21/10/2011

MAYTOTTE: Un nouvel article sur le blog canaille-le-rouge.over-blog.com c7d9

L’île de MAYTOTTE, 101me département “français”: pire qu’en GRECE !  Silence !
Liberté, “Egalité”, Fraternité, entre “Français” ...
RoRo
 
Sent: Thursday, October 20, 2011 5:21 PM
Subject: Un nouvel article sur le blog canaille-le-rouge.over-blog.com
 
20/10/2011 17:21:02
Un nouvel article sur le blog canaille-le-rouge.over-blog.com

Mayotte

Déploiement du savoir faire de Beauvau : Le lot de consolation d'Alliot Marie : Tous les syndicats, à l’exception de FO signataire de l’accord, ont décidé jeudi de la poursuite du mouvement de grève…

Pour lire la suite cliquez ici

© 2011 over-blog.com - Tous droits réservés
Pour ne plus recevoir d'information provenant de canaille-le-rouge.over-blog.com, cliquez ici ou copiez et collez l'adresse ci-dessous dans votre navigateur Internet :
http://ann.over-blog.com/desinscription.php?email=roger.r...
 
 
 
 
 
 

Déploiement du savoir faire de Beauvau : Le lot de consolation d'Alliot Marie :


http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTstRz698X0zX4z5gI25Fn2QycJAcoWOvwG_lwEgrdycvlThMqNHwhttp://www.ipreunion.com/cache/img/345px_102216a.jpg

 

Tous les syndicats, à l’exception de FO signataire de l’accord, ont décidé jeudi de la poursuite du mouvement de grève qui atteint son 24e jour. Ils réclament tous un nouvel interlocuteur en lieu et place du préfet Thomas Degos.

Vidéos

Toutes les vidéos (3)

 

 

 

Au lendemain du décès d’Ali El Anziz, et après une nuit d’émeutes et d’incendies, un calme apparent est revenu sur Mayotte. Une marche blanche a été organisée, jeudi matin, à l’initiative des parents et amis de la victime que quelque 5 000 personnes ont accompagnés dans ce moment de recueillement jusqu’au lieu où Ali El Anziz est tombé. 

 

le lien, pour les vidéos : [C'est ici]

 

 


 

 

 

 

 

 

 

Témoignage repiqués sur "Rue89" ;

La canaille voulait commenter et puis finalement mieux vaut pour se faire une idée laisser brut de fonderie pour mesurer le mépris du pouvoir et ses grands commis pour les peuples de nos bantoustans officiels.

 

« Je suis un “Mzungu” (Blanc) habitant à Mayotte depuis quatre semaines. A peine arrivé, j'ai subi les conflits sociaux de plein fouet. Grèves, manifestations légitimes contre la vie chère...

Le schéma est le même qu'en métropole. Une intersyndicale veut négocier avec les patrons des grandes enseignes, le préfet local se présente comme un facilitateur, mais par derrière il fait preuve d'une grande répression envers les manifestants (preuve de son incompétence). Bien souvent des groupes de femmes qui manifestent avec le sourire et en dansant.

Les négociations portent sur huit produits de première nécessité : gaz, riz, huile, lait, viande... que l'on souhaite indexés par rapport aux prix de La Réunion. Une urgence, face à la précarité d'une majorité de Mahorais, qui ne bénéficient pas encore du chômage et du RSA (qui serait selon toute vraisemblance à 25% du RSA métropolitain, mais suffisant pour apporter une “sécurité alimentaire” pour toutes les familles)."

"Les Mahorais sont pauvres mais ne sont pas des mendiants, ne veulent en aucun cas être des assistés, comme sur certaines îles d'outre-mer ! Chose que Marie-Luce Penchard [secrétaire d'Etat à l'outre-mer, ndlr], venue in extremis vendredi, n'a toujours pas compris..."

"Vendredi, les négociations semblaient trouver une issue mais la ministre a fait interrompre les négociations en cours pour faire ses propositions à elle – proposer des bons de réductions de 5 euros sur les produits de première nécessité, pour les 16 500 familles les plus pauvres. Sauf qu'à Mayotte, nous sommes 200 000 habitants, et nous avons besoin de baisses de prix profitables à TOUS." (colorisé par CleR)

Les Mahorais se sentent floués par Sarkozy

Parlons politique. Avant son élection Sarkozy avait promis la départementalisation de Mayotte par référendum local. Les Mahorais ont voté pour à 95%. Mayotte est par conséquent devenue le 101e département français depuis avril.

Mais ce que Sarkozy n'avait pas précisé, c'est que Mayotte serait un département au  rabais. Les Mahorais se sentent floués. L'île à basculé de la droite, vers le centre-gauche... Est-ce pour cette raison que le gouvernement délaisse Mayotte ?

Depuis le départ de Marie-Luce Penchard, les émeutes se sont intensifiées, comme si tout ceci était volontaire. Barrages, caillassages, émeutes, et les "casseurs" (des jeunes de 10 à 18 ans) qu'on met sur le tapis pour diviser la population... [...]

Mayotte est française, l'est depuis 1841 (avant même Nice et la Savoie),Mayotte a besoin d'être écoutée, considérée. Et non pas méprisée par les flics mal-formés, par ce préfet incompétent qui devrait être viré sur le champ, et ce gouvernement qui n'en a rien à foutre de “ce peuple noir et musulman bouffeur de bananes”. »

B.C.B : « Penchard à l'Assemblée, ahurissante de légèreté »

« La majorité de la population attend une possible (pas encore probable) solution qui nous sortira de cette situation gravissime. Dans la rue, on a l'impression que forces de l'ordre, manifestants et casseurs sont en roue libre. Cette anarchie est plutôt inquiétante.

Il y a beau y avoir des appels au calme, le préfet, mercredi soir à la TV, est apparu pitoyable, démuni et manifestement lâché par sa hiérarchie.

Quant à la ministre, sa réponse aux accents d'autosatisfaction à l'Assemblée est tout simplement ahurissante de légèreté. [...]"

A Longoni, port de Mamoudzou, des containers renferment de la nourriture pourrissante qui attend d'être déchargée... Quasiment toutes les supérettes de l'île ont été pillées et saccagées. D'ici deux à trois jours, cela va vraiment commencer à être difficile de se nourrir si les marchands de rue ne sortent plus pour vendre les légumes... sans parler de l'heure de queue pour avoir – ou pas – du pain, faute de farine... Des pharmacies ont mis en rayon leurs derniers stocks de lait.

Des gens traînent, l'ambiance est tendue... La nuit a été agitée, voire violente (pillages, incendies de magasins, vandalisme tous azimuts) dans beaucoup d'endroits de l'île (Combani, Dzoumogné, Kaweni, Passamainti, Sada, etc). [...]

Les transports scolaires suspendus par le conseil général

Le vice-recteur, dans un déni total, engage les personnels à “assurer la continuité du service public” tandis que certains personnels de direction demandent à leurs personnels de rester chez eux : ils craignent – avec raison – le saccage et le pillage en règle des établissements et de toutes façons, les quelques établissements proposant une restauration scolaire ont des réserves pour deux ou trois jours ; dans les autres, les “collations”, déjà bien maigres, n'étaient déjà plus fournies depuis mardi.

Les transports scolaires sont “suspendus jusqu'à nouvel ordre” sur la demande du conseil général, les écoles sont évidement fermées.

Une terrible parenthèse de recueillement pour Ali El Anziz

Mercredi, la mort d'un homme de 39 ans [semble-t-il due à une crise cardiaque, ndlr ; l'hypothèse d'un tir de flashball est aussi retenue (note de CleR)] a fait basculer dans le chaos un 101e département français dont la situation réelle et la grande misère d'une majorité de la population sont méconnues en métropole..  La nouvelle de cette mort saura-t-elle atteindre des média indifférents ?

Ce jeudi, une marche blanche a rassemblé de très nombreux participants et s'est déroulée dans le calme et la dignité en mémoire de Ali El Anziz...Une terrible parenthèse de recueillement qui, on l'espère, débouchera sur
un retour à la normalité. »

Olivier : « Depuis la métropole, vous ne savez rien »

« Pour cette quatrième semaine de blocage, la situation est absolument
catastrophique ; jamais on n'a connu ça. La panique gagne :

tous les supermarchés (ouverts de force sur ordre du préfet avec des escadrons de CRS ) ont été pillés, certains brûlés entièrement (cette nuit à Pamandzi) ;

le président du conseil général, tabassé par un CRS (il ne l'avait pas reconnu ! ),

le préfet, caillassé, mercredi en sortant des studios de Mayotte Première, elle-même saccagée ;

la gendarmerie, attaquée ;

[Mercredi, la manif a fait] un mort, prétendument d'une crise cardiaque (mais Flash-Ball et lacrymo dans la tronche ne l'ont pas aidé), et de nombreux blessés ;

Des propos racistes des CRS... et des Mahorais

La situation est devenue incontrôlable : les CRS sont hyper violents et tiennent des propos racistes, du coup les Mahorais aussi. Ça monte...

Mercredi, on a voulu faire une AG de crise pour l'école qu'on a dû fermer, mais les maîtresses n'ont pas pu venir car, toute La Rampe s'est calfeutrée après des menaces d'invasion du quartier des Blancs.

A Bandrélé, pas une nuit sans un viol et des agressions violentes sur les Mzungus (Blancs). Beaucoup cherchent à partir par tous les moyens, même si l'accès à l'aéroport est quasi-impossible, à cause des barrages et de la barge qui ne fonctionne quasiment pas.

Mercredi, un copain a pêché un gros poisson. On a partagé

Les gens ont faim et sont hyper nerveux. Les jeunes sont incontrôlables. On regarde nos réserves de nourriture s'amincir (comme nous), mais on ne mourra pas de faim grâce aux fruits à pain, manioc et bananes. Mercredi, un copain a pêché un gros poisson, que l'on s'est partagé. On est très solidaires, on se soutient, c'est indispensable. Dans notre village, c'est calme, les gens restent gentils, on ne sent aucune animosité pour l'instant. Ils n'ont même plus de riz... c'est raide.

Le préfet fait comme si ne rien n'était

Et le pire dans tout ça, c'est la désinformation voulue par le gouvernement français ; depuis la métropole, vous ne savez rien à part quelques secondes qui annoncent des manifs !

Même ici, le préfet fait comme si ne rien n'était, Mayotte Première semble avoir reçu des “consignes”. Reste la radio Kwézi FM, qui est sur le terrain en permanence.

On est écœurés ! On a besoin de soutien, SVP. On essaie de ne pas se laisser gagner par la panique, car on n'a pas le choix, on ne pourra pas s'enfuir à la nage... Pensez à nous, SVP, on se sent seuls dans ce chaos. »

Yves : « Les barrages sont vus comme un jeu par les enfants et les jeunes »

« Habitant un village du nord de l'île, nous n'avons plus accès à la route puisque tout est bloqué (barrages de poubelles, de pierres, d'arbres). Faire des photos est dangereux, si vous êtes pris en train de le faire, notamment si vous êtes mzungu (blanc) de surcroît, vous êtes soupçonné de vouloir transmettre ces données à la gendarmerie pour dénonciation de personnes faisant les barricades et autres mouvements allant à l'encontre de la loi.

Sachez tout de même, que si certains magasins ont été ouverts sous le couvert des forces de l'ordre comme à Mamoudzou ou d'autres communes par-ci, par-là, ce n'est aucunement le cas de la plupart des villages. Notons d'ailleurs que certaines personnes qui ont pu se ravitailler se sont vues littéralement pillées à leur sortie de magasins ou dans leurs véhicules.

De ce fait, nous n'avons plus grand-chose à manger. Depuis presque quatre semaines que dure le conflit, les quelques provisions de base sont pour la plupart d'entre nous insignifiantes. Les barrages sont hélas trop souvent tenus par des enfants et des jeunes qui trouvent un malin plaisir à considérer cela comme un jeu, voire le nouveau sport départemental. [...]

La mayonnaise ne prend pas

Les entreprises sont sur les genoux et les quelques organismes qui fonctionnaient bon an mal an dans ce département vont être tenus de fermer définitivement ou de se retirer. Cette grève nous mène vers un constat d'échec, quelle qu'en soit l'issue (enfin, c'est le sentiment que l'on a lorsque l'on est sur place, quand on s'aperçoit que nous sommes dans un autre monde tout à fait différent de notre culture et que la mayonnaise ne prend pas). [...]

Nous avons quelques jours futurs à vivre qui s'annoncent particulièrement difficiles et délicats, surtout quand on se sent autant oubliés. »

Une déclaration de la CGT (qui elle au moins a publié un commmuniqué clair qui est autre chose que celui du PCF "le gouvernement doit prendre ses responsabilités" . Il les a prise : 1 mort! ):


 

Mayotte

Mayotte (appelée aussi Maore en shimaoré)1, est une île française de l'océan Indien située dans l'archipel des Comores lui même localisé dans le canal du Mozambique. Mayotte est constituée de deux îles principales, Grande-Terre et Petite-Terre, et de plusieurs autres petites îles, dont Mtsamboro, Mbouzi etBandrélé. Mayotte est un département d’outre-mer et une région d’outre-mer (DOM-ROM), son chef-lieu est Mamoudzou, la plus grande ville de l’île. Son code départemental officiel est le « 976 ». Ses habitants sont appelés les Mahorais.

L'île est vendue à la France par le sultan Andriantsoly le 25 avril 1841. En 1886, le reste de l'archipel composé de la Grande Comore, Mohéli et Anjouan forme un protectorat sous la direction du gouverneur de Mayotte. En 1958, l'administration quitte Dzaoudzi pour Moroni ce qui provoque le mécontentement des Mahorais. Georges Nahouda fonde alors le Congrès des Notables qui réclame la départementalisation. Zéna M’Déré rentre à Mayotte en 1966 et prend la tête du mouvement des chatouilleuses. Le 22 décembre 1974, la France organise aux Comores un référendum pour plébisciter l'indépendance de l'archipel mais les Mahorais votent pour le maintien de leur île au sein de la République française. Un second référendum est organisé le 8 février 19762,3, qui confirme ce choix par 99,4 % (82,3 % des inscrits). Néanmoins l'Union des Comores revendique toujours Mayotte.

À la suite de la consultation référendaire de la population du 29 mars 2009 (95,2 % de votes favorables), qui concernait la population locale, Mayotte est devenu un département d'outre-mer à assemblée délibérante unique de la République française le 31 mars 20114,Note 1,5.

En 2007, la population de Mayotte s’élevait à 186 452 habitants6 répartie sur une superficie de 376 km2. Elle a ainsi la seconde plus forte densité de population de la France d'outre-mer, juste après Saint-Martin, avec 499 hab/km². Son code INSEE est 97-67.

12:32 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Les commentaires sont fermés.