30/05/2012

CANADA-Québec: CHAREST DEGAGE ! c7d9

 
 
 
Sent: Wednesday, May 30, 2012 1:57 PM
Subject: CHAREST DEGAGE !

CHAREST DÉGAGE !

30.05.2012

RobertBibeau@hotmail.com

http://les7duquebec.com/2012/05/30/charest-degage/

RADIO-CANADA AU SECOURS DU GOUVERNEMENT

Vendredi dernier le 25 mai, Radio-Canada, la docile télévision d’État, au service de la kleptocratie dirigeante nous présentait une réflexion étonnante. Deux heures de télé à jouer les intrigués – à questionner – pour mieux faire gober son élixir empoisonné. La résistance étudiante contre la hausse des droits de scolarité et la crise sociale qu’elle a provoquée ont-elles pour origine : a) Un clash des générations ? b) Une séparation fédéraliste-souverainiste ? c) Une segmentation Montréal-régions ? e) Une dichotomie étudiants gâtés – payeurs de taxes excédés ? e) Une scission entre la gauche idéaliste et la droite pragmatique ?

Tout observateur averti aura noté que la Télé-Can du premier Ministre Harper évite soigneusement de voir l’opposition entre les capitalistes, les boursicoteurs, les requins de la finance, enfin, entre la minorité des riches et la majorité de la population, les ouvriers, les étudiants, les employés, les chômeurs et les petit-bourgeois paupérisés. Un clash entre le peuple taxé, dépossédé, désœuvré, trompé et méprisé d’une part, et, de l’autre, les politiciens gérants d’estrade pour le compte du grand capital milliardaire spoliateur et exploiteur. Tenez loin des yeux des animateurs télé ces classes sociales qu’ils ne sauraient accréditer.

Il faut dire que la mission de Radio-Can est différente de celle du réseau TVA – propriété du milliardaire Péladeau beaucoup plus «populo». La tâche du réseau d’État n’a jamais été d’informer politiquement ou d’éclairer les mystères réels ou inventés. La mission de Radio-Can a toujours été de faire déblatérer des intellectuels patentés – de notoriété réelle ou usurpée – pour le bénéfice d’autres intellectuels arrivistes ou naïfs, afin de les embrouiller sous un maelstrom de mots alambiqués, puis de lancer ces mystifiés parmi leur segment de classe pour propager les dernières inanités de l’intelligentsia sanctionnée. Le quotidien Le Devoir et la grosse Presse du milliardaire Desmarais jouent un rôle analogue dans le domaine de l’imprimé, alors que les journaux à Péladeau s’adressent à ce que les intellectuels appellent « monsieur et madame-tout-le-monde ».

L’émission spéciale de vendredi dernier a démontré l’art consommé de Radio-Can pour transformer une vraie question en tergiversations oiseuses et en discussions de salon entre de gentils interlocuteurs et des nervis journalistiques dont l’apothéose les transporta de félicité, à la toute fin de ce spectacle télévisé, lors d’une poignée de main qualifiée d’« historique » par la dame Dussault tout agitée (1).

COMPENDIUM DE LA MYSTIFICATION TÉLÉVISÉE

Décortiquons cette démonstration de collusion entre le pouvoir politique et le pouvoir médiatique des riches afin d’en découvrir les manipulations. Premier constat accablant : les seuls acteurs qui n’ont pas eu droit de parole pendant ces deux heures d’abjection sont les étudiants blessés, poivrés, arrêtés sur les lignes de piquetage attaquées; non plus que les manifestants matraqués, estropiés, les jeunes travailleurs non diplômés, mis sous contravention, expulsés ou chassés des universités par la hausse des droits de scolarité et la crise économique qui les frappe, eux et leur famille paupérisée.

Dès le début du spectacle télévisé, le commentateur glissa l’air de ne pas s’y intéresser : « L’histoire du mouvement étudiant québécois est jalonnée de nombreuses grèves et boycotts » – un fait avéré et lourd de sens – que Radio-Can ne pouvait passer sous silence. La tâche du journaliste consiste ici à ne pas en indiquer la conséquence et surtout à ne rien dire de la différence entre les grèves précédentes et la présente.

La conséquence de ces luttes de résistance successives, c’est que les droits de scolarité universitaires sont moins élevés au Québec que partout ailleurs où les étudiants se sont moins mobilisés pour faire reculer leurs gouvernements. Le 22 mai dernier, dans les rues de New-York, lors d’une manifestation d’appui à la résistance étudiante québécoise, de jeunes manifestants américains expliquaient que s’ils paient si cher et s’endettent tellement : « c’est que notre résistance a été éradiquée-écrasée sous les matraques des policiers » (2). Seriez-vous étonné si je vous révélais que le Président étatsunien – le premier noir à occuper le siège éjectable de la Maison Blanche – dans sa dernière allocution sur l’État de l’Union, a donné pour mission à l’armée américaine de soutenir les autorités civiles à l’intérieur des États-Unis pour réprimer toute velléité d’opposition aux politiques du gouvernement ? Radio-Can n’a jamais rapporté cette déclaration inédite d’Obama; il faut pourtant remonter à la Crise de 1929 et à la guerre de Sécession (1861) pour retrouver l’énoncé d’une telle mission intérieure pour l’armée d’agression extérieure.

Les étudiants-manifestants de New-York concluaient comme leurs camarades de Toronto et de Taipeh (Taïwan) que ce ne sont pas les étudiants québécois qui doivent rejoindre leur niveau d’endettement mais plutôt l’inverse : les étudiants étatsuniens, canadiens et taiwanais devraient lutter davantage, affronter la police fasciste afin de réduire les droits universitaires et gagner l’accès aux études supérieures pour le plus grand nombre. Ici, dégonflons une baudruche propagée par les ignares de la télé d’État. Le système universitaire américain n’est pas performant et il est de moins en moins prestigieux. Ces journalistes ont lu un roman il y a vingt ans et ils croient que la réalité n’a pas changé. Aux États-Unis il y a d’un côté un système réduit d’universités élitistes très dispendieuses, réservées aux fils de riches. De l’autre côté un immense réseau universitaire couteux – inefficace – de mauvaise qualité – certifiant des étudiants chômeurs diplômés, endettés. Le système d’études supérieures américain ressemble à ce que l’on retrouve dans les pays du tiers-monde et il craque de toute part, menaçant d’imploser. Un étudiant soulignait que la bulle de la dette étudiante américaine de mille milliards de dollars pourrait être la source du prochain crash boursier quand des milliers d’étudiants déclareront faillite et répudieront chacun leur dette personnelle (3).

ROZON LA SUBVENTION S’AMÈNE RELAYER MARTINEAU LE BOBO


POUR LIRE LA SUITE DE L'ÉDITORIAL »»»»»»»» http://les7duquebec.com/2012/05/30/charest-degage/


L'ensemble des carnets sur :

http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

Au début de l’émission, monsieur subvention-Rozon, parasitant depuis toujours les charités de l’État, s’amène au front reconnaissant de tout cet argent pour lui dilapidé au cours de toutes ces années. Rozon connait les mœurs du sérail qui stipule qu’on lèche amicalement la main qui vous nourrit somptueusement. Pathétique, cette levée d’étriers de l’homme-prostitué le plus grassement subventionné de la cité, donnant des leçons de parcimonie aux étudiants payés au salaire minimum – car il faut se rappeler que 80% des étudiants-étudiantes universitaires travaillent et la majorité à temps plein.

