31/12/2011

USA: Cela fait une décennie ! c5d9

 
 
Sent: Wednesday, December 28, 2011 7:39 PM
 
Subject: Trans: de Tony : Cela fait une décennie !
 


Merci à Annie et Xarlo.
Ces dirigeants étasuniens et leurs valets se permettent de donner des leçons de démocratie et de liberté.
Dans ce pays des innocents sont condamnés à mort...
Des humanistes injustement condamnés souffrent et résistent en prison.
Les "journalistes" français s'estimant pourtant "indépendants" ne lèvent pas le petit doigt, par contre ils tirent à boulets rouges sur les États qui ne se plient pas à la convenance occidentale...
jmb
 

Agur, compañeros!
Le 27 décembre 2001, dans la salle du tribunal de Miami, la juge Lenard condamnait Antonio Guerrero à la perpétuité plus dix ans de prison. La perpétuité, pour "tentative d'espionnage en vue d'attenter à la sécurité des Etats-Unis", les dix ans pour des "délits mineurs", comme le fait de ne pas être aller se déclarer à la CIA locale en tant qu’ agent étranger... Comme chacun de ses quatre autres camarades, que d'ailleurs il ne connaissait pas! Il faut bien reconnaître, à la décharge des Cinq, que si un "gent secret" vient se déclarer en tant que tel, il n'est plus "secret" du tout! Mais bon...
Cette condamnation venait après celles infligées à Gerardo (deux perpétuités plus quinze ans), à Fernando (19 ans de réclusion), à Ramon (perpétuité plus 18 ans) et à René (15 ans de réclusion) au cours des jours précédents. Depuis, la Cour d'Atlanta a fait réduire les sentences de Ramon, de Tony et de Fernando, qui n'en restent pas moins très lourdement et très injustement condamnés. Gerardo garde ses deux perpétuités, plus les "bricoles", car, au dire des juges, lui enlever une des perpétuités est une perte de temps, vu qu'il en resterait une et que, finalement, ça ne changerait rien pour lui. Aujourd'hui, René est sorti, mais sa résidence obligatoire à Miami pendant trois ans est un danger extrême et quotidien. Quand à ses 4 frères, il ne leur reste que cet ultime recours, l'Habeas Corpus, que doit examiner la juge Lenard de Miami, quand elle en aura le temps.

Cela a fait 10 ans que cette ignominie a eu lieu.
Dix ans de bataille incessante pour la solidarité internationale afin que justice leur soit rendue.
Dix ans que les USA, à travers Bush et maintenant Obama, font la sourde oreille à toutes les demandes de grâce, continuant allègrement à manifester leur grandeur d'âme en sauvant une dinde blanche de la mort à chaque Thanks Giving.
Dix ans de petites victoires, d'espoirs déçus, dix ans durant lesquels la solidarité internationale est devenue une force incontournable, au point de gêner les USA aux entournures.

Dix ans. Une décade. Tony se souvient, et partage avec nous tous, qui sommes ses amis et plus encore: ses frères de combat.

Vous trouverez en pièce jointe le texte original en espagnol. Et si j’en ai fait la traduction, ci-dessous, c’est pour, moi aussi, partager avec vous tous l’émotion que j’ai ressentie à travers les mots de Tony.
Besarkada bat - un abrazo
Annie

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CELA FAIT UNE DECENNIE

 

12/27/2011 10:32:31 PM

Chers amis;

Une décennie exactement a passé depuis que, dans une salle de la Cour de Miami, la Juge Lenard m’a infligé une sentence de perpétuité qui était une décision erronée.

Que de décisions erronées ont été prises jusqu’à ce jour, c’est ce que je me demande.

Ce fut une décision erronée de chercher un jury impartial là où jamais on ne pouvait le trouver.

Ce fut une décision erronée de ne pas nous permettre l’accès aux pièces à conviction nous concernant, en les classifiant comme documents secrets et en les enfermant dans un second mitard, où nous avons rarement pu aller les consulter avec nos avocats.

Ce fut une décision erronée de signifier que seule une partie de ces pièces à conviction, celle déterminée par le gouvernement, devait être celle utilisée dans cette salle.

Ce fut une décision erronée de nous empêcher d’utiliser la circonstance de la théorie de la nécessité, qui mettait en évidence les motifs qui nous ont amenés à exercer notre activité sans nous déclarer.

Ce fut une décision erronée de permettre impunément tous les actes de mauvaise conduite des procureurs et de nombreux de leurs témoins.

Comme fut une décision erronée chaque sentence infligée à mes frères, que j’ai eu l’honneur de voir se dresser dans leurs paroles sincères et dignes et recevoir avec une grande force de caractère les sentences les plus lourdes et les plus démesurées.

Ce fut, enfin, une décision erronée d’avoir décidé la tenue de ce « procès », le plus long que l’on ait vu, dans ces Cours où jamais nous ne pouvions attendre la justice, après nous avoir refusé un changement de siège dans une ville située à peine à quelques heures d’ici.

Cette "erreur" a été corroborée par un panel de trois juges, du Onzième Circuit d’Appel d’Atlanta, unanimement, après avoir analysé pendant trois ans tous les arguments de notre appel direct, dans leur verdict en 2005.

Et c’est là-bas, au milieu de la parfaite tourmente, dans cette Salle de la Cour de Miami, que se joue notre dernier recours légal, l’Habeas Corpus, entre les mains de cette même Juge Lenard qui, par ses erreurs, nous a fait vivre dans une des plus violentes unités pénitentiaires de ce pays pendant huit ans et demi.

Il y a des choses que chacun est capable de surmonter, mais jamais d’oublier, même si dans nos cœurs il n’y aura jamais place pour le moindre brin de rancœur.

Avec l’amour et l’amitié, nous vaincrons !

Cinq accolades.

Antonio Guerrero Rodriguez

27 décembre 2011

FCI Florence

 
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"Hoy abertzale si no quiere decir revolucionario no quiere decir nada" Jorge Oteiza, escultor.


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11:54 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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