08/03/2012

Ce jeudi 8 mars 2012, c’ est la journée internationale des femme s...

 
Ce jeudi 8 mars 2012, c’ est la journée internationale des femmes...
7 mars 2012 12:15 | Il y a : 19  h 
| Thème: 
Belgique, Femmes 

Journée internationale des femmes :: Pourquoi le 8 mars ?

Fotoula Ioannidis


La tradition de la Journée internationale des femmes est née le 8 mars 1910. À l’époque, lors de la deuxième conférence internationale des femmes socialistes, à Copenhague, la militante communiste des droits de la femme Clara Zetkin avait proposé de manifester chaque année pour le droit de vote des femmes, pour l’égalité entre hommes et femmes et pour le socialisme.
    À partir de 1911, un million de femmes d’Autriche-Hongrie, du Danemark, de Suisse et d’Allemagne donnent suite à son appel. Au cours des années suivantes, les femmes de pays de plus en plus nombreux s’y rallieront. 
    En 1977, les Nations-Unies proclament officiellement le 8 mars Journée internationale des femmes. Petite anecdote plaisante : en cette période – la Guerre froide battait son plein –, il y avait, entre les pays socialistes et les pays capitalistes, une grosse polémique à propos de l’origine de cette date du 8 mars. Les Américains prétendaient que ce jour était la commémoration d’une grève des femmes du textile qui avait eu lieu le 8 mars 1957 à New York. Mais, après enquête, on s’est rendu compte que cette grève n’avait pas eu lieu à cette date. 
    La Journée internationale des femmes est un moment bien choisi pour rendre visible la lutte et la solidarité internationale entre toutes les femmes. C’est un moment propice pour dresser un bilan et  évaluer le chemin parcouru. Mais c’est aussi l’occasion de mettre l’accent sur les revendications des femmes et renforcer celles-ci, pour souligner la nécessité d’introduire et d’appliquer une politique qui prenne réellement à cœur les besoins de la femme.

Note témoignage de RoRo:

Il y aura bientôt 50 ans, les femmes ouvrières de la Fabrique Nationale de Herstal en Belgique (Fn) déclenchaient la fameuse grève des femmes pour le principe “à travail égal, salaire égal !”

Cette grève aurait pu prendre des dimensions nationales et même européennes si la solidarité ouvrière avait pu jouer grâce à l’ appui des autres entreprises importantes du pays.

Mais elle fut sabotée par les directions syndicales (jusqu’au sein de la Fgtb, et même du Parti communiste...)

A Charleroi, un tract rédigé, tiré, par les principaux permanents de la Fédération du Parti, appelant les travailleuses des Acec de Charleroi à la grève de solidarité ne fut jamais distribué et rejoignit la poubelle de l’ Histoire. Les militants du Parti mobilisés pour la distribution aux portes de l’ usine se heurtèrent à l’opportunisme de délégués syndicaux de l’ entreprise. La délégation syndicale Fgtb des Acec était pourtant présidée à l’époque par un “communiste”...

Près de 50 ans après l’on relève que la revendication n’ est toujours pas réalisée. Dans certains secteurs l’on constate que les femmes gagnent jusqu’à 22 % en moins que les hommes pour le même travail.

Roger ROMAIN, ex-permanent de la

Fédération Pcb de Charleroi de 1965 à 1990

 

Clara Zetkin :: Une grande dame à l’origine de la Journée internationale des femmes

Nous fêtons ce 8 mars 2010 le centenaire de la Journée internationale des femmes. C’est à Clara Zetkin (1857-1933) qu’est attribuée la maternité de cette journée, à l’occasion de laquelle sont mises à l’honneur les luttes des femmes.

Fotoula Ioannidis
 

Au sein du Parti social-démocrate d’Allemagne (SPD), dans les années 1910, diverses tensions se manifestent autour de la question de la guerre. Clara Zetkin (à gauche) s’affirme clairement en opposition à la guerre qui se prépare, avec son amie, aussi révolutionnaire allemande, Rosa Luxembourg. (Photo Encyclopædia Britannica Online)

Oubliée de l’histoire, Clara Zetkin est pourtant en Europe et peut-être dans le monde, peu avant la Première Guerre mondiale, la femme socialiste la plus connue.

Pour Clara, ce que les femmes sont, leurs façons d’être et de penser, découlent moins de leur nature que de leur culture. Elle a restitué la femme dans l’histoire des femmes. La plupart des entraves dont elles souffrent sont à attribuer au système économique existant. Pourtant, elle est assez lucide pour noter que  « Même dans la société socialiste, la femme devra mener une lutte ardente pour établir en toute clarté la démarcation entre son travail au foyer familial et son activité professionnelle. »

Développer le mouvement féministe autour d’une tasse de café

Clara Zetkin est née le 5 juillet 1857 à Wiederau en Saxe (Allemagne) et décédée le 20 juin 1933 à Arkhangelskoïe, près de Moscou. Après avoir brillamment réussi ses études, elle devint enseignante puis journaliste. Vers les années 1870, Clara Zetkin commence à fréquenter le mouvement féministe, et adhère aux idées socialistes dans le contexte de l’essor industriel de l’Allemagne de Bismarck. Puis, à travers son rôle de rédactrice en chef du journal Die Gleichheit (L’égalité) qu’elle fonde en 1891, elle a contribué au développement et à l’organisation du mouvement féministe prolétarien, mais aussi, là où les autorités interdisaient les organisations de femmes à peine constituées, en regroupant les militantes simplement en tant qu’abonnées de la Gleichheit. Elles se réunissaient soi-disant pour fêter un anniversaire ou prendre ensemble une tasse de café : en réalité, on discutait des buts et de l’avenir du mouvement.

Elle participe également a des réunions clandestines du Parti social-démocrate d’Allemagne (SPD). Elle s’exilera à Zurich après l’interdiction par Bismarck, de tous rassemblements et publications du SPD. C'est encore au SPD, qu'elle rencontrera son futur compagnon, le révolutionnaire russe Ossip Zetkin avec qui, en dehors du mariage, elle aura 2 enfants, Maxime et Konstantin

Plus tard, elle sera élue présidente du Secrétariat International des Femmes Socialistes en 1907, lors de la première Conférence internationale des femmes socialistes à Stuttgart. C’est elle qui a fait adopter une résolution par le congrès de l’Internationale, qui dit que « les partis socialistes de tous les pays ont le devoir de lutter énergiquement pour l’instauration du suffrage universel des femmes. » C’est lors de la deuxième conférences internationale des femmes socialistes qu’elle proposera la création de la journée internationale des femmes (voir ci-contre).

Les femmes contre la guerre

Au sein du Parti social-démocrate d’Allemagne (SPD), diverses tensions se manifestent autour de la question de la guerre. Clara Zetkin s’affirme clairement en opposition à la guerre qui se prépare, avec son amie,  révolutionnaire allemande aussi, Rosa Luxembourg. Elle mène de nombreuses actions pour la paix.

En novembre 1912, devant la cathédrale de Bâle, en sa qualité de secrétaire du mouvement international des femmes socialistes, elle appelle toutes les femmes et les mères à se dresser contre la guerre. Rosa Luxembourg et elle participent toutes deux à l’aile gauche du SPD. Mais le Parti finira par voter les crédits de guerre. Elles contribueront alors à fonder la Ligue spartakiste qui deviendra le Parti communiste d’Allemagne.

Elle organisera en 1915, en pleine Première Guerre mondiale, une conférence internationale pacifiste de femmes à Berne, en passant illégalement la frontière pour sortir de son pays. Mais à son retour, elle sera arrêtée et emprisonnée.

La révolution allemande de 1918 permet aux femmes d’obtenir le droit de vote et d’être élue. Clara Zetkin deviendra rapidement parlementaire pour le Parti communiste d’Allemagne à l’assemblée du Reichstag de 1920 à 1933. Clara Zetkin sera aussi parmi les rares femmes membres du Komintern de 1921 à 1933, année où, peu avant de décéder, elle appelait encore vivement à lutter contre le nazisme.

 
 

Les spartakistes - 1918 : l'Allemagne en révolution Gilbert Badia

 

Les spartakistes - 1918 : l'Allemagne en révolution Gilbert Badia

10,00 €
 

Description rapide

Les spartakistes - 1918 : l'Allemagne en révolution 
Gilbert Badia

Edition Aden, 2008 
11,5 x 17 cm, 352 pages

Les spartakistes

 

Description du produit

Les spartakistes - 1918 : l'Allemagne en révolution 
Gilbert Badia

Novembre 1918 : de Kiel à Munich la révolution éclate et dans toute l’Allemagne fleurissent des Conseils d’ouvriers et de soldats qui proclament l’avènement du socialisme.
Janvier 1919 : la répression des Corps francs noie la Commune de Berlin dans le sang.
Entre ces deux dates se joue le destin tragique de l’Allemagne. 
Ce livre analyse les événements qui menèrent au massacre de dizaines de milliers d’ouvriers et à l’écrasement du mouvement dissident du Parti social-démocrate, la Ligue spartakiste. On y suit les deux leaders emblématiques du mouvement : Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht jusqu’à leur assassinat en janvier 1919.
Gilbert Badia se fonde sur de nombreux textes d’époque (tracts, écrits des protagonistes, articles de journaux) pour décrire presque jour après jour l’évolution de cette révolution avortée et démontrer que les choix d’alors ont facilité le développement ultérieur du national-socialisme.


Gilbert Badia est né en 1916 dans une famille d’immigrés espagnols. Il est connu comme le traducteur de la correspondance de Marx et Engels (Éditions Sociales), des poèmes de Brecht (L’Arche) ou des pièces de théâtre de Martin Walser. Il séjourne comme étudiant dans l’Allemagne nazie qui provoque son rejet du fascisme. Il se spécialise alors sur l’histoire contemporaine de l’Allemagne et deviendra un fin connaisseur de l’histoire du mouvement ouvrier allemand ainsi que de ses acteurs comme Rosa Luxemburg ou Clara Zetkin. Il est ainsi un biographe très remarqué de ces deux personnages. 

Edition Aden, 2008 
11,5 x 17 cm, 352 pages

 

17:12 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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