C’est là une différence importante qu’un journaliste-analyste qui aurait souhaité renseigner aurait dû signaler. Aujourd’hui, contrairement aux temps passés (1960-2000), un étudiant universitaire passe plus de temps au travail qu’à l’université, il vit en couple et sa compagne travaille également. Voilà pourquoi ce sixième ‘round’ de résistance étudiante est aussi farouche – militant – déterminé. Les troupes étudiantes sont en fait des partisans ouvriers-étudiants qui luttent pour leur survie et qui ont décidé de refuser qu’on leur transfère sur le dos le fardeau de l’insidieuse crise économique récurrente (la faillite grecque n’étant que l’exemple le plus récent). Les jeunes militants-étudiants savent que l’une après l’autre les économies des pays capitalistes occidentaux passeront à la casserole.

Foin du conflit de génération, de la dualité Montréal-régions et de la querelle des anciens de la Trudeaumanie, du Renérendum et de la séparation! Les jeunes et les moins jeunes du Québec, du Canada et du monde entier (Printemps arabe et crise européenne inclus) savent bien qu’ils vivent dans un monde globalisé – interdépendant – qui se dirige inexorablement vers une nouvelle catastrophe économique, financière et militaire.

SONDAGE BIDON

La mise en scène médiatique de Radio-Can visait d’autres objectifs que leur sondeur patenté (CROP, un habitué des sondages truqués) a découverts à travers son questionnaire : a) Les leaders étudiants sont discrédités, révèle le sondage manipulé. b) Le gouvernement a déjà fait de lourdes concessions. c) Le gouvernement déficitaire pourra-t-il faire davantage de concessions aux étudiants (4) ? C’est la façon que CROP et Radio-Can ont trouvé pour contribuer à la liquidation du mouvement étudiant et apporter leur soutien au gouvernement chambranlant. Reprenons chacune des constatations que le sondage falsifié CROP-Radio-Can prétend dévoiler :

A) Il est dorénavant admis que les bureaucrates syndicaux classiques sont de plus en plus discrédités, ce qui est un acquis de cette lutte populaire où les représentants étudiants se sont mués en PORTE-PAROLE parfois rabroués par leurs assemblées générales – du nouveau pour les fiers-à bras-de la FTQ qui se demandent encore comment faire descendre le chat du poteau où ils seraient perchés – c’est-à-dire démobiliser les milliers d’étudiants ouvriers engagés. Ce ne sont pas les «chefs» syndicaux étudiants qui décident mais les militants qui tiennent les lignes de piquetage et se font matraquer, du nouveau dans le syndicalisme québécois. Radio-Can voulait rappeler aux porte-parole étudiants que pour mériter leur notoriété ils avaient le devoir de mener leurs commettants par le bout du nez jusqu’à l’enclos où le gouvernement les attend.

B) Le gouvernement est celui qui a lancé l’attaque contre les étudiants en haussant les droits de scolarité. Le gouvernement n’a fait aucune concession jusqu’à présent puisqu’il a refusé de négocier le gel des droits de scolarité. Il a même eu l’outrecuidance de les augmenter à 1778 $ au cours même du conflit. Et les porte- parole étudiants sont étonnés du rejet de cette insulte à leur combat !?...

C) Le troisième « média-mensonge » colporté par CROP-Radio-Can via ce sondage trafiqué a trait à l’incapacité de payer du gouvernement. Le gouvernement a accordé 3,6 milliards de cadeaux fiscaux l’an passé, et il a aboli la taxe sur le capital financier qui lui fait perdre des centaines de millions en revenus fiscaux – de quoi payer largement la scolarité de tous. La vérité c’est que le gouvernement des capitalistes n’a pas d’argent pour le peuple, il en a seulement pour les puissants toujours plus gourmands (6).

PRÉPARER LA NÉGOCIATION – CAPITULATION

La dernière mission de cette émission spéciale de Radio-Can était de désamorcer la crise en préparant la négociation que les riches voudraient une capitulation de la part des étudiants. Malheureusement, les leaders étudiants timorés n’ont pas dénoncé ce sondage manipulé, ce qui dénote leur état d’esprit défaitiste alors que la crise s’approfondit et s’élargit et que leur cause triomphe face à ce gouvernement décadent.

Ce ne sont pas d’anonymes répondants à un sondage contrefait qui font la grève et se font matraquer, arrêter, trainer devant les tribunaux, battre, mettre à l’amende et incarcérer. Ceux qui mènent la lutte devant les CEGEPS et les facultés universitaires ont-ils confiance dans leurs représentants ? Si oui, tout va bien ! Si non, qu’ils les congédient.

Les rues du Québec sont-elles occupées par des milliers et des milliers de manifestants venus supporter le gouvernement Charest ? Non nullement ! Les milliers et les milliers prennent la rue malgré l’illégalité, les tribunaux et les policiers pour défier l’inique loi 78. Chaque soir ils encouragent les étudiants et dénoncent le gouvernement, l’État-major des riches coincé dans son Parlement, voilà le seul sondage qui importe.

CLASH SOCIAL - CHAREST DÉGAGE !

Le clash social oppose des milliers d’étudiants et des millions de gens désemparés, écœurés, cyniques qui font le compte de toutes les malversations qu’on étale sans vergogne sous leurs yeux hébétés. Prévarications de ceux qui prétendent gouverner dans l’intégrité et défendre les intérêts de la collectivité. La grève étudiante a fait tomber les masques, comme à chaque lutte farouche d’un segment du peuple contre ceux qui ont perdu toute légitimité.

Dans les conditions sociales, économiques, morales, actuelles, les riches et les ploutocrates manigancent pour sauver leurs investissements, leur capital, leurs profits et ils exigent de leurs hommes de main dans les gouvernements qu’ils les servent docilement en se compromettant ouvertement. Ces derniers – politiciens futés – ne peuvent éviter de s’enfarger et d’exposer leur duplicité pendant ces transferts de fonds et la tonte organisée de larges secteurs de la population. Les médias à la solde ont beau hurler leur loyauté, intensifier leur propagande pour que le peuple accepte qu’on lui rejette le fardeau de la crise sur le dos; pourtant l’exemple de la résistance étudiante l’emporte sur la peur et la résignation, alors que le consensus populaire se forge autour de la résistance, ce que Radio-Can et les chiens de garde du système annoncent comme une polarisation et la rupture du consensus social. C’est faux. Un nouveau consensus voit le jour autour des partisans, des étudiants, des écologistes, des paupérisés, des indignés, des révoltés âgés ou éphèbes et des ouvriers qui un jour, j’ose espérer, prendront fièrement leur place devant la marche des insurgés.

(1) http://www.radio-canada.ca/politique/

(2) Manifestation des étudiants de New-York. http://www.youtube.com/watch?v=y60Rccx3iTs&feature=player_embedded

(3) http://www.ledevoir.com/international/etats-unis/350033/endettement-etudiant-une-bombe-a-retardement-aux-etats-unis

(4) La «boulechite» des sondages http://www.vigile.net/La-boulechite-CROP-Lessard-La et les autres http://www.lapresse.ca/debats/le-cercle-la-presse/actualites/201205/21/48-358-la-surinterpretation-des-sondages-dopinion.php et à nouveau sur les sondages à Péladeau-Desmarais http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=31047

(5) Route 167, Mine de diamant +/- 300 millions $ pour une route qui mènera à une mine de diamant au nord de Chibougamau. Le gouvernement assumera la majeure partie de la facture en investissant pas moins de 287,6 millions $ dans le projet, soit 8 millions de plus que ce qui était inscrit dans le document présentant les investissements en infrastructures dans le cadre du Plan Nord. Un gisement dont la valeur pourrait dépasser les 5 Milliards $ (aucune transformation au Québec). Selon les prévisions budgétaires, la construction de cette route de 243 kilomètres coûtera 331,6 millions $, soit 1,4 million du kilomètre.

(6) Allègements fiscaux aux entreprises. En 2011, le gouvernement libéral accorde 3,6 milliards $ d'allègements fiscaux aux entreprises. Cet argent n'est pas réinvesti en production, en emploi ou en R&D par les entrepreneurs. Dans les faits, l'argent est investi dans des produits financiers qui rapportent 15% d'intérêt. Quel entrepreneur intelligent irait s'empoisonner la vie à développer son entreprise quand il peut faire 15% sans même lever le petit doigt ? Et comme par hasard le déficit du Québec s'élève à 3,8 milliards $ pour 2011. Alors aujourd'hui on coupe partout pour réduire le déficit. Les générations suivantes se retrouveront finalement à payer le capital d'investissement des entreprises québécoises. http://ageuqtr.org/sites/default/files/Appuis%20aux%20Étudiants.pdf

22:26 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

26/05/2012

ISRAEL. Les Africains victimes de discrimination racistes

ISRAEL. Les Africains victimes de discrimination racistes
 
Ce pays n’ est en rien un pays démocratique. Il est religieux intégriste, racial, colonialiste et agressif, soutenu à fond par les ricano-otano-occidentaux. Il a été conquis par des conquérants, des envahisseurs, (re) venus d’ailleurs. Le voilà qui reproduit maintenant les pogroms nazis dont furent victimes les Juifs eux-mêmes, pour le respect de la domination et de la pureté de la “race” aryenne. Il est actuellement dirigé par un extrémiste de droite, ce que l’on oublie évidemment par complicité ...
RoRo
 
Sent: Friday, May 25, 2012 9:58 AM
Subject: ISRAEL. Les Africains victimes de discrimination racistes
 

ISRAEL. Les Africains victimes de discrimination racistes


Le ministre de l'Intérieur préconise de "mettre derrière les barreaux" tous les clandestins africains afin de "protéger le caractère juif de l'Etat d'Israël".


ISRAEL. Les Africains victimes de discrimination racistes (MENAHEM KAHANA / AFP)

ISRAEL. Les Africains victimes de discrimination racistes (MENAHEM KAHANA / AFP)

Une manifestation qui a dégénéré en violences racistes à Tel Aviv a déclenché jeudi 24 mai une polémique sur la présence en Israël de quelque 60.000 immigrants clandestins, la plupart Soudanais et Erythréens, entrés via le Sinaï égyptien.
Mercredi soir, un millier d'Israéliens avaient défilé dans le quartier défavorisé de HaTikva, situé dans le sud de Tel-Aviv, aux cris de "Les Soudanais au Soudan" et autres slogans xénophobes.
Certains des manifestants ont attaqué et pillé des magasins tenus par des Africains et endommagé plusieurs voitures transportant des immigrés, selon la police, qui a arrêté 20 manifestants.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a condamné ces violences, affirmant qu'elles n'avaient "aucune place" en Israël, tout en s'engageant à "résoudre de façon responsable" le problème de l'immigration clandestine.
Nous achèverons la construction du mur d'ici quelques mois et nous commencerons bientôt à renvoyer les immigrés dans leurs pays d'origine", a promis Benjamin Netanyahu, en référence à la clôture de 250 km qu'Israël est en train de construire le long de sa frontière avec l'Egypte, très poreuse car passant en plein désert du Sinaï.
Selon le ministère de l'Intérieur, 62.000 immigrés clandestins se sont "infiltrés" depuis 2006 en Israël en provenance surtout du Soudan, du Soudan du Sud et d'Erythrée.
Conscience morale du pays, le président Shimon Pérès a jugé que la haine des étrangers était "contraire aux enseignements du judaïsme" et que la violence n'était "pas la solution" face aux difficultés des habitants des zones sud de Tel Aviv.
Jeudi, les Africains étaient peu nombreux au marché du quartier HaTikva. "Il y a 70% de Noirs en moins ce matin", s'est réjoui A., propriétaire d'une petite boutique de vêtements.
Selon cet Israélien de 24 ans, qui a préféré rester anonyme, l'affluence d'Africains provoque un sentiment d'insécurité chez les habitants les plus âgés. "Ma grand-mère a quitté le quartier après qu'un Africain soit rentré chez elle. Même moi j'ai peur", a-t-il témoigné.
La seule solution est de les renvoyer chez eux", insistait une Israélienne du quartier. "Nous avons peur de sortir de chez nous. Leur situation pousse ces clandestins à faire des choses terribles".
A la suite d'une récente vague de criminalité impliquant des immigrés, un vif débat s'est engagé sur le nombre des immigrés d'Afrique noire en Israël.
Le ministre de l'Intérieur, Elie Yishaï, chef du parti religieux Shass, a même préconisé de "mettre derrière les barreaux" tous les clandestins africains afin de "protéger la caractère juif de l'Etat d'Israël".
Si le gouvernement n'agit pas, "ils seront bientôt un demi-million, voire un million", a prévenu le ministre.
Une députée du Likoud, le parti de droite de Benjamin Netanyahu, Miri Regev, qui a participé à la manifestation de mercredi, a assimilé les clandestins à "un cancer qui prolifère".

Incitation à la haine raciale

En revanche, le maire de gauche de Tel Aviv-Jaffa, Ron Huldaï, a estimé que si le gouvernement permettait aux immigrés clandestins de s'installer à Tel Aviv, il fallait "leur donner les moyens de vivre en leur permettant de travailler".
Yariv Oppenheimer, le dirigeant de l'association anti-discrimination La Paix Maintenant, a demandé au procureur général d'engager des poursuites pour "incitation à la haine raciale" à l'encontre des députés du Likoud présents à la manifestation.
Deux rassemblements antiracistes ont réuni quelques centaines de personnes à Tel Aviv et à Jérusalem, près de la résidence du Premier ministre. "Le racisme est un cancer" et "Nous sommes tous des réfugiés", proclamaient des pancartes.

 

12:58 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

24/05/2012

FRANCE: Pour ceux qui s'inquiètent de l'avenir de Bidule le Viré

 
 
Et si Rtl-Tvi organisait quand même une petite collecte télévisée pour assurer sa survie ???
RoRo
 
 
Sent: Tuesday, May 15, 2012 10:36 AM
 
Subject: Pour ceux qui s'inquiètent de l'avenir de Bidule le Viré
 
ça ira mieux pour lui que pour le contribuable qui va continuer à l'engraisser...
 
**************

Ce que l'Etat va verser à Nicolas Sarkozy pour sa retraite

20 minutes le 08/05/2012

Indemnités, avantages divers, le site de Challenges.fr a détaillé ce qui attend le chef de l'Etat quand il se sera retiré...

6.000 euros de retraite, des voyages gratuits, un appartement... Comme tous les anciens présidents, Nicolas Sarkozy va bénéficier d’avantages dus à son ancienne fonction. «D’abord, il percevra une indemnité de 6.000 euros brut, accordée à tous les "ex", quelle que soit la durée de leur séjour à l’Elysée. Ensuite, il pourra siéger au Conseil constitutionnel, en tant qu’ancien Président et percevoir, à ce titre, une indemnité de 11.500 euros net par mois», explique le site challenges.fr. Pour le moment, Nicolas Sarkozy n’a pas précisé s’il comptait siéger dans cette institution mais il pourrait redevenir avocat.
1,5 million d’euros pour l’Etat
A ces avantages, Sarkozy bénéficiera d’avantages en nature. Un appartement de fonction, deux fonctionnaires de la police nationale pour assurer leur protection rapprochée, une voiture de fonction avec deux chauffeurs, sept collaborateurs. L’ancien président pourra également voyager gratuitement, grâce à deux cartes de circulation illimitées, l'une sur Air France, en classe affaires, l'autre à la SNCF première classe.
«Pour l'Etat, la facture de ces nombreux avantages est salée: La charge financière -que personne ne connaît compte tenu de la dispersion des financements- peut être estimée à 1,5 million par an et par ancien président, souligne le député René Dosière dans son livre "L’argent de l’Etat" (Seuil)», détaille Challenges.fr.
M. Go.

22:08 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

09/05/2012

FN en hausse: comment est-ce possible?

 
 
Torturer en ALGERIE: c’ était un DEVOIR pour la glorieuse armée colonialiste française ...
Le père Le Pen doit encore apprécier, lui qui a renoncé à son mandat de député poujadiste pour aller combattre pour “L’Algérie française!” ... !
RoRo
 
Sent: Wednesday, May 09, 2012 9:51 AM
 
Subject: FN en hausse: comment est-ce possible?
 
on se le demande... vraiment?
 
************

Comment le quotidien L’Alsace banalise la torture

par Henri Maler, mai 2012
Alertés par le blog « La feuille de chou » et par une lettre publique adressée par Bernard Enggasser (consultable sur même blog), nous avons découvert ce qui suit.
Le quotidien L’Alsace a publié une série de « Mémoires d’Algérie ». Le sixième article de la série, publié le 29 avril 2012 et intitulé « Les dernières confidences du général Paul Aussaresses » donne la parole au dit général. « Votre vie est celle d’un personnage de roman », affirme le journaliste qui l’interroge… Le recours à la torture ne constituerait donc qu’un épisode de ce roman ?
« Le général Aussaresses avait fait scandale en reconnaissant l’utilisation de la torture lors de la guerre d’Algérie », indique le quotidien. Précisons : en reconnaissant avoir participé à l’utilisation de la torture et en s’empressant de la légitimer. Mais que l’on ne compte pas sur L’Alsace pour rappeler ce que fut ce recours systématique à la torture et ce qu’écrivait alors le général (qu’il n’a cessé de répéter depuis). Aucun rappel des faits, aucune mention du contexte (voir en « Annexe » quelques références) : L’Alsace a publié un entretien en forme de tribune libre dont la complaisance, quoi que le journaliste en charge de l’entretien pense lui-même, équivaut à une tentative de réhabilitation du général et de banalisation de la torture.
Les premières questions sont d’une rare audace :
- Général Aussaresses, êtes-vous heureux en Alsace ?
- Je réponds, avec un point d’exclamation : oui, je suis heureux en Alsace !
- Qu’est-ce qui vous plaît ici ?
- Les Alsaciens… et les Alsaciennes !
- Mais nous allons plutôt parler de l’Algérie, où vous avez combattu le FLN. Cette période a marqué votre vie, j’imagine…
- Grandement !
Le journaliste de L’Alsace – qui ne manque pas d’imagination… – est en panne de précisions, comme le montre la suite.
- Vous avez confirmé l’utilisation de la torture durant cette guerre. Vous estimez que c’était un moyen nécessaire, dans ces circonstances ?
- Je trouve que c’était nécessaire, quand nous l’avons fait, et utile…
- S’il fallait le refaire, vous le referiez ?
- Si c’était à refaire, je referais ce chemin. Je ne serais pas content, mais je le referais… C’était pour la France. C’est le devoir d’un soldat. J’assume. C’était une vraie guerre.
Non seulement, le journaliste de L’Alsace se borne à évoquer vaguement une confirmation de l’utilisation de la torture, sans dire qu’Aussaressess a participé à cette utilisation, mais connaissant par avance les réponses, il prend soin de les préparer par ses questions, emboîtant par avance le pas au général.
Comme on peut le vérifier quelques questions plus loin :
- Après vos révélations sur la torture, le président Chirac a demandé que l’on vous retire votre Légion d’honneur. Comment l’avez-vous vécu ?
- C’était injuste ! J’aurais pu dire : “Mais ce que j’ai fait, je l’ai fait sur ordre !” Mais ce serait lâche de le dire, je ne le dis pas, hein ? J’ai agi parce que c’était mon devoir.
- Vous n’êtes pas pour la repentance par rapport à la façon dont la France a agi en Algérie ?
- Non, on a fait ce qu’on devait.
Dernières questions :
- Si l’on pense que votre préférence va à l’extrême-droite, on se trompe ?
- Non, c’est vrai. Je connais Marine Le Pen, pour avoir dansé avec elle. J’ai trouvé qu’elle avait avec moi quelque chose de commun : la taille ! Si vous me demandez ce que je pense d’elle… Oh, je n’en pense que du bien ! Mais j’ai voté pour Sarkozy…
- Votre vie est celle d’un personnage de roman…
- C’est un personnage qui faisait ce qu’on lui disait de faire. Ça s’est passé comme ça… […]
Et comme il ne s’agit somme toute que du « roman » d’une vie, un titre et un encadré achèvent de confirmer tout le bien que l’on doit penser du sympathique général :
Tout bon roman, quel que soit son registre, doit comporter une histoire d’amour.
Le général, assure sa belle-fille Martine, fut « un homme à femmes ». Et s’il vit aujourd’hui une bonne partie de l’année en Alsace (il a aussi un appartement boulevard Montparnasse, à Paris), c’est à cause d’un « coup de foudre » : il y a dix ans, déjà octogénaire, il s’est marié avec une jeune septuagénaire alsacienne, rencontrée lors d’une réunion d’anciens parachutistes. [...]
Les crimes commis pendant la guerre d’Algérie ont été amnistiés. Ont-ils cessé pour autant d’être des crimes ? L’Alsace ne sait pas et n’est donc pas en mesure d’informer ses lecteurs.
Or, – mais cela n’a évidemment rien à voir avec le lectorat de L’Alsace… –, les résultats du premier tour de l’élection présidentielle en Alsace fournissent les indications suivantes (en pourcentages des suffrages exprimés) :
- Bas Rhin : Sarkozy : 33,61 % - Le Pen : 21,21 % - Hollande : 19,57 % - Bayrou : 11,94 % - Mélenchon 7,22 %, etc.
- Haut Rhin : Sarkozy : 31,91 % - Le Pen : 23,43 % - Hollande : 11,89 % - Bayrou : 11,39 % - Mélenchon : 7,42 %, etc.
Henri Maler
Compléments. Pour parer au plus pressé ou rafraîchir nos mémoires, on pourra consulter sur la page dédiée au général Aussaresses sur Wikipedia : « Révélations sur la torture en Algérie ». Le général est l’auteur d’un ouvrage intitulé Services spéciaux : Algérie 1955-1957, publié en mai 2001 dans lequel il reconnaît et revendique le recours à la torture et les exécutions sommaires. Le Monde en publie des extraits et multiplie dans les semaines suivantes informations et commentaires.. Quelques semaines avant la parution du livre du général, en novembre 2000, dans un entretien réalisé pour Le Monde par Florence Beaugé et réédité depuis - « Le général Paul Aussaresses, coordinateur des services de renseignement à Alger en 1957 »), on pouvait lire ceci : « La torture ne m’a jamais fait plaisir mais je m’y suis résolu quand je suis arrivé à Alger. À l’époque, elle était déjà généralisée. Si c’était à refaire, ça m’emmerderait, mais je referais la même chose car je ne crois pas qu’on puisse faire autrement. » Lire aussi, sur Rue89 : « Tortionnaire non repenti, le général Aussaresses se souvient » (avril 2008), par David Servenay, ex-Rue89.
 
************
«Ceux qui rendent une révolution paisible impossible, vont rendre une révolution violente inévitable». John F. Kennedy

Ainsi soit-il ???
 
 

Notre ami Bernard Enggasser réagit. Il a mille fois raison !

120429-ALSACE-ArticleAussaresse

120430-LettreBernardEngasser

 

Monsieur le Rédacteur en ChefJournal L’ALSACE

 

Flaxlanden le 29 avril 2012

 


Monsieur le Rédacteur en Chef,

 

Je suis effaré du fait que votre journal a publié, dans son  édition  du dimanche 29 avril 2012, une interview du Général AUSSARESSES lui permettant de justifier sa pratique de la torture lors de la guerre d’Algérie en déclarant, entre autre… « C’était pour la France. C’est le devoir d’un soldat…. ».

L’article en question a été accompagné d’aucun commentaire ou témoignage permettant de contrebalancer de telles déclarations.

On apprend que ce triste individu se proclame croyant et pratiquant !

D’autres comme le Général Jacques PARIS DE LA BOLLARDIERE on marqué la désapprobation de la torture en demandant officiellement (28 mars 1957) à être relevé de son commandement.

Albert CAMUS, François MAURIAC, VERCORS, Pierre VIDAL-NAQUET, Jean-Paul SARTRE et bien d’autres démocrates et humanistes se sont élevés contre ces pratiques qui déshonorèrent  la France.

Paul TEITGEN Secrétaire général de la police à  Alger en 1957, catholique, stigmatisera à l’époque les méthodes expéditives de l’armée. Il démissionnera même, s’offusquant que la France utilise des procédés qu’il avait connu comme résistant dans les caves de la Gestapo à Nancy.

Il y aurait eu  matière à mettre en défaut les propos du Général AUSSARESSES ce que la déontologie d’un journal d’information exigerait.

Que cette interview soit publiée entre les deux tours des présidentielles m’intrigue d’autant plus que nous connaissons une montée de l’extrême droite relayée  dans ses propos par le candidat sortant.

Il est de notoriété publique que bon nombre d’anciens de l’OAS, de tortionnaires, se retrouvent dans les rangs du Front National y imprimant leur idéologie, d’ailleurs AUSSARESSES, dans cet article, se déclare lui-même d’extrême droite et pense que du bien de Marine LE PEN !

Est-ce qu’on a voulu faire un scoop par cette interview ? Si oui, je pense que c’est un mauvais service rendu au journal et à ses lecteurs ; ce n’est pas par le « sensationnel » que l’on sauvera la presse d’informations quotidiennes de ses difficultés actuelles.

Mon propos n’est pas de fustiger la profession des journalistes, salariés qui, comme bien d’autres, subissent pressions et précarité. En effet, la quasi-totalité de la presse étant contrôlés par des groupes financiers eux-mêmes, sous influence de l’actuel pouvoir, pèsent de tout leur poids sur les rédactions. De même le Crédit Mutuel, contrôlant l’ensemble des journaux du grand Est semble, à travers les déclarations de son Président LUCAS, avoir une conception bien singulière du rôle de l’information.

Il est grand temps qu’ensemble, journalistes et citoyens, nous exigions que l’on revienne aux valeurs du programme du Conseil National de la Résistance se voulant d’assurer la pleine liberté de pensée, de conscience et d’expression ; la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’Etat, des puissances de l’argent et des influences étrangères.

 

Veuillez accepter,  Monsieur le Rédacteur en Chef, mes salutations les meilleures.

 

Bernard ENGGASSER

 

 

PS : je rends  cette lettre publique.

13:54 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

FRANCE: "FRONT NATIONAL", une appellation usurpée par les fascis tes ... à la Résistance anti-nazie et communiste ...

 
 
 
 
 

http://www.facebook.com/morel.roger

FRANCE: "FRONT NATIONAL", une appellation usurpée par les fascistes ... à la Résistance anti-nazie et communiste ...

mathilde Filloz "ne pas confondre le bon grain de l'ivraie

Le 30/04/2012

carte  du front   national localité Clervalle  president et les  membre  du  front  national il  nous  faudra  battre  le  front national l'usurpateur un soutien inutile ,plus  la  gauche est a gauche sa oblige

carte  du front   national localité Clerval
carte du front national localité Clerval


Front National

De lutte pour la Libération et l’indépendance de la France.

*******************************************************************

C’est ce qui est écrit sur ma carte d’adhérente au Front National de la Résistance durant la deuxième guerre mondiale.

Durant cette campagne électorale des élections présidentielles de 2012, nous avons assisté, et nous assistons encore, à une glorification des Le Pen sous le titre de Front National !

Savez-vous qu’ils ont emprunté ce titre au premier et au principal mouvement de la Résistance française au nazisme ?

Savez-vous ce que vous trouverez sur Google si vous tapez « Front National de la Résistance ? » Vous trouverez ceci : « Le Front National de lutte pour la Libération et l’indépendance de la France est une organisation de la Résistance Intérieure Française créée par le Parti Communiste Français durant la deuxième guerre mondiale. Dès l’occupation allemande en juin I940 (Dès la prise de pouvoir de Pétain - n.d.l.r-) des petits groupes étaient organisés par les communistes dans tout le Pays.

Savez-vous ce qu’en dit le dictionnaire « Le Petit Robert. » de 1977 à « Front National : « Mouvement de Résistance française à l’occupation allemande créé en mai 1941, d’origine Communiste, il s’ouvrit à toutes les tendances, chercha à réunir les divers mouvements mais refusa de s’intégrer aux regroupements opérés à partir de 1943. Il fut le seul mouvement à couvrir les deux zones nord et sud. A la Libération, il était devenu le plus important des mouvements de la Résistance ! »

Peu de jeunes connaissent l’histoire de la lutte contre l’occupant nazi, la lutte de leurs parents, de leurs grands-parents parfois. Ce n’est pas de leur faute. ../…

Notre histoire de France des lycées et collèges tient ces

évènements en quelques lignes discrètes sans autres

informations. Surtout pas sur le rôle des communistes !

J’étais membre du Front National de la Résistance. Je vais avoir, peut-être, bientôt cent ans. J’avais vingt-huit ans au premier juillet 1940, quand j’y suis entrée. Je peux encore vous dire ce qu’il était, comment il est né, comment ses membres ont lutté, comment il y en a tant et tant qui ont été déportés, fusillés, torturés, ou comme Jacques Decour, ont eu la tête tranchée…

Notre idéal était de détruire le fascisme ! Nos valeurs étaient aux antipodes des Le Pen !

Et quand je les vois, sous ce beau titre ensanglanté du sang de nos camarades disparus dans cette apocalypse, jouer la gloriole, les ambitions, avantageusement soutenus par la droite et ses médias, je ne peux me défendre d’une espèce de nausée devant une profanation !

Le Front National de la Résistance est né dès l’occupation nazie en juin 1940, à l’appel du Parti Communiste Français ( Jacques Duclos et Pierre Villon) nous avons constitué dans tout le pays une toile d’araignée de touts petits groupes, clandestins, bien sûr.

Dès l’automne les groupes étaient agissants et progressaient. Dès le 3 avril l’ordre fut donné de se regrouper pour créer un grand mouvement dans tout le pays. Ce qui fut réalisé le 15 mai 1941 ! Le 20 mai L’Humanité clandestine imprimait l’appel du 15 mai 1941 !

Sur ma carte d’adhérente que j’ai photocopiée pour vous, vous trouverez la liste des principaux responsables.

Vous constaterez la diversité des philosophies, des croyances, des professions. Seul le patriotisme, le courage, la détermination, l’amour de la France les conduisaient, les unissaient.

Le mouvement était organisé en sections.

 

 

On trouvait les Médecins, les Scientifiques, les Musiciens, les Ecrivains, les Mineurs, les juristes, le Front national de la Police, l’Union des Femmes Françaises, les paysans etc. et le Front des Jeunes Patriotiques qui furent un important vivier des Francs Tireurs et Partisans Français créés par le Front National et qui devint le bras armé du Front National de la Résistance en 1942.

Lorsque le Front National de la Résistance se réunit pour la première fois légalement c’était du 30 janvier au 3 février 1945 à Paris. Il déclarait : Deux millions et demi de membres adhérents !

On reconnaît l’influence du Front National de la résistance et du Parti Communiste Français dans le Programme de progrès social du Conseil National de la Résistance et appliqué après la Libération.

Ce programme avait été construit pour la réunion du Conseil National de la Résistance où il fut adopté, sous la présidence de Jean Moulin le 27 mai 1943 à Paris dans la clandestinité.

C’est peut-être pour cela que Sarkozy s’est tant acharné à le détruire durant son mandat.

Vous comprenez, devant tous ces éléments que, combattants contre l’occupation nazie, nous rejetions très fort pour les Le Pen, le droit de se parer de notre titre qui est l’honneur et la propriété des combattants.

Dans un jugement de Tribunal de première instance en 1999, lors de la brouille entre Maigret et Le Pen, ils ont été déboutés.

Le juge avait estimé que le titre n’appartenait ni à Maigret, ni à Le Pen, mais que « La Cour faisait droit au mouvement de Résistance Front National à revendiquer l’appellation pour son seul usage »

La procédure juridique s’est poursuivie. Elle est devenue politique. Qui peut bien retenir des décisions qui semblent s’imposer devant l’Histoire ?

Nous ne cèderons jamais !

Il faut informer le peuple afin qu’il ne se laisse pas abuser par ces tristes politiciens.

Qu’il ne confonde jamais le bon grain et l’ivraie !

Mathilde Filloz

Résistante dans le Doubs

1940-1945

11:52 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

06/05/2012

SARKO a reçu sa raclée ... La lutte continue ... !

 
 
SARKO a reçu sa raclée ... La lutte continue ... !
 
Ca y est les amis: depuis 20 heures, ce dimanche 06 mai 2012, nous savons que l’ultra Sarkozy a pris la raclée, après 5 années de règne qui ont coupé la FRANCE pratiquement en deux...
 
On (re)dressera et rappellera très certainement le bilan de ses résultats nauséeux dans les prochains jours, les prochaine semaines...
 
Pour le reste, François HOLLANDE va lui succéder... Mais pas de panique: ce n’ est pas la première fois que la social-démocratie est aux commandes de la FRANCE. Croire qu’elle a changé ou qu’elle va le faire radicalement serait une douce illusion.
 
Dès cet  instant, le véritable pouvoir en FRANCE et dans l’ EURO-DICTATURE reste entre les mains du capitalisme multinational, des banquiers, des spéculateurs, avec une extrême-droite (lepenniste ou autre) qui ne cesse de grandir et devenir de plus en plus revancharde.
 
Les véritables changements ne viendront que grâce à la mobilisation permanente, la vigilance et l’ action des travailleurs, des masses populaires. Ils ne viendront que par la renaissance d’une véritable gauche révolutionnaire, combattive et marxiste. La campagne électorale a d’ailleurs prouvé, autour de Mélenchon, que des millions de Français sont prêts, se sont mobilisés, pour avancer dans cette direction et créer un avenir véritable et durable pour la FRANCE. Le but final doit rester le Socialisme véritable et le pouvoir populaire. Mais il faut sortir absolument de l’opportunisme et du réformisme à “gauche”.
 
Tout cela ne pourra vraiment se faire que si la FRANCE commence par retrouver son indépendance, sa souveraineté nationale. Il faut également en finir avec les sales guerres impérialistes et de reconquêtes colonialistes, en premier lieu la sale guerre d’occupation en AFGHANISTAN... Boutons l’Otan dehors !
 
RoRo
 
cartereferendum

22:14 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

LE RACISME DES INTELLECTUELS

 
 
 
 
 

 
 
Le racisme des intellectuels

LE MONDE |05.05.2012 à 14h46

Par Alain Badiou, philosophe, dramaturge et écrivain

L'importance du vote pour Marine Le Pen accable et surprend. On cherche des explications. Le personnel politique y va de sa sociologie portative : la France des gens d'en bas, des provinciaux égarés, des ouvriers, des sous-éduqués, effrayée par la mondialisation, le recul du pouvoir d'achat, la déstructuration des territoires, la présence à leurs portes d'étranges étrangers, veut se replier sur le nationalisme et la xénophobie.

C'est déjà du reste cette France "retardataire" qu'on accusait d’avoir voté non au référendum sur le projet de Constitution européenne. On l'opposait aux classes moyennes urbaines éduquées et modernes, qui font tout le sel social de notre démocratie bien tempérée.

Disons que cette France d'en bas est quand même, en la circonstance, le baudet de la fable, le pelé et le galeux "populiste" d'où nous vient tout le mal lepéniste. Etrange, au demeurant, cette hargne politico-médiatique contre le "populisme". Le pouvoir démocratique, dont nous sommes si fiers, serait-il allergique à ce qu'on se soucie du peuple ? C'est l'avis dudit peuple, en tout cas, et de plus en plus. A la question "les responsables politiques se préoccupent-ils de ce que pensent les gens comme vous ?", la réponse entièrement négative "pas du tout" est passée de 15 % de l'ensemble en 1978 à 42 % en 2010 ! Quant au total des réponses positives ("beaucoup" ou "assez"), il est passé de 35 % à 17 % (on se reportera, pour cette indication statistique et d'autres d'un très grand intérêt, au numéro hors série de la revue La Pensée titré "Le peuple, la crise et la politique" et réalisé par Guy Michelat et Michel Simon). La relation entre le peuple et l'Etat n'est pas faite de confiance, c'est le moins qu'on puisse dire.

Faut-il  conclure que notre Etat n'a pas le peuple qu'il mérite, et que le sombre vote lepéniste atteste cette insuffisance populaire ? Il faudrait alors, pour renforcer la démocratie, changer le peuple, comme le proposait ironiquement Brecht...

Ma thèse est plutôt que deux autres grands coupables doivent être mis en avant : les responsables successifs du pouvoir d'Etat, de gauche comme de droite, et un ensemble non négligeable d'intellectuels.

En définitive, ce ne sont pas les pauvres de nos provinces qui ont décidé de limiter autant que faire se peut le droit élémentaire d'un ouvrier de ce pays, quelle que soit sa nationalité d'origine, de vivre ici avec sa femme et ses enfants. C'est une ministre socialiste, et tous ceux de droite ensuite qui se sont engouffrés dans la brèche. Ce n'est pas une campagnarde sous-éduquée qui a proclamé en 1983, que les grévistes de Renault - en effet majoritairement algériens ou marocains - étaient des "travailleurs immigrés (...) agités par des groupes religieux et politiques qui se déterminent en fonction de critères ayant peu à voir avec les réalités sociales françaises".

C'est un premier ministre socialiste, bien entendu à la grande joie de ses "ennemis" de la droite. Qui a eu la bonne idée de déclarer que Le Pen posait les vrais problèmes ? Un militant alsacien du Front National ? Non, c'est un premier ministre de François Mitterrand. Ce ne sont pas des sous-développés de l'intérieur qui ont créé les centres de rétention pour y emprisonner, hors de tout droit réel, ceux qu'on privait par ailleurs de la possibilité d'acquérir les papiers légaux de leur présence.

Ce ne sont pas non plus des banlieusards excédés qui ont ordonné, partout dans le monde, qu'on ne délivre aux gens des visas pour la France qu'au compte-gouttes, pendant qu'on fixait ici même des quotas d'expulsions que devait à tout prix réaliser la police. La succession des lois restrictives, attaquant, sous prétexte d'étrangeté, la liberté et l'égalité de millions de gens qui vivent et travaillent ici, n'est pas l'oeuvre de "populistes" déchaînés.

A la manoeuvre de ces forfaits légaux, on trouve l'Etat, tout simplement. On trouve tous les gouvernements successifs, dès François Mitterrand, et sans répit par la suite. En la matière, et ce ne sont que deux exemples, le socialiste Lionel Jospin a fait savoir dès son arrivée au pouvoir qu'il n'était pas question  d’abolir les lois xénophobes de Charles Pasqua ; le socialiste François Hollande fait savoir qu'on ne décidera pas les régularisations de sans-papiers autrement sous sa présidence que sous celle de Nicolas Sarkozy. La continuité dans cette direction ne fait aucun doute. C'est cet encouragement obstiné de l'Etat dans la vilenie qui façonne l'opinion réactive et racialiste, et non l'inverse.

Je ne crois pas être suspect d’ignorer que Nicolas Sarkozy et sa clique ont été constamment sur la brèche du racisme culturel, levant haut le drapeau de la "supériorité" de notre chère civilisation occidentale et faisant voter une interminable succession de lois discriminatoires dont la scélératesse nous consterne.

Mais enfin, nous ne voyons pas que la gauche se soit levée pour s'y opposer avec la force que demandait un pareil acharnement réactionnaire. Elle a même bien souvent fait savoir qu'elle "comprenait" cette demande de "sécurité", et a voté sans état d'âme des décisions persécutoires flagrantes, comme celles qui visent à expulser de l'espace public telle ou telle femme sous le prétexte qu'elle se couvre les cheveux ou enveloppe son corps.

Ses candidats annoncent partout qu'ils mèneront une lutte sans merci, non tant contre les prévarications capitalistes et la dictature des budgets ascétiques que contre les ouvriers sans papiers et les mineurs récidivistes, surtout s'ils sont noirs ou arabes. Dans ce domaine, droite et gauche confondues ont piétiné tout principe. Ce fut et c'est, pour ceux qu'on prive de papiers, non l'Etat de droit, mais l'Etat d'exception, l'Etat de non-droit. Ce sont eux qui sont en état d'insécurité, et non les nationaux nantis. S'il fallait, ce qu'à Dieu ne plaise, se résigner à expulser des gens, il serait préférable qu'on choisisse nos gouvernants plutôt que les très respectables ouvriers marocains ou maliens.

Et derrière tout cela, de longue date, depuis plus de vingt ans, qui trouve-t-on ? Qui sont les glorieux inventeurs du "péril islamique", en passe selon eux de désintégrer notre belle société occidentale et française ? Sinon des intellectuels, qui consacrent à cette tâche infâme des éditoriaux enflammés, des livres retors, des "enquêtes sociologiques" truquées ? Est-ce un groupe de retraités provinciaux et d'ouvriers des petites villes désindustrialisées qui a monté patiemment toute cette affaire du "conflit des civilisations", de la défense du "pacte républicain", des menaces sur notre magnifique "laïcité", du "féminisme" outragé par la vie quotidienne des dames arabes ?

N'est-il pas fâcheux qu'on cherche des responsables uniquement du côté de la droite extrême - qui en effet tire les marrons du feu - sans jamais mettre à nu la responsabilité écrasante de ceux, bien souvent - disaient-ils - "de gauche", et plus souvent professeurs de "philosophie" que caissières de supermarché, qui ont passionnément soutenu que les Arabes et les Noirs, notamment les jeunes, corrompaient notre système éducatif, pervertissaient nos banlieues, offensaient nos libertés et outrageaient nos femmes ? Ou qu'ils étaient "trop nombreux" dans nos équipes de foot ? Exactement comme on disait naguère des juifs et des "métèques" que par eux la France éternelle était menacée de mort.

Il y a eu, certes, l'apparition de groupuscules fascistes se réclamant de l’islam. Mais il y a tout aussi bien eu des mouvements fascistes se réclamant de l'Occident et du Christ-roi. Cela n'empêche aucun intellectuel islamophobe de vanter à tout bout de champ notre supérieure identité "occidentale" et de parvenir à loger nos admirables "racines chrétiennes" dans le culte d'une laïcité dont Marine Le Pen, devenue une des plus acharnées pratiquantes de ce culte, révèle enfin de quel bois politique il se chauffe.

En vérité, ce sont des intellectuels qui ont inventé la violence antipopulaire, singulièrement dirigée contre les jeunes des grandes villes, qui est le vrai secret de l'islamophobie. Et ce sont les gouvernements, incapables de bâtir une société de paix civile et de justice, qui ont livré les étrangers, et d'abord les ouvriers arabes et leurs familles, en pâture à des clientèles électorales désorientées et craintives. Comme toujours, l'idée, fût-elle criminelle, précède le pouvoir, qui à son tour façonne l'opinion dont il a besoin. L'intellectuel, fût-il déplorable, précède le ministre, qui construit ses suiveurs.

Le livre, fût-il à jeter, vient avant l'image propagandiste, laquelle égare au lieu  d’instruire. Et trente ans de patients efforts dans l'écriture, l'invective et la compétition électorale sans idée trouvent leur sinistre récompense dans les consciences fatiguées comme dans le vote moutonnier.

Honte aux gouvernements successifs, qui ont tous rivalisé sur les thèmes conjoints de la sécurité et du "problème immigré", pour que ne soit pas trop visible qu'ils servaient avant tout les intérêts de l'oligarchie économique ! Honte aux intellectuels du néo-racialisme et du nationalisme bouché, qui ont patiemment recouvert le vide laissé dans le peuple par la provisoire éclipse de l'hypothèse communiste d'un manteau d'inepties sur le péril islamique et la ruine de nos "valeurs" !

Ce sont eux qui doivent aujourd'hui rendre des comptes sur l'ascension d'un fascisme rampant dont ils ont encouragé sans relâche le développement mental.
_______________________________________________________________________________________________________________________________________

Né en 1937, professeur de philosophie à l'Ecole normale supérieure, Alain Badiou articule pensée formelle et récit littéraire, argumentation conceptuelle et intervention politique. Il est notamment l'auteur d'Entretiens I (Nous, 2011), de La République de Platon (Fayard, 596 p., 24,50 €) et, dans la série "Circonstances", aux Nouvelles Editions Lignes, de Sarkozy : pire que prévu, les autres : prévoir le pire (94 p., 9,50 €).

Alain Badiou, philosophe, dramaturge et écrivain

 

18:38 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

01/05/2012

CANADA: C'EST UN JOLI NOM CAMARADE

 
 
Sent: Tuesday, May 01, 2012 2:52 AM
 
Subject: C'EST UN JOLI NOM CAMARADE
 
 

 

 

C’EST UN JOLI NOM CAMARADE !

 

1.05.2012

 

robertbibeau@hotmail.com

 

 

 

ILS ONT TOUT ACCAPARÉ, ILS NE DEVRAIENT PLUS GOUVERNER

 

Camarade, ceux qui monopolisent les moyens de production, les moyens de distribution et de diffusion ; ceux qui s’emparent des ressources de la nation ; ceux qui pillent les biens publics privant chacun de ses droits ne devraient plus gouverner.

 

Camarade, ceux qui spolient la plus-value et s’emparent des profits qu’ils thésaurisent en quantité phénoménale pour spéculer à la bourse, soudoyer le fonctionnaire et comploter avec le gestionnaire ne devraient plus gouverner.

 

Camarade, ceux qui asphyxient tes rêves raisonnables ne fêtent pas ce Premier Mai que nous célébrons à ta gloire – à ta résistance – à tes luttes et à l’avenir de l’humanité.

 

SI L’ÉCHO DE NOS LUTTES FAIBLIT,  NOUS PÉRIRONS

 

Chaque Premier Mai succède au précédent et lui ressemble étrangement.  Il est vingt-trois heures à Tokyo, la manifestation est terminée et les camarades se sont dispersés. À  Shanghai, les camarades ont fermé l’usine où les briseurs de grève tentaient de s’infiltrer. À Pékin, les dazibaos dénoncent la corruption ; alors qu’à Bombay la manifestation s’ébranle, immense, pour venger le paysan « suicidé » par la pauvreté.  Au même instant, à Dacca les travailleurs des ateliers de la terreur ont ameuté tout le quartier suite au dernier incendie meurtrier.  Les ouvriers immigrés de Tel-Aviv commencent à se rassembler pour manifester  pendant que les camarades opprimés de la Palestine-occupée préparent leurs affiches pour dénoncer. Il est seize  heures et les camarades du Caire se regroupent Place Tahrir, la mascarade « démocratique bourgeoise » a assez duré.  Ceux de Tunis jurent qu’on ne les y reprendra pas, alors que les camarades d’Athènes, n’ayant pas rangé leurs banderoles, sont déjà prêts pour le défilé des enragés.  Il est quinze heures à Rome et le cortège est déjà imposant ; à Paris, le muguet de la journée viendra parer les révoltés.  Il est quatorze heures à Londres et le Tube est bondé de camarades pressés de crier leur rage contre le chômage.  À New-York, le soleil est levé sur les indignés allongés sur la chaussée des « boursiers » ; ils sont venus chahuter leurs complicités.  À Montréal, le centre-ville est jonché des séquelles de l’émeute de la veille, en ce soir du Premier Mai ce sera pareil ;  les camarades étudiants ne décolèrent pas. À Alma les « lockoutés » à qui on avait tout promis tiennent vigie devant l’usine paralysée. Dans quelques heures les camarades de Toronto, puis ceux de San Francisco prépareront leurs cortèges au soutien d’un florilège de revendications. 

 

Camarade, le Premier Mai est la journée pour se compter – apprécier ses forces – jauger l’ennemi de classe,  l’affronter et en découdre avec les autorités.

 

ILS PILLENT LE NORD

 

Camarade, entends-tu au nord du Nord les gémissements de la terre-mère nourricière, par-delà le 49e septentrion que leurs routes déchirent sans ménagement, que leurs voies ferrées traversent affreusement, que leurs puits perforent impitoyablement, que leurs barrages inondent inexorablement, que leurs machines meurtrissent cruellement et que les « suicides » endeuillent – les jeunes « sauvages » particulièrement – tristement ?  J’enrage, camarade.

 

Camarade, comme à toi il y a longtemps, ces usurpateurs ont promis des investissements et garanti des emplois, et comme à toi au présent, ils offriront exploitation et spoliation, et notre avenir n’en sera que plus languissant. 

 

Camarade autochtone, ceux de ta tribu bloquent les routes et repoussent ces intrus, derniers  « occupants » avides venus du Sud avec leurs lourds équipements, destructeurs du pergélisol fragile qui retient les gaz aux effets de serre, et que les premiers occupants n’avaient  jamais perturbé. Camarade autochtone, ceux-là ne sont pas tes invités sur la terre de l’hospitalité. 

 

Camarade, en ce Premier Mai n’as-tu point convenu avec ton frère amérindien de barrer le chemin à tous ceux venus du Sud et des confins de la Terre piller la terre-mère et ses richesses pour tenter de raccommoder leur système en déclin ?

 

ILS DÉTRUISENT L’ENFANCE

 

Camarade, ce Premier Mai, vois-tu l’enfant soldat enrôlé – contre son gré – se muter meurtrier ? Les capitalistes miniers prennent l’or, extirpent le diamant, extraient le minerai, colonisent l’arrière-pays, puis s’enfuient, laissant la misère mortifère recouvrir la terre-mère d’un linceul amer après avoir détruit l’enfance et sa conscience.

 

Camarade, as-tu chanté avec l’étudiant chassé de l’université, outragé, humilié, que ni métier ni carrière ni salaire, que rien n’attend hormis l’endettement et le désœuvrement ?

 

Camarade, as-tu entendu le chauvin crier haut et fort son refrain à propos de « la nation en danger », son antienne du pays puissant, haïssant l’autre – l’immigrant différent – si pareil pourtant, par sa misère et ses tourments ?

 

 

ASSEZ, C’EST ASSEZ

 

Camarade, ce Premier Mai, nous sommes des milliers de milliers à marcher, à manifester, à hurler, révoltés. Ceux-là doivent s’effacer maintenant qu’ils ont tout saccagé, tout raflé ce que leur système pourri pouvait engendrer de richesse outrageante, ne léguant que pauvreté humiliante, détresse affligeante, misère infamante et famine dégradante au milieu des  guerres horrifiantes.

 

Du Levant au Couchant, des pôles à l’équateur, leur monde tremble sur ses bases. Ce n’est pas encore la lutte finale mais ça ne saurait tarder.  Camarade, c’est le Premier Mai et nous les confrontons, notre courage dans une main notre drapeau dans l’autre, et nous comptons qu’un jour ce sera l’éruption de la fin...

 

Assez de découragement, assez de craintes, assez de compromis, assez d’attente vaine. Ils n’ont rien à offrir. Alors que font-ils à la tête du gouvernement, que font-ils à l’administration des banques, que font-ils à la direction des usines, que font-ils à la gestion des services ?  Ils ont eu tout le temps voulu pour sortir de la crise et faire fonctionner leur système d’exploitation et d’oppression ; qu’ils se retirent, avant qu’on ne les récuse.

 

Toi camarade, fossoyeur de cet univers de guerre, de pauvreté, de haine et de famine ; toi l’accoucheur d’un monde nouveau de paix, de fraternité et de prospérité, qu’attends-tu ? Le Premier Mai est parmi nous…c’est un joli nom camarade aux cent fleurs du mois de Mai !

 

 

L’Histoire du Ier Mai

L’Histoire de l’ Internationale

 

   cartereferendum

11:24 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |