25/02/2011

Servons nous de notre mémoire pour nous servir de notre boussole

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Mon camarade Serge, aiguillonnant nos mémoires, donne ici quelques repères pour garder la boussole:

Souvenez-vous, en décembre 1989, lors de la chute de Ceausescu, les médias occidentaux annoncent les faux charniers de Timisoara en Roumanie, ce qui leur permet d'ironiser en disant que Dracula était communiste.

Souvenez-vous de cette maternité koweitienne dont les Irakiens avaient prétendument débranché les couveuses. Jouant avec l'émotion, la nouvelle a fait le tour du monde, avant d'être démentie, longtemps plus tard et . . . en petits caractères.

Souvenez-vous, pendant la guerre de Bosnie entre 1992 et 1994, la diffusion de fausses nouvelles a proliféré : le prétendu viol des 50 000 femmes musulmanes, le prétendu massacre de l'hôpital de Gorazde, les prétendus prisonniers affamés du camp d'Omarska ont fait le une des journaux télévisés, radiodiffusés et écrits, mais se sont révélés faux ou très inexacts.

Souvenez-vous, pendant ce même conflit des Balkans, le rôle de l'Armée de libération duKosovo (UCK) était positivé. Depuis un rapport du sénateur helvétique Dick Marty nous a appris que des chefs de cette guérilla mafieuse kosovar (pourtant encensés par le bon docteur Kouchner) ont fait assassiner des prisonniers, surtout serbes, détenus dans des camps secrets. Les organes de ces victimes étant ensuite prélevés et vendus, aux fins de greffes, sur le marché noir international.

Souvenez-vous des armes de destruction massive en Irak que les Etats-Unis cherchent toujours sans jamais les trouver.

Dans les événements de Moyen Orient et Nord Afrique, il y a deux sortes de pays, ceux qui ont du pétrole et ceux qui en ont pas. Pour ces derniers l'empire états-unien peut envisager un certain laisser faire (nous ne sommes plus en guerre froide), pour les autres, il leur faut seulement profiter de l'occasion pour changer les autocrates sans changer la politique, de changer des moins présentables par de personnages moins connus, donc plus présentables, d'ou la tentation pour la Libye d'une éventuelle intervention de l'OTAN. On peut voir dans les opinions interventionnistes exprimées par des anciens ministres de divers pays, relayées par les médias la volonté de "travailler" l'opinion publique occidentale.

Ainsi, le fait que le 21 février le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, ait lui-même pris l'initiative de condamner la violence de la répression en Libye, alors que sur la Tunisie et l'Egypte il était resté muet.

En Libye, le nationaliste Kadhafi s'est largement éloigné de ses origines idéologiques nassériennes ce qui a fait de lui un leader fréquentable. Par exemple, parmi d'autres, Vinci, AREVA, Véolia, Total sont implantés en Libye. Toutefois, les élucubrations de Mouammar Kadhafi peuvent surprendre ces entreprises qui souhaitent pour augmenter les profits de leurs actionnaires plus de liberté et de sécurité dans le temps. L'OTAN pourrait leur trouver la solution qu'elles recherchent.

La liberté pour les peuples, oui ! Mais pas sous la bannière de l'OTAN pour des intérêts privés., pendant ce même conflit des Balkans, le rôle de l'Armée de libération duKosovo (UCK) était positivé. Depuis un rapport du sénateur helvétique Dick Marty nous a appris que des chefs de cette guérilla mafieuse kosovar (pourtant encensés par le bon docteur Kouchner) ont fait assassiner des prisonniers, surtout serbes, détenus dans des camps secrets. Les organes de ces victimes étant ensuite prélevés et vendus, aux fins de greffes, sur le marché noir international.

Souvenez-vous des armes de destruction massive en Irak que les Etats-Unis cherchent toujours sans jamais les trouver.

Ans les événements de Moyen Orient et Nord Afrique, il y a deux sortes de pays, ceux qui ont du pétrole et ceux qui en ont pas. Pour ces derniers l'empire états-unien peut envisager un certain laisser faire (nous ne sommes plus en guerre froide), pour les autres, il leur faut seulement profiter de l'occasion pour changer les autocrates sans changer la politique, de changer des moins présentables par de personnages moins connus, donc plus présentables, d'ou la tentation pour la Libye d'une éventuelle intervention de l'OTAN. On peut voir dans les opinions interventionnistes exprimées par des anciens ministres de divers pays, relayées par les médias la volonté de "travailler" l'opinion publique occidentale.

Ainsi, le fait que le 21 février le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, ait lui-même pris l'initiative de condamner la violence de la répression en Libye, alors que sur la Tunisie et l'Egypte il était resté muet.

En Libye, le nationaliste Kadhafi s'est largement éloigné de ses origines idéologiques nassériennes ce qui a fait de lui un leader fréquentable. Par exemple, parmi d'autres, Vinci, AREVA, Véolia, Total sont implantés en Libye. Toutefois, les élucubrations de Mouammar Kadhafi peuvent surprendre ces entreprises qui souhaitent pour augmenter les profits de leurs actionnaires plus de liberté et de sécurité dans le temps. L'OTAN pourrait leur trouver la solution qu'elles recherchent.

La liberté pour les peuples, oui ! Mais pas sous la bannière de l'OTAN pour des intérêts privés.

Serge portejoie

 

 

 

10:14 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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