19/11/2011

Un journaliste belgo-turc empêché de se rendre en Syrie d9

 
Eh oui, la BELGIQUE serait un pays “démocratique”, selon certains ... !
RoRo
 
 
-----Message d'origine-----
De : Kimyongur Bahar [mailto:bahar_kimyongur@yahoo.fr]
Envoyé : mercredi 16 novembre 2011 20:12
À : ag@leclea.be
Objet : Un journaliste belgo-turc empêché de se rendre en Syrie
 
Communiqué d'Investig'action, 16 novembre 2011
www.michelcollon.info
 
 
Un journaliste belgo-turc empêché de se rendre en Syrie
 
Notre collaborateur Bahar Kimyongür auteur du livre « Syriana, la conquête
continue » paru dans la série « Informez-vous » des éditions Investig’action
et
Couleur Livres s’apprêtait à se rendre ce samedi en Syrie pour nous
ramener une information de première main concernant les troubles qui
ensanglantent ce pays.
 
A cette occasion, il devait notamment visiter les villes sinistrées par
les violences telles que Homs, Hama et Deraa, rencontrer le président
de la république arabe syrienne M. Bachar El-Assad et le Cheikh
Badreddine Hassoune, grand mufti de la République dont le fils Saria a
été tué par des terroristes en octobre dernier ainsi que des dissidents
luttant pour la démocratisation de la Syrie mais opposés à toute ingérence
étrangère.
 
Ce matin, Bahar Kimyongür s’est rendu à la commune de Bruxelles pour
rechercher son
nouveau passeport. Mais au guichet, on lui a signifié que son passeport a
été bloqué au Ministère des affaires étrangères.
 
Il passera toute la journée au bout du téléphone pour connaître le motif
de cette entrave à sa liberté de circulation. Au final, il apprend que
l’émission de son passeport a été court-circuitée par le Parquet
fédéral.
 
Cette nouvelle tracasserie administrative vient s’ajouter aux nombreux
déboires judiciaires qu’il a connus en raison de ses engagements
politiques.
 
Depuis 11 ans, Bahar Kimyongür est recherché par les autorités turques
via Interpol pour avoir chahuté le ministre des affaires étrangères de
l’époque, M. Ismail Cem dans l’enceinte du Parlement européen.
 
En 2006, il avait été arrêté sur le sol néerlandais sur base de ce
signalement Interpol. Après 68 jours de détention préventive, les juges
de ce pays l’ont libéré étant donné la vacuité du dossier pénal turc.
 
Parallèlement au mandat d’arrêt émis par Ankara, la justice belge l’a
inlassablement poursuivi en vertu de la loi antiterroriste de 2004.
 
En décembre 2009, Kimyongür a cependant été acquitté par la Cour d’appel
de Bruxelles de tous les faits qui lui étaient reprochés, arguant que
ses activités politiques relevaient de la liberté d’expression garantie
par la Constitution.
 
Deux ans après son acquittement, notre ami Bahar n’est manifestement
toujours pas au bout de ses peines.
 
Entre-temps, c’est notre liberté d’information qui en est entravée. On
se plaignait de la censure imposée par le régime syrien à la presse
internationale. A présent, ce sont les autorités judiciaires belges qui,
indirectement, pratiquent la censure.
 
Une aubaine pour Rami Abdel Rahmane, le directeur de l’Observatoire
syrien des droits de l’homme (OSDH) dont chaque parole est prise pour
argent comptant par l’ensemble des groupes de presse et des
chancelleries atlantistes.
 
Une aubaine aussi pour le régime d’Ankara qui, grâce aux pressions
qu’elle exerce sur ses opposants, peut poursuivre sa guerre contre la
Syrie en toute quiétude.
 

22:56 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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