à la République Soviétique d’Ukraine qu’en 1954 dans le cadre d’un remembrement de l’URSS], sa population est russe, culturellement et linguistiquement, la Crimée étant en outre le siège de l’une des plus importantes bases de la Marine russe. Le coup d’État de Kiev, organisé grâce au soutien des États-Unis et d’autres pays de l’OTAN, plaçait donc la Russie dans une réelle situation de menace. L’idée que la réaction des dirigeants russes, qui ne s’attendaient pas à ce coup d’État et au risque soudain d’annexion de certaines de leurs principales bases navales [Odessa et Sebastopol, en particulier], était une réaction légitimement défensive et une « guerre par nécessité » est donc parfaitement défendable.


Dans une telle perspective, le référendum organisé en Crimée et dont le scrutin s’est avéré très largement favorable à une partition de l’Ukraine et à une réintégration à la Russie apparaît donc comme une procédure relativement démocratique relevant du principe d’auto-détermination. Obama et compagnie y voient une violation de la souveraineté de l’Ukraine et une violation du droit international. On a donc ici deux principes apparemment en porte-à-faux, les États-Unis et leurs alliés choisissant celui qui sert au mieux leurs intérêts et la Russie choisissant l’autre. Mais, comme le fait remarquer Poutine, dans le cas de l’indépendance du Kosovo par rapport à la Serbie, les Puissances de l’OTAN soutenaient fermement les positions inverses, au nom du principe d’auto-détermination.


Obama tente bien de réfuter l’évocation du Kosovo par Poutine : « Mais l’OTAN n’est intervenue qu’après que la population du Kosovo avait été systématiquement persécutée et massacrée des années durant. Et le Kosovo ne s’est séparé de la Serbie qu’après qu’un référendum y a été organisé, non par hors des limites du droit international mais en coopération avec les Nations Unies et avec les pays voisins du Kosovo. Rien de tel ne fut même proche de se produire en Crimée » explique-t-il. Sauf que l’OTAN n’est pas seulement « intervenue ». Elle a lancé une campagne de bombardements massifs qui violait ouvertement la Charte des Nations Unies et donc le droit international, auquel Obama se prétend si dévoué. Obama occulte ostensiblement le fait que pendant des années la CIA avait entraîné l’UCK [Armée de Libération du Kosovo], pourtant officiellement déclarée organisation terroriste par les autorités américaines. Les responsables de l’UCK étaient en outre parfaitement conscients que toute action susceptible de provoquer une réaction des forces serbes servirait leurs intérêts en justifiant à terme une intervention de l’OTAN. La veille du déclenchement des bombardements de l’OTAN, le ministre britannique de la Défense déclara devant le Parlement britannique que l’UCK avait probablement tué davantage de civils au Kosovo que les forces serbes elles-mêmes.


Obama ment aussi au sujet d’un prétendu référendum au Kosovo : il n’y a jamais eu de référendum pour l’indépendance du Kosovo ! Le 17 février 2008, le parlement kosovar très majoritairement albanais a simplement proclamé sa déclaration d’indépendance et pour les États-Unis et leurs plus proches alliés, qui aujourd’hui s’offusquent du référendum sur la Crimée, c'était largement suffisant. En outre, ce vote du parlement kosovar intervenait après que les bombardements de l’OTAN et les exactions albanaises avaient chassé du Kosovo la majorité de ses habitants serbes et rom. Pendant la guerre et l’occupation, les États-Unis ont aussi construit au Kosovo une base militaire monumentale sans l’accord de la Serbie et sans le moindre vote de la population kosovare ou serbe. Les bases russes de Crimée, elles, bénéficiaient de longue date d’un accord du gouvernement ukrainien [que l’Ukraine était sur le point d’annuler unilatéralement]. La Russie n’a absolument pas bombardé l’Ukraine comme prélude au référendum, lequel n’a d'ailleurs soulevé la contestation ni l’opposition d’aucune autorité locale. De sorte que, comme le dit si bien Obama, il n’y a effectivement rien de comparable entre ces deux situations.


Obama nous dépeint un Occident épris de liberté, avec l’OTAN pour vigilante sentinelle contenant bravement les forces obscures et néfastes de l’autre côté du rideau de fer. « Les États-Unis et l’OTAN ne cherchent pas la confrontation avec la Russie [continue Obama] Depuis la fin de la Guerre froide nous avons travaillé de concert avec la Russie, une administration après l’autre, afin de construire des liens de culture, de commerce et de communauté internationale ». Et de vitupérer que la Russie doit se comporter comme une puissance « responsable ». « Ce n’est pas parce que la Russie est historiquement intimement liée à l’Ukraine qu’elle peut se permettre de lui dicter son avenir. Concernant le principe fondamental dont il s’agit ici, à savoir la capacité des nations et des peuples à décider pour eux-mêmes et par eux-mêmes, on ne peut pas refaire l’histoire. Ce n’est pas l’Amérique qui a rempli la place Maïden de manifestants, ce sont les Ukrainiens eux-mêmes. Aucune force étrangère n’a contraint les citoyens de Tunis et de Tripoli à se soulever, ils l’ont fait eux-mêmes ».


Encore une fois, Obama néglige de préciser que depuis la fin de la Guerre froide l’OTAN a continuellement œuvré – en totale violation du serment prêté par les autorités américaines de ne pas avancer d’un centimètre vers les frontières de la Russie – à encercler la Russie, à empiéter sur ses frontières et à soutenir à ses portes des régimes ouvertement hostiles à la Russie. De fait, le soutien des Occidentaux à un régime ukrainien putschiste hostile à la Russie ne pouvait être perçu par les autorités russes que comme une action inamicale et comme une menace. Par ailleurs, lorsqu’Obama affirme que ce n’est pas l’Amérique qui a rempli la place Maïden de manifestants mais les Ukrainiens eux-mêmes, sa vision est totalement biaisée. Les États-Unis ont en effet activement soutenu certaines des formations qui y étaient présentes, et notamment les plus violentes. Ce faisant, c’était précisément les États-Unis qui s’efforçaient de « dicter à l’Ukraine son avenir ». Plus personne n’ignore aujourd’hui qu’un projet de compromis du gouvernement de transition négocié entre les factions ukrainiennes et l'Union Européenne a été très rapidement battu en brèche par les factions les plus violentes, ce qui a immédiatement conduite au coup d’État, mené précisément par le favori de Victoria Nuland (2), et qui ruinait irrémédiablement les avancées de l’Union Européenne vers une sortie de crise pacifique. Le gouvernement putschiste alors en place – avec des hommes de droite à tous les postes clefs – représentait une sorte de gouvernement ukrainien dérussifié imposé de force. Dans un tel contexte, le référendum de Crimée compte précisément comme un exemple notable et particulièrement justifiable de « la capacité des nations et des peuples à décider pour eux-mêmes et par eux-mêmes », comme le dit si bien Obama.


En fait, on peut réellement considérer que l’intervention des Occidentaux, et en particulier des États-Unis, et leur rôle dans le renversement du gouvernement élu qui dirigeait l’Ukraine était véritablement une agression indirecte contre la Russie, la réaction de la Russie apparaissant alors non comme une agression mais comme une réponse à une agression. Cette notable et nouvelle forme de changement de régime à l’occidentale ne peut fonctionner que via l’organisation, l’entrainement et le soutien matériel et médiatique de formations dissidentes qui désorganisent et discréditent le gouvernement cible, et permettent son renversement. Tout cela s’opère sous l’étiquette officielle de « promotion de la démocratie », alors que cela revient le plus souvent à une éviction de facto de la démocratie. Cela ne se produit évidemment ni à Bahreïn ni en Arabie Saoudite, mais plutôt en Serbie, en Ukraine ou au Venezuela. Qu’on le veuille ou non, le gouvernement renversé d’Ukraine était un gouvernement démocratiquement élu, le gouvernement putschiste qui lui succède ne l’est absolument pas. Dans son discours de Bruxelles, Obama ajoute que « les nations latino-américaines ont rejeté les dictatures et construit de nouvelles démocraties ». Il néglige de préciser que les tortionnaires de ces dictatures étaient sponsorisés par les États-Unis ; que tandis que l’Amérique avait soutenu des années durant la tyrannie qui sévissait au Venezuela, elle était toujours restée hostile à la démocratie bolivarienne de gauche qui lui avait succédé et s’y était maintenue plus d’une décennie ; et qu’au moment même où Obama discourait à Bruxelles, son propre gouvernement encourageait les manifestants (généralement violents) de Caracas, dénonçant Maduro [le successeur de Chavez] et menaçant le pays de sanctions et bien davantage, dans le plus traditionnel style « éviction de la démocratie à l’américaine » (cf. : les déclarations particulièrement agressives de J. Kerry, le 13 mars 2014 devant le Comité des Affaires étrangères du Sénat, sur le thème « promotion des intérêts américain à l’étranger : vote du budget 2015 du Ministère des affaires étrangères).


Si l’on compare le discours de Poutine à la Fédération de Russie – sur le référendum de Crimée et la crise qui l’accompagne (18 mars 2014) – à celui d’Obama du 23 mars à Bruxelles, y a pas photo, Poutine gagne les mains dans les poches. Et cela pour une bonne et simple raison (à mon avis), c’est que la Russie subit actuellement une agression et une menace très sérieuse de la part des États-Unis, qui ne cessent d’étendre leur empire, ne peuvent tolérer aucune rivalité sérieuse et voient dans tout ce qui leur résiste un ennemi à abattre. C’est principalement le cas de la Russie et de la Chine, et les menées successives des États-Unis et de l’OTAN sont finalement parvenues à faire de la Russie, qui était pratiquement un État client sous Yeltsine, un ennemi et même un « agresseur » à l’heure actuelle. Il est vraiment fascinant de voir à quel point le courant dominant des médias et des intellectuels reste incapable de reconnaitre la menace réelle que le putsch de Kiev, organisé et porté par les Occidentaux, représente pour la sécurité de la Russie, et l’extension continue de cette menace que représente l’expansion permanente de l’OTAN aux portes de la Russie. Ici, le double standard en matière d’agression et de droit international est à couper le souffle. Sardoniquement, Poutine souligne : « D’abord, c’est une bonne chose qu’au moins ils arrivent à se rappeler que le droit international existe. Mieux vaut tard que jamais ! » Et c’est tellement une évidence qu’il n’a même pas besoin d’en rajouter. Obama n’avait, lui, vraiment rien de drôle à Bruxelles et son flot de clichés et de salades était réellement pathétique. Il s’obstine à défendre l’indéfendable et en comparaison, sa victime n’en a que plus de poids, intellectuellement et moralement.


Mais dans les médias américains [ou occidentaux] Poutine est donné perdant. Il y fait l'objet d'un processus de diabolisation classique, à l'instar de tous ceux qui ont le malheur de défier l’État impérial ou d'en devenir la cible. Il est d'ailleurs amusant qu'on l'y désigne régulièrement comme « l'ex-colonel du KGB ». Vous imaginez les médias américains appeler régulièrement Georges Bush 1er, « l'ex-directeur de la CIA » ? Et bien évidemment on y rabâche aussi continuellement tout ce qui a pu entacher sa carrière, et qui est factuel, du reste : la Tchétchénie, ses positions sur les droits des homosexuels, la faiblesse de la démocratie russe et le pouvoir des oligarques (triste héritage de la période pro-occidentale Yeltsine). Mais derrière tout ça, ce qui dérange chez Poutine, c'est qu'il représente des intérêts nationaux russes, lesquels entrent directement en conflit avec ce qui apparaît comme les priorités et les intérêts de l'élite impériale américaine.


Pour dire à quel point cette représentation est biaisée, un simple détail : prenons par exemple le traitement médiatique des « Pussy Riot », jetées en prison après une action menée dans l'une des principales églises de Moscou, et littéralement idolâtrées depuis dans les médias américains. Elles symbolisent définitivement l’infamie de la Russie de Poutine. Du premier janvier 2014 au 31 mars, le New York Times a publié 23 articles au sujet des « Pussy Riot », la plupart du temps accompagnés de photos du groupe en visite dans différents endroits de New York. Elles y ont rencontré la direction éditoriale du Times, elles ont été reçues à Amnesty International, à Human Rights Watch, entre autres. Elles n'ont rien de grandes musiciennes et ce qu'elles font leur vaudrait certainement d'être jetées en taule aux États-Unis, mais elles dénoncent Poutine.


L'une d'entre elles, Maria Alyokhina, s'est même vue offrir une tribune libre dans le Times (« Sochi en état de siège » 21 février). Et d'un autre côté, on a des gens comme John Mearsheimer, chercheur es sciences politiques à l'Université de Chicago et auteur de plusieurs livres importants sur les Affaires étrangères. Lui aussi est l'auteur d'une tribune libre mais la sienne est parue dans l'édition internationale du Times, non dans celle distribuée aux États-Unis. Son message était trop fort pour une diffusion optimale. Il y expliquait que « la cause centrale de la crise actuelle est en réalité l'expansion de l'OTAN […] et elle est motivée par les mêmes considérations géopolitiques qui influencent toutes les Grandes puissances, États-Unis en tête ». Ce genre d'opinion ou d'analyse, c'est pas pour le grand public.


Autre comparaison intéressante : en février 2014, tandis que les procès et les opinions des « Pussy Riot » faisaient la Une de tous les médias, une bonne sœur de 84 ans, Sœur Megan Rice, était condamnée à quatre ans d'emprisonnement pour avoir pénétré sur un site d'armement nucléaire en juillet 2012 et y avoir mené une action symbolique. Le New York Times n'accorda à cet événement que quelques lignes au milieu des brèves nationales, sous le titre : « Tennessee : une religieuse condamnée pour une manifestation pacifiste », le 19 février 2014 page A12. Megan Rice ne fut pas invitée à rencontrer la direction éditoriale du Times, ni à y publier une tribune libre. Cette condamnation là méritait tout au plus d'être laissée de côté.


 

 

Edward S. Herman est Professeur Emérite de Finance à la Wharton School, Université de Pennsylvanie. Economiste et analyste des médias de renommée internationale, il est l’auteur de nombreux ouvrages dont :

Corporate Control,Corporate Power (1981), Demonstration Elections (1984, avec Frank Brodhead),The Real Terror Network (1982), Triumph of theMarket (1995), The Global Media (1997, avec Robert McChesney), The Myth of The Liberal Media : an Edward Herman Reader (1999) et Degraded Capability : The Media and the Kosovo Crisis (2000). Son ouvrage le plus connu, Manufacturing Consent (avec Noam Chomsky), paru en 1988, a été réédité 2002. Genocide et Propagande, version française dePolitics of Genocide (E. S. Herman et David Peterson, New York, Monthly Review Press, 2010, préface de Noam Chomsky) est parue en français en 2012 chez Lux Editeur.


 
  1. Ndt. : Lorsqu'on parle des « Pères Fondateurs de la nation » aux États-Unis, on fait référence à la Constitution américaine et à ceux qui l'ont écrite. Lors de la rédaction de l'actuelle Constitution américaine, en 1887, la règle des trois cinquièmes accordait aux États du Sud que les esclaves soient comptabilisés à hauteur de trois cinquièmes de la valeur d'un WASP (citoyen blanc, anglo-saxon et protestant) dans les règles de comptage des personnes représentées à la Chambre des représentants (équivalent du Parlement aux États-Unis). Ce compromis fut inscrit dans la Constitution des États-Unis, dans l'article premier, section 2, clause 3.

  2. Ndt : Victoria Nuland : diplomate américaine travaillant pour le Département d’État, adjoint de Madeleine Albright (1993-96) puis directrice adjointe pour l'ex-Union soviétique, ambassadrice adjointe à l'Otan (2000-03), conseillère pour la politique étrangère du vice-président républicain Dick Cheney (2003-05 en pleine Guerre du Golfe), sous-secrétaire d'État pour l'Europe et l'Eurasie depuis septembre 2013, elle supervise notamment les manifestations pro-européennes en Ukraine. Elle a reconnu devant l'US Ukraine Foundation que les États-Unis avaient dépensé plus de 5 milliards de dollars pour « développer la démocratie » en Ukraine. Le 6 février 2014, sa conversation téléphonique avec l'ambassadeur des États-Unis à Kiev apparaît surYouTube avec un très diplomatique « Fuck the EU ! » qui restera sans doute célèbre.

Traduit de l’anglais par Dominique Arias pour Investig’Action 


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1952 : La Guerre des Mercenaires - Skynet.be

users.skynet.be/roger.romain/guerredesmercenaires_1952.htm

21:00 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

01/06/2014

Qui dirige? Quels sont les maîtres du monde?

sdc
 
From: Michel Peyret
Sent: Thursday, May 29, 2014 10:47 AM
 
Subject: TR: Qui dirige? Quels sont les maîtres du monde?
 

Bien cordialement,

M.

 

 

 

Qui dirige ? Quels sont les maîtres du monde ?

Cette étude est particulièrement bienvenue.

Alors que tout est mis en œuvre pour nous laisser croire que ce sont les partis et leurs dirigeants qui mènent les affaires publiques par élections interposées, Yvan du Roy pose la question : « Enfin, quelle influence pourraient-ils excercer sur les Etats et les politiques publiques s'ils adoptent une stratégie commune ? La réponse se trouve probablement dans la brûlante actualité des plans d'austérité. »

Tout n'est pas dit, mais la liaison est faite. Les véritables « décideurs », ceux qui émanent des élections dites « démocratiques » ou « représentatives » sont en réalité les serviteurs dociles de ces « maîtres du monde », réels ceux-là. Même si les Etats, ou quelques autres institutions internationales, sont chargés d'arbitrer les contradictions entre eux. Voire de les financer !

Les peuples sont de moins en moins dupes !

Les résultats des dernières élections, notamment en France, le met en évidence !

Aujourd'hui, la majorité des citoyens français met un grand coup dans cette fourmilière : ils en ont assez de laisser croire qu'ils pourraient être dupés « à perpétuité » !

Il convient de les entendre !

Michel Peyret

 

CAPITALISME

737 maîtres du monde contrôlent 80 % de la valeur des entreprises mondiales

PAR IVAN DU ROY 9 SEPTEMBRE 2011

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    • Poste

Une étude d’économistes et de statisticiens, publiée en Suisse cet été, met en lumière les interconnexions entre les multinationales mondiales. Et révèle qu’un petit groupe d’acteurs économiques – sociétés financières ou groupes industriels – domine la grande majorité du capital de dizaines de milliers d’entreprises à travers le monde.

Leur étude, à la frontière de l’économie, de la finance, des mathématiques et de la statistique, fait froid dans le dos. Trois jeunes chercheurs de l’Institut fédéral de technologie de Zurich [1] ont scruté les interactions financières entre multinationales du monde entier. Leur travail – « The network of global corporate control » (le réseau de domination globale des multinationales) – porte sur un panel de 43.000 groupes (« transnational corporations ») sélectionnés dans la liste de l’OCDE. Ils ont mis en lumière les interconnexions financières complexes entre ces « entités » économiques : part du capital détenu, y compris dans les filiales ou les holdings, prise de participation croisée, participation indirecte au capital…

Résultat : 80 % de la valeur de l’ensemble des 43.000 multinationales étudiées est contrôlé par 737 « entités » : des banques, des compagnies d’assurances ou des grands groupes industriels. Le monopole de la possession du capital ne s’arrête pas là. « Par un réseau complexe de prises de participation », 147 multinationales, tout en se contrôlant elles-mêmes entre elles, possèdent 40 % de la valeur économique et financière de toutes les multinationales du monde entier.

Une super entité de 50 grands détenteurs de capitaux

Enfin, au sein de ce groupe de 147 multinationales, 50 grands détenteurs de capital forment ce que les auteurs appellent une « super entité ». On y retrouve principalement des banques : la britannique Barclays en tête, ainsi que les « stars » de Wall Street (JP Morgan, Merrill Lynch, Goldman Sachs, Morgan Stanley…). Mais aussi des assureurs et des groupes bancaires français : Axa, Natixis, Société générale, le groupe Banque populaire-Caisse d’épargne ou BNP-Paribas. Les principaux clients des hedge fund et autres portefeuilles de placements gérés par ces institutions sont donc, mécaniquement, les maîtres du monde.

Cette concentration pose de sérieuses questions. Pour les auteurs, « un réseau financier densément connecté devient très sensible au risque systémique ». Quelques-uns flanchent parmi cette « super entité », et c’est le monde qui tremble, comme la crise des subprimes l’a prouvé. D’autre part, les auteurs soulèvent le problème des graves conséquences sociales que pose une telle concentration. Qu’une poignée de fonds d’investissement et de détenteurs de capital, situés au cœur de ces interconnexions, décident, via les assemblées générales d’actionnaires ou leur présence au sein des conseils d’administration, d’imposer des restructurations dans les entreprises qu’ils contrôlent… et les effets pourraient être dévastateurs. Enfin, quelle influence pourraient-ils exercer sur les États et les politiques publiques s’ils adoptent une stratégie commune ? La réponse se trouve probablement dans la brûlante actualité des plans d’austérité.

Ivan du Roy

- Pour télécharger l’étude complète en anglais

- Le blog de Paul Jorion propose une traduction en français de la présentation détaillée de l’étude.

 

Notes

1-L’Italien Stefano Battiston, qui est passé par le laboratoire de physique statistique de l’École normale supérieure, le Suisse James B. Glattfelder, spécialiste en réseaux complexes, et l’économiste italienne Stefania Vitali.

 

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12:56 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |