17/05/2011

SOLIDAIRE: De Crem :: « Je suis le toutou des Amerloques et j’en suis fier »

 
De Crem :: « Je suis le toutou des Amerloques et j’en suis fier »

D’après les télex expédiés depuis l’ambassade des États-Unis à Bruxelles, c’est le ministre De Crem qui a chuchoté dans l’oreille de Hillary Clinton les questions à poser au gouvernement belge pour accroître la contribution belge à la guerre en Afghanistan. L’info vient de Wikileaks.

Bert De Belder
 
 DeCrem1

De Crem fait-il partie du gouvernement belge ou est-il une taupe du gouvernement américain ? En tout cas, aux États-Unis, on dit de lui qu’il est « un des meilleurs amis de l’Amérique au sein du gouvernement belge ». Et il en est fier, a-t-on remarqué dans l’émission Terzake (VRT-Canvas, 28/01). Sourire et attitude zen, il a confirmé l’information : dans le dos de son propre Premier ministre et collègue de parti Leterme, il a manœuvré avec les Américains afin de pousser la Belgique à un plus grand engagement militaire en Afghanistan. Mission accomplie, car le nombre de militaires belges y est passé à 626 unités et la mission a été prolongée jusque fin 2011 (au moins), sans débat parlementaire.

En passant, de Crem a fait savoir que les contacts belgo-américains avaient « atteint un point mort bas » durant les gouvernements arc-en-ciel (1999-2007), ce que nous avons payé cher. Qu’entend-il donc par là ? Aurait-il préféré entraîner notre pays dans la guerre illégale contre l’Irak, en 2003, qui a coûté la vie à des centaines de milliers de gens et au cours de laquelle États-Unis et Grande-Bretagne se sont fait concurrence sur le plan des crimes de guerre ?

L’homme, qui aime se faire photographier devant le Pentagone, déclare que « les États-Unis restent notre premier partenaire international ». Demandons-nous si cette politique de copinage avec l’oncle Sam reçoit le soutien de la population belge ; et si cette population estime chouette, en temps de crise, de devoir cracher 109 millions d’euros pour la guerre en Afghanistan. Et s’il est bien indiqué pour nos relations internationales de frotter la manche des Américains à un moment où de plus en plus de pays et de peuples – de l’Asie à l’Amérique latine en passant par le monde arabe – y vont d’un « USA, allez vous faire voir ailleurs ».

Un ministre de la Défense dont la loyauté est acquise aux États-Unis et à la guerre bien plus qu’à la population belge et à la paix, ne peut rester au gouvernement, affaires courantes ou pas. Et, au lieu de retirer à De Crem ses compétences concernant l’Afghanistan, il vaudrait mieux reprendre à l’ensemble du gouvernement belge toute compétence sur le même pays, en rappelant illico au pays toutes les troupes et F-16 belges envoyés

 

08:18 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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