30/01/2011

"Bref, à terme, la zone euro ressemblera à une grande Aallemagne"


Par Jean Lévy - Publié dans : Lutte de Classe
Dimanche 30 janvier 2011 7 30 /01 /Jan /2011 10:02

La lettre volée

Une riche journée européenne

Beaucoup de petits faits aujourd'hui qui, épars, sont négligeables. Rassemblés, quelle éloquence pourtant !

Le Financial Times relate que la Commission entend renforcer la croissance grâce à une version renforcée de la directive services. Il est bien connu que la crise actuelle vient des affreux monopoles publics...

*

Euractiv, de son côté, rapporte qu'un comité secret travaille à une réforme de l'euro. La version française de l'article est abrégée. La version anglaise précise que le comité secret travaille en fonction de l'agenda allemand, avec comme mission de faire payer aux états membres de l'euro toute garantie que l'Allemagne pourrait être amenée à payer. Le paiement sera à faire en efforts de rigueur accrus. 

    plages 

  

Jean Quatremer explique ainsi que, du fait des exigences allemandes, la retraite à 67 ans devra devenir rapidement la règle en Europe.

La conclusion de son billet : 

"Bref, à terme, la zone euro ressemblera à une grande Allemagne. "

En commentaire, il ajoute, et c'est tout à son honneur (où alors il ne se rend pas compte de la portée de ce qu'il écrit, ce qui n'est pas impossible) :

"Il y a des raisons évidentes au recul de l'âge de la retraite. Mais l'Allemagne exige que tous les pays le fassent pour que les marchés sachent que les finances publiques resteront soutenables sur le moyen terme. "

      

  *

 Le Financial Times, encore, explique que le potentiel prochain ministre des finances irlandais a comme programme d'exiger une baisse du taux d'intérêt - punitif - qui lui a été infligé dans le cadre de son plan de redressement. Un sous-fifre de la Banque Centrale Européenne a aussitôt répliqué qu'il n'en était, d'avance, pas question ( ECB official rejects Irish loan rate cut hopes).

On voit bien, dans le système européen, où sont les vrais pouvoirs.

*

Personne alors ne sera étonné d'apprendre qu'à Davos, le PDG de Morgan Stanley, Jamie Dimon, a affirmé que l'Union européenne "est une des meilleures  réalisations humaines de tous les temps." Pour que chacun comprenne en quoi c'est formidable, il a ajouté :

"Le problème fondamental sous-jacent est qu'il y a un pays où les gens partent à la retraite à 55 ans en touchant leurs droits à 100%, où il y des programmes sociaux généreux et une semaine de 33 heures, et une autre nation où l'on travaille 40 heures par semaine et où l'on part à la retraite à 65 ans [...] L'un n'est pas prêt à payer pour l'autre. C'est juste une question de temps avant que l'on commence à dire: je ne vais pas payer pour un tel mode de vie."

Visiblement, des sources bien informées ont expliqué à M. Dimon que les acquis sociaux dans l'Union n'en ont plus pour longtemps, et ça lui a beaucoup plu.

*

Quelle est la vision d'ensemble qui se dégage de cela ? L'Union amuse la galerie en expliquant que la crise vient de rigidités des régelmentations publiques. Pendant ce temps ce sont des technocrates qui planifient la suppression des acquis sociaux pour rassurer les marchés financiers.

Et les marchés financiers ont reçu le message 5/5. C'est ainsi que, en Irlande ou ailleurs, quelle que soit la couleur politique des gouvernements, c'est le plan européen qui s'imposera.

*

Il est important de comprendre à quel point la mécanique européenne est implacable.

 

canempechepasnicolas

21:48 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Qui redoute le plus la démocratie dans les pays arabes?

 
 
From: nicolas
Sent: Sunday, January 30, 2011 9:20 PM
To: Romain
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Fwd: Qui redoute le plus la démocratie dans les pays arabes?
 
 


Dimanche 30 janvier 2011 7 30 /01 /Jan /2011 11:01
Dimanche 30 janvier 2011

Qui redoute le plus la démocratie dans les pays arabes ?

à part les autocrates arabes eux-mêmes

Le vice-Premier ministre israélien exprime son inquiétude face à la démocratisation du monde arabe, après la dissolution du régime tunisien.

« La chute du régime tunisien dirigé par Zine El Abidine Ben Ali peut avoir de graves répercussions », a déclaré le vice premier ministre Israélien Sylvan Shalom.



Dans un entretien accordé à la radio israélienne vendredi soir, Shalom a déclaré qu’il était issu d’une famille d’immigrants Tunisiens.

« Je crains que nous nous trouvions maintenant devant une nouvelle phase très critique dans le monde arabe. En cas d’effondrement du régime tunisien actuel, la sécurité nationale d’Israël ne sera pas affectée de manière significative dans l’immédiat », a-t-il dit.
« Mais nous pouvons cependant supposer que ces développements constituent un précédent qui pourrait se répéter dans d’autres pays, pouvant affecter directement la stabilité de notre système. »

Shalom a ajouté que "si les régimes voisins de l’État d’Israël devaient être remplacés par des systèmes démocratiques, la sécurité nationale israélienne pourrait être menacée de manière significative". Il a ajouté :
« Les nouveaux régimes défendraient ou adopteraient des lignes politiques intrinsèquement opposées à la sécurité nationale d’Israël », a-t-il dit.



                Le vice-Premier ministre a indiqué qu’Israël et "la plupart des régimes arabes ont un intérêt commun à lutter contre ce qu’il a appelé le « fondamentalisme islamique » et ses organisations « radicales » qui menacent Israël."



La menace, a-t-il ajouté, est ce qui motive en grande partie la coordination directe et indirecte en matière de renseignements entre Israël et les régimes arabes. Shalom a souligné qu’"un monde arabe démocratique ferait cesser cette actuelle allégeance, parce qu’un système démocratique serait gouverné par une population en général opposée à Israël."



Par Saleh Naami à Gaza,
journal égyptien Al Ahram (Egypte),
15 Janvier 2011,
Traduit de l’anglais par Djazaïri

 

canempechepasnicolas

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21:28 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

C' est ce soir, dimanche 30 janvier 2011 : COURCELLES, EGYPTE, ...

C' est ce soir, dimanche 30 janvier 2011 : COURCELLES, EGYPTE, ...

 

 

-EGYPTE: depuis une semaine, le peuple égyptien clame sa misère dans la rue, tout comme le peuple tunisien, et réclame le départ du despote pro-ricano-occidental MOUBARAK. Celui-ci a dû mal recevoir le message: il est resté et à licencié SON gouvernement et a pris les choses en mains pour organiser la répression. Les morts se comptent par  dizaines. Longtemps complices, les ricano-occidentaux, Obama en tête, s’inquiètent des conséquences des évènements dans le monde arabe. Leurs intérêts économiques, commerciaux, stratégiques et financiers sont évidemment en danger... A un point tel qu’Obama menace Moubarak de restreindre le soutien financier des Usa.

 

-COURCELLES – Belgique: Le Mr courcellois vient de présenter ses voeux 2011 à la population par la distribution d’une circulaire.  Au verso de ce papelard, on lit “Le Mr a dit non au terrain d’ accueil pour les Gens du voyage.

Pourquoi cette opposition du Mr ?
-simplement parce que le Mr courcellois est un parti “démocratique” ... xénophobe qui agit par opportunisme et brouille les cartes.
-parce que les gens du voyages n’étant qu’ en transit, ils ne votent pas à COURCELLES et ne pourraient donc pas donner leur voix au Mr local, parti de droite par excellence.
-parce que dans la majorité, le Ps courcellois, par pure opportunisme a battu en retraite vis-à-vis devant l’offensive du Mr et du Fn.
 
 

Evidemment Caroline TAQUIN dispose de l’appui sans faille des fascistes du Front National. Normal, avant-guerre les ancêtres du Fn, organisaient déjà la chasse aux Juifs, aux tsiganes, aux handicapés et aux communistes.

La chasse il l’organise parmi la population: ouverture d’une pétition et d’un site Facebook où certains échangent leurs propos racistes contre les gens du voyage des êtres humains que certains continuent à considérer pour moins que des bêtes (http://fr.wikipedia.org/wiki/Roms).

La section de Courcelles du Front National soutient la conseillère communale MR Caroline Taquin contre les gens du voyage !

par Front National, dimanche 29 août 2010, 15:47
S'opposant au bourgmestre socialiste Axel Soeur, le FN soutient l'initiative prise par le Mouvement Réformateur de Courcelles en vue de contrer le projet de création d'un terrain d'accueil pour les gens du voyage, défendu par la majorité communale (à laquelle appartient pourtant Mme Taquin !).

 

Le FN, dont les revendications à ce sujet se basent sur le dernier rapport de la Police fédérale relatif aux bandes itinérantes, se réjouit que le MR adopte son point de vue concernant cette problématique et appelle les citoyens de la commune de Courcelles à signer la pétition lancée sur Internet par Mme Caroline Taquin, et accessible via Facebook à l'adresse ..........du groupe "Non aux gens du voyage à Courcelles".

 

Manu Cailleeuw

Président de la section de Courcelles

 

Philippe Duquenne

Président de la section du Hainaut

 

Le thème des Roms gêne Courcelles

MATHIEU COLINET

samedi 02 octobre 2010, 14:10

Le conseil communal de Courcelles n’a ni ouvert ni fermé la porte aux Roms de passage Bien au contraire… © thienpont

Christophe Clersy avait préparé une longue intervention, jalonnée d’attaques ciselées contre le bourgmestre socialiste Axel Sœur. Jeudi soir, le mandataire communal Ecolo s’est mis à la lire devant le conseil communal. Systématiquement, il y relève les revirements du maïeur. De sa volonté du début de faire favorablement avancer le dossier des Roms au vote qui va suivre, où il va se prononcer contre l’aménagement d’un terrain d’accueil. Contre l’engagement d’un médiateur. Et pour l’examen d’un très évanescent projet de partenariat avec d’autres communes voisines.

Pourtant, le camp écolo n’a pas voté pour l’aménagement d’un terrain d’accueil pour les Roms. Il s’est abstenu. ( ?????????). Une commission communale devait se charger d’instruire la question. « Mais on a peu débattu et consulté, affirme Christophe Clersy. Notre travail a notamment été grippé par les sorties incessantes de certains. Au final, tout cela nous a empêchés d’avancer et d’avoir aujourd’hui une position audacieuse. Nous ne réclamions ainsi plus un terrain mais seulement un médiateur qui serait intervenu pour apaiser les relations à chaque arrivée d’un campement. »

De cela, comme du reste, les deux partenaires de la majorité PS-MR n’ont pas voulu jeudi soir. Le PS, Axel Sœur en tête, au terme de quelques contorsions. Le MR d’une façon tout à fait décomplexée depuis que sa chef de file au conseil communal, Caroline Taquin, agite sciemment la question dans les rues de Courcelles et sur des réseaux sociaux comme Facebook. La rhétorique employée lie criminalité et Roms, peste contre un afflux de dépenses afférentes, suppute des charges supplémentaires pour le CPAS local, auquel pourraient être tentés d’émarger les Roms de passage à Courcelles.

Ces arguments ont fait fureur. De son bureau de l’Hôtel de ville, le bourgmestre a senti monter une vindicte populaire. Au fil des semaines, sa volonté de trouver une solution pour éviter les campements sauvages de Roms a faibli. Elle a reculé d’autant plus que Caroline Taquin est de toutes les élections. Et que dans deux ans, à l’occasion du prochain scrutin communal, elle sera sans doute la plus sérieuse rivale du bourgmestre.

D’ici là, Axel Sœur devra gérer les circulations de Roms. Courcelles les voit fréquemment passer vu sa proximité avec l’E42 et les liens familiaux qu’ils entretiennent avec certains habitants du cru. « Je lui souhaite d’ailleurs bonne chance, affirme ironique Tim Kairet, conseiller communal Ecolo. Il ne veut pas d’une solution, il aura alors à gérer tous les problèmes de cohabitation que cela suppose. »

 

 

Triste à quelques 7-8 kms de l’ endroit (Liberchies) où naquit le grand “Django” Reinhardt

Biographie de Django

 

Jean-Baptiste Reinhardt, dit "Django", est né à Liberchies le 23 janvier 1910 alors que sa famille donnait un spectacle au café « Chez Borsin ».

Comme la plupart des Gitans, il voit le jour dans la roulotte familiale. Henri Lemens, officier d'état civil à Liberchies, enregistre le 24 janvier la déclaration de naissance faite par monsieur Reinhardt père. Le baptême se déroule le 26 janvier dans l'église Saint-Pierre de Liberchies.

Pendant la Première Guerre mondiale, Django sillonne la France, l'Italie, la Corse et l'Afrique du Nord. De retour à Liberchies, son frère Joseph fréquentera pendant 3 mois l'école communale. De 1920 à 1930, il se trouve à Paris et, âgé de 12 ans seulement, il y anime des bals. En 1926, il s'engage véritablement dans la musique avec l'accordéoniste Jean Vaissade. C'est aussi à Paris qu'il rencontre Louis Vola. En 1928, il enregistre son premier disque, ainsi que « Griserie » et « Parisette » avec Vaissade. Au cours d'une froide nuit d'hiver 1928, les guirlandes de fleurs artificielles, confectionnées par sa femme, prennent feu et incendient la roulotte.

Django, grièvement brûlé, sera hospitalisé à l'Hôpital Lariboisière. Il gardera l'auriculaire et l'annulaire de la main gauche paralysés. Django Reinhardt  invente alors une nouvelle technique de doigté. Il se trouve en situation d'évaluer sa relation à son instrument comme aucun guitariste n'a eu à le faire auparavant, reconsidérant tous ses acquis.

En 1931, il se fait remarquer à la Côte d'Azur par le peintre Emile Savitry qui lui fait découvrir Armstrong, Ellington … Il découvre alors le jazz et, peu après, commence à jouer avec André Ekyan et Alix Combelle. La même année, il joue au « Coq Hardi » à Toulon et au Lido. A Paris, la personnalité de Django Reinhardt intrigue Cocteau, Jean Sablon ou encore Mistinguett. A l'époque, il joue également à « La Boîte à Matelots ».

En 1934, il fonde avec Stéphane Grappelli un quintette à cordes. C'est le début d'une association qui se révèlera très fructueuse. Django joue alors avec des Américains, comme Coleman Hawkins et Arthur Briggs. Il enregistre aussi avec Benny Carter, Bill Coleman et Rex Stewart. En 1937, il apparaît dans le film de Gargour « Naples au baiser de feu ».

En 1939, Grappelli décide de s'installer à Londres. Django forme à nouveau un quintette mais cette fois, avec Hubert Rostaing, clarinettiste et P. Fouad. C'est la vogue du Swing. En octobre 1940, il compose « Nuages ».

En 1943, on retrouve sa trace à Liberchies afin de se procurer un acte de naissance. Il donna même des concerts au café « Borsin » à Liberchies, à la Salle des Sarts à Rêves et dans un café de Viesville. Le grand regret de Django Reinhardt est de ne pas avoir été reconnu aux Etats-Unis. Pourtant, il joue en compagnie de Duke Ellington au Café Society de New York en 1946 et ensemble, ils enregistreront au Civic Opera House de Chicago. Django Reinhardt ne s'adaptera jamais à la guitare électrique. Selon lui, elle diminue « la qualité cristalline » de son jeu.

En mars 1947, il enregistre une nouvelle fois avec Grapelli. En 1949, les deux hommes se trouvent à Rome en compagnie de trois musiciens italiens pour l'enregistrement de plus de 60 titres, sorte de révision de l'œuvre du guitariste. Un an plus tard, Django rééditera l'expérience romaine avec cette fois André Ekyan (saxophone et clarinette), Ralph Schécroun (piano), Alf Masselier (contrebasse) et Roger Paraboschi (batterie). Malgré cela, il délaisse de plus en plus la musique pour se consacrer davantage à la peinture. En 1950, il joue au Club Saint-Germain avec de jeunes boppers. En février 51, le succès est tel qu'il enregistre en public dans ce club. Trois mois plus tard, la même formation enregistre sur le label Decca. En novembre 52, Django est accompagné par Aimé Barelli et son orchestre pour une émission de jazz à la télévision française. Cette année-là, il apparaît également dans le film de Maurice Labro « La Route du Bonheur ». Le 10 mars 1953, il entre en studio avec une formation portant le nom de « Django Reinhardt et ses Rythmes ». Le 16 mai, il décède d'une congestion cérébrale à Samois-sur-Seine (Fontainebleau) alors qu'il devait intégrer « The Philharmonic » de Norman Granz. Autodidacte, il ne savait pas lire la musique. Il dictait ses compositions, jouées sur sa guitare, à ses partenaires. Il ne transcrivait jamais ses morceaux, tout venait de l'improvisation. Sa musique provient de l'héritage tzigane et du jazz des années 30. Ces deux styles sont issus des ghettos en marge des cultures officielles. Depuis 1983, le village de Samois-sur-Seine organise un Festival Django Reinhardt.

Ses passions : le jazz représente bien évidemment l'une d'entre elles. A l'image de ses frères gitans, Django Reinhardt défend la notion de liberté et considère l'homme qui ne travaille pas et qui adopte leur style de vie comme le symbole de « l'Homme parfait ». Pour lui, la musique n'est pas un métier. Il la pratique pour tuer le temps, et non pour l'argent. S'il en gagne, il le dépense aussitôt dans le jeu ou pour nourrir tous ses amis. Les jeux de hasard occupent une part importante dans son existence. A la fin de sa vie, au détriment même de la musique, Django Reinhardt consacre énormément de son temps au calme de la pêche et de la peinture.

Ses origines :

Issus de l'Est (hindouistes-mongols), les Manouches sont des nomades. On estime leur apparition au 9e siècle après J.C. Des roulottes à chevaux, ils ont suivi les progrès de leur époque et optent pour le confort des caravanes modernes. Les Reinhardt sont d'origine allemande (Alsace, Forêt Noire). Après la guerre de 1870, ils se retrouvent en France.

Pourquoi ces Gitans ont-ils choisi Liberchies ?

Liberchies se situe à un carrefour entre plusieurs routes provinciales. L'accès libre, donné à un terrain en jachère surnommé « Flache aux Corbias », leur donne l'opportunité de s'établir à Liberchies. Ce territoire se situe à la limite de trois communes : Liberchies, Luttre et Buzet. La petite histoire raconte que les Manouches déplaçaient leurs roulottes chaque soir de quelques mètres afin d'échapper à l'expulsion. Ils se trouvaient ainsi chaque matin dans un village différent.

Source : « Django Reinhardt : Mythe et Réalité » de Roger SPAUTZ

 

21:04 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

28/01/2011

Ce soir, vendredi 28 janvier 2011

 
Ce soir, vendredi 28 janvier 2011:
 
-BELGIQUE: hier Elio Di Rupo, président des “socialistes” francophones est sorti de plusieurs jours de torpeur pour proposer en Belgique (toujours pas de gouvernement, après les élections législatives de juin 2010!) un gouvernement d’union nationale regroupant les partis “démocratiques” qui voudraient y entrer et se suicider ... Un rêve: l’union nationale dans un pays de plus en plus divisé par les politicailleurs de la fausse “gauche” à la droite nationaliste et séparatiste, en passant par le centre, du Nord, du Centre, de l’Est et du Sud... Si Di Rupo et son parti était vraiment socialistes, ils appelleraient au rassemblement des syndicats et de toute la gauche unie à descendre massivement dans la rue et à se mobiliser dans les usines pour rappeler à leurs comparses traditionnels qu’il y a lieu de régler d’ABORD les problèmes urgents et sociaux du pays et d’ envoyer Bhv et les problèmes linguistiques à la poubelle.  Les problèmes linguistiques, ça fait 50 ans que cela dure par la grâce des politiciens particrates et que cela divise le pays. “Socialistes”, libéraux et catholiques, ont mis le pays au bord du gouffre et aujourd’hui ils n’ arrivent plus à danser ensemble ... Les travailleurs qui constituent l’immense majorité de la population, ne sont plus aujourd’hui considérés que comme des machines à voter qui n’ont même plus le droit de savoir à quelle sauce nos “dirigeants” “démocrates” veulent les avaler. Ils discutent en vase clos depuis de mois (Pas seulement de Bhv!).  Naguère parti “socialiste”, Fgtb, coopératives, mutuelles, Fps, Js,... faisaient partie de ce que l’on appelait “L’Action socialiste”. Aujourd’hui, on n’ en parle plus de cette machine “socialiste” reliée au sommet. Tous ces “bôyîards” (en wallon) sont devenus des ratinés de l’inaction qui trônent au-dessus de la paix sociale et de la participationnite gouvernementale à tout prix. Le Ps n’ est plus qu’une organisation de parrains et de papas... Ils sont loin les heures et les jours de gloire du passé ...!
-MONDE ARABE: Tunisie, Algérie, Egypte, Jordanie, Yemen, ..., ça continue à bouger. Pendant que “l’on” entasse les peuples de l’ Euro-dictature des multinationales capitalistes dans la misère, ceux des pays arabes descendent dans la rue pour se libérer  des dictatures, du néo-colonialisme occidentale et de l’ esclavage. On ne peut qu’ approuver. On nous a assez dit (avec raison!) que ces pays étaient des dictatures réactionnaires et féodales, qu’il n’y avait au Moyen-Orient qu’ Israël comme Etat “démocratique” (???)... Les vacances de luxe à Djerba et à Dubaï, ce sera bientôt fini pour certaines classes occidentales ... !
-BELGIQUE: Partisans au Pays-Noir :
(au Pays de Charleroi en BELGIQUE)
 
Voyez ci-dessus cette intéressante vidéo, si vous ne la connaissiez pas encore. Avec feue Yvonne LEDOUX, qui fut capitaine de la Résistance. Une figure qui raconte sur cette vidéo certains épisodes de son passé dans la clandestinité à la fin de sa vie.
Yvonne Ledoux, l'employée communale à CHARLEROI, devenue capitaine dans la résistance, a caché des prisonniers soviétiques évadés à l'hôtel de ville de Charleroi, au nez et à la barbe de la Gestapo. Elle fait revivre les exploits, les espoir et les peines d'une foule de jeunes de l'époque. Avec Ivan Mokan et Benoit Michiels, elle est co-auteur du livre "Partisans au Pays Noir", édition EPO, 1995, 221 pages.

Filmé à Bruxelles, le 14 novembre 1995

Vidéo disponible sur DVD, contactez :
av@marx.be
 
Note de RoRo:
 
Après ces premiers actes clandestins, elle fut recrutée par les communistes, au sein des Partisans armés.
Raoul BALIGAND, fut commandant d’une brigade internationale auprès des Républicains espagnols. Il fut député communiste de Charleroi, après la fin de la guerre.
Yvonne LEDOUX, fut aussi conseiller communal communiste à Charleroi, après la guerre.
Le traître Désiré PAQUET, infiltré dans le Pc, est celui qui fit notamment arrêter l’ Abbé BOUGARD de Courcelles. Il a personnellement arrêté le communiste Georges GLINEUR, parti dans la clandestinité dans la région de Huy.
Valentin TAINCLAIR et Désiré DECELLIER  (de Châtelet) sont des parlementaires communistes décédés dans les camps nazis
YvonneLEDOUX fut aussi après-guerre la compagne de François LECLERE, permanent de la Fédération communiste et lui aussi un héros de la Résistance
MOKAN, est un Soviétique évadé qui prit une part très active dans la Résistance en Belgique et qui rentra, après guerre en Union soviétique...
 
 
 
 

                                                                                                                                                                                

19:22 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

27/01/2011

Cohn-Bendit ou l'anticommunisme obsessionnel

From: nicolas
Sent: Wednesday, January 26, 2011 9:02 PM
To: Romain
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Fwd: Cohn-Bendit ou l'anticommunisme obsessionnel
 
 

Mercredi 26 janvier 2011 3 26 /01 /Jan /2011 06:56

Cohn-Bendit ou l’anticommunisme obsessionnel.

Cohn-Bendit est un anti communiste.

C’est son droit. Le plus strict. Et, oserais-je une confidence, je préfère, vue la …. « qualité humaine » du bonhomme, qu’il soit là où il est.

Un soir, à la télé., il insulte G. Marchais, mort depuis quelques années (c’est plus prudent), le traitant de « crapule ».

Le lendemain il éructe contre la Chine qui refuse le démantèlement du pays et il soutient le Dalaï-lama sans doute parce que la théocratie moyenâgeuse de ce dernier lui semble correspondre à son idéal en termes d’organisation sociale et de frugalité décroissante.

Un autre jour il insulte les Français (froussards xénophobes) qui ont voté NON à la “constitution” européenne au referendum de mai 2005 et encore une fois avec son anticommunisme délicat il déclare: «Ceux qui se réfèrent à l’histoire bolchevique refusent la Constitution(européenne).»Hommage du vice à la vertu?….

Hier au 20h de France 2 on a eu l’occasion de constater une fois encore la haine hystérique du personnage à l’égard de tout ce qui est progressiste : Dany-le-ver(t) dénonçait le chef du gouvernement hongrois, Victor Orban, une espèce de fascistoïde qui va présider l’Union Européenne pendant six mois (on a les présidents que l’on mérite à l’UE). Mais dénoncer un homme de la droite extrême n’était pas satisfaisant pour notre maccarthyste aux petits pieds ! Il trouvait le moyen de comparer l’énergumène de Budapest avec le Président du Venezuela, Hugo Chavez !

Non sans avoir rappelé qu’il soutenait Orban lorsque celui-ci luttait contre les communistes (ouf !) et que sa première manif fut contre l’écrasement de la contre-révolution hongroise de 56 (re-ouf !). Il oublie au passage qu’il se retrouve avec Orban pour soutenir le sinistre rapport Linbaldt visant à amalgamer les vainqueurs soviétiques des hordes nazies avec ces dernières et le communisme au fascisme!…Mais Dany, qui tente de donner des gages à ses maîtres même en dénonçant un des siens, accusa donc Orban d’être « un Chavez européen, un national-populiste, qui ne comprend pas ce qu’est l’essence de la démocratie ».

Amalgamant ainsi sous l’appellation de « national-populiste » (à quand le qualificatif de national-socialiste Monsieur Cohn-Bendit ?) le chef de la droite extrême hongroise et le chef de la révolution bolivarienne progressiste, Cohn-Bendit commet, en plus d’un mensonge et d’une calomnie, une forfaiture intellectuelle : il banalise l’extrême-droite en la comparant, la confondant  à la gauche progressiste. Il prépare ainsi le terrain idéologique pour Marine Le Pen qui ne peut que profiter de cette confusion sciemment entretenue par les partis bourgeois et leurs porte voix contre toutes les « extrêmes ».

Un peu comme l’ambassadeur de Ben Ali qui dénonçait, il y a quelques jours, en ces termes les Tunisiens qui affrontaient les flics de la dictature, « les hordes de fanatiques alliées aux néo-bolcheviks, leurs alliés stratégiques »….belle et bonne compagnie pour le bouffon d’Europe –Écologie-les Ver(t)s.

« Crapule » disait il ?…..

Antoine Manessis

Source : PRCF

22:46 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Ce soir, jeudi 27 janvier 2011 ...

Ce soir, jeudi 27 janvier 2011 ...
 
-RTL-TVI: nous explique que la Belgique est classée au 3e rang des meilleures démocraties ... (???)
A mourir de rire et à se taper le c.. par terre !
“Démocratie”: quand, où, comment et pour qui ?
 
-TUNISIE: la continuité sans Bel Ali...!
La preuve: les flics du régime continuent à matraquer et à abattre ceux qui protestent pour réclamer le changement. Il y a des tués et des crânes fracassés tous les jours ...
 
-BELGIQUE: Justine HENIN s’ en va...   A 28 ans, elle a fait fortune rien qu’à taper sur une balle de tennis. Son avenir doit être garanti. Ira-t-elle s’inscrire comme demandeur d’ emploi à l’Onem ? Devra-t-elle faire une formation au Forem ? Va-t-on contrôler son (ses) compte ( s ) en banque ( s ) ???. A noter qu’elle n’ est pas le seul sportif professionnel à ramasser des millions,  sans que cela ne dérange personne ... Le sport, ça épate et ça rapporte ... Basta !
 
-EGYPTE: ça commence, à l’ exemple de la TUNISIE,  à bouger contre le dictateur pro ricano-occidentaux en place, dans un pays où de plus en plus de gens crèvent de faim, encore réduits à l’ esclavage depuis l’ère des pharaons. Un pays de misère, de grande civilisation et d’Histoire, aux pieds des pyramides. Mais, il est souhaitable que l’ actuel mouvement de changement ne reste pas cantonné au seul monde arabe...
 
-BELGIQUE: de nouvelles élections ? Peut être ... Mais alors, le pourrissement politique va tourner en règlements de compte. Albert II devrait peut être désigner Justine HENIN, comme liquidateur (???).  C’est Bouglione dans une “démocratie” capitaliste qui crève elle aussi ! Après des élections, les parlementaires élus ne devraient peut être être payé que lorsqu’un gouvernement est constitué et en fonctions. Je vous garantis qu’ alors les choses iraient plus vite ... Mais pour cela, il faut sans doute réunir une majorité des 2/3 au sein du Parlement (???)
 
RoRo

20:24 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

26/01/2011

Un excellent article «Washington face à la colère du peuple tunisien» de Thierry Meyssan

 
 
Sent: Wednesday, January 26, 2011 2:23 PM
To: 
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Un excellent article «Washington face à la colère du peuple tunisien» de Thierry Meyssan
 
 

Un excellent article : «Washington face à la colère du peuple tunisien» de Thierry Meyssan
Lire l'article de Thierry Meyssan «Washington face à la colère du peuple tunisien» reproduit ci-dessous.
 
L'effet domino de l'insurrection du peuple tunisien
commence à agir sur tous les peuples des pays arabes et musulmans.  Au tour de l'Égypte et d'autres pays.
En juillet 1789, le duc de La Rochefoucauld a dit à Louis XVI : « Sire, ce n'est pas une révolte, c'est une révolution. »
Et ce n'est pas une révolution populaire dirigée par la bourgeoisie contre le féodalisme ou nationaliste ou religieuse.  C'est le possible début d'une révolution socialiste.
 
Les peuples se débattent contre la dictature de la grande mafia que sont la bourgeoisie et leur État.
Les peuples se débattent contre la crise, le fascisme, la guerre.
Les conditions objectives pour des révolutions socialistes existent mais ce sont les conditions subjectives qui n'existent plus à cause des révisionnistes.
Les théories de Marx et d'Engels et de Lénine et de Staline, la force de l'URSS, ont été abandonnées par des partis qui se disent "communistes", "marxistes-léninistes" et qui ne pratiquent plus, depuis 50 années, qu'un révisionnisme des plus sordides.
 
Cet article montre comment Washington se prépare à faire face à la colère du peuple tunisien (OTAN, CIA).  Les agents de la bourgeoisie, les opportunistes vont tout faire pour faire déraper chaque explosion insurrectionnelle, pour donner le pouvoir à des opportunistes, pour tuer, dans chaque pays, tout possibilité de révolution marxiste-léniniste.
L'avant-garde véritablement communiste de chaque pays doit ABSOLUMENT reconstruire de véritables Partis communistes et un véritable Mouvement communiste international.
La reconstruction communiste selon des lignes correctes (1) idéologique; (2) politique; et (3) organisationnelle est ABSOLUMENT nécessaire.
Pas de révolution sans théorie révolutionnaire.  Pas de révolution sans parti révolutionnaire.
Reconstruction du Parti communiste dans chaque pays et reconstruction du Mouvement communiste international.
 
Antonio Artuso - Reconstruction communiste Canada -
pueblo@sympatico.ca
- Pour un front unique prolétarien contre la crise, le fascisme et la guerre


From: rchabert@wanadoo.fr - Subject: Fw: [alerte_otan] Thierry Meyssan : Washington face à la colère du peuple tunisien - Date: Wed, 26 Jan 2011 09:32:37 +0100
 
----- Original Message ----- From: Gaston PELLET To: Gaston.Pellet Sent: Tuesday, January 25, 2011 7:24 PM
Subject: Fw: [alerte_otan] Thierry Meyssan : Washington face à la colère du peuple tunisien

 
Washington face à la colère du peuple tunisien
 
 
Alors que les médias occidentaux célèbrent la « Jasmine Revolution », Thierry Meyssan dévoile le plan US pour tenter de stopper la colère du peuple tunisien et conserver cette discrète base arrière de la CIA et de l’OTAN. Selon lui, le phénomène insurrectionnel n’est pas fini et la vraie Révolution, tant redoutée par les Occidentaux, pourrait rapidement commencer.
 
Les grandes puissances n’aiment pas les bouleversements politiques qui leur échappent et contrecarrent leurs plans. Les événements qui ont fait vibrer la Tunisie depuis un mois n’échappent pas à cette règle, bien au contraire.
 
Il est donc pour le moins surprenant que les grands médias internationaux, suppôts indéfectibles du système de domination mondiale, s’enthousiasment soudainement pour la « Révolution du jasmin » et multiplient les enquêtes et reportages sur la fortune des Ben Ali qu’ils ignoraient jusque là malgré leur luxe tapageur. C’est que les Occidentaux courent après une situation qui leur a glissé des mains et qu’ils voudraient récupérer en la décrivant selon leurs souhaits.
 
Avant toute chose, il convient de rappeler que le régime de Ben Ali était soutenu par les Etats-Unis et Israël, la France et l’Italie.
 
Considéré par Washington comme un Etat d’importance mineure, la Tunisie était utilisée au plan sécuritaire, plus qu’économique. En 1987, un coup d’Etat soft est organisé pour déposer le président Habib Bourguiba au profit de son ministre de l’Intérieur, Zine el-Abidine Ben Ali. Celui-ci est un agent de la CIA formé à la Senior Intelligence School de Fort Holabird. Selon certains éléments récents, l’Italie et l’Algérie auraient été associés à cette prise de pouvoir [1].
 
Dès son arrivée au Palais de la République, il met en place une Commission militaire jointe avec le Pentagone. Elle se réunit annuellement, en mai. Ben Ali, qui se méfie de l’armée, la maintient dans un rôle marginal et la sous-équipe, à l’exception du Groupe des Forces spéciales qui s’entraîne avec les militaires US et participe au dispositif « anti-terroriste » régional. Les ports de Bizerte, Sfax, Sousse et Tunis sont ouverts aux navires de l’OTAN et, en 2004, la Tunisie s’insère dans le « Dialogue méditerranéen » de l’Alliance.
 
Washington n’attendant rien de spécial de ce pays au plan économique, il laisse donc les Ben Ali mettre la Tunisie en coupe réglée. Toute entreprise qui se développe est priée de céder 50 % de son capital et les dividendes qui vont avec. Cependant, les choses virent au vinaigre en 2009, lorsque la famille régnante, passée de la gourmandise à la cupidité, entend soumettre aussi les entrepreneurs états-uniens à son racket.
 
De son côté, le département d’Etat anticipe sur l’inévitable disparition du président. Le dictateur a soigneusement éliminé ses rivaux et ne dispose pas de successeur. Il faut donc imaginer une relève s’il vient à mourir. Une soixantaine de personnalités susceptibles de jouer un rôle politique ultérieur est recrutée. Chacune reçoit une formation de trois mois à Fort Bragg, puis un salaire mensuel [2]. Le temps passe…
 
Bien que le président Ben Ali poursuive la rhétorique anti-sioniste en vigueur dans le monde musulman, la Tunisie offre diverses facilités à la colonie juive de Palestine. Les Israéliens d’ascendance tunisienne sont autorisés à voyager et à commercer dans le pays. Ariel Sharon est même invité à Tunis.

La révolte
 
L’immolation par le feu d’un vendeur ambulant, Mohamed el-Bouzazi, le 17 décembre 2010, après que sa charrette et ses produits aient été saisis par la police, donne le signal des premières émeutes. Les habitants de Sidi Bouzid se reconnaissent dans ce drame personnel et se soulèvent. Les affrontements s’étendent à plusieurs régions, puis à la capitale. Le syndicat UGTT et un collectif d’avocats manifestent scellant sans en avoir conscience l’alliance entre classes populaire et bourgeoisie autour d’une organisation structurée.
 
Le 28 décembre, le président Ben Ali tente de reprendre les choses en main. Il se rend au chevet du jeune Mohamed el-Bouazizi et s’adresse le soir à la Nation. Mais son discours télévisé exprime son aveuglement. Il dénonce les manifestants comme des extrémistes et des agitateurs stipendiés et annonce une répression féroce. Loin de calmer le jeu, son intervention transforme la révolte populaire en insurrection. Le peuple tunisien ne conteste plus simplement l’injustice sociale, mais le pouvoir politique.
 
A Washington, on constate que « notre agent Ben Ali » ne maitrise plus rien. Le Conseil de sécurité nationale Jeffrey Feltman [3] et Colin Kahl [4] s’accordent à considérer que le moment est venu de lâcher ce dictateur usé et d’organiser sa succession avant que l’insurrection ne se transforme en authentique révolution, c’est-à-dire en contestation du système.
 
Il est décidé de mobiliser des médias, en Tunisie et dans le monde, pour circonscrire l’insurrection. On focalisera l’attention des Tunisiens sur les questions sociales, la corruption des Ben Ali, et la censure de la presse. Tout, pourvu qu’on ne débatte pas des raisons qui ont conduit Washington à installer le dictateur, 23 ans plus tôt, et à le protéger tandis qu’il s’accaparait l’économie nationale.
 
Le 30 décembre, la chaîne privée Nessma TV défie le régime en diffusant des reportages sur les émeutes et en organisant un débat sur la nécessaire transition démocratique. Nessma TV appartient au groupe italo-tunisien de Tarak Ben Ammar et Silvio Berlusconi.. Le message est parfaitement compris par les indécis : le régime est fissuré.
 
Simultanément, des experts Etats-uniens (mais aussi Serbes et Allemands) sont envoyés en Tunisie pour canaliser l’insurrection. Ce sont eux qui, surfant sur les émotions collectives, tentent d’imposer des slogans dans les manifestations. Selon la technique des prétendues « révolutions » colorées, élaborée par l’Albert Einstein Institution de Gene Sharp [5], ils focalisent l’attention sur le dictateur pour éviter tout débat sur l’avenir politique du pays. C’est le mot d’ordre « Ben Ali dégage ! » [6].
 
Masqué sous le pseudonyme Anonymous, le cyber-escadron de la CIA —déjà utilisé contre le Zimbabwe et l’Iran— hacke des sites officiels tunisiens et y installe un message de menace en anglais.

L’insurrection
 
Les Tunisiens continuent spontanément à braver le régime, à descendre en masse dans les rues, et à brûler commissariats de police et magasins appartenant aux Ben Ali. Avec courage, certains d’entre eux payent le prix du sang. Pathétique, le dictateur dépassé se crispe sans comprendre.
 
Le 13 janvier, il ordonne à l’armée de tirer sur la foule, mais le chef d’état-major de l’armée de terre s’y refuse. Le général Rachid Ammar, qui a été contacté par le commandant de l’Africom, le général William Ward, annonce lui-même au président que Washington lui ordonne de fuir.
 
En France, le gouvernement Sarkozy n’a pas été prévenu de la décision états-unienne et n’a pas analysé les divers retournements de veste. La ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, se propose de sauver le dictateur en lui dépêchant des conseillers en maintien de l’ordre et du matériel pour qu’il se maintienne au pouvoir par des procédés plus propres [7]. Un avion cargo est affrété le vendredi 14. Lorsque les formalités de dédouanement sont finies à Paris, il est trop tard : Ben Ali n’a plus besoin d’aide, il a déjà pris la fuite.
 
Ses amis d’hier, à Washington et Tel-Aviv, Paris et Rome, lui refusent l’asile. Il échoue à Riyad. Il aurait emporté avec lui 1,5 tonne d’or volée au Trésor public, ce que démentent les autorités encore en place.
 
Du jasmin pour calmer les Tunisiens
 
Les conseillers en communication stratégique US tentent alors de siffler la fin de la partie, tandis que le Premier ministre sortant compose un gouvernement de continuité. C’est là que les agences de presse lancent l’appellation « Jasmine Revolution » (en anglais s’il vous plaît). Les Tunisiens assurent-elles viennent de réaliser leur « révolution colorée ». Un gouvernement d’union nationale est constitué. Tout est bien qui finit bien.
 
L’expression « Jasmine Revolution » laisse un goût amer aux Tunisiens les plus âgés : c’est celle que la CIA avait déjà utilisée pour communiquer lors du coup d’Etat de 1987 qui plaça Ben Ali au pouvoir.
 
La presse occidentale —désormais mieux contrôlée par l’Empire que la presse tunisienne— découvre la fortune mal acquise des Ben Ali qu'elle ignorait jusque là. On oublie le satisfecit accordé par le directeur du FMI, Dominique Strauss-Kahn aux gestionnaires du pays quelques mois après les émeutes de la faim [8]. Et on oublie le dernier rapport de Transparency International qui affirmait que la Tunisie était moins corrompue que des Etats de l’Union européenne comme l’Italie, la Roumanie et la Grèce [9].
 
Les miliciens du régime, qui avaient semé la terreur parmi les civils durant les émeutes les obligeant à s’organiser en comités d’auto-défense, disparaissent dans la nuit.
 
Les Tunisiens que l’on pense dépolitisés et manipulables après des années de dictature s’avèrent fort matures. Ils constatent que le gouvernement de Mohammed Ghannouchi, c’est « du benalisme sans Ben Ali ». Malgré quelques ravalements de façade, les caciques du parti unique (RCD) conservent les ministères régaliens. Les syndicalistes de l’UGTT, refusent de s’associer à la manip états-unienne et démissionnent des postes qu’on leur a attribués..
 
Outre les inamovibles membres du RCD, il reste des gadgets médiatiques et des agents de la CIA. Par la grâce du producteur Tarak Ben Amar (le patron de Nessma TV), la réalisatrice Moufida Tlati devient ministre de la Culture. Moins show-bizz, plus significatif, Ahmed Néjib Chebbi, un pion de la National Endowment for Democracy, devient ministre du Développement régional. Ou encore, l’obscur Slim Amanou, un bloggeur rompu aux méthodes de l’Albert Einstein Institute, devient secrétaire d’Etat à la Jeunesse et des Sports au nom du fantomatique Parti pirate relié à l’auto-proclamé groupe Anonymous.
 
Bien entendu, l’ambassade des Etats-Unis n’a pas sollicité le Parti communiste pour faire partie de ce soi-disant « gouvernement d’union nationale ».
 
A l’inverse, on prépare le retour de Londres, où il avait obtenu l’asile politique, du leader historique du Parti de la Renaissance (Ennahda), Rached Ghannouchi. Islamiste ex-salafiste, il prêche la compatibilité de l’islam et de la démocratie et prépare depuis longtemps un rapprochement avec le Parti démocrate progressiste de son ami Ahmed Néjib Chebbi, un social-démocrate ex-marxiste. Dans le cas d’un échec du « gouvernement d’union nationale », ce tandem pro-US pourrait fournir une illusion de rechange.
 
Une nouvelle fois, les Tunisiens se soulèvent, élargissant eux-mêmes le mot d’ordre qu’on leur avait soufflé : « RCD dégage ! ». Dans les communes et les entreprises, ils chassent eux-mêmes les collaborateurs du régime déchu.
 
Vers la Révolution ?
 
Contrairement à ce qui a été dit par la presse occidentale, l’insurrection n’est pas encore terminée et la Révolution n’a pas encore commencé. Force est de constater que Washington n’a rien canalisé du tout, hormis les journalistes occidentaux. Plus encore aujourd’hui que fin décembre, la situation est hors de contrôle.
 
++++++
 
[1] Déclarations de l’amiral Fulvio Martini, alors chef des services secrets italiens (SISMI).
 
[2] Témoignage direct recueilli par l’auteur.
 
[3] Assistant de la Secrétaire d’Etat pour les Affaires proche-orientales.
 
[4] Assistant adjoint du secrétaire à la Défense pour le Proche-Orient.
 
[5] « L’Albert Einstein Institution : la non-violence version CIA », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 4 juin 2007.
http://www.voltairenet.org/article15870.html
 
[6] « La technique du coup d’État coloré », par John Laughland, Réseau Voltaire, 4 janvier 2010.
http://www.voltairenet..org/article163449.html
 
[7] « Proposition française de soutenir la répression en Tunisie », par Michelle Alliot-Marie, Réseau Voltaire, 12 janvier 2011.
http://www.voltairenet.org/article168163.html
 
 
[9] « Corruption perception index 2010 », Transparency International.
 
 

20:06 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

25/01/2011

[JUGOINFO] Privatisation au Kosovo : dix années d’échec

 
 
Sent: Saturday, November 27, 2010 10:41 PM
To:
Subject: [JUGOINFO] Privatisation au Kosovo : dix années d’échec
 
 

 
 
Koha Ditore


Privatisation au Kosovo : dix années d’échec

 
Traduit par Belgzim Kamberi

Une population paupérisée, des services publics sabordés et des infrastructures inopérantes, voilà le résultat des neuf années de privatisation orchestrée par la Minuk et la Kosovo Trust Agency. Mené sans concertation et entaché de nombreuses irrégularité, ce processus n’a jamais fait l’objet d’une évaluation sérieuse ni du moindre débat public. Il s’agit pourtant d’un enjeu majeur pour l’avenir du pays.
 
Publié dans la presse : 15 septembre 2010
Mise en ligne : mardi 5 octobre 2010

Par Parim Olluri

L’Institut Norvégien pour les Relations Internationales (NUPI) a présenté mardi 14 septembre un rapport très sévère sur les privatisations menées par le « pilier IV » de la Minuk, en charge de la reconstruction économique du Kosovo. « Les neuf années de privatisation, conduite par les acteurs internationaux, qui en avait fait le cœur de leur stratégie économique, ne semblent pas avoir amélioré la situation globale du pays. Près de la moitié de la population se trouve toujours sans emploi ou dans une situation de pauvreté. Les infrastructures, l’agriculture et la production nationale sont dans une situation très difficile et l’éducation comme les services sociaux ont été sabordés », a expliqué Rita Augestad Knudsen, en présentant le rapport.

Le rapport porte sur les neuf années de gestion des privatisations par la Kosovo Trust Agency (KTA) et montre que les internationaux ont été incapables de mener à bien cette mission. « Bien qu’il n’y ait toujours pas de chiffres exacts, il apparaît que la processus de privatisation dirigé par les internationaux a occasionné une perte sèche d’emplois », note le rapport. En 2002, de 50 à 60.000 emplois ont été supprimés en raison de la gestion des entreprises publiques par la Minuk alors que, selon le syndicat du Kosovo (BSPK), 70.000 travailleurs se sont retrouvés sans emploi, sans retraite et sans aide sociale à cause de la privatisation.

La privatisation menée par la Minuk, une « catastrophe »

Selon l’auteur de ce rapport, la privatisation gérée par les internationaux n’a pas rempli les objectifs déterminés par la Minuk concernant la reconstruction et le développement économique. « Même si aucune évaluation générale n’a encore été réalisée sur l’influence de la privatisation sur l’économie du Kosovo, les quelques résultats disponibles montrent que le processus a surtout limité le potentiel socio-économique du pays », déplore le rapport.

Ce rapport va même jusqu’à affirmer que les actions de la Minuk et de la KTA ont eu des conséquences destructrices. Le BSPK et la société civile ont formulé de vives critiques, portant notamment sur la mauvaise gestion et la corruption. « Ceux qui ont intérêt à soutenir le processus de privatisation au Kosovo affirment que celui-ci a été un succès, arguant qu’il était indispensable. Les experts, par contre, le décrivent comme une catastrophe, comme un échec quasi-total du point de vue économique. »

Selon ce rapport, les officiels affirment que le processus de privatisation illustre la faillite de la mission dont se réclamait de la Minuk, en éclairant ses limites dans l’utilisation de la privatisation au Kosovo pour favoriser la reprise économique.

« Certains affirment que la Minuk était incapable d’administrer l’économie du Kosovo et donnait ainsi une mauvaise image de l’Onu, minant de fait son principal objectif de créer une économie qui fonctionne selon les principes de l’état de droit », constate le rapport.

L’UE et les États-Unis poussent à la privatisation

Indépendamment du caractère douteux du processus de privatisation au Kosovo – à l’image d’expériences semblables dans d’autres pays –, les internationaux ont continué à mener une privatisation rapide et totale, même lorsqu’a pris fin l’activité de la Kosovo Trust Agency (KTA).

« L’UE et surtout les États-Unis continuent d’inciter à la privatisation en insistant sur le fait que l’économie kosovare a besoin de se libérer du fardeau de l’État et en déclarant que c’est la seule solution pour garantir la survie à long terme du Kosovo indépendant ». Mais, selon ce rapport, au lieu de promouvoir la gouvernance démocratique ou le vrai renforcement des pouvoirs locaux, les internationaux sont plus disposés à écarter toute gestion locale et à distinguer l’ami de l’ennemi selon des critères subjectifs. D’après ce rapport, il y a eu notamment une politisation de la loi dans la participation internationale sur la privatisation au Kosovo.

L’épineuse question des mises en faillite

Le processus de mise en faillite est le principal obstacle de la privatisation au Kosovo. De même, 451 millions d’euros sont toujours bloqués et ne peuvent toujours pas être utilisés, parce qu’ils peuvent tomber aux mains des créditeurs et propriétaires qui sont principalement serbes, évoque ce rapport.

« La conséquence de la responsabilité des internationaux s’est présentée lors des discussions à propos du processus de liquidation ». Ceux-ci se sont concentrés sur la légalisation de la propriété privée sans s’exposer personnellement, qu’ils ont ensuite utilisée à des fins politiques.

« Le KTA n’a terminé aucune mise en liquidation, qui était un de ses objectifs finaux », ajoute le rapport. « Ceci a mené au blocage des 451 millions d’euros de la privatisation, qui ne peuvent pas être retiré parce qu’ils sont bloqués par les créditeurs et les propriétaires, à qui la plus grande partie de cette somme reviendra. Selon le rapport, Pieter Feith a soulevé ces questions dans une lettre au ministre de l’Économie et des finances, Ahmet Shala ; courrier qui faisait suite à un conflit entre la Banque centrale du Kosovo et l’Agence kosovare de privatisation.

« L’issue du processus de liquidation est attendue avec impatience par ceux qui pensent que le Kosovo profitera de la privatisation menée par les internationaux, alors que les autres insistent sur le fait que les bénéfices n’iront pas dans les caisses du Kosovo, mais dans celles des créditeurs et des propriétaires, majoritairement serbes. Certains craignent que la liquidation ne soit à l’origine d’un conflit social », affirme le rapport.

Les problèmes liés au processus de liquidation, ainsi que l’évaluation des plaintes qui y sont relatives par une Chambre spéciale, favorisent le maintien de la Minuk comme seule autorité officielle compétente, démontrant de fait le pouvoir des internationaux sur des pans essentiels de l’économie kosovare.

Des rumeurs gênantes

Le rapport rappelle qu’au début du processus de privatisation, des rumeurs couraient sur le Parti démocratique du Kosovo (PDK) du Premier ministre Hashim Thaçi concernant son influence sur la privatisation des entreprises publiques.

Ainsi, le retrait par la Minuk du droit historique des communes sur les entreprises publiques aurait été la conséquence des liens politiques des membres locaux du Département du Commerce et de l’Industrie avec le Parti démocratique du Kosovo (PDK), qui avait en charge leur nomination. Ce parti ayant perdu les élections municipales de 2001 contre la Ligue démocratique du Kosovo (LDK), la majorité des municipalités n’étaient plus contrôlées par le PDK. Le contrôle des communes par la LDK avait incité le PDK à inciter les communes à abandonner leurs droits sur les entreprises publiques.

« Indépendamment des raisons qui ont conduit la Minuk à mettre hors-jeu les communes en 2001, les responsables internationaux impliqués dans la privatisation au Kosovo ont prouvé depuis longtemps leurs préférences à minimiser l’autorité locale », conclut le rapport.

                ITALIA-JUGOSLAVIA: POSIZIONI A CONFRONTO
                L'atteggiamento opposto di Pertini e D'Annunzio
                http://www.cnj.it/documentazione/amicinemici.htm

21:08 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

24/01/2011

PORTUGAL: le président de droite réélu par moins de 30 % des éle cteurs ...

PORTUGAL: le président de droite réélu par moins de 30 % des électeurs ...  
 
Le Portugal a voté ce dimanche 24 janvier 2011.
Si j’ ai bien compris les résultats à la radio ce lundi-matin: le président sortant a obtenu 53 % des voix.
Mais seulement 53 % des Portugais auraient voté.
Donc le président réélu représente moins de 30% des Portugais...
C’ est cela la “démocratie” capitaliste. Là comme ailleurs, les électeurs ont compris.
Voter c’ est choisir entre bonnet blanc et blanc bonnet. C’ est de plus en plus choisir entre la peste et le choléra capitalistes.
Les gens savent de plus en plus que rien ne changera s’ils ne font pas comme en TUNISIE: descendre dans la rue et se mettre en grève dans les entreprises.
Il n’y a plus que cela qui fait peur aux pouvoirs en place...
 
 
 
 
 
RoRo

11:24 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

21/01/2011

Tunisie: Révolution, effet domino et French connection

Sent: Friday, January 21, 2011 8:42 PM
To:
Subject: Tunisie: Révolution, effet domino et French connection
 
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1. REVOLUTION!
Tout le pouvoir au peuple. Tout de suite et maintenant - B. Benjelloun
Pour éviter que les hommes de Ben Ali ne récupère la révolution

Entretien avec Takriz: La Tunisie, première cyber-révolution - Ramy Brahem
Comment Internet a permis de contourner la censure et d'organiser la résistance

Brèves de Tunisie: les 40 voleurs, intérêts US et israéliens, désordre organisé...- R. Brahem & M.Collon
Dernières infos parfumées au jasmin

Entretien avec un opposant tunisien - Hama Hammami
"Il faut faire table rase du passé si on veut aller vers un État de droit."

La Tunisie : une Révolution - Tariq Ramadan
Une première étape et, à la croisée des chemins, les enjeux restent sensibles.

2. EFFET DOMINO?
L'Egypte n'est pas la Tunisie, mais... - Emad Mekay
Le pharaon Moubarak sera-t-il le prochain à sauter?

Que l'étincelle tunisienne embrase tout le monde arabe ! - M. Belaali
"Longtemps exploitées, marginalisées, humiliées, les masses populaires arabes relèvent lentement la tête"

Le Printemps de la démocratie arabe - A. Albayaty, H. Al Bayati, I. Douglas
"Le soulèvement tunisien n'est que le résultat naturel de l'échec du modèle de la mondialisation"

Le guide des dictateurs arabes - Hanitizer
Quelques conseils pour les dirigeants locaux qui ne voudraient pas finir comme Ben Ali

3. FRENCH CONNECTION

Sarkozy, l'ennemi des espoirs démocratiques africains - Olivier Mukuna
La démocratie ne fait pas les affaires de la France en Afrique

Le clan des tunisiens - Hicham Hamza
Ont-ils versé une larme pour le départ de Ben Ali?

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Tunisie : mots et maux de l'information en continu - J. Salingue, U. Palheta
Florilège de travers médiatiques français
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20/01/2011

BELGIQUE: une fois de plus à nos poches ...

 
 

 
Vous voyez que la BELGIQUE est bien un pays européanisé et “démocratique”: voilà des mois et des mois que nos braves politiciens, de “gauche”, du centre et de droite, n’ arrivent pas à s’entendre sur BHV, négocient depuis 7 mois la mise en place d’un gouvernement issu des élections législatives du mois de juin 2010 et se crêpent le chignon, de sorte que nous sommes toujours avec le gouvernement précédent qui gère les “affaires courantes”...
Qu’à cela ne tienne, gouvernants du Nord, du Sud, de l’ Est et de l’Ouest, en passant par le Centre du pays, wallons, flamands, bruxellois et germanophones, viennent de tomber d’ accord sur la création d’ une nouvelle taxe-vignette autoroutière qui frappera TOUS ceux qui utiliseront nos autoroutes et certaines routes nationales dans l’ ENSEMBLE du pays, y compris bien sûr les automobilistes étrangers.
GENIAL, non ? Il faut de l’ argent pour payer l’ entretien de nos autoroutes (à se demander comment ils ont fait jusqu’à ce jour). Et ils ont trouvé, comme ils ont trouvé 20 milliards d’euros en une seule nuit pour voler au secours des banquiers capitalistes.
A noter que ça existe déjà en Italie, en France, ...   En France, où la gestion des autoroutes est entre les mains de sociétés privées, si je suis bien informé. Une partie du fric pour du tarmac, et l’ autre pour engraisser des actionnaires privés... 
Le “Papa socialiste”, Michel Dardenne avait déjà sa petite idée sur le sujet au temps où il devait encore remplir (???) les caisses de la Région wallonne.
Contents les p’tits Belges. On avance, on avance, de plus en plus ... en arrière !
RoRo
 
 

13:38 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

18/01/2011

24/11/10: Scanners corporels déshabillants : on est tenu d'ex hiber sa prothèse mammaire à l’aéroport.

 
 

U$A: Toujours plus de "démocratie" capitaliste ! A part cela: à bas la burqa pour "libérer" les femmes arabes ... !
RoRo
 
 
 
Sent: Monday, November 22, 2010 12:16 PM
Subject: Scanners corporels déshabillants : on est tenu d'exhiber sa prothèse mammaire à l’aéroport
 
 

Dimanche 21 novembre 2010

Scanners corporels déshabillants : on est tenu d'exhiber sa prothèse mammaire à l’aéroport

Brave New World: c'est maintenant !

Une employée de l’administration de la sécurité des transports (TSA) examine l’image d’un scanner corporel, le 22 octobre 2010 à l’aéroport John F. Kennedy, à New York

20 novembre 2010 par Zone-7 (Source : AFP)

WASHINGTON — Une hôtesse de l’air ayant survécu à un cancer du sein s’est vu demander lors d’un contrôle de sécurité dans un aéroport américain de montrer sa prothèse mammaire, a rapporté vendredi une chaîne de télévision locale.

Cathy Bossy, personnel navigant depuis plus de trente ans, a raconté à la chaîne WBTV de Charlotte (Caroline du Nord, sud-est) qu’un agent de l’administration de la sécurité des transports (TSA) lui avait demandé de se soumettre à un scanner corporel, avant de lui indiquer qu’elle allait devoir subir aussi une fouille au corps.

Passagers et membres d’équipages sont sélectionnés au hasard pour passer à travers ces installations. S’ils refusent ou si quelque chose de suspicieux est détecté, ils sont alors sujets à une palpation "renforcée", y compris de leurs parties intimes.

Un agent "a mis sa main sur mon sein et demandé +qu’est-ce que c’est ça ?", a raconté l’hôtesse de l’air. "J’ai répondu : c’est une prothèse parce que j’ai eu un cancer du sein, et elle m’a dit, +et bien vous allez devoir me montrer ça+’", a poursuivi Cathy Bossy.

"Je ne pouvais pas croire que quelqu’un pouvait être en train de me demander ça !" a ajouté Mme Bossy, qui a pris un avocat après l’incident.

La TSA a indiqué à WBTV dans un courriel que ses agents étaient "autorisés à demander à voir et à toucher les prothèses". L’administration américaine a indiqué qu’elle allait étudier le cas de Mme Bossy.

Deux élus républicains ont protesté vendredi contre les scanners corporels et les fouilles corporelles dans les aéroports, dans un courrier adressé à l’administrateur de la TSA John Pistole.

"Considérer chaque passager comme un suspect ou un criminel" est inefficace, écrivent les représentants John Mica et Thomas Petri.

"Les efforts de la TSA pour améliorer la sécurité dans les transports aériens doivent être revus", ajoutent-ils, estimant que les agents devraient mieux observer les passagers afin de déterminer ceux qui doivent être soumis à des contrôles et ne pas s’en remettre au hasard.

Quelque 315 scanners corporels ont été installés dans 65 aéroports aux Etats-Unis selon la TSA.
Titre original: États-Unis : une hôtesse de l’air priée de montrer sa prothèse mammaire à l’aéroport

Source: http://www.newsoftomorrow.org

A lire aussi:
Full-Body Scanners to Fry Travelers With Radiation
The Real Purpose Of Airport Body Scanners: Breaking The Will Of The People
Nude Protest: Airport Body Scanners in Germany/Manifestation dénudée contre les scanners corporels (video+ dossier)
Url de cet article: http://www.internationalnews.fr/article-scanners-corporel...




Publié dans : Libertés publique/Big Brother/Civil Liberties

19:38 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Expresso :: Un patron wallon en accord avec la N-VA??

 
 
 
From: Evelyse Begon
Sent: Monday, January 17, 2011 10:11 PM
To:
Subject: : Expresso :: Un patron wallon en accord avec la N-VA??
 
mestdagh
 

 

Front des francophones contre font des Flamands ou alors front des patrons contre font social

 

Expresso :: Un patron wallon en accord avec la N-VA

Eric Mestdagh, le patron de la chaîne de magasins du même nom, s’est « lâché » dans le Soir du 9 janvier : « Je préfère un accord défavorable aux francophones plutôt que le blocage actuel. Cela aurait un effet électrochoc sur les Wallons. Ils ne se rendent pas compte de la situation dans laquelle nous sommes et à quel point nous sommes subsidiés. Oui, nous sommes des assistés! Admettons-le. (…) Je trouve que les discours de De Wever font sens, même s’il y a une part de manipulations dans ceux-ci. Un accord communautaire défavorable forcerait au moins les Wallons à se bouger. À parler des sujets tabous comme le contrôle des chômeurs, le niveau des allocations de chômage, le travail au noir… Wallon, lève-toi! » Encore un exemple des intérêts communs entre la N-VA et les patrons…

 

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16:48 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |