29/03/2008

Albert Frère et Nicolas Sarkozy, deux intimes qui privatisent ...

Albert Frère et Nicolas Sarkozy, deux intimes qui privatisent
Energie :: Les dessous de la fusion GDF-Suez

Les relations entre le capitaliste carolo et le président français ont joué pour créer le mastodonte énergétique dont ils sont devenus les principaux actionnaires.

Marco Van Hees
19-09-2007

- Cliquez sur le dessin pour l'agrandir -


La fusion Suez-Gaz de France est-elle une nationalisation de Suez ou une privatisation de GDF ? Vu que le privé a généralement une voix prépondérante, la seconde appellation semble plus proche de la réalité. En tout cas, le premier actionnaire de Suez, le Carolo Albert Frère, était un chaud partisan de cette fusion. Même si avec 5,3 % des actions du nouveau groupe, il passe second, derrière l’Etat français (35 % du capital).

Le magazine Trends-Tendances vient de détailler les liens intimes qui unissent Frère à Sarkozy. Ils remontent à une vingtaine d’années, lorsque le président français était seulement le maire de Neuilly. Celui-ci a déjeuné à plusieurs reprises à Gerpinnes, à côté de Charleroi, où Frère a son domicile et le siège de son holding CNP. Pas étonnant lorsque l’on connaît la manie de l’un de s’entourer de grands patrons, comme celle de l’autre de soigner ses relations avec les hommes politiques. « Nicolas Sarkozy recueille régulièrement les avis d’Albert Frère », relatait déjà Le Monde en 2001.

Plus récemment, le quotidien voyait dans le capitaliste carolo l’homme le plus puissant de la Bourse de Paris. À ce titre, Frère entretient des relations étroites avec quelques grands noms du monde des affaires – Bernard Arnault, Alain Minc, Paul Desmarais... – qui sont autant de proches de Sarko. Arnault a d’ailleurs été le témoin de mariage de ce dernier.

En mai, lors des présidentielles, Frère quitte Saint-Tropez pour rejoindre Nicolas Sarkozy à son QG de campagne. Il fait partie du happy few présent à ses côtés lors du décompte des voix. Début juillet, les deux hommes déjeunent au fort de Brégançon, résidence d’été du président. Lors de ces rencontres, ils évoquent évidemment le dossier Suez-GDF.

Pour se démarquer de l’ancien Premier ministre de Villepin, Sarkozy rêvait d’une OPA de GDF sur Suez, plutôt que l’inverse. Mais il s’est plié au refus de son ami belge. De plus, le nouveau pensionnaire de l’Elysée voulait que Suez se débarrasse de son pôle environnement, pour ne garder que l’énergie. Frère a concédé symboliquement que ce pôle soit un peu moins directement contrôlé par Suez, mais sans s’en débarrasser complètement. Et il a imposé à Gérard Mestrallet, le « boss » (mais pas le vrai patron actionnaire) de Suez qu’il s’incline face à ce scénario dont il ne voulait pourtant pas entendre parler.

Bref, Frère donne à nouveau une illustration éclatante des liens qui unissent la petite politique au grand capital.


11:27 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Romain | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : silence, finance, democratie, courcelles, belgique, romain, histoire, sarkozy, actualite, economie, capitalisme, presse, medias | |  Facebook | |  Imprimer | | |

28/03/2008

26/03/2008: Si on simplifiait tout ça ? ....

 -------- Message original --------

Sujet: Si on simplifiait tout ça ?
Date: Wed, 26 Mar 2008 12:22:03 +0100
De: Michel Collon <michel.collon@skynet.be>
Répondre à :: michel.collon@skynet.be


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Si on simplifiait tout ça ?
MICHEL COLLON


Quelles sont exactement les règles qui président au droit à la séparation et, plus généralement, à ce qu'on appelle l'autodétermination des peuples ? Certains nous disent s'y perdre un peu. Et en effet, à en croire nos grands médias...

En Asie, les Tibétains y ont droit. Mais pas les Irakiens, ni les Afghans.

Au Moyen-Orient, les Israéliens y ont droit. Mais pas les Palestiniens, ni les Kurdes.

En Afrique, les généraux mafieux de l'Est du Congo y ont droit. Mais pas le Sahara occidental.

En Amérique Latine, les riches provinces (de droite) de Bolivie et du Venezuela y ont droit. Mais pas les Indiens du Chili, du Mexique, etc...

Dans les Balkans, les Albanais du Kosovo y ont droit. Mais pas les Serbes du Kosovo, ni ceux de Bosnie.

En Europe occidentale, les Flamands y auraient droit, mais pas les Irlandais du Nord, ni les Basques.

Compliqué, en effet. Si on simplifiait tout ça ? N'auraient droit à l'autodétermination que ceux qui sont « avec nous ». Pas les autres.

Et tant qu'on y est, remplaçons aussi le mot « démocrate » par « avec nous » et le mot « terroriste par « contre nous ».

Voilà, la politique, c'est simple quand on veut !

26 mars 2008

Tibet, Palestine, Irak, Kosovo, Congo, Amérique Latine...
De nombreux articles sur
www.michelcollon.info
(utiliser le moteur de recherche)

19:05 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Romain | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcelles, romain, histoire, belgique, chine, irak, afghanistan, kosovo, palestine, corse, flandre, bolivie, medias, silence, propagande, collon, tibet, congo, chili, mexique, irlande, kurde, presse | |  Facebook | |  Imprimer | | |

25/03/2008

25/03/2008: pour Salah Hamouri....


Pour rappel, voici comment la France "démocratique" défend les "droits de l'homme" d'un de ses nationaux emprisonné, arbitrairement, sans procès, ni jugement, en ISRAEL ....
RoRo


-------- Message original --------

Sujet: Fw: article pour Salah Hamouri
Date: Tue, 25 Mar 2008 09:57:11 +0100
Pour :: democrite <democrite@neuf.fr>


----- Original Message -----
Sent: Tuesday, March 25, 2008 12:24 AM
Subject: article pour Salah Hamouri

Ceci est la lettre adressée à Rama Yade, secrétaire d'état aux affaires étrangères et aux droits de l'homme à propos de l'emprisonnement d'un citoyen français et palestinien dans les prisons militaires israéliennes. Le délit n'a pas pu être établi, ce citoyen français croupit donc dans les prisons de l'état démocratique et ami de la France, Israël. On se dit que les relations franco-israéliennes étant au beau fixe, cela ne devrait pas être bien difficile de trouver une solution.. Eh bien non !
Des militants progressistes et des droits de l'homme ont donc écrit à Rama Yade qui a mis deux mois pour répondre sans se mouiller. Ci-dessous, vous pourrez lire la deuxième lettre écrite pour relancer une secrétaire d'état aux droits de l'homme qui sait mobiliser journalistes et caméras quand il souhaite faire bonne figure pour son image personnelle et celle de son mentor, le président, mais est aux abonnés absents s'il s'agit de faire le travail pour lequel elle a été nommée.

Relayez cette information sur vos blogs... Merci

Ivry, le 6 mars 2008
Madame Rama Yade Secrétaire d’Etat chargée des Affaires étrangères et des droits de l’Homme 37, Quai d’Orsay 75007 Paris
Madame la Ministre,
Je m'’adresse à vous au sujet du jeune franco-palestinien emprisonné sans raison depuis trois ans par Israël, le jeune Salah Hamouri que j’'ai tenu à rencontrer en sa prison le 18 février dernier.
Répondant le 25 février à une lettre de Joseph Convert, Président de l'’AFPS de l'’Ain qui vous a été adressée le 10 janvier – soit près de deux mois après, ce qui est incroyable s’'agissant d’une situation aussi dramatique – votre Chef de cabinet écrit en votre nom deux « énormités » qui aboutissent à rendre bien peu crédibles et sérieuses vos actions en faveur des droits de l'’Homme.
Il écrit que Salah Hamouri emprisonné « bénéficie » – c’'est le mot choisi – d’'une « permanence médicale hebdomadaire ». Je ne sais d’'où votre Chef de cabinet tient cette « information », en tout cas elle est strictement fausse. On ne peut pas dire ou écrire n’'importe quoi, Madame la Ministre, s'’agissant tout spécialement d’'un cas si douloureux que je suis avec la plus grande attention.
Il écrit également que l'’avocate du jeune Salah, Maître Léa Tsemel, peut « introduire une demande de mise en liberté provisoire ». Mais c’'est tout simplement impossible et témoigne d’'une légèreté invraisemblable de vos services : Salah Hamouri est jugé par un Tribunal militaire et il devrait être connu, à tout le moins, que ce genre de démarche est dès lors strictement impossible. Strictement. Pourquoi et comment votre cabinet peut-il écrire pareilles « âneries » qui marquent une désinvolture insupportable vis-à-vis d’'un cas de mise en cause patent et notoire des droits de l'’Homme qui touche violemment un jeune citoyen français ? Comment est-ce possible ? Sous la dictée de qui cette lettre qui vous engage personnellement a-t-elle été rédigée ?
Et comme si tout cela ne suffisait pas, la lettre de votre Chef de cabinet n'’évoque à aucun moment la seule action attendue et légitime de la France dans ce dossier, à savoir la demande de libération immédiate de Salah Hamouri auprès des autorités israéliennes ? Puisque ni vous ni vos services ne semblent sérieusement au fait de cette affaire très grave de mise en cause patente des droits de l'’Homme par Israël, je me dois de rappeler deux choses auprès de vous.
La première, c'’est que Salah Hamouri est un jeune franco-palestinien. Comme tout le peuple palestinien il est l'’objet d'’une occupation étrangère. C’'est un civil qui a été arrêté sur sa terre occupée et colonisée et il a été transféré en territoire israélien, en violation des Conventions de Genève. Il ne peut être accepté par principe que la France reconnaisse à un pays occupant le droit de « juger » un membre d’'un peuple occupé.
La seconde, même en entrant dans le processus judiciaire, c’'est que depuis trois ans il est en prison et toujours pas « jugé » par le Tribunal militaire car il n’"y a aucun élément justifiant cette arrestation et cet emprisonnement. Salah a été arrêté trois mois après être passé en voiture devant le domicile d’"un rabbin extrémiste notoire : le rabbin Yossef Ovadia qui dirige le parti Shass soutenant le gouvernement Olmert.
Le tribunal militaire – encore une fois – cherche à démontrer que l"’appartenance de Salah Hamouri au FPLP est la preuve qu"’il avait l’"intention d’"agir contre ce rabbin qui coule des jours paisibles et n"’a été l’objet d’"aucune attaque d’"aucune sorte, à fortiori de la part de Salah. Depuis trois ans le tribunal essaie d"’établir ce délit d"’intention à partir de cette appartenance politique supposée de Salah qui n’"existe tout simplement pas. De sorte que plus de 20 audiences ont été annulées faute de témoins pouvant accréditer cette thèse. Les témoins annoncés étant des prisonniers il est pourtant facile de les « trouver » mais aucun ne s"’est présenté à la barre ! Qu’"importe, Salah n’"est toujours pas jugé, et s’"il devait l"’être il risque une peine de 7 ans de prison pour « délit d’"intention » !
Et vous avez déclaré, Madame la Ministre, dans un débat au Sénat que « Israël est un Etat de droit » ! Et vous êtes en charge des droits de l"’Homme dans le monde. Et vous avez affaire ici à un citoyen français victime d’"un arbitraire absolu. Et votre Chef de cabinet raconte des contrevérités. Et vous n’"agissez pas pour la libération de Salah Hamouri. Trop c’"est trop, Madame !
Je vous demande donc non seulement de demander à vos services sérieux et esprit de responsabilité mais aussi et surtout , je vous demande instamment, pour les raisons indiquées ci-dessus, d’"agir dans les meilleurs délais pour obtenir en l"’exigeant auprès des autorités israéliennes, qui foulent aux pieds avec arrogance et en toute impunité les droit de l’"Homme, la libération de Salah Hamouri.
J’"attends que vous me répondiez personnellement à cette lettre et ceci non pas dans un délai de deux mois. Il y a un jeune français de 22 ans injustement emprisonné en Israël qu"’il vous revient de sortir de là. Vous ne pouvez pas, sous peine de pratiquer vous aussi un insupportable « deux poids, deux mesures », demander d’"un côté la libération du caporal Shalit et de l"’autre demander un « procès rapide » pour Salah Hamouri. C’"est la libération des deux qu"’il convient d’exiger. Ou alors quoi ?
Il ne sert à rien de faire lire la lettre du jeune Guy Môquet dans les écoles françaises si la France adopte aujourd"’hui une attitude complice avec une force occupante. Que celle-ci soit israélienne ou autre, il est un principe absolu : les droits de l"’Homme ne se découpent pas. Ils sont ou ne sont pas. En l’"occurrence ils ne sont pas.
Dans l’"attente de votre réponse rapide,
Je vous prie de croire, Madame la Ministre, en l’"assurance manifeste de ma plus grande vigilance démocratique.
Jean-Claude Lefort
Député honoraire


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 http://laconscience.nuxit.net/ 
une adresse à placer dans vos favoris

18:00 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Romain | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcelles, democratie, histoire, actualite, belgique, capitalisme, liberte, politique, romain, palestine, israel, droits de l homme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

24/03/2008

24/03/2008: 3719 sites Internet bloqués par les USA ...

------- Message original --------
Sujet: Fw: 3719 sites Internet bloqués par les USA (www.plumenclume.net)
Date: Mon, 24 Mar 2008 20:16:49 +0100
Répondre à :: melusine <melusine@nerim.net>
Pour :: sortir de l europe <sortirdeleurope@yahoogroupes.fr>


----- Original Message -----

Sent: Monday, March 24, 2008 7:14 PM
Subject: 3719 sites Internet bloqués par les USA (www.plumenclume.net)

 
ENTRE LA PLUME ET L'ENCLUME

3719 sites Internet bloqués par les USA

 

Qui est eNom, qui a bloqué 3.719 sites Internet déplaisant aux Etats-Unis ?
par Rosa Miriam Elizalde

Les Etats-Unis financent des organisations comme Reporters sans Frontières pour attaquer certains pays sur le thème de la liberté d'Internet. Or, ces mêmes Etats-Unis ont bloqué 3.719 domaines.com en violant leurs propres lois.

Cubadebate, 06/03/2008
Traduit par Jose Gregorio pour Investig'Action

Le New York Times a raison de qualifier de 'scandaleuse' la décision nord -américaine d' appliquer à internet, et cela dans tous les pays, des réglementations dont la légalité est insoutenable même sur le propre territoire des USA.

C`est un excellent article, mais qui laisse de côté des éléments d`information essentiels qui aideraient à comprendre pourquoi la censure des sites web dont les noms portent le suffixe .com, le plus utilisé sur le réseau des réseaux, n'est en fait que la partie émergée de l'iceberg d'une agression de plus grande portée contre Cuba et contre le réseau mondial.

Combien de noms de domaine liés a Cuba apparaissent-ils sur la liste noire du Département du Trésor nord-américain?

Revue avec une patience toute asiatique, la liste noire de l`OFAC recense 557 entreprises 'maudites' dans le monde et 3719 domaines .com qui ont été bloqués sur le net sans la moindre notification préalable à leurs propriétaires. Pour se faire une idée de ce que cela signifie, il suffit de regarder le rapport le plus récent relevé du registre de domaine en Amérique latine (www.latinoamericann.org ).

On constate que Cuba possède 1434 sites web avec nom de domaine .cu . C'est dire que les USA ont bloqué quasi trois fois plus de sites que tous ceux qui sont enregistrés par l'île sous le générique «.cu ».

- Qui est eNom, l'entreprise qui a bloqué les sites de Mr Marshall?

L'entreprise eNom est la 2ème plus grande entreprise au monde en registre de domaines, accréditée par l`ICANN (acronyme en anglais de Internet Corporation for Assigned Names and Numbers, société internet pour l`assignation, l'attribution de noms et numéros), une organisation supposée indépendante sous laquelle s'ordonne le net.
L`ICANN désigne les noms et numéros de domaine, l'équivalent des codes postaux sur internet.

- Les USA peuvent-ils bloquer tout le net?

C'est une nouvelle preuve que les USA contrôlent non seulement l'accès de leurs citoyens au cyber-espace, mais aussi celui de tous les usagers de l'internet global.

Bien qu'il existe sur le net une grande rhétorique libertaire au niveau mondial, l'ICANN dépend du Département du Commerce US et des législations nord-américaines, à tel point qu'elle viole sans sourciller ses propres statuts.

Ses interventions sur le net sont supposées être d'ordre technique et ne peuvent censurer de sites, ni combattre ou appuyer aucune norme légale ou politique.
S'il y a la moindre réclamation sur le droit de propriété, elle doit la soumettre à l`arbitrage international.Néanmoins, eNom, inscrite à cette corporation et avec les mêmes fonctions, non seulement s'est soumise à une décision du gouvernement nord-américain, violant ainsi les législations d'autres pays, mais en plus sans même le notifier aux entreprises et personnes ainsi lésées, comme le signale le New York Times.

Le fait démontre que les USA contrôlent les principaux serveurs internationaux et peuvent en pratique bloquer tout ce qu'ils veulent sur le net sans même le prétexte d'une agression terroriste.

- Quelle loi les USA utilisent-ils pour violer la souveraineté de notre pays et de tous les pays du monde sur le net?

La Loi Torricelli ou Loi d`autorisation et de défense nationale pour l'année fiscale 1992, qui autorisa la connexion de l'île au réseau par satellite avec la condition que chaque megabyte (rang de vitesse de connexion) devait être sous contrat avec une entreprise américaine ou une de ses filiales et approuvé par le Département du Trésor.

Cette loi établit des limitations et des sanctions extraordinaires, comme des amendes de 50000 dollars pour chaque violation, pour ceux qui favoriseraient dans ou hors des USA le négoce électronique ou le moindre bénéfice économique pour l'île.

Ceci a été appliqué rigoureusement depuis et, petit à petit, l`OFAC a complété sa liste noire, jusqu'au délire récemment découvert par le journal nord-américain.

Par ailleurs, ce bureau consacre bien plus de fonctionnaires à surveiller les citoyens du monde qui voyagent ou envoient de l`argent à Cuba qu'à poursuivre les transactions suspectées de financer le terrorisme aux USA.

En avril 2004, l`OFAC informait le Congrès que, parmi ses 120 employés, quatre étaient désignés pour suivre la piste des finances d`Osama Bin Laden et Saddam Hussein, pendant que près de deux douzaines s'occupaient de renforcer le blocus contre Cuba.

Ils ont admis utiliser internet comme source fondamentale pour suivre les pistes de l'argent.

- Que peut-on faire?

L`OMPI, Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle, établit le droit de chaque personne à présenter une demande liée à un nom de domaine enregistré sous .com .net .org.
Conformément à l`article 4 de l`ICANN, on peut soumettre à l`arbitrage international tout cas d'enregistrement abusif d`un nom de domaine ou toute censure de celui-ci avec circonstances démontrées dans la demande écrite.

Et bien, grâce à cet article du New York Times et aux spécialistes consultés par ce journaliste, il existe 3719 demandes potentielles pour censure de la part des USA. Qui commence?

 

http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2008-03-19%2015:04:17&log=invites



20:52 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Romain | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, capitalisme, courcelles, democratie, dictature, histoire, imperialisme, liberte, politique, romain, usa, cuba | |  Facebook | |  Imprimer | | |

03/02/2008: Le Pentagone : « Nous devons combattre le Net » ...

sur le site de Michel Collon: http://www.michelcollon.info  

Le Pentagone : « Nous devons combattre le Net »

Brent Jessop  Envoyer à un(e) ami(e)    Imprimer
 
Dans son document Information Operations Roadmap, le Pentagone est franc sur le fait qu'Internet, avec son potentiel à la liberté d'expression, s'oppose directement à ses objectifs. Internet doit être traité comme s'il s'agissait d'un « système d'armement » ennemi.
 
Original : http://www.knowledgedrivenrevolution.com/Articles/200711/20071119_IOR_3_Fight_Net.htm
Traduit au mieux par Dany Quirion et Pétrus Lombard pour Alter Info
02/02/2008

- Information Operation Roadmap - Partie 3

Le document de 2003 du Pentagone, intitulé Information Operation Roadmap (feuille de route des opérations sur l'information), a été divulgué au public suite à une demande, faite sous la loi de la Liberté de l'Information, aux Archives de la Sécurité Nationale de l'Université George Washington en 2006. L'explication détaillée de l'idée maîtresse de ce document, et l'importance de l'information ou des opérations de guerre de l'information, a été décrite dans le premier article de cette série.

- Attaque du réseau informatique

Tiré du document Information Operation Roadmap : ”Dès que les recommandations de ce rapport seront mises en œuvre, elles serviront de point de départ à l'amélioration rapide des capacités d'attaque du réseau informatique. L'amélioration des possibilités des opérations militaires sur l'information, incluent une série d'offensives vigoureuses avec la gamme complète de moyens électroniques et les attaques contre le réseau informatique...”

Le Pentagone se servira-t-il de ses capacités d'attaque des réseaux informatiques contre Internet ?

- Combattre le Net

”Nous devons combattre le Net”. Le Ministère de la Défense est en train de construire une force focalisée sur l'information. Les réseaux deviennent de plus en plus le centre de gravité opérationnel et le Ministère doit être prêt à “combattre le Net”.

La stratégie de “défense en profondeur” du Ministère de la Défense devra fonctionner sur le principe de “combattre le Net” comme s'il s'agissait d'un système d'armement.

On ne devrait donc pas s'étonner de voir le Pentagone s'attaquer énergiquement aux “autoroutes de l'information” pour tenter d'obtenir la suprématie dans la guerre de l'information. L'implication de Donald Rumsfeld dans le Projet pour un Nouveau Siècle Américain (Project for a New American Century – PNAC) jette davantage de lumière sur le besoin et le désir de contrôler l'information.

- Le PNAC souhaite dominer le cyberespace

Le Projet pour un Nouveau Siècle Américain (PNAC) a été établi en 1997 avec un nombre imposant de membres qui sont devenus plus tard le noyau de l'administration de George W. Bush. Parmi beaucoup d'autres puissants, mais dont les noms sont moins connus, la liste comprend : Jeb Bush, Dick Cheney, I. Lewis Libby, Donald Rumsfeld et Paul Wolfowitz. Leur objectif déclaré est d'utiliser une énorme expansion militaire étasunienne dans le plan de “domination mondiale des États-Unis”. En septembre 2000, le PNAC a publié le désormais tristement célèbre document intitulé Reconstruire les Défenses des États-Unis (Rebuilding America's Défenses). Ce document a un thème très similaire à “Information Operation Roadmap” du Pentagone, qui fut signé par le Ministre de la Défense Donald Rumsfeld.

- Tiré du document “Reconstruire les Défenses des États-Unis” :

Il est maintenant communément admis que l'information et les autres nouvelles technologies créent une dynamique pouvant menacer la capacité des États-Unis à user de leur puissance militaire dominante.

Le contrôle de l'espace et du cyberespace, tout comme le contrôle de la haute mer, et la protection du commerce international, permettait dans le passé de définir les puissances mondiales, le contrôle des “biens communaux internationaux” sera la clé du pouvoir mondial dans l'avenir. Si les États-Unis sont incapables de protéger leurs intérêts ou ceux de leurs alliés dans l'espace ou dans la sphère de l'information (infosphère) ils auront du mal à exercer le leadership dans la politique mondiale.

Même s'il faut des dizaines d'années avant que le processus de transformation se déploie, avec le temps, l'art de la guerre dans les airs, sur terre et sur mer, sera très différent de ce qu'il est aujourd'hui, et le combat se déroulera probablement dans de nouvelles dimensions : dans l'espace, dans le cyberespace, et peut-être dans le monde microbien.

- Internet 2

Dans le document Information Operations Roadmap, la partie des plans relatifs à Internet consiste à assurer “la dégradation subtile du réseau plutôt que son effondrement”. C'est présenté en termes défensifs, mais il est probable que ce soit aussi exclusivement défensif que le Ministère de la Défense.

Que le Pentagone s'inquiète d'Internet n'est pas un mal en soi. C'est après tout le Ministère de la défense, par l'intermédiaire du DARPA, qui nous a donné Internet à l'origine. Parmi de nombreux autres point positifs pour le Pentagone, Internet est utile, non seulement comme outil d'affaires, mais aussi comme excellent moyen de surveillance et de suivi des utilisateurs, pour l'acclimater les gens au monde virtuel, et pour élaborer le profil psychologique de chaque utilisateur. Mais l'un des problèmes avec Internet tel qu'il est conçu actuellement, est son potentiel à la dissémination d'idées et d'informations en désaccord avec les thèmes et les messages du gouvernement étasunien, à ce que l'on appelle communément la liberté d'expression. Bien entendu, puisque le plan consiste à dominer totalement l'infosphère, Internet devrait être adapté ou remplacé par une version améliorée et encore plus sympathique pour le Pentagone.

Dans un article de Paul Joseph Watson du site Prison Planet.com, l'émergence d'Internet 2 est décrite: “Le développement d' Internet 2 est également conçu pour créer un système de castes en ligne, par lequel les anciens concentrateurs Internet seraient laissés se détériorer et mourir, forçant les gens à utiliser le nouvel Internet, taxable, censuré et réglementé. Si vous tentez de comprendre à quoi ressemblera exactement Internet dans cinq ans, à moins que nous n'y résistions, jetez juste un coup d'œil sur les derniers efforts de la Chine pour éliminer complètement la dissidence et l'anonymat sur le web”.

Conclusion

Dans le prochain article nous examinerons le recours du Pentagone aux opérations psychologiques ou PSYOP et dans le dernier article de cette série nous examinerons si oui ou non il existe des limites à l'usage d'opérations sur l'information contre le publique étasunien ou l'audience étrangère.
 

20:00 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Romain | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : democratie, liberte, capitalisme, usa, droits de l homme, romain, courcelles, belgique, histoire, actualite, politique, imperialisme, dictature | |  Facebook | |  Imprimer | | |

23/03/2008: L'ex bourreau argentin Mario "Churrasco" Sandoval continue sa carrière avec Sarkozy...

sur le site de Michel Collon: http://www.michelcollon.info

 

L'ex bourreau argentin Mario "Churrasco" Sandoval continue sa carrière avec Sarkozy
Nora Veiras  Envoyer à un(e) ami(e)    Imprimer
 
Son apprentissage, il l'a fait dans la néfaste Coordination Fédérale (note du correo : département de la police fédérale argentine, connue pour ses agissements pendant la dictature) et tout de suite il s'est "internationalisé" comme "un expert". Il s'est fait de bons amis au sein de la droite armée en Colombie, dans les services d'intelligence et parmi les universitaires français.
 
Buenos Aires, le 16 mars 2008
Traduction par Estelle et Carlos Debiasi pour El Correo
http://www.elcorreo.eu.org/article.php3?id_article=4019

A presque 55 ans, les raisons qui lui ont fait gagner le surnom de "Churrasco" se sont effacés . "C' était un beau jeune homme, un churro, comme on disait avant", commente un témoin en se référant à Mario Alfredo Sandoval, professeur de sciences politiques résidant à Paris et aujourd'hui membre du "Conseil sur la Défense" du président français Nicolas Sarkozy.

Son curriculum « brillant » a un passé obscur : dans les années soixante-dix, en tant que lauréat de l'École de Police Ramón Falcón, il opère dans la Coordination Fédérale qui est aux mains de répresseurs de la taille d'Evaristo Basteiro, chef du centre clandestin qui fonctionnait dans ce département (de la Police Fédérale).

Il a aussi su rendre des "services" à la Marine. L'homme accumule des parchemins et fait état de ses contacts en Colombie : comme membre de la délégation française, il est arrivé à participer aux négociations pour libérer Ingrid Betancourt. Il est clair qu'il a perdu de sa superbe parce que ses "amis" sont du côté des paramilitaires et ne sont pas la meilleure lettre de présentation pour arriver aux guérilleros des Forces armées Révolutionnaires de la Colombie (FARC).

En 1977, Sandoval avait comme adresse Moreno 1417, septième étage, c'est-à-dire "Coordination Fédérale". Dans le numéro de liasse 1076/1163 de la Commission Nationale sur la Disparition de Personnes (Conadep), il est mentionné dans la séquestration d'un étudiant d'Architecture dans le quartier de Belgrano. La famille Abriata a déclaré que l'officier en charge de l'opérantion s'est présenté comme "Sandoval, de la Coordination Fédérale".

En 1976, Sandoval avait été muté avec le grade de sous-inspecteur à la « Commission des Sujets Politiques ». Le chef était le commissaire inspecteur Evaristo Basteiro- responsable du centre clandestin qui fonctionnait dans la dépendance de la « Surintendance de la Sûreté Fédérale », qui est resté impuni à cause de l'application de la Loi de Point Final.

Recyclé

Même sous la démocratie, Sandoval a eu d'autres affaires mineures avec la Justice pour fraude et violation de correspondance mais il a su se recycler.

À la fin des années quatre-vingt, il reçoit son diplôme de maîtrise en Sûreté de l'Université de la Police Fédérale, il a été parmi ceux qui ont créé une association de diplômés de cette spécialité. En Argentine, on a su peu de chose de lui jusqu'à ce qu'en 2002 il réapparaisse à l'École Supérieure de Guerre. Sous l'" étiquette » d'un délégué de l''Union Européenne pour des conversations de paix en Colombie, il a obtenu une autorisation pour permettre à deux Colombiens à donner un cours à des militaires argentins.

Au milieu de la conférence, l'un d'eux s'est présenté comme un "commandant des Auto-défenses Unies de la Colombie", un homme de Carlos Castaño, le chef des AUC. Les officiers [argentins] ont considéré la rencontre comme terminée et avoir permis ceci a presque coûté sa carrière au responsable, parce que Sandoval ne lui avait pas dit qui seraient les intervenants. A cette époque avait commencé une campagne de déstabilisation pour lier les groupes piqueteros avec les FARC.

Dans un article publié l'année dernière, le quotidien « El Tiempo » de la Colombie a rappelé que :

"Le 23 juillet 2001, sous la présidence d'Andrés Pastrana, a eu lieu dans les plaines du département de Cordoba, en Colombie, une réunion convoquée par les chefs des Auto-défenses Unies de la Colombie, pour refonder la patrie. Derrière cette noble intention on cherchait à étendre le pouvoir militaire des groupes auto-défenses à l'ordre du politique, en plaçant pour cela, et grâce au financement du trafic de stupéfiants, certains hommes clef dans les mairies, les institutions et le Congrès de la République. Le pacte, opéré entre un secteur de la classe politique colombienne et les chefs paramilitaires, a été signé par 11 membres du Congrès et une vingtaine de dirigeants régionaux, selon la revue Semana. Cinq ans après, l'un des hommes politiques impliqués, Miguel de la Espriella, a révélé l'existence de ce pacte secret. À partir de ce moment les investigations du Ministère public et des médias ont amené en prison 23 des participants".

Le quotidien colombien a aussi souligné qu'ont participé à la signature du pacte "quelques professeurs de La Sorbona" avec l'objectif d'exposer le projet politique des Auto-défenses. Des mois après il a été connu que l'un des "professeurs" était Mario Sandoval, le franco-argentin attaché à l'Université de Paris 3 comme expert dans des conflits internes de l'Amérique Latine. Le même policier de la dictature argentine qui a choisi l'étude pour continuer à faire carrière et à contacter "des amis" dans le monde.

Le mensuel français Le Monde Diplomatique a publié en mai de l'année dernière un article de la journaliste Laurence Mazure, qui dénonce que "le scandale sur le lien d'hauts responsables politiques colombiennes avec le paramilitarisme, tous en relation avec le président Alvaro Uribe Vélez, a aussi mis à jour les possibles appuis internationaux dont ont bénéficié les paramilitaires. En incluant la France". Dans l'article, la participation de Sandoval recommence à apparaître à la réunion avec les Auto-défenses et Mazure ajoute d'autres données sur le versatile argentin qui est arrivé à Sarkozy : "Il est aussi lié aux secteurs dits de l'intelligence économique".

À la fin de novembre 2006 le site Web de l'ambassade de la France au Chili indiquait que Sandoval "un universitaire responsable de mission dans la direction d'Intelligence économique de l'ACFCI [l'Assemblée des Chambres de Commerce et de l'Industrie françaises]", a fait partie d'une "délégation importante autour de la personne d'Alain Juillet - neveu de Pierre Juillet, ex-conseiller du président Jacques Chirac-, un proche des moyens de la Défense, directeur de la Direction Générale de la Sûreté Extérieure, DGSE, en 2002, et nommé récemment par Nicolas Sarkozy comme directeur d'Intelligence Économique au cabinet du Premier Ministre".

Sandoval est devenu un homme de monde. Dès 1975 il a commencé à parcourir différents pays d'Amérique et d'Europe. En 1985, il s'est rendu en Colombie, où il a su tisser des liens solides. Grâce à ses relations il est aussi signalé comme l'un des organisateurs des voyages de Vladimiro Montesinos en Argentine. Dans les périples du moine noir du destitué président du Pérou Alberto Fujimori, aurait compté la collaboration de l'un des agents du Secrétariat d'Intelligence de l'État (Side) lié à la Marine.

"L'Argentin à Paris" a parcouru un long chemin jusqu'à atterrir dans l'entourage de l'homme de droite Sarkozy. La présidente argentine, Cristina Fernández de Kirchner, se trouvera le 7 avril prochain avec alter ego français. La situation des otages des FARC en Colombie, spécialement après l'assassinat de Raúl Reyes, sera l'un des sujets de leur agenda. Cristina Kirchner s'est personnellement engagée auprès de la mère d'Ingrid Betancourt, l'ex-candidate à la présidente qui est plus de six ans en captivité, pour faire tout son possible pour obtenir sa libération. Sarkozy a agi dans le même sens en tenant en compte la nationalité française de Betancourt.

On ignore ce que Sandoval fera ce jour.
 

10:47 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Romain | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : capitalisme, courcelles, democratie, histoire, liberte, medias, presse, propagande, romain, colombie, argentine, sarkozy, actualiute | |  Facebook | |  Imprimer | | |

23/03/2008

19/03/2008: Quand le dalaï-lama exerçait la ... "culture tibétaine" ...

Quand le dalaï-lama exerçait la ... "culture tibétaine" ...
RoRo

-------- Message original --------

Sujet: Enfin, un grand défenseur de la démocratie ! Chauve Marcel !!!
Date: Wed, 19 Mar 2008 23:38:37 +0100
De: Jean-Marie Flémal <jm.flemal@brutele.be>
Pour :: <roger.romain@skynet.be>

La « démocratie », la parure trompeuse du dalaï-lama
par Zang Yanping
14 nov 2007
 
Traduction : Jean-Marie Flémal

Afin de conférer au 14e dalaï-lama une apparence de respectabilité, sa clique le présente, lui, l’ancienne figure de proue principale du servage féodal à structure sociopolitique théocratique, comme un « représentant de la démocratie » et elle prétend que « la démocratie a de tous temps été son idéal » et qu’il « fait la promotion de la démocratie parmi les Tibétains en exil ».
            Tout le monde sait que la société humaine passe par trois stades d’évolution : la théocratie, la monarchie et les droits civiques. Il est tout simplement ridicule, sinon bizarre, de décrire le dalaï-lama, ce symbole vivant de la théocratie, sous les traits d’un « combattant pour la démocratie ».
            Que s’est-il réellement passé au Tibet, avant 1959, lorsqu’il était dirigé par ce dalaï-lama qui prétend que la démocratie est son idéal ? Avant 1959, les terres et les habitants du Tibet n’étaient autres que les fiefs des institutions des gouvernements, monastères et nobles tibétains locaux, c’est-à-dire les trois principales catégories de propriétaires qui soutenaient le servage féodal tibétain. Constituant moins de 5 pour cent de la population totale du Tibet, ces trois principales catégories de propriétaires possédaient la quasi-totalité des terres arables, des prairies, des forêts, des montagnes, des cours d’eau et du bétail. Elles étaient non seulement habilitées à exploiter les serfs de façon vampirique, mais elles exerçaient également un pouvoir dominateur sur leurs personnes. Les serfs et les esclaves, qui représentaient 95 pour cent de la population du Tibet, ne disposaient d’aucun droit fondamental de l’homme et n’avaient aucune liberté. Dès la naissance, les serfs appartenaient à un propriétaire. Leur existence, leur mort et leur mariage étaient à l’entière disposition de leur propriétaire. Traités comme du bétail, les serfs pouvaient être vendus, achetés, transférés, proposés en guise de dot, offerts à titre gracieux à d’autres propriétaires de serfs, utilisés pour apurer des dettes ou échangés contre d’autres serfs.
            Afin de protéger leurs propres intérêts, les propriétaires féodaux de serfs maintenaient en place un système social hiérarchisé et strict en même temps qu’ils exerçaient un pouvoir cruel. Les Treizième et Seizième Codes, qui ont été utilisés jusqu’à la fin des années 1950, stipulaient clairement le prix de la vie des diverses catégories sociales, allant de personnes aussi bon marché qu’un vulgaire cordage de paille à d’autres, plus chères que l’or. Les gouvernements locaux étaient dotés de cours de justice et de prisons et les grands monastères, de même que les nobles, avaient leurs propres prisons aussi. Les serfs qui osaient se révolter étaient persécutés selon le bon plaisir des seigneurs, sous cette dictature cruelle.
            Ils étaient fréquemment insultés et battus ou devaient même affronter des châtiments d’une rare violence : par exemple, on leur arrachait les yeux, on leur coupait la langue ou les oreilles, les mains ou les pieds, on leur arrachait les tendons, à moins qu’on ne les noyât ou qu’on ne les projetât dans le vide depuis le sommet d’une falaise.
            Les trois principaux ordres de propriétaires forçaient les serfs à assurer toutes sortes de corvées et à payer un loyer, ils les exploitaient en pratiquant l’usure. Les serfs devaient non seulement assurer des corvées pour les diverses institutions des gouvernements locaux, les fonctionnaires et l’armée, mais ils devaient également travailler sans le moindre salaire à l’entretien des récoltes et du bétail au profit des seigneurs, tout en payant diverses taxes. Certains d’entre eux devaient également s’acquitter de taxes et de corvées au profit des monastères.
            Des statistiques ont montré que les taxes collectées par les gouvernements locaux du Tibet étaient répertoriées en plus de deux cents catégories et que les corvées assumées par les serfs au service des trois principaux ordres de propriétaires représentaient plus de 50 pour cent de leur travail, voire entre 70 et 80 pour cent en certains endroits. Avant la réforme démocratique, le montant total de l’usure au Tibet était deux fois plus élevé que celui de la production totale des serfs.
            Les trois principaux ordres de propriétaires qui dirigeaient le Tibet ancien vivaient principalement dans des agglomérations ou des villes comme Lhassa. Ils étaient étroitement liés par des intérêts communs. Leurs membres – les fonctionnaires, les nobles et les moines supérieurs des monastères – changeaient parfois de rôle pour constituer des cliques dirigeantes puissantes ou pour arranger des mariages entre clans du même rang social dans le but de consolider leurs alliances.
            Ils observaient également une règle stricte stipulant que les personnes de rang élevé et de basse extraction devaient être traitées différemment, ce qui, tant que le plan éthique que dans la réalité, consolidait les privilèges et intérêts des propriétaires de serfs. Les descendants des nobles restaient des nobles à jamais mais les serfs, qui constituaient la majeure partie de la population tibétaine, ne pouvaient jamais s’extraire de leur misérable condition politique, économique et sociale.
            Le degré élevé de concentration du pouvoir et le gel du passage d’une classe sociale à l’autre allaient mener tout droit à la corruption et à la dégénérescence de la classe dirigeante ainsi qu’à la stagnation et à la décadence de l’ensemble du système social.
            « L’intégration de la politique et de la religion » constituait le fondement du servage féodal au Tibet. Sous un tel système, la religion était non seulement une croyance spirituelle, mais également une entité politique et économique. L’oppression et l’exploitation existaient dans les monastères, qui jouissaient eux aussi des privilèges féodaux. Le despotisme culturel régnant sous cette structure sociopolitique théocratique ne pouvait fournir au peuple l’occasion de choisir sa propre croyance religieuse, pas plus qu’elle ne pouvait lui permettre de bénéficier d’une véritable liberté religieuse.
            Les serfs n’avaient aucun droit de l’homme, même le plus élémentaire, et ils vivaient dans une indigence extrême. Un dixième des jeunes hommes du Tibet entraient dans un monastère et se faisaient moines. De la sorte, ils n’étaient pas tenus à la production matérielle ni à la reproduction humaine, et cela aboutit à une dépression économique ainsi qu’à un déclin de la population du Tibet. Avec cet asservissement spirituel et la promesse de la béatitude dans une vie ultérieure, le groupe privilégié des moines et des nobles privaient les serfs non seulement de leur liberté physique, mais encore de leur liberté spirituelle.
            Le dalaï-lama, à l’époque principal représentant du servage féodal tibétain et chef du gouvernement local tibétain, ne s’est jamais embarrassé de « démocratie » ou de « droits de l’homme ». En fait, c’est par crainte de la réforme démocratique que le 14e dalaï-lama et la clique au pouvoir déclenchèrent une rébellion armée en 1959 et gagnèrent l’exil après son échec.
            Après s’être enfuie à l’étranger, la clique du dalaï-lama maintint toujours le cadre politique de base de l’intégration de la politique et de la religion. Selon ce qu’il appelle la « constitution » tibétaine, la dalaï-lama, en tant que figure de proue religieuse, exerce non seulement la fonction de « chef de l’État », mais il bénéficie également du pouvoir décisionnel final dans toutes les questions majeures auxquelles est confronté son « gouvernement en exil ».
            Un phénomène intéressant, ici, c’est que les frères et sœurs du 14e dalaï-lama ont successivement occupé des postes clés, dans ce « gouvernement en exil » dirigé leur frère, prenant ainsi en charge des départements importants. Cinq membres de la famille du dalaï-lama ont été « bkha’ blon supérieurs » ou « bkha’ blon » (très hauts fonctionnaires des gouvernements locaux tibétains de l’ancien régime). La famille du dalaï-lama et plusieurs autres familles contrôlent le pouvoir politique, économique, éducationnel et militaire du « gouvernement en exil » ainsi que ses principaux circuits financiers. Il semble que, ces dernières années, ils se soient mis à suivre les exemples occidentaux en organisant des « élections démocratiques » et en adoptant la « séparation des pouvoirs » mais, en fait, le dalaï-lama est toujours nanti de l’ultime pouvoir décisionnel, son « gouvernement en exil » est toujours étroitement lié à la religion et la fonction de « bkha’ blon supérieur » ne peut toujours être exercée que par des moines. Peu importe donc la façon dont la clique du dalaï-lama se pare d’ornements démocratiques puisque, en fait, elle constitue toujours une structure politique théocratique et une coalition de moines de rangs supérieurs et de nobles. La « démocratie » est-elle vraiment possible sous le pouvoir d’une structure politique théocratique et d’une alliance de moines et de nobles ? Le Tibet et d’autres éléments de la communauté tibétaine en Chine ont réalisé voici longtemps la séparation entre la politique et la religion, ils ont accompli des réformes démocratiques et mis en place des gouvernements régionaux autonomes et sont aujourd’hui engagés dans la construction politique et démocratique du socialisme.
            Contrastant avec une telle réalité, le discours creux sur la démocratie que nous servent le dalaï-lama et ses partisans internationaux n’est qu’une parure à bon marché qu’ils exhibent pour abuser le public.
            
Xinhua News Agency
(China Daily, 14 novembre 2007, p. 10)

20:20 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Romain | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, democratie, histoire, romain, capitalisme, courcelles, medias, propagande, presse, liberte | |  Facebook | |  Imprimer | | |

22/03/2008

21/03/2008: Informatique et Résulats électoraux en France...

 -------- Message original --------

Sujet: Fw: Informatique et Résulats électoraux en France
Date: Fri, 21 Mar 2008 16:02:05 +0100
De: Charles GILBERT <carlogil@wanadoo.fr>
Pour :: Roger Romain <roger.romain@skynet.be>


    Voici un document pour égayer le silence assourdissanr de la "gauche" française sur cette affaire qui pourrait éclairer aussi les activités passées de l'occupant actuel de l'Elysée, naguère ministre de l'Intérieur, initiateur, paraît-il, des votes électroniques.
    Comme chacun sait, mais ne veut pas le savoir, la cinquième République française a été assassinée par le coup d'Etat du 4 février 2008 (vote anticonstitutionnel par le Parlement du traité de Lisbonne)...  Il semblerait que les assassins, ne se décidant pas à débrancher la victime désormais en coma dépassé, s'enfoncent de plus belle dans leurs tripatouillages nauséabonds.
C.G.  
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Les résultats électoraux produits par une société américaine ?

Dimanche dernier, les commentateurs du 1er tour des élections municipales se sont montrés unanimes : alors qu'on attendait un effondrement de la droite, la première surprise de la soirée aurait été la relative et inattendue bonne tenue des listes UMP ; la seconde surprise, c'est que le taux global de participation était en hausse depuis 2001.


La tonalité de la soirée électorale fut ainsi donnée par ces deux « surprises », qui dominèrent également les lignes éditoriales de la presse écrite du lendemain. Pour la majorité des Français, la messe du 1er tour était dite : forte participation et maintien surprise de l'UMP. Pourtant, dès le mardi, puis tout au long de la semaine, des informations d'une toute autre tonalité ont commencé à se faire jour. Des informations capitales dont ont été privés la grande majorité des Français, qui n'ont porté attention à ces élections que le dimanche soir ou dans la presse écrite du lundi.

    Ainsi, il a fallu attendre le vendredi, ce qui ne s'était jamais vu depuis la dernière guerre, pour enfin connaître les chiffres officiels de la participation. Surprise : il n'est plus du tout question d'une hausse mais d'un effondrement historique : jamais depuis 1959 la participation n'avait été aussi basse : 66,54% au total et 61,07% dans les communes de plus de 3500 habitants. Dans la capitale, c'est même 43% des électeurs qui ont refusé d'aller voter.


    Les étranges innovations électorales du ministère de l'intérieur

    Que s'est-il passé le soir de l'élection pour que l'information et la perception de la situation politique réelle soient ainsi faussées ?

    Un début de réponse nous a été donné par un article stupéfiant du journal le Monde. On y apprend les causes de la "panne" : « Les résultats ont d'abord parcouru le chemin traditionnel : les mairies les ont envoyés, par téléphone ou par fax, dans les préfectures, qui les ont communiqués via un système Intranet au ministère. "La synthèse s'est faite tout à fait normalement" (…) Mais les serveurs, hébergés par une société externe, dont le ministère n'a pas voulu divulguer le nom, se sont écroulés à plusieurs reprises. »
   
En clair, cela signifie :


        * d'une part que les serveurs du ministère de l'intérieur ne sont pas gérés par les fonctionnaires habilités à cette fin mais par "une société externe"

        * d'autre part que le ministère de l'intérieur refuse de communiquer l'identité de la société qui a désormais la haute main sur les élections françaises.

    Ce n'est pas tout : « Le système étant engorgé, les services de l'intérieur ont dû ressaisir les résultats. Le taux de participation définitif n'a été établi que lundi après-midi. Le prestataire, qui avait traité les élections présidentielle et législatives de 2007, utilise "ce que l'on peut trouver de plus puissant", assure Bertrand Maréchaux, directeur des systèmes d'information du ministère. (…) M. Maréchaux confiait, lundi soir, n'avoir toujours pas trouvé "de véritable explication technique".  Mme Alliot-Marie, rompant avec l'habitude de la plupart de ses prédécesseurs, s'est refusée dimanche à toute apparition publique pour donner les résultats et s'est contentée d'un communiqué diffusé à 23 h 13. »

    En clair cela signifie :

        * que le mystérieux prestataire privé a eu également la haute main sur les présidentielles et les législatives, premières élections françaises où étaient utilisées les machines à voter, qui, elles aussi, suscitent de nombreuses et justifiées interrogations.

        * et que le directeur des systèmes d'information du ministère de l'intérieur avoue n'avoir reçu aucune explication de ce mystérieux prestataire extérieur.

    Qui est la mystérieuse société qui produit désormais les résultats électoraux français officiels ?

    Est-il normal et sain pour la démocratie que le ministère de l'intérieur garde le silence sur l'identité de la société prestataire qui gère désormais nos résultats électoraux officiels ?

    Pour l'UPR, la réponse est non. Nous avons donc décidé d'en savoir plus, ce qui n'est pas très difficile puisqu'un simple logiciel gratuit "whosip.exe" permet à tout internaute de découvrir le pot aux roses.
(télécharger whosip ici, copiez-le dans C: puis, dans Accessoires > Invites de commandes > tapez cd > Enter puis : whosip www.interieur.gouv.fr > Enter )
 
Vous obtiendrez ce résultat autant spectaculaire que révoltant, s'agissant du ministère de l'intérieur de la République Française :

    WHOIS Source: ARIN

    IP Address:   8.12.199.126
    Country:      USA - Colorado
    Network Name: LVLT-ORG-8-8
    Owner Name:   Level 3 Communications, Inc.
    From IP:      8.0.0.0
    To IP:        8.255.255.255
    Allocated:    Yes
    Contact Name: Level 3 Communications, Inc.
    Address:      1025 Eldorado Blvd., Broomfield
    Email:        ipaddressing@level3.com
    Abuse Email:  abuse@level3.com
    Phone:        +1-877-453-8353
    Fax:

    Sauf erreur, cela signifie, en clair, que "le système intranet" du ministère français de l'intérieur est hébergé par la société américaine LEVEL 3 COMMUNICATIONS, situé à Denver, Colorado, USA.

    Résumons :

   1. La soirée électorale, donc l'élément décisif de la campagne du second tour, a été complètement faussée par une panne informatique.

   2. Contrairement à ce que tous les Français croient, le ministère de l'intérieur ne gère pas lui-même les moyens nécessaires à la production des résultats électoraux officiels, ayant force de loi.

   3. Ce travail décisif pour la démocratie française est confié non seulement à une société privée, mais, mieux encore, à une société américaine, LEVEL 3 COMMUNICATIONS

   4. Vérifications faites à partir d'informations ouvertes disponibles sur Internet, cette importante société américaine se trouve avoir des liens très étroits avec les deux principaux partis politiques américains, le Parti Républicain et le Parti Démocrate, qu'elle finance l'un et l'autre avant chaque élection présidentielle (cliquez ici)

   5. La société en question n'a fourni aucune explication sur la panne. Personne n'est donc en mesure de garantir que cette panne n'a pas été volontairement provoquée, à la demande d'un mystérieux commanditaire, pour aboutir aux  résultats faux de dimanche soir. Circulez, il n'y a rien à voir !

   6. Mis à part l'article du Monde, aucun média ne s'est interrogé sur ce grave et troublant dysfonctionnement qui entachent le résultat officiel des élections. Personne ne s'interroge non plus sur la fiabilité et les contrôles réels de l'ensemble "machines à voter + serveurs hébergés par la société américaine LEVEL 3 COMMUNICATIONS" qui a également produit les résultats des présidentielles et des législatives.

   7. On nous présente un scénario rocambolesque à base de « serveurs qui s'écroulent » puis « d'adresse de délestage ». Mais ce scénario ne tient pas la route une seconde pour qui connaît un minimum l'informatique : collecter les votes de 25 millions d'inscrits, préalablement centralisés dans une centaine de préfectures, c'est bien le minimum que doit pouvoir faire n'importe quel serveur informatique bon marché. Du reste, on n'a pas attendu mars 2008 pour gérer ce type de situations et les Français ont connu suffisamment de soirées électorales télévisées depuis 40 ans pour savoir que la collecte des résultats ne posait aucun problème par le passé, avec des ordinateurs pourtant infiniment moins puissants que de nos jours. Comme par ailleurs le ministère précise avoir recours à "ce qu'on peut trouver de plus puissant", on est en droit de se poser de très graves questions sur la cause réelle de la « panne ».

   8. Nous voudrions également comprendre pourquoi un gouvernement qui nous rebat les oreilles avec son soutien à l'économie numérique juge préférable d'avoir recours aux services d'une société étrangère pour résoudre un problème bête comme chou, et parfaitement bien résolu depuis des décennies, qui est la simple collecte des résultats électoraux transmis par la centaine de préfectures françaises.

   9. Nous voudrions enfin comprendre pourquoi la France, qui est capable de mettre au point des armes thermonucléaires par des simulations informatiques extraordinairement sophistiquées, qui a été choisi internationalement pour développer le centre de recherche sur la fusion atomique ITER serait incapable de gérer par lui-même l'addition des votes de ses électeurs.


Conclusion :

Il n'est pas tolérable qu'une société américaine produise, on ne sait comment, ce que le peuple français est censé devoir accepter comme l'expression suprême de la souveraineté populaire. Cette procédure est d'autant moins admissible qu'elle s'accompagne de la mise en place, en nombre croissant, de "machines à voter" électroniques qui produisent des résultats dont l'opacité suscite la défiance d'une écrasante majorité de nos concitoyens.

    Rien ne serait plus grave pour la démocratie et plus périlleux pour la paix civile en France si une suspicion généralisée devait désormais se porter sur la véracité des résultats annoncés à l'issue de toutes nos élections.

    Nous exigeons donc de revenir à la situation antérieure, qui donnait toute satisfaction sans soulever les moindres soupçons. Le ministère de l'intérieur doit obtenir et rendre publiques les explications de son prestataire américain, puis rompre immédiatement ce contrat.

    L'Union Populaire Républicaine envoie le présent texte à l'ensemble des députés et sénateurs de la République, et leur demande que soit créée une commission d'enquête parlementaire sur cette question d'une exceptionnelle gravité.

    Nous leur demandons aussi que soit déposé, le plus rapidement possible, une proposition de loi interdisant toute intervention de sociétés privées dans les opérations électorales, ainsi que tout usage des machines à voter.
Reproduction autorisée en citant la source : Union Populaire Républicaine
et le lien cliquable :
http://u-p-r.org/ab/index.php?page=article&id=27


13:22 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : democratie, france, capitalisme, romain, courcelles, histoire | |  Facebook | |  Imprimer | | |

16/03/2008: Répression au Pays basque ...

 -------- Message original --------

Sujet: Répression au Pays basque
Date: Sun, 16 Mar 2008 08:01:44 EDT
De: Xarlo@aol.com


http://www.rezocitoyen.org/article.php3?id_article=4041


Notre jugement
par Julen Arzuaga, avocat à l’Observatoire basque des droits de l’Homme (Behatokia)
vendredi 14 mars 2008


Ces derniers temps, la répression contre le peuple basque exercée par l’État espagnol et, dans une moindre mesure, par l’État français est une constante. Il est facile de tracer, au fil des dernières décennies, une ligne montrant la persistance de la torture, des arrestations massives et arbitraires, d’une politique pénitentiaire cruelle, de la suspension d’associations, d’organismes, de la fermeture de journaux, de la proscription de partis et de la totale discrimination d’un secteur entier de la population quant à sa participation à la vie publique, de l’arbitraire judiciaire, du terrorisme d’État et de la brutalité policière.
En définitive, il s’agit d’une situation d’exception débouchant sur un panorama de négation des droits civils et politiques fondamentaux, panorama visible aujourd’hui dans toute son ampleur et dans toute sa dureté.
Ces circonstances ont obligé des centaines de citoyens et citoyennes à créer un mur de contention, à faire face à la répression et à créer différentes plateformes civiques, associations de protection des droits humains, organismes activistes, formant le Mouvement Pro-Amnistie. À défaut, la non-activité dans ce secteur et l’absence de réponse sociale à la répression aurait constitué une acceptation voilée de l’impunité des appareils d’État. C’est la raison pour laquelle des milliers d’activités - conférences, manifestations, interpellations publiques, contacts de toutes sortes avec des acteurs politiques et sociaux...- ont été organisées par ce mouvement pour réclamer des conditions de respect des conditions démocratiques fondamentales, et d’exercice des droits civils et politiques élémentaires. À l’occasion de ces activités, nous avons eu l’occasion de nous rencontrer, de partager et de discuter.
Toutefois, les États, obsédés par le maintien de leur stratégie de répression contre des secteurs de plus en plus larges du peuple basque, nécessitent des niveaux toujours plus élevés d’impunité. Le Mouvement Pro-Amnistie constitue, dans un tel contexte, un obstacle gênant et intolérable. C’est pourquoi onze de ses membres - porteparole, responsables de provinces... - ont été incarcérés en prison préventive pendant 4 ans, durée maximale permise par la législation espagnole.
C’est pourquoi les mobilisations et les manifestations ont été interdites par la justice, suspendues par l’administration, et ont fait l’objet de violentes attaques de la part des Forces de Sécurité de l’État. C’est pourquoi également, l’un après l’autre, des dossiers judiciaires sont ouverts à l’encontre des personnes qui pointent la responsabilité de l’État dans la répression et dans la violation des droits humains et des libertés fondamentales. C’est pour cela en définitive que, à partir du 21 avril, 27 membres de ce mouvement vont être jugés par le tribunal spécial antiterroriste appelé Tribunal National espagnol, sous l’accusation d’appartenance à une organisation armée, pour avoir mené des activités solidaires vis-à-vis des prisonniers et prisonnières politiques, en tant que militants de l’Amnistie, pour s’être opposés à la répression, pour être des défenseurs des droits humains.
Nous n’espérons aucune justice de ce tribunal. Mais nous y voyons une opportunité d’expliquer à la société basque et internationale ce que nous sommes et les raisons de notre lutte.
C’est pourquoi je veux ici lancer un appel d’alarme et de préoccupation, mais par-dessus tout un appel à la solidarité. Un appel à redoubler nos efforts, chacun dans son domaine et dans son cadre de travail, afin que l’impunité ne puisse briser ce mur de contention dressé contre la répression.
Ce n’est qu’un au revoir...
Julen Arzuaga


Ez adiorik,

Julen Arzuaga

11:38 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

17/03/2008

13/03/2008: LES ORIGINES DE LA RACAILLE ET DU KARCHER...


-------- Message original --------
Sujet: LES ORIGINES DE LA RACAILLE ET DU KARCHER
Date: Thu, 13 Mar 2008 12:23:51 +0000 (GMT)
Répondre à :: fischer02003@yahoo.fr


Fin de campagne houleuse au sein de la droite neuilléenne

NEUILLY-SUR-SEINE (AFP)

 

  Dans la ville la plus riche de France, Neuilly-sur-Seine, ex-fief de Nicolas Sarkozy qui l'a dirigée pendant 19 ans, la campagne s'achève à couteaux tirés à droite, avec invectives, papier bleu et jets de champagne en pleine figure.

 

Alors que s'approche le second tour, Jean-Christophe Fromantin (DVD soutenu par l'UMP) et Arnaud Teullé (diss. UMP) ont encore durci le ton, échangeant, via leurs sites et leurs partisans, des accusations d'antisémitisme, d'organisation de campagnes de rumeurs, de liens avec l'extrême droite...

 

Toute la campagne dans la prospère commune du coeur de "Sarkoland" avait déjà été une foire d'empoigne.

 

C'est ainsi que David Martinon, candidat choisi par le chef de l'Etat pour lui succéder, n'est jamais parvenu à s'imposer, accueilli aux cris de "Martinon, non, non".

 

Accusé de parachutage et de manque de charisme, le porte-parole de l'Elysée est lâché par le président lui-même, alors qu'un sondage le donne battu par un dissident de droite, Jean-Christophe Fromantin.

 

Parmi ceux qui torpillent Martinon, un certain Jean Sarkozy, fils cadet du président, élu depuis conseiller général des Hauts-de-Seine, à seulement 21 ans.

 

Tout semble alors rentrer dans l'ordre. Le dissident Fromantin est adoubé par Patrick Devedjian, patron de l'UMP nationale mais aussi de celle des Hauts-de-Seine, département dont il préside le Conseil général. Ce qui promet au chef d'entreprise de 45 ans une brillante élection, dans une ville hyperdroitière qui n'a que trois conseillers municipaux sortants de gauche...

Mais c'est compter sans Arnaud Teullé, le militant qui avait été pressenti, avant le parachutage de Martinon, pour porter les couleurs UMP.

 

Fort du soutien de la mère de Nicolas Sarkozy, Andrée Sarkozy, il maintient sa liste pour le premier tour et engrange 32,12%. De quoi gâcher la fête de Fromantin, qui avec 47,89%, rate d'une pincée de voix l'élection dès le 9 mars.

 

L'ambiance se détériore lors de la soirée électorale à la mairie. Des militants des deux camps en viennent aux mains. Les injures fusent. On se lance du champagne à la figure.

 

Mais il y a pire, selon les pro-Teullé, qui accusent les pro-Fromantin d'avoir tenu des propos antisémites à l'égard d'un des leurs.

 

Député-maire de la commune proche de Levallois-Perret, Patrick Balkany, attise le brasier: "des militants de M. Fromantin ont non seulement insulté Teullé et ses candidats, mais ont traité le numéro trois de la liste de M. Teullé, Dov Zera, de +sale juif+, je trouve ça scandaleux et inadmissible", a déclaré mercredi ce partisan de Teullé, qui est un proche de Nicolas Sarkozy.

 

Fromantin quant à lui a annoncé qu'il assignerait son adversaire en justice pour diffamation et injure. Il affirme voir "des preuves, des témoignages" étayant ses accusations de "rumeurs organisées, de chaînes de mails et d'appels téléphoniques" le dénigrant.

 

En attendant l'issue du second tour, une séquence fait les beaux jours de Dailymotion. Elle montre les empoignades à la mairie le 9 mars.

 

"Il faudrait un coup de Kärcher dans toute cette racaille", commente un internaute.

 


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21:53 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

12/03/2008

09/03/2008: La faim et les droits de l’homme ...

 -------- Message original --------
Sujet: La faim et les droits de l’homme - Jean Ziegler
Date: Tue, 11 Mar 2008 00:13:27 -0400
De: Antonio Artuso <pueblo@sympatico.ca>



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----- Original Message ----- From: Ismael Cordeiro To: Amigos Sent: Sunday, March 09, 2008 9:17 PM Subject: La faim et les droits de l’homme

La faim et les droits de l’homme
Texte de Jean Ziegler [1]

à l'occasion du Forum Quelle agriculture pour  quelle alimentation ?


I.
Toutes les cinq secondes, un enfant de moins de dix ans meurt de faim ou de ses suites immédiates. Plus de 6 millions en 2007. Toutes les quatre minutes, quelqu'un perd la vue à cause du manque de vitamines A. Ce sont 854 millions d'êtres qui sont gravement sous-alimentés, mutilés par la faim en  permanence. [2]


Cela se passe sur une planète qui regorge de richesses.
La FAO est dirigée par un homme de courage et de grande compétence, Jacques Diouf. Il constate qu'au stade du développement actuel de ses forces de production agricoles, la planète pourrait nourrir sans problème 12 milliards d'êtres humains, soit le double de l'actuelle population mondiale [3].


Conclusion : ce massacre quotidien par la faim n'obéit à aucune fatalité. Derrière chaque victime, il y a un assassin. L'actuel ordre du monde n'est pas seulement meurtrier. Il est aussi absurde. Le massacre a bien lieu dans une normalité glacée.


L'équation est simple : quiconque a de l'argent mange et vit. Qui n'en a pas souffre, devient invalide ou meurt. Il n'a pas de fatalité. Quiconque meurt de faim est assassiné.


II
. Le plus grand nombre des personnes sous-alimentées, 515 millions, vivent en Asie où elles représentent 24 % de la population totale. Mais si l'on considère la proportion des victimes, c'est l'Afrique subsaharienne qui paie le plus lourd tribut : 186 millions d'êtres humains y sont en permanence gravement sous-alimentés, soit 34 % de la population totale de la région. La plupart d'entre eux souffrent de ce que la FAO appelle «la faim extrême», leur ration journalière se situant en moyenne à 300 calories au-dessous du régime de la survie dans des conditions supportables.


Un enfant manquant d'aliments adéquats en quantité suffisante, de sa naissance à l'âge de 5 ans, en supportera les séquelles à vie. Au moyen de thérapies délicates pratiquées sous surveillance médicale, on peut faire revenir à une existence normale un adulte qui a été temporairement sous-alimenté. Mais un enfant de moins de 5 ans, c'est impossible. Privées de nourriture, ses cellules cérébrales auront subi des dommages irréparables. Régis Debray nomme ces petits des «crucifiés de naissance»  [4].


La faim et la malnutrition chronique constituent une malédiction héréditaire: chaque année, des centaines de milliers de femmes africaines gravement sous-alimentées mettent au monde des centaines de milliers d'enfants irrémédiablement atteints. Toutes ces mères sous-alimentées et qui, pourtant, donnent la vie rappellent ces femmes damnées de Samuel Beckett, qui «accouchent à cheval sur une tombe ... Le jour brille un instant, puis c'est la nuit à nouveau» [5].
 
 Une dimension de la souffrance humaine est absente de cette description : celle de l'angoisse lancinante et intolérable qui torture tout être affamé dès son réveil. Comment, au cours de la journée qui commence, va-t-il pouvoir assurer la subsistance des siens, s'alimenter lui-même ? Vivre dans cette angoisse est peut-être plus terrible encore qu'endurer les multiples maladies et douleurs physiques affectant ce corps sous-alimenté.


La destruction de millions d'Africains par la faim s'effectue dans une sorte de normalité glacée, tous les jours, et sur une planète débordant de richesses. En Afrique subsaharienne, entre 1998 et 2005, le nombre de personnes gravement et en permanence sous-alimentées a augmenté de 5,6 millions.

III.
Jean-Jacques Rousseau écrit : « Entre le faible et le fort, c'est la liberté qui opprime et c'est la loi qui libère ». Afin de réduire les conséquences désastreuses des politiques de libéralisation et de la privatisation à l'extrême pratiquée par les maîtres du monde et par leurs mercenaires (FMI, OMC), l'Assemblée générale des Nations Unies a décidé de  créer et de rendre justiciable un nouveau droit de l'homme : le droit à l'alimentation.


Le droit à l'alimentation est le droit d'avoir un accès régulier, permanent et libre, soit directement, soit au moyen d'achats monétaires, à une nourriture quantitativement et qualitativement adéquate et suffisante, correspondant aux traditions culturelles du peuple dont est issu le consommateur, et qui assure une vie physique et psychique, individuelle et collective, libre d'angoisse, satisfaisante et digne.


Les droits de l'homme - hélas ! - ne relèvent pas du droit positif. Ce qui signifie qu'il n'existe encore aucun tribunal international qui rendrait justice à l'affamé, défendrait son droit à l'alimentation, sanctionnerait son droit de produire lui-même ses aliments ou de se les procurer au moyen d'achats monétaires, et protégerait son droit à la vie.

IV
. Tout va bien aussi longtemps que des gouvernements comme celui du président Luis Inacio Lula da Silva à Brasilia ou du président Evo Morales à La Paz mobilisent par leur propre volonté les ressources de l'État, afin d'assurer à chaque citoyen son droit à l'alimentation. L'Afrique du Sud est un autre exemple. Le droit à l'alimentation est inscrit dans sa Constitution. Celle-ci crée une Commission nationale des droits de l'homme, composée en parité par des membres nommés ar les organisations de la société civile (Églises, syndicats et mouvements sociaux divers) et de membres désignés par le Parlement. Les compétences de la Commission sont étendues. Depuis son entrée en fonction, il y a cinq ans la Commission a déjà arraché des victoires importantes. Elle peut intervenir dans tous les domaines relevant du déni du droit à l'alimentation : éviction de paysans de leur terre; autorisation donnée par une municipalité à une société privée  pour la gestion de l'approvisionnement de l'eau potable, entraînant des taxes prohibitives pour les habitants les plus pauvres ; détournement par une société privée de l'eau d'irrigation au détriment des cultivateurs; manquement au contrôle de la qualité de l'alimentation vendue dans les bidonvilles; etc.


Mais combien existe-t-il de gouvernements, notamment dans le tiers-monde, dont la préoccupation quotidienne prioritaire est le respect du droit à l'alimentation de leurs citoyens ? Or, dans les 122 pays dits du tiers-monde vivent aujourd'hui 4,8 milliards des 6,2 milliards d'homme que nous sommes sur terre.


V
. Les nouveaux maîtres du monde ont horreur des droits de l'homme. Ils les craignent comme le diable l'eau bénite. Car il est évident qu'une politique économique, sociale, financière réalisant à la lettre tous les droits de l'homme briserait net l'ordre absurde et meurtrier du monde actuel et produirait nécessairement une distribution plus équitable des biens, satisferait aux besoins vitaux des gens et les protégerait contre la faim et une bonne part de leurs angoisses.


Dans leur achèvement, les droits de l'homme incarnent donc un monde totalement autre, solidaire, libéré du mépris, plus favorable au bonheur.


Les droits de l'homme - politiques et civils, économiques, sociaux et culturels, individuels et collectifs [6] - sont universels, interdépendants et indivisibles. Ils sont aujourd'hui l'horizon de notre combat.

Jean Ziegler


[1] Jean Ziegler est Rapporteur spécial du Conseil des droits de l'homme des  Nations Unies sur le droit à l'alimentation ; il vient de publier L'Empire  de la honte (2007) en livre de poche.
 
 [2] FAO, L'état de l'insécurité alimentaire dans le monde, Rome, 2006.
 
 [3] Nourrir normalement veut dire procurer à chaque individu adulte, chaque  jour, 2 700 calories.
 
 [4] Régis Debray et Jean Ziegler, Il s'agit de ne pas se rendre, Paris,  Arléa, 1994.
 
 [5] Samuel Becket, En attendant Godot, Paris, Editions de Minuit, 1953.
 
 [6] Un droit de l'homme collectif est par exemple le droit à  l'autodétermination ou le droit au développement.


16:10 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

11/03/2008: À bas la nouvelle mouture du traité européen !

 -------- Message original --------
Sujet: [forumrougesvifs] envoyé par Michel Peyret .
Date: Tue, 11 Mar 2008 17:39:03 +0100
De: Michel Peyret <m.peyret@cegetel.net>
Répondre à :: rougesvifs@yahoogroupes.fr





À bas la nouvelle mouture du traité européen !


13 décembre 2007 : le nouveau traité sur l'Union européenne est signé à Lisbonne.

4 février 2008 : Le Parlement français réuni en Congrès autorise la ratification.

121 élus du PS (dont 91 députés) et les élus du PCF ont voté contre.

7 février : l'Assemblée ratifie le traité : 25 députés PS,et les 18 du PCF,votent «non».

En mai 2005, c'est par un « Non » indiscutable que s'était conclu le référendum décidé par Jacques Chirac. Pour les travailleurs et la jeunesse qui avaient voté Non au projet de traité européen, il s'agissait de rejeter un texte conçu pour les besoins du capitalisme et d'infliger une défaite politique à Chirac. Quelques jours après, le même rejet massif s'exprimait aux Pays Bas. L'Union européenne entrait en crise.

Durant deux ans, les différents gouvernements bourgeois d'Europe - celui de l'Allemagne en particulier - ont rongé leur frein. Il leur fallait attendre l'élection présidentielle française. Aussitôt élu, Sarkozy s'est précipité à Berlin pour se mettre d'accord avec le gouvernement Merkel sur un nouveau projet de traité. L'accord fut rapidement trouvé : sur le fond, comme l'exigeait l'Allemagne, rien n'était changé ; sur la forme, l'abandon de quelques symboles permettait à Sarkozy de faire croire qu'il s'agissait d'un nouveau texte. En conséquent de quoi, il pouvait passer outre le rejet du précédent texte et, comme il l'avait annoncé durant sa campagne électorale, faire ratifier la nouvelle version par un vote du Parlement.

La signature de ce nouveau traité à Lisbonne le 13 décembre par les 27 chefs d'État et de gouvernement marquait donc la fin du processus de renégociation. Restait ensuite à faire ratifier ce texte par les 27 États. Pour éviter tout nouveau rejet, il fut convenu d'éviter tout référendum, sauf contrainte constitutionnelle.


Fondamentalement, le même texte …en plus compliqué

 

Sarkozy prétendait obtenir un « traité simplifié ». En réalité, cette nouvelle version (« traité modificatif ») est beaucoup plus complexe et bien plus longue (des centaines de pages). Au lieu de reprendre et de synthétiser l'ensemble des traités antérieurs en y incluant les modifications prévues, il se contente d'énumérer les éléments nouveaux en renvoyant, pour chaque modification, au passage modifié de l'un des anciens traités… C'est, en pratique, illisible pour le profane. Mais sur le fond, les différences sont minimes avec le texte de 2005 : quelques symboles sont abandonnés (l'hymne, le titre de « ministre » des affaires étrangères…), mais quasi tous les éléments nouveaux introduits en 2005 sont préservés. Ainsi en est-il de la fonction de « président » du Conseil européen, de la modification du calcul de la majorité qualifiée, de la représentation des différents États (au profit de l'Allemagne), etc...

Cette nouvelle version du traité rejeté en 2005 répond aux besoins des différents capitalismes européens ; il aménage les traités antérieurs sur la base d'un nouveau marchandage entre les différents gouvernements bourgeois de l'Union européenne. Une première conclusion s'imposait donc : les organisations du mouvement ouvrier ne doivent en aucun cas aider à son adoption. Leur responsabilité était d'organiser, dans l'unité, la mobilisation contre ce traité.

En outre, comme en 2005, cette bataille était indissociable de la nécessité d'infliger une défaite politique au gouvernement.

De cette position de principe découlait la question de l'attitude à adopter face à la question des modalités de vote : puisque c'est sur le fond le même texte, aucun nouveau vote n'est acceptable. Ce texte a déjà été rejeté le 29 mai 2005, il n'y avait pas lieu de revoter. Et le PS et le PCF auraient dû combattre sur cette simple orientation : « ce texte a déjà été repoussé ; rejet de sa nouvelle mouture ! Si Sarkozy prétend l'imposer en utilisant sa majorité actuelle à L'Assemblée, nous le considérerons comme nul et non avenu, et sera dénoncé dans l'heure qui suivra la fin du gouvernement Sarkozy ».

En conséquent de quoi, la responsabilité des élus du PS et du PCF au Parlement était de voter Non au traité et à la révision constitutionnelle préalable. Il est quasi certain qu'une telle campagne aurait menacé la ratification du traité. Mais ce n'est pas la voie qui fut choisie par les directions du PS et du PCF.


Quand les dirigeants du PS revendiquaient un « référendum »…

 

On se souvient qu'en 2004, pour ratifier le nouveau traité européen, Chirac décida de recourir au référendum plutôt qu'à un vote du Parlement pour de strictes raisons intérieures : il lui fallait surmonter sa double défaite aux élections (régionales et cantonales, puis européennes) du printemps 2004. On se souvient aussi que le PS avait appelé à voter « oui » au référendum (à la suite d'un vote interne quelque peu « arrangé »). Mais on ne peut oublier qu'en dépit de cette décision, un grand nombre de militants du PS s'était engagés dans le combat pour le « Non » au référendum, certains dirigeants (Fabius, Emmanuelli…) se prononçant alors dans le même sens. Mais un seul des députés du PS (Marc Dolez) votait contre la révision constitutionnelle indispensable pour que soit ratifié le traité européen.

L'engagement des militants du PS avait joué un rôle décisif pour infliger, le 29 mai 2005, une défaite à Chirac. Mais après cette défaite, les dirigeants du PS et du PCF affirmèrent que Chirac était « légitime » jusqu'à l'élection de 2007. On en connaît le résultat !

Ce rejet du traité fut aussi une défaite pour tous ceux qui - avec Hollande - avaient milité pour le « Oui » au traité de Chirac. Mais personne n'exigea la démission de Hollande. …Simplement, il fut déclaré que le PS respecterait le vote des français, et il s'engageait à procéder par référendum pour tout nouveau traité.

C'était là un tour de passe-passe : car si le PS prétendait vraiment tenir compte des résultats du 29 mai 2005, il devait s'engager à rejeter tout traité confortant l'Union européenne des capitalismes (et à fortiori un traité identique sur le fond). Or, à l'inverse, la direction du PS promettait de défendre un nouveau traité, dont le contenu était simplement plus proche des conceptions mises en avant par le gouvernement allemand… et par François Bayrou. Et c'est pour ce nouveau traité que le PS revendiquait un référendum !

Puis, après que Sarkozy et Merkel se soient mis d'accord sur la nouvelle manière de présenter l'ancien texte, on vit la plupart des responsables du PS continuer à demander un référendum, ceux qui étaient hostiles à ce texte de même que nombre de ceux qui lui étaient favorables.


Le PCF propose un « référendum »….que l'on soit « pour » ou « contre » le traité

 

Tout en critiquant le nouveau projet, le PCF défendit une position analogue à celle du PS, demandant un second référendum sans combattre pour le rejet du texte lui-même : « Quoi que l'on pense du nouveau traité, quel qu'ait été son vote en mai 2005, la démocratie et l'intérêt d'une construction européenne par et pour les citoyens exigent un débat et une consultation populaire » (Humanité 25.10.07).

C'est sur cette orientation que le PCF entraîna ceux qui, au sein du PS, disaient vouloir résister au traité, à commencer par Mélenchon et Filoche ; et cette position fut relayée par les dirigeants de la CGT.

Le résultat en fut l'échec de toute mobilisation contre ce projet de traité.

La direction du PS eut donc les coudées plus franches.

Lors du Conseil national du 6 novembre, Hollande imposa un vote, non pas sur la question du référendum mais sur le projet de traité lui-même. Une majorité se prononçait en faveur de la ratification.


Un vote nécessaire en Congrès, préalable à toute ratification

 

Les institutions sont ainsi faites qu'il y a un préalable à toute ratification (que ce soit par le parlement ou par référendum) du traité européen. Il faut d'abord une révision constitutionnelle, ce qui exige de réunir le Parlement en Congrès, à Versailles, après que chacune des deux chambres (Assemblée nationale et Sénat) ait voté de manière séparée. Et à Versailles, la modification doit alors recueillir les trois cinquièmes des votes. Un simple calcul montre que si PS et PCF faisaient bloc contre la révision, Sarkozy pouvait ne pas avoir la majorité qualifiée des deux tiers nécessaire. Certains jugeaient même la défaite de Sarkozy inévitable du fait de la défection de quelques élus (souverainistes) de son camp.

Tout l'échafaudage s'effondrait alors.


Infliger une défaite politique à Sarkozy

 

Certes, d'un point de vue constitutionnel, il est possible de contourner l'obstacle en faisant modifier la Constitution par référendum. Mais politiquement, c'était injouable : une défaite de Sarkozy à Versailles provoquée par la réalisation d'un bloc du PS et du PCF aurait constitué un point d'appui pour une mobilisation de front unique, et aurait conduit à l'échec d'un tel référendum.

 

Et l'essentiel était, quoi que fasse ensuite Sarkozy, d'infliger à ce dernier une défaite politique.

Mais ni la direction du PS ni celle du PCF ne voulaient mettre Sarkozy en danger.


Crise dans le Parti socialiste

 

Pour la direction du PS, il fallait donc non seulement voter « pour » la ratification mais aussi veiller à ce que Sarkozy aient les deux tiers des suffrages lors du vote préalable. Le 8 janvier, Jean-Marc Ayrault, président du groupe des députés socialistes, tentait alors de passer en force, déclarant que ceux-ci n'iraient pas à Versailles car « nous défendons la voie référendaire plutôt que la voie parlementaire ». Hollande donnait aussitôt son soutien : « nous n'irons pas au Congrès à Versailles pour la révision de la constitution préalable à la ratification », indiquant que, dans le second temps, il voterait « pour » le traité.

La manœoeuvre était grossière. Ne pas aller à Versailles alors que seuls sont pris en compte les votants, c'était garantir à Sarkozy d'avoir une majorité des trois cinquièmes. Les protestations dans le PS fusèrent aussitôt.

Aussi, le 15 janvier, Hollande et Ayrault durent - ils, en apparence, faire un pas en arrière : tous les députés et sénateurs iraient à Versailles. Ce n'était qu'une nouvelle astuce. Si les élus ne boycottaient pas, ce serait pour s'abstenir, ce qui revenait exactement au même.

Finalement, le 4 février, les parlementaires réunis en Congrès à Versailles votaient oui à la révision constitutionnelle, l'UMP obtenant le renfort ouvert de 32  élus du PS, tels Lang ou Valls, tandis que 142 s'abstenaient avec Hollande. Néanmoins, le nombre des opposants fut plus important que prévu, 121 élus du PS (dont 91 députés) votant « non », de même que ceux du PCF. Au total, 181 votaient « non ». Un rapide calcul montre que, à nombre de votants égal, le Non aurait pu bloquer la ratification si la totalité des élus du PS avaient voté « non » au lieu de s'abstenir ou de voter « oui ».

Lors du vote qui suivit ensuite à l'Assemblée, le 7 février, moins nombreux furent ceux qui votèrent « contre » le traité lui-même : la direction du PS avait décidé de voter « pour » le traité, comme l'UMP et l'UDF. 121 élus du groupe socialiste, radical et citoyen (SRC) votèrent « pour ». Mais 17 s'abstinrent, et 25 votèrent contre, ce qui était plus important que prévu, de même que les 18 députés PCF (Dollez et Emmanuelli votèrent « non », tandis que Fabius et Montebourg ne prenaient pas part au vote).

Ces dissensions et votes contradictoires traduisent la crise qui continue de ravager le PS. Et, contrairement à ce qu'espèrent Hollande et ses amis, ainsi que Fabius et quelques autres, il est impossible de « tourner la page » sur cette bataille qui déchire le PS depuis 2004. Les développements ultérieurs de la crise du PS intègreront complètement les combats qui se sont menés sur cette question du traité.


L'Union européenne face à la crise qui s'annonce

 

La crise économique qui menace va aggraver les tensions et rivalités en Europe. Chaque bourgeoisie, chaque État national va défendre ses propres intérêts; et le plus puissant, l'Allemagne, accroîtra les pressions exercées sur la France. Ceci va creuser un peu plus les oppositions entre les différentes fractions de la bourgeoisie française, et se répercuter dans le PS.

Pour la jeunesse, pour les travailleurs, il n'y aura pas d'autre solution que de reprendre la question à la base : qu'est-ce que Union européenne? Peut on réformer, unir et fédérer cette union d'États capitalistes rivaux qui ne sont vraiment unis que contre la population laborieuse et la jeunesse ?

Mais, face à cette union capitaliste, qui peut croire que l'alternative serait le retour aux barrières nationales ?

C'est en refusant ces deux impasses politiques - une impossible « Europe sociale » ou le retour aux frontières fermées - que l'ensemble des prolétariats et de la jeunesse d'Europe pourront développer leur combat contre le capitalisme, contre leurs gouvernements et États respectifs, et s'engager dans la voie d'une réelle Union, une fédération des États socialistes de toute l'Europe, où les entreprises expropriées et les États seront sous contrôle des travailleurs et de la jeunesse, sans privilèges ni bureaucraties.


Ce que dit le nouveau texte

L'architecture est totalement différente, non le contenu.

Cette nouvelle mouture laisse en l'état les deux traités initiaux ainsi que les traités modificatifs, en y ajoutant à son tour de nouvelles modifications. La deuxième partie (charte des droits fondamentaux) est réduite à une annexe tandis qu'un article 6 affirme son caractère contraignant (mais pas pour tous…). Au total, 296 modifications, 12 protocoles et 51 déclarations pesant 145 pages…

Le mot « constitution » disparaît, ce qui ne change rien au fond car le texte de 2004-2005 n'était pas une constitution mais un simple traité entre États souverains. Mais le mot avait un intérêt symbolique pour ceux qui avancent la perspective (lointaine) d'une Europe fédérale. D'autres symboles passent à la trappe : drapeau, hymne…

Ce texte, en lui même, exprime la contradiction fondamentale de l'Union européenne : le capitalisme a besoin de dépasser les frontières nationales devenues trop étroites, mais il est fondamentalement incapable de dépasser le cadre des États-nations dans lequel il s'est constitué.

Tout est donc objet de négociations sans fin, qui se concrétisent selon les rapports de forces.

Quant au fond, la dernière version reprend la précédente :

- La présidence « tournante », tous les six mois, est remplacée par un président plus stable, élu pour deux ans et demi par les dirigeants des États ;

- à défaut d'un « ministre » est institué un « représentant » pour la politique étrangère, avec un service diplomatique propre. Mais l'unanimité reste la règle en matière de politique étrangère.

- la taille de la commission est réduite : le nombre de commissaires passant de 27 (un par État) à 18. Chaque pays n'aura donc pas un commissaire en permanence ;

- le nombre de parlementaires européens est limité à 750. Chaque pays a une représentation proportionnelle à sa population, avec un minimum de 6. L'Allemagne a le plus grand nombre de représentants (96), la France nettement moins (74) de même que la Grande Bretagne (73) ;

- en ce qui concerne le Conseil, la troisième instance de l'UE, les règles de vote sont toujours très complexes. Les nouvelles règles ne s'appliqueront qu'en 2014, voire 2017. Une décision imposera la double majorité (55% des Etats, qui doivent représenter 65% de la population). L'Allemagne, avec l'appui de ses alliés traditionnels, renforce ainsi son poids politique par rapport au traité de Nice;

- le champ d'application de la majorité est élargi à de nombreux domaines, dont l'enseignement, la coopération policière et judiciaire. Par contre, la règle de l'unanimité demeure pour le domaine fiscal et celui social.

Les règles de coopération renforcées sont un peu facilitées, rendues possibles pour 9 Etats, ce qui va faciliter l'instauration d'une Union à plusieurs vitesses.

Et les décisions qui concernent « l'eurogroupe», prises aujourd'hui à 27, pourront être prises par les seuls membres de ce groupe (13 aujourd'hui).

Il n'y a donc aucune modification réelle par rapport au texte de 2004, et il n'y a pas de modifications majeures par rapport aux anciens traités, seulement des aménagements qui sont le produit de l'évolution des rapports de force au sein de l'Union.

Ainsi l'objectif de « la concurrence libre et non faussée », dont Sarkozy se vantait d'avoir obtenu le retrait, est réintégré dans le protocole 6 annexé. Ainsi la référence aux services publics est affirmée… sous réserve que cela ne gêne pas la concurrence. Ainsi la référence aux « héritages religieux », absente de la première version, apparaît dans le préambule grâce à la sainte alliance des gouvernements allemand, polonais et italien.

La chancelière allemande, Angela Merkel, est donc en droit d'affirmer : « La substance de la Constitution est maintenue. C'est un fait »

 


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16:03 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

07/03/2008

08/03/2008: FSM - Journée de la Femme ...

 -------- Message original --------
Sujet: FSM - Journée de la Femme
Date: Fri, 7 Mar 2008 09:55:10 +0100
De: democrite <democrite@neuf.fr>


 

 federation syndicale mondiale

 

Athènes, 4 mars, 2008

 

 

Le 8 mars 1857, les travailleuses des industries du textile de New York étaient en grève exigeant la réduction de la journée de travail à dix heures au lieu de seize. Leur grève s'est terminée par un bain de sang.

Aujourd'hui, dans tous les pays capitalistes, la femme travailleuse fait l'objet d'une exploitation sévère. Elle travaille principalement à temps partiel et temporaire, sans couverture sociale. Elle est payée moins que les hommes. Elle a une pension de retraite plus petite. Elle est la première à se retrouver sans emploi. Dans beaucoup de pays la violence contre les femmes s’'accentue, la migration économique sépare beaucoup de mères de leurs enfants et les prive de leur droit à l'éducation, à l'activité culturelle, au temps libre. Voila les conséquences de la soi-disant mondialisation, c.-à-d., de l'agression renouvelée et intensifiée des monopoles et des multinationales contre les peuples.

Selon les données publiées par l'Office statistique des Communautés européennes (Eurostat), aujourd'hui sur 1.2 milliard de travailleurs dans le monde, 2.9 milliards sont des femmes (40%). 60 % des personnes pauvres ayant un emploi sont des femmes. Plus de femmes que jamais sont privées d'emploi ou se retrouvent la plupart du temps astreintes à des travaux où la productivité est faible, tels que l'agriculture, l'industrie tertiaire ou le secteur non structuré. En outre, sur les 800 millions de personnes illettrées dans le monde d'aujourd'hui, deux tiers sont des femmes. Parmi les enfants non scolarisés, 3 sur 5 sont des filles. Les données indiquent également qu'environ un million de personnes sont annuellement victimes du trafic de la prostitution, dont 900 mille sont des femmes et des jeunes filles.

Pour la FSM la solution passe par les luttes communes des femmes et des hommes contre le système socio-économique, basé sur l'exploitation de l'homme par l'homme. Il est de notre devoir d'agir au niveau politique et syndical pour la solution des problèmes, graves ou moins graves, jusqu'à la libération de la classe ouvrière.

L'attention et l'intérêt que la FSM porte à la situation des femmes travailleuses se traduit dans des actions concrètes telles que l'établissement d'un Comité permanent composé de membres représentant diverses régions, le développement de programmes de formation sur l'égalité entre les genres sur les lieux du travail, le renforcement des capacités des syndicats de classe en vue de l'inclusion des questions relatives au genre dans la négociation collective, l'information des travailleuses sur leurs droits légitimes et le soutien afin de faire appliquer ces droits, y compris le conseil juridique lors du dépôt de plaintes relatives aux violations des droits des travailleuses et en matière de suivi des conventions de l'OIT, la promotion de la ratification et de l'application des normes de travail concernant l'égalité entre les genres, en particulier la convention nr 100 sur l'égalité de rémunération, la 111 sur la non discrimination dans l'emploi et la profession, la 156 sur les travailleurs ayant des responsabilités familiales, la 183 sur la protection de la maternité, le développement de la santé et sécurité au travail des femmes travailleuses, l'action pour une plus grande participation des femmes aux syndicats et leur élection à des postes dirigeants des syndicats, la lutte contre le harcèlement sexuel ou la violence contre les femmes, etc.

A l'occasion de la Journée internationale de la femme 2008, la FSM invite toutes les femmes militantes du monde à agir en commun avec les hommes au sein des syndicats, pour résister à la mondialisation capitaliste, aux guerres impérialistes et à la destruction de l'environnement et pour exiger les droits syndicaux et démocratiques.

Cette année la FSM consacre cette journée aux femmes de la Palestine, aux mères de Gaza, aux jeunes filles de Ramallah, qui aujourd'hui font face à de nouvelles attaques barbares de l'armée israélienne.

Exprimons tous ensemble notre solidarité internationaliste aux femmes de la Palestine et à leurs luttes héroïques.

 

Le Secrétariat

 

19:11 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